¤ Libye, Syrie : un projet géopolitique qui ne se comprend que sur la longue durée…
Publié le 27 juillet 2011 par Léon Camus pour Geopolintel source : http://mecanoblog.wordpress.com/2011/07/27/libye-syrie-un-projet-geopolitique-qui-ne-se-comprend-que-sur-la-longue-duree/
Ou le calendrier des guerres programmées… Pourquoi la France, cette malheureuse est-elle embarquée militairement en Libye et diplomatiquement en Syrie dans d’infernales galères prétendument au service des droits humains ? Car est-ce bien là le fond de la question ? Un doute raisonnable est en effet permis en ce domaine.
Chacun peut constater avec quelle fougue Paris enfourche ces temps-ci le blanc destrier des indignations vertueuses contre des hommes avec lesquels Paris avait affiché hier d’éclatantes réconciliations. D’abord avec Bachar el Assad, le maudit accusé d’avoir commandité le meurtre de Rafic Hariri en 2005, cet ex Premier ministre libanais et grand ami de l’ex président Chirac. Les accusations ayant fait long feu, certains témoins ayant été convaincus de mensonges et d’affabulations, il a bien fallu se résoudre à désigner un autre coupable politiquement incorrect, en l’occurrence le Hezbollah, le « Parti de Dieu »… accessoirement acteur fondamental de la vie publique libanaise.
Bachar le paria revenu temporairement en grâce, assiste au défilé du 14 juillet 2008, en compagnie il est vrai d’une cinquantaine de chefs d’État invités pour une grand messe euroméditerranéenne. Le 28 mars précédent Bachar el-Assad recevait à Damas le libyen Mouammar Kadhafi qui de son côté avait décliné l’invitation du président Sarkozy, lui ayant opposé une verte fin de non-recevoir au motif que l’« idée » même d’une Union pour la Méditerranée n’était à ses yeux qu’un « appât » et pour tout dire « une sorte d’humiliation » : « Nous ne sommes ni affamés, ni des chiens pour qu’ils nous jettent des os » ! Ce mauvais état d’esprit n’était peut-être pas si sot que cela comme l’avenir le prouvera ? Pourtant à la mi décembre 2007, le bouillant Colonel allait être reçu à Paris, mais en invité d’honneur cette fois et en grande pompe… jusqu’à être autorisé de planter sa tente bédouine sur la pelouse de l’Hôtel Marigny afin que le Guide de la Jamahiriya libyenne puisse y recevoir ses invités « conformément à la tradition du désert, qu’il respecte à la lettre ». (more…)






Un nouveau label «humanitaire Made in Israël» vient d’être créé. Intégrés à des ONG européennes ces «humanitaires», les Israéliens opèrent, avec la bénédiction des gouvernements, turc et jordanien. Les médias israéliens ont annoncé le lancement de campagnes «humanitaires» à l’international, faisant notamment appel à des soldat(e)s israéliens, après leur service militaire.
C’est une pièce importante et peut-être décisive que vient de verser au dossier de la tuerie de Houla, le 25 mai, le journaliste Rainer Hermann, correspondant du grand quotidien allemand Frankfurter Allgemeine Zeitung.
La thèse d’un massacre, puis d’une manipulation, commis par l’ASL, prend de plus en plus de consistance
Le journaliste russe Marat Musin, de l’agence de presse russe Anna, a publié des témoignages oculaires accusant les rebelles, et récoltés lors de son passage à Houla les 25 et 26 mai.
Preuve que la préoccupation occidentale pour la Syrie n’a rien à voir avec les nobles motifs affichés, de démocratie et de protection des civils, la Conférence des amis (sic) du peuple syrien prépare un plan de pillage économique applicable dès que le pays sera occupé.
Les observateurs de l’ONU étaient samedi à al-Treimseh, ou jeudi de violents combats entre l’ASL et l’armée ont fait plusieurs dizaines de victimes rebelles, et un nombre encore indéterminé de victimes civiles. Selon leurs premières constatations, que des maisons de « déserteurs et de militants » semblaient avoir été visées spécifiquement par les militaires syriens. Cela revient à nier qu’il y ait eu un combat – chose qui a été reconnue pourtant même par l’OSDH et des partisans locaux de l’opposition. Les observateurs parlent d’une école brûlée et de plusieurs maisons endommagées, de taches de sang et de douilles répandues, ce qui n’a rien d’étonnant. Rappelons que sur les images qu’on a pu voir, ce sont des cadavres d’hommes qui sont rassemblés. Et que jeudi 12 juillet, l’ASL a certainement perdu une centaine d’hommes à al-Treimseh.


