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9 juillet 2013

¤ Résistance politique en Egypte : le vrai combat est celui-ci…

Classé dans : Outils/Bon à savoir,Politique/Societe — uriniglirimirnaglu @ 13 : 29

Source : http://resistance71.wordpress.com/2013/07/09/resistance-politique-en-egypte-le-vrai-combat-est-celui-ci/

Découvrons la véritable résistance au grand cirque instauré en Egypte par l’occident et ses sbires cu cru corrompus jusqu’à la moëlle des os.

Ni état, ni armée, ni « frères musulmans », ni allégeances à l’impérialisme, voilà la véritable lutte du peuple en Egypte et ailleurs. C’est aux peuples de gérer pour et par eux-mêmes, il faut laisser s’exprimer la vaste majorité de ceux qui en ont par dessus la tête de ces supercheries étatiques. En Egypte, Morsi avait été « élu » avec plus de 65% d’abstention… Cette mascarade a assez duré. Le pouvoir aux peuples, dilution du pouvoir dans le peuple et autogestion politico-économique.

– Résistance 71 –

Lettre ouverte du collectif égyptien 
« Camarades du Caire »

4 juillet 2013, Camarades du Caire url de l’article original en français: http://www.lavoiedujaguar.net/Lettre-ouverte-du-collectif

À vous aux côtés desquels nous nous battons,

Le 30 juin marquera pour nous une nouvelle étape de la rébellion, en nous appuyant sur ce qui a commencé les 25 et 28 janvier 2011. Cette fois, nous nous rebellons contre le règne des Frères musulmans qui n’a apporté que davantage des mêmes formes d’exploitation économique, de violence policière, de torture et d’assassinats.

Les références à l’arrivée de la « démocratie » n’ont aucune pertinence quand il n’y a aucune possibilité de vivre une vie décente par l’absence de tout signe de dignité et des moyens d’une existence convenable. Les revendications de légitimité obtenue à travers un processus électoral veulent faire oublier la réalité qu’en Egypte notre combat continue parce que nous sommes confrontés à la perpétuation d’un régime oppressif qui a changé de visage mais conserve la même logique de répression, d’austérité et de brutalité policière. Les autorités maintiennent la même absence de toute responsabilité envers le public, et les positions de pouvoir se traduisent par des opportunités pour augmenter le pouvoir et la richesse personnelle de ses membres.

Le 30 juin renouvelle le cri de la révolution : « Le peuple veut la chute du système ». Nous recherchons un avenir qui ne soit régi ni par l’autoritarisme mesquin et le capitalisme de copinage de la Confrérie, ni par un appareil militaire qui garde la mainmise sur la vie politique et économique, ni par un retour aux vieilles structures de l’ère Moubarak. Même si les rangs des manifestants qui prendront les rues le 30 juin ne sont pas unis autour de cet appel, il doit être le nôtre — il doit être notre position parce que nous n’accepterons pas un retour aux périodes sanglantes du passé.

Bien que nos réseaux soient encore faibles, nous tirons nos espoirs et notre inspiration des soulèvements récents, en particulier ceux qui ont surgi à travers la Turquie et le Brésil. Chacun d’eux est né de réalités politiques et économiques distinctes, mais nous avons tous été gouvernés par des cercles restreints dont le désir a surtout perpétué une absence de vision de tout ce qui pourrait être bon pour le peuple. Nous sommes inspirés par l’organisation horizontale du mouvement pour la gratuité des transports publics fondé à Bahia, au Brésil, en 2003 et par les assemblées publiques qui se sont propagées dans toute la Turquie.

En Égypte, les Frères musulmans n’ont fait qu’ajouter un vernis religieux sur le processus, alors que la logique d’un néolibéralisme localisé écrase le peuple. En Turquie, une stratégie de croissance agressive du secteur privé se traduit également par un régime autoritaire, la même logique de brutalité policière comme l’arme principale pour réprimer l’opposition et toute tentative d’envisager des solutions alternatives. Au Brésil, un gouvernement enraciné dans une légitimité révolutionnaire a prouvé que son passé n’est qu’un masque dont il se pare alors qu’il s’associe avec le même ordre capitaliste dans l’exploitation des gens et, pareillement, de la nature.

Ces luttes récentes partagent le combat des batailles constantes beaucoup plus anciennes menées par les Kurdes et les peuples indigènes d’Amérique latine. Pendant des décennies, les gouvernements turc et brésilien ont essayé en vain d’anéantir la lutte de ces mouvements pour la vie. Leur résistance à la répression de l’État a été le précurseur de la nouvelle vague des protestations qui se sont propagées à travers la Turquie et le Brésil. Nous voyons une urgence à reconnaître la profondeur de chacune de ces luttes et nous recherchons des formes de rébellion à propager dans de nouveaux espaces, quartiers et communautés. (more…)

¤ Résistance politique à l’empire : la « Banque du Sud » défie le FMI…

Classé dans : Outils/Bon à savoir,Politique/Societe — uriniglirimirnaglu @ 13 : 23

Source : http://resistance71.wordpress.com/2013/07/09/resistance-politique-a-lempire-la-banque-du-sud-defie-le-fmi/

Résistance politique à l’empire: La « Banque du Sud » défie le FMI…

Excellente initiative dans un contexte étatique s’entend, mais attention ! Rappelons nous que Kadhafi avait le même projet, celui de créer une banque pan-africaine en collaboration avec les autres nations africaines et d’une monnaie pour l’Afrique le « Dinard or » qui laisserait tomber le dollars comme monnaie étalon et aurait envoyer paître le FMI et la Banque Mondiale, tentacules de la Banque des Règlements Internatinaux (BRI) de Bâle, QG des banques centrales privées et rouage essentiel du cartel banquier criminel et de leur escroquerie mondiale.

Ils ont intérêt à la jouer fine, parce que défier directement les banquiers sans pouvoir se défendre efficacement… C’est inviter une solution libyenne en Amérique du Sud où la Colombie joue en Amérique Latine le rôle d’Israël au Moyen-Orient.

La véritable solution à notre sens est de boycotter toute cette fange et d’entrée en autogestion, c’est la seule solution viable, car le capitalisme est au delà de toute rédemption, il n’est qu’un vaste champ de corruption et de destruction à l’échelle planétaire pour le profit du plus petit nombre.

– Résistance 71 –

L’Amérique Latine lance la “Banque du Sud” et défie le FMI

 Daniel Fernandez 8 Juillet 2013 url de l’article: http://www.cameroonvoice.com/news/news.rcv?id=11573

 

Intégrée par l’Argentine, la Bolivie, l’Equateur, l’Uruguay et le Venezuela, la nouvelle entité aspire à créer un fonds pour fomenter le développement économique de la région dans le but de renforcer sa souveraineté.



L’Amérique Latine continue à renforcer son processus d’intégration régionale tout en construisant une alternative au système économique à tendance néolibérale, en vigueur dans les pays du Nord. La banque du Sud, dont le premier Conseil des Ministres a eu lieu le 12 juin dernier à Caracas, constitue la dernière étape de cette construction.

Crée en 2007 à l’initiative des défunts Hugo Chavez et Nestor Kirchner, ex présidents de la République Venezuela et de la République d’Argentine, la Banque du Sud cherche à collecter 20.000 millions de dollars, bien que ses actionnaires n’aient réussi à débourser que 7.000 millions : les pays qui sont à son origine, sont pour le moment l’Equateur, Paraguay, Uruguay, Brésil, Bolivie, Argentine et le Vénézuela, c’est-à-dire, les pays intégrant le MERCOSUR plus l’Equateur.

Selon Susanne Gratius, professeure des relations internationales d’Amérique Latine, « Nicolas Maduro et Elias Jaua ont repris le projet pour réaffirmer le protagonisme du Venezuela en Amérique du Sud et plus particulièrement au sein du MERCOSUR, dont la présidence pro tempore sera assumée par le Venezuela le 1er juillet».

Si d’un côté le Venezuela prend du poids, le Paraguay ne cesse pas d’en perdre, car c’était le seul des six Etats qui n’a pas été représenté lors de la première réunion ministérielle, après avoir été écarté de diverses instituons continentales suite au coup d’Etat parlementaire contre le président Fernando Lugo en juin 2012.

Impulser le développement

« Le but est la création d’un fond pour financer les travaux structurels et impulser le développement économique de nos pays sans être obligés d’en dépendre des sources traditionnelles comme en sont les organismes multilatéraux (Banque Mondiale ou Banque Interaméricaine du développement) ainsi que les conditions avec lesquelles ces banques accompagnent leurs crédits. Cela permettra aussi une certaine autonomie dans la planification des lignes stratégiques du développement sans avoir à répondre dès le début aux intérêts des entreprises transnationales qui y participent » explique le professeur d’économie, Omar de León.

« Cette position répond plus à de politiques symboliques qu’à une transformation radicale des institutions ou des relations de pouvoir » dit le professeur d’économie politique de Málaga, Alberto Montero. Ce qui confirme aussi Pablo Iglesias, professeur de sciences politiques « la création de cette banque est un pas de plus de positionnement, d’attachement souverain, de la région face à l’Europe, où la Banque Centrale (BCE) est devenue un espace des lobbies allemands ce qui a empêché aux autres pays d’exercer leur autonomie économique et mis en relief leur carence ou incapacité en matière de politique monétaire ».

Un modèle en confrontation avec le FMI


Iglesias qui conclue ainsi : “Les politiques imposées, qu’en Europe se concrétisent en la troika, appauvrissent de plus en plus les citoyens. L’alternative c’est ce que montrent pays comme le Venezuela, Bolivie mais surtout l’Equateur, qui ont amélioré tous les indicateurs économiques et sont en train de récupérer leur souveraineté – tout le contraire de ce que nous voyons en Europe – L’Amérique Latine donne l’impression de renforcer les institutions collectives pour donner plus de pouvoir aux gouvernements, ce qui est le contraire de ce qu’on voit en Europe »

Tout comme l’expliqué le professeur Montero, en faisant référence aux rajustements structurels qui se sont concrétisés avec le Consensus de Washington au début des années 1990, « le FMI et la Banque Mondiale fonctionnent comme des agents des créanciers lors de l’épisode de la dette extérieur ». Il s’agit de « ce qui a lieu actuellement en Europe, avec les mêmes politiques, les mêmes acteurs et les mêmes actes prévisibles : l’on écrase les populations pour payer la dette aux créanciers en substituant le paiement de la dette financière par la dette sociale » conclut Montero.

« Surmonter les ajustements néolibéraux du FMI était une exigence pour réinventer le continent » affirme Monedero. « C’est pour cela que eux ils grandissent et l’Union Européen coule. Il serait une bonne chose que l’Espagne, la Grèce et le Portugal intègrent la Banque du Sud». (more…)

¤ Impérialisme décadent : L’Angleterre et sa couronne décrépite…

Classé dans : Outils/Bon à savoir,Politique/Societe — uriniglirimirnaglu @ 0 : 34

Source : http://resistance71.wordpress.com/2013/07/08/imperialisme-decadent-langleterre-et-se-couronne-decrepite/

N’oublions pas malgré tout une chose essentielle: l’animal blessé et sur le déclin est toujours très, très dangereux et peut infliger des dommages irréparables à la planète.

Il ne faut as baisser les bras, il nous faut achever la bête impérialiste immonde. C’est unis que nous le pourrons !…

– Résistance 71 –

L’empire sur lequel se couche le soleil

 Mikhaïl Tyourkine 6 Juillet 2013 url de l’article: http://www.voltairenet.org/article179279.html

Au cours des dernières décennies, le Royaume-Uni s’est pensé comme le cerveau d’un empire global dont les États-Unis seraient les muscles. Mais le temps passe et « l’Empire sur lequel le soleil ne se couchait jamais » est en pleine déconfiture. Avec un total cynisme, la gentry britannique se prépare à brader les richesses nationales pour sauver son mode de vie au détriment de son peuple. Les dominions du Commonwealth cherchent leur indépendance, tandis que le Royaume-Uni lui-même cherche à faire patienter ses séparatismes.

Le 10 mai, le Premier ministre britannique David Cameron a rendu une visite inattendue à Sotchi pour chercher une entente avec Vladimir Poutine. Les projets énergétiques de la coalition de gouvernement en Grande-Bretagne ainsi que la politique proche-orientale anglaise dépendent beaucoup la position de la Russie. Cependant, quoi que Cameron fasse, il ne pourra probablement pas éviter le krach d’un empire qui est resté l’un des pays les plus puissants du marché mondial pendant des siècles, même après sa désagrégation officielle.

La mort de Margaret Thatcher, qui était assimilée au dernier élan de l’esprit impérialiste britannique, la perte de son AAA par le Royaume-Uni, les forfaits des « milices islamiques » dans les rues de Londres, le refus de la reine Elisabeth II de participer au sommet du Commonwealth, la mort de l’un des plus vieux chênes anglais, qui fut planté en l’an 806… voilà un court aperçu des nouvelles qui nous parviennent d’Albion ces derniers mois. L’empire britannique perd de jour en jour les vestiges de la patine aristocratique et se transforme en province dépressive d’un monde globalisé. Pourquoi la destruction de la Pax Britannica arrive en phase finale justement de nos jours ?

Le retour de boomerang

Sans doute, aucun pays du monde n’a plus incarné les temps modernes que la Grande-Bretagne. La passion d’un joueur géopolitique expérimenté, une autodiscipline étonnante, le machiavélisme de la famille royale et de l’aristocratie, le tout multiplié par l’esprit anglais typique a transformé aux XVIIIe-XIXe siècles un petit royaume insulaire en « Empire, sur lequel le soleil ne se couche jamais ». La Grande-Bretagne conduisait toujours une politique cruelle et cynique, mais le faisait avec une élégance de gentlemen. Des livres entiers ont été écrits sur les raisons qui lui ont permis de devenir le leader de l’époque industrielle et même en partie de l’époque postindustrielle. Notons cependant que le développement de la Grande-Bretagne pendant les temps nouveaux doit beaucoup à la géographie. Ainsi, le courant chaud du Gulfstream a servi pendant des siècles de « fourneau » à l’Albion noyée dans les brouillards, la réchauffant l’hiver et lui permettant un été doux. Comment, dans des conditions si « royales », ne pas créer d’économie à haut rendement et ne pas devenir l’un des leaders de la révolution industrielle ?

Il faut y ajouter la situation insulaire qui permettait à l’Angleterre de s’abstenir de participer réellement aux conflits européens, et de dresser l’une contre l’autre les puissances continentales selon le principe romain classique « Diviser pour régner ». Installé confortablement sur les îles britanniques, l’establishment anglais s’est rempli du sentiment de son caractère exceptionnel. Et si l’Angleterre a affaibli les États qui la concurrençaient avec diverses idées progressives et mouvements révolutionnaires, chez elle, elle prenait soin avec attention de son « gazon aristocratique » séculaire. Remarquez que c’est justement la Grande-Bretagne qui a aidé les empires russe, austro-hongrois, allemand et ottoman à s’effondrer pendant la Première Guerre mondiale. Mais chez elle, a-t-elle renoncé à son caractère étrange ? Jamais. L’élite gentilice anglaise a toujours connu le prix des traditions bien ancrées qui donnaient des avantages à tout État.

Cependant au XXe siècle, la puissance de la Grande-Bretagne a dépassé son zénith et a commencé à décliner. À ce moment, sa fille caractérielle, les États-Unis, est devenu grande ; cette dernière, se tenant éloignée de l’aristocratisme de sa mère, a hérité largement de son intelligence vive et pratique. Malgré son appartenance à la coalition anti-hitlérienne, dans les faits, l’Angleterre a perdu la Seconde Guerre mondiale en cédant la première place de l’Occident aux États-Unis d’Amérique. Cependant, l’Angleterre a su préserver son individualité et en partie son empire en le faisant migrer vers une forme officieuse, sous la couverture du réseau formé par le Commonwealth. Des atouts typiquement anglais tels que la puissance financière, l’excellence du renseignement et un enseignement de haut niveau pour les sciences humaines lui ont permis de garder une influence colossale sur la politique mondiale. C’est justement l’Angleterre qui est devenue l’une des principales créatrices de mode dans les secteurs de la musique pop, du design, de la mode, du cinéma et de la littérature. Après la marche triomphale des Beatles et de James Bond, les Britanniques ont converti le monde entier à leur culture de masse et ont fait entrer leurs propres codes culturels dans les consciences de millions d’individus. Et c’est encore la City de Londres qui a conservé sa position de place principale du système financier globalisé, vers laquelle se dirigent les élites de tous pays avec leurs capitaux.

On peut avoir diverses opinions au sujet de la famille Windsor et de l’establishment anglais, mais on ne peut pas ne pas reconnaître l’évidence : ce sont eux qui ont créé une grande partie de la réalité dans laquelle nous vivons. Il n’y a qu’un malheur : cette réalité changera tôt ou tard son créateur, quand bien même il s’accrocherait à ses traditions et essaierait de conserver sa stature particulière. Les Anglais qui ont colonisé l’Australie savent très bien comment marche l’arme des aborigènes locaux, le boomerang. Jeté vers l’ennemi, il revient tôt ou tard à son point de départ. C’est ce qui se passe justement aujourd’hui pour l’Angleterre, qui commence à se prendre elle-même aux rets qu’elle a tendu jadis pour ses concurrents stratégiques. Plusieurs éléments montrent que le soleil de l’Empire britannique plongera bientôt sous la ligne de l’horizon. (more…)

¤ Ingérence occidentale et « printemps arabe » : Washington est-il au bout du bout du banc ? (suite)

Classé dans : Outils/Bon à savoir,Politique/Societe — uriniglirimirnaglu @ 0 : 31

source : http://resistance71.wordpress.com/2013/07/08/ingerence-occidentale-et-printemps-arabe-washington-est-il-au-bout-du-bout-du-banc-suite/

 

Seconde tentative de réponse avec Thierry Meyssan du Réseau Voltaire, qui voit la défaite de Washington dans sa politique du double-jeu et une reprise en main potentielle par les forces vives populaires, ce qui aura des répercussions directes sur la politique en Tunisie et bien sûr en Syrie. Nous sommes tout à fait d’accord avec l’analogie de Meyssan disant que « Les Frères musulmans sont à l’islam ce que les Trotskistes sont à l’occident : un groupe de putschistes, travaillant pour des intérêts étrangers au nom d’un idéal toujours remis au lendemain ».

Analyse lucide qui ne manque pas de finesse. Où va l’Egypte ? Où va le Moyen-Orient ? Où va le monde ? A suivre avec grand intérêt…

– Résistance 71 –

Le sort de Morsi préfigure t’il celui des frères musulmans ?

 Thierry Meyssan 8 Juillet 2013 url de l’article: http://www.voltairenet.org/article179268.html

Bien que surpris par la rapidité des événements, Thierry Meyssan célèbre la destitution du gouvernement des Frères musulmans. Alors que la presse atlantiste soutenait Mohamed Morsi et conspuait Bachar el-Assad, il tenait le discours opposé et dénonçait le « printemps arabe » comme une manipulation. Le peuple égyptien et son armée ont tranché.

A l’issue de cinq jours de manifestations géantes réclamant le départ du président Morsi, l’Armée égyptienne l’a destitué et a désigné le président du Conseil constitutionnel pour assurer l’intérim jusqu’à la convocation de nouvelles élections.

Pour mesurer l’importance de l’événement, il convient de le resituer dans sa propre narration.

Une agitation politique a gagné une partie de l’Afrique, puis du monde arabe, à partir de la mi-décembre 2010. Les deux principaux pays concernés ont été la Tunisie et l’Égypte. Ce phénomène s’explique d’abord par des causes profondes : un changement générationnel et une crise alimentaire. Si l’aspect démographique échappe largement au contrôle humain, l’aspect économique a été partiellement provoqué en pleine connaissance de cause, en 2007-08, puis à nouveau en 2010.

En Tunisie et en Égypte, les États-Unis avaient préparé la « relève de la garde » : des leaders neufs à son service à la place de leaders démonétisés. Le département d’État avait formé de jeunes « révolutionnaires » pour qu’ils se substituent au pouvoir en place. Aussi, lorsque Washington a constaté que ses alliés étaient dépassés par la rue, il leur a intimé l’ordre de céder la place à l’opposition qu’il avait préfabriquée. Ce ne sont pas la rue, mais les États-Unis qui ont chassé Zine el-Abidine Ben-Ali et le général Hosni Moubarak. Et ce sont toujours les États-Unis qui ont installé les Frères musulmans pour leur succéder. Ce dernier point est moins évident puisque les deux pays ont organisé des élections, mais la tenue d’un scrutin ne signifie pas sa sincérité. Cependant, une étude minutieuse montre que les dès étaient pipés.

Il ne fait aucun doute que ces événements avaient été anticipés par Washington et qu’ils ont été guidés par lui, même s’ils auraient pu aussi survenir dans d’autres États, comme au Sénégal et en Côte d’Ivoire.

Précisément, des troubles surviennent alors en Côte d’Ivoire à l’occasion de l’élection présidentielle. Mais ils ne sont pas reliés dans l’imaginaire collectif au « printemps arabe » et s’achèvent par une intervention militaire française sous mandat de l’ONU.

Une fois l’instabilité installée en Tunisie et en Égypte, la France et le Royaume-Uni ont lancé un mouvement de déstabilisation de la Libye et de la Syrie, en application du Traité de Lancaster. Si quelques micro-manifestations pro-démocratie se sont tenues et ont été grossies par les médias occidentaux, les troubles étaient organisés par des Forces spéciales occidentales avec l’appui de meneurs takfiristes.

À grand renfort de manipulations, l’opération en Côte d’Ivoire a été exclue du « printemps arabe » (il n’y a pas d’arabes dans ce pays au tiers musulman), tandis que la Libye et la Syrie y ont été inclus (alors qu’il s’agit d’opérations coloniales). Ce tour de passe-passe a été d’autant plus facile à réaliser que des manifestations survenaient au Yémen et au Bahreïn dont les conditions structurelles sont bien différentes. Les commentateurs occidentaux les ont d’abord inclues sous l’étiquette « printemps arabe », puis les ont escamotées de leur raisonnement, tant les situations sont peu comparables.

En définitive, ce qui fait le « printemps arabe » (Tunisie, Égypte, Libye, Syrie), ce n’est pas l’instabilité, ni la culture, mais la solution prévue par les puissances impérialistes : l’accès au pouvoir des Frères musulmans.

Cette organisation secrète, prétendument anti-impérialiste, a toujours été politiquement contrôlée par Londres. Elle était représentée au cabinet d’Hillary Clinton, par le biais d’Huma Abedin (épouse du député sioniste démissionnaire Antony Weiner), dont la mère Saleha Abedin dirige la branche féminine mondiale de la confrérie. Le Qatar a assuré le financement des opérations (plus de 15 milliards de dollars par an !) et la médiatisation de la confrérie auquel elle a confié la chaîne Al-Jazeera depuis fin 2005. Enfin, la Turquie a fourni le savoir-faire politique avec des conseillers en communication. (more…)

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