16 juin 2011

Appel solennel du Peuple Grec (aux peuples d’Europe)

Classé dans : Politique/Societe — uriniglirimirnaglu @ 9 : 19

 Athènes, le 26 Mai 2011,

par le Comité Consultatif du Mouvement de Citoyens

Indépendants « L’Etincel », créé à l’initiative de Mikis Theodorakis.

« Nous saluons les dizaines de milliers, voire les centaines de milliers de nos concitoyens, jeunes pour la plupart, qui se sont rassemblés sur les places de toutes les grandes villes pour manifester leur indignation à l’occasion de la commémoration du mémorandum (accord cadre signe entre le gouvernement grec, l’UE, le FMI et la BCE, en Mai 2010 et renouvelé depuis régulièrement),  demandant le départ du gouvernement de la Honte et de tout le personnel politique qui a géré le bien public, détruisant, pillant et asservissant la Grèce. La place de tous ces individus n’est pas au Parlement, mais en prison. »

« Nous saluons les premières Assemblées générales qui se déroulent dans les centres de nos villes et la démocratie immédiate que s’efforce de découvrir le mouvement inédit de notre jeunesse. Nous saluons les travailleurs de la fonction publique qui ont entrepris manifestations, grèves et occupations pour défendre un Etat qui, plutôt que le démantèlement prévu par le FMI, a désespérément besoin d’une amélioration et d’une réforme radicales. Par leurs mobilisations, les travailleurs de l’Hellenic Postbank, de la Régie nationale d’électricité et de la Société publique de loterie et de paris sportifs défendent le patrimoine du peuple grec qu’entendent piller les banques étrangères, par le truchement de leur gouvernement fantoche à Athènes. »

« Le pacifisme exemplaire de ces manifestations a démontré que lorsque la police et les agents provocateurs ne reçoivent pas l’ordre d’intervenir, le sang ne coule pas. Nous appelons les policiers grecs à ne pas être les instruments des forces obscures qui tenteront certainement, à un moment donné, de réprimer dans le sang les jeunes et les travailleurs. Leur place, leur devoir et leur intérêt est d’être aux côtés du peuple grec, des protestations et des revendications pacifiques de celui-ci, aux côtés de la Grèce et non des forces obscures qui dictent leur politique au gouvernement actuel. »

« Un an après le vote du mémorandum, tout semble attester son échec. Après cette expérience, on ne peut plus s’autoriser la moindre illusion. La voie qu’a emprunté et continue de suivre le gouvernement, sous la tutelle des banques et des instances étrangères, de Goldman Sachs et de ses employés européens, mènent la Grèce à la catastrophe. Il est impératif que cela cesse immédiatement, il est impératif qu’ils partent immédiatement. Jour après jour, leurs pratiques révèlent leur dangerosité pour le pays. Il est étonnant que le procureur général ne soit pas encore intervenu contre le Ministre de l’Economie et des Finances, après les récentes déclarations tenues par ce dernier sur l’imminence de la faillite et l’absence de ressources budgétaires. Pourquoi n’est-il pas intervenu suite aux déclarations du président de la Fédération des patrons de l’industrie et de la commissaire européenne grecque Mari Damanaki sur une sortie de l’euro ? Pourquoi n’est-il pas intervenu contre le terrorisme de masse avec lequel un gouvernement en faillite, sous le diktat de la Troïka [UE - FMI - BCE], tente une nouvelle de fois d’extorquer le peuple grec ? »

« Par leur catastrophisme, leurs allusions tragiques et tout ce qu’ils inventent et déblatèrent pour effrayer les Grecs, ils ont réussi à humilier le pays dans le monde entier et à le mener réellement au bord de la faillite. Si un chef d’entreprise s’exprimait de la même façon que le fait le Premier ministre et ses ministres lorsqu’ils parlent de la Grèce, il se retrouverait immédiatement derrière les barreaux pour malversation grave.

« Nous nous adressons aussi aux peuples européens. Notre combat n’est pas seulement celui de la Grèce, il aspire à une Europe libre, indépendante et démocratique. Ne croyez pas vos gouvernements lorsqu’ils prétendent que votre argent sert à aider la Grèce. Ne croyez-pas les mensonges grossiers et absurdes de journaux compromis qui veulent vous convaincre que le problème est dû soi-disant à la paresse des Grecs alors que, d’après les données de l’Institut statistique européen, ceux-ci travaillent plus que tous les autres Européens ! »

« Les travailleurs ne sont pas responsables de la crise ; le capitalisme financier et les politiciens à sa botte sont ceux qui l’ont provoquée et qui l’exploitent. Leurs programmes de « sauvetage de la Grèce » aident seulement les banques étrangères, celles précisément qui, par l’intermédiaire des politiciens et des gouvernements à leur solde, ont imposé le modèle politique qui a mené à la crise actuelle. Il n’y a pas d’autre solution qu’une restructuration radicale de la dette, en Grèce, mais aussi dans toute l’Europe. Il est impensable que les banques et les détenteurs de capitaux responsables de la crise actuelle ne déboursent pas un centime pour réparer les dommages qu’ils ont causés. Il ne faut pas que les banquiers constituent la seule profession sécurisée de la planète ! »

« Il n’y pas d’autre solution que de remplacer l’actuel modèle économique européen, conçu pour générer des dettes, et revenir à une politique de stimulation de la demande et du développement, à un protectionnisme doté d’un contrôle drastique de la Finance. Si les Etats ne s’imposent pas sur les marchés, ces derniers les engloutiront, en même temps que la démocratie et tous les acquis de la civilisation européenne. La démocratie est née à Athènes quand Solon a annulé les dettes des pauvres envers les riches. Il ne faut pas autoriser aujourd’hui les banques à détruire la démocratie européenne, à extorquer les sommes gigantesques qu’elles ont elle-même générées sous forme de dettes. Comment peut-on proposer un ancien collaborateur de la Goldman Sachs pour diriger la Banque centrale européenne ? De quelle sorte de gouvernements, de quelle sorte de politiciens disposons-nous en Europe ? »

« Nous ne vous demandons pas de soutenir notre combat par solidarité, ni parce que notre territoire a été le berceau de Platon et Aristote, Périclès et Protagoras, des concepts de démocratie, de liberté et d’Europe. Nous ne vous demandons pas un traitement de faveur parce que nous avons subi, en tant que pays, l’une des pires catastrophes européennes aux années 1940 et nous avons lutté de façon exemplaire pour que le fascisme ne s’installe pas sur le continent. »

« Nous vous demandons de le faire dans votre propre intérêt. Si vous autorisez aujourd’hui le sacrifice des sociétés grecque, irlandaise, portugaise et espagnole sur l’autel de la dette et des banques, ce sera bientôt votre tour. Vous ne prospérerez pas au milieu des ruines des sociétés européennes. Nous avons tardé de notre côté, mais nous nous sommes réveillés. Bâtissons ensemble une Europe nouvelle ; une Europe démocratique, prospère, pacifique, digne de son histoire, de ses luttes et de son esprit. Résistez au totalitarisme des marchés qui menace de démanteler l’Europe en la transformant en tiers-monde, qui monte les peuples européens les uns contre les autres, qui détruit notre continent en suscitant le retour du fascisme. »

30 mai 2011

REPONSES AUX QUESTIONS DES LECTEURS – LES VRAIES RAISONS DE LA GUERRE EN LIBYE

Classé dans : Politique/Societe — uriniglirimirnaglu @ 1 : 09

par Jean-Paul Pougala, 25 mai 2011

Après mon article intitulé : Les Mensonges de la guerre de l’Occident contre la Libye, texte traduit dans une quarantaine de langues à travers le monde, j’ai reçu des milliers d’emails de réactions pour ou contre. Je remercie chaleureusement tous ceux et celles qui ont pris la peine de m’écrire. Vu le nombre élevé de ces messages, il m’était impossible de répliquer individuellement à tout le monde. J’ai ainsi décidé d’écrire cet article pour répondre collectivement à vos doutes et interrogations que j’ai résumés et regroupés en ces quelques points ci-dessous. Les réponses qui s’en suivent reflètent intimement ma pensée, mes convictions :

1-     KADHAFI A-T-IL TIRE SUR SON PEUPLE ? KADHAFI A-T-IL TUE 10 000 LIBYENS ?  FAUX !

Dans cette expression de « tirer sur son peuple » il y a déjà l’intention de nuire au président Libyen. On veut manipuler l’opinion en suscitant son indignation. S’il avait tiré sur le peuple italien ou français, cela aurait-il été plus normal ? Cela aurait-il été plus acceptable ? Non. En réalité, il s’agit d’une technique de manipulation, avec une association de mots savamment étudiés dans des bureaux de recherches stratégiques pour trouver les expressions appropriées à intégrer (comme justification) à la vraie guerre qui a ensuite été déclenchée.

Pour revenir à l’accusation même, l’information principale qui a motivé la résolution 1973 du Conseil de Sécurité des Nations-Unies est celle d’un prétendu carnage de 10 000 morts et 55 000 blessés en 1 mois, commandité par le Président Libyen. C’est une affirmation mensongère et ce pour plusieurs raisons :

-       Logique : Pour tuer 10 000 personnes en un mois, il faut être capable d’en tuer 300 à 400 tous les jours. Seul Hitler y est parvenu, mais il a eu besoin de plusieurs installations de fours crématoires.

-       La NO Fly Zone a été instaurée parce que pour tuer autant, Kadhafi aurait utilisé des avions de combat qui normalement volent à 5 000 mètres d’altitude et à une vitesse de 1 000 km/h. A moins de larguer une bombe atomique, ces avions, aussi spéciaux soient-ils ne pourraient pas réussir un tel exploit.

-       Pour les blessés, leur nombre est dans tous les pays du monde fournis par des sources hospitalières. Dans la gestion optimale d’un hôpital, il est prévu environ 10 à 20 places laissées libres pour accueillir des cas impromptus. Pour les 55 000 blessés, à raison de 20 par hôpital, il faudrait 2 750 hôpitaux pour accueillir la totalité des blessés Libyens et même en utilisant tous les hôpitaux du continent africain (environ 1 230) on n’y arriverait jamais. Ceux qui ont validé ces chiffres savaient qu’ils étaient grossièrement faux.

-       Les photos diffusées de ce prétendu massacre proviennent de « Sidi Hamed Cemetery », un cimetière où se déroulait une opération normale de renouvellement du sol avec déplacement des restes humains, pratique très habituelle et commune dans le monde à traditions judéo-islamo-chrétiennes pour laisser place aux nouveaux morts, tous les 10 ou 20 ans selon les pays.

-       Origine de l’information. Le philosophe Chinois Mo Tseu (479-381 avant l’ère chrétienne) a écrit que pour vérifier la véracité d’une information, il faut d’abord identifier sa source et se demander quelles sont les raisons avouées et inavouées de celui qui vous communique une information. D’où est arrivée l’information ? Des rebelles, c’est naturel ! Mais diffusée sans utiliser le conditionnel par la chaine de télévision Al Jazeera qui appartient à l’émir du Qatar. Le hasard veut que ce petit pays soit le seul pays Arabe qui participe à larguer les bombes sur la tête des Libyens. Une coïncidence plutôt troublante.

A ce jour, plusieurs mois après le prétendu massacre, on n’a toujours pas l’ombre d’une preuve irréfutable. Ce qui n’a pas empêché le mandat d’arrêt du procureur de la Cour pénale internationale (CPI) Luis Moreno-Ocampo, qui était vigilant au point de menacer Gbagbo pour les 7 femmes tuées à ABOBO, le 8 Mars 2011, mais est demeuré complètement muet au moment des faits et se révèle être amnésique aujourd’hui au sujet des 1 200 morts perpétrés par le Ouattara à Duékoué (selon le CICR et la CARITAS) et cela en présence des troupes françaises de l’opération Licorne et de celles de l’ONUCCI.

Monsieur Moreno-Ocampo n’a pas jugé opportun d’effectuer le moindre déplacement en terre libyenne pour vérifier ces accusations. Qu’importe, demander l’arrestation d’un Chef d’Etat africain non docile est devenu le seul motif qui justifie l’existence même du TPI.

2-     KADHAFI ET LES MIGRANTS AFRICAINS

Lorsqu’en 2006, Kadhafi réunit les Ministres de l’Intérieur africains pour leur proposer une carte d’identité unique avec une codification commune pour toute l’Afrique, afin de faciliter le déplacement des Africains sur tout le continent sans formalité administrative excessive, tous les présents étaient contents et enthousiasmés par le projet du guide Libyen. Mais, à leur retour, un coup de fil à Paris, un autre à Londres et voilà que l’idée n’était plus bonne pour certains pays qui ont vite relayé la propagande selon laquelle si la mesure était entrée en application, la Libye aurait colonisé les autres pays africains. Là où l’on atteint le comble, c’est lorsqu’on sait que les clandestins africains en Libye proviennent à 99% des pays qui avaient refusé la proposition Libyenne.

Par ailleurs, pour des raisons de sécurité intérieure, aucun pays du monde ne peut assister passivement au fait que son territoire devienne le point de passage de personnes qu’il n’est pas en mesure d’identifier. En Libye, comme dans tous les pays Africains, une même loi est en vigueur : celle qui établit le délit de clandestinité pour les étrangers démunis de titres de séjours valides.

Pour terminer, pour tous les Africains dotés d’un minimum de discernement, il ne fait aucun doute que le destin de la jeunesse africaine n’est pas de se mettre en marche vers l’illusion d’un hypothétique paradis européen pour occuper au final le bas de l’échelle des classes sociales en occident. L’objectif pour lequel il vaut la peine de se battre est celui de faire rêver l’Afrique. L’Afrique doit faire rêver les Africains, afin qu’ils aient la sérénité et l’enthousiasme nécessaire pour surmonter les défis qui les attendent.

En conclusion, accuser Kadhafi d’avoir empêché les clandestins se déplacer librement sur son territoire, c’est faire montre d’une incapacité à comprendre la complexité des problèmes qui nous entourent.

3-     KADHAFI ET LA LONGEVITE DE SON POUVOIR

Une des raisons avancées pour aller bombarder la Libye est que le Guide Libyen a passé un trop grand nombre d’années au pouvoir (42 ans). Le record de longévité des hommes politiques au pouvoir n’est détenu ni par Kadhafi, ni encore moins par les Africains, mais par les Occidentaux. Prenons 4 exemples tirés des 4 pays qui bombardent la Libye dans le but avoué de lui exporter leur modèle de démocratie :

Les USA : L’ancien membre du Ku KLUX KLAN,  Robert Byrd, qui a reconnu dans ses mémoires, en 2005, avoir orchestré une manœuvre au Congrès américain en 1964 pour retarder la loi sur les droits civiques des Noirs, a siégé au Sénat Américain de façon ininterrompue pendant 56 ans. Né le 20 novembre 1917, et membre du Parti démocrate et sénateur de Virginie-Occidentale, il siègera au Congrès des États-Unis de janvier 1959 à sa mort survenue le 28 juin 2010. Cela fait 63 ans au total en ajoutant les 6 ans qu’il a passés à la Chambre des Représentants, où il est entré le 20 janvier 1953 lorsque le président Harry Truman cédait sa place à la Maison Blanche à Dwight Eisenhower et dont il n’est reparti seulement qu’en raison de sa mort, sous la présidence Obama. Avant lui, monsieur Carl Hayden a été Sénateur pendant 56 ans et 319 jours, de 1912 à 1969. Et bien d’autres encore. Lorsqu’on sait qu’un sénateur Américain est 10 fois plus puissant qu’un Chef d’Etat africain, cela donne une idée de la profondeur de cette longévité politique.

En France, Louis Philippon a été maire de Juvigny dans l’Aisne, pendant 69 ans (de 1929 à 1998), Philippe de La Moissonnière-Cauvin a été maire de La Fontelaye en Seine-Maritime pendant 63 ans, de 1945 à 2008. Hubert d’Andigné a été pendant 59 ans maire du Champ-de-la-Pierre dans l’Orne de 1946 à 2005. Roger Sénié âgé de 90 ans est aujourd’hui le maire de La Bastide-de-Bousignac dans l’Ariège, poste qu’il occupe depuis octobre 1947, c’est-à-dire 64 ans, peut-être en 2014 briguera-t-il un nouveau mandat. Dans le pays de la révolution française, y aura-t-il un candidat pour le battre ? C’est le même cas que pour Monsieur Arthur Richier, âgé de 89 ans et maire de Faucon-du-Caire dans les Alpes-de-Haute-Provence, de 1947 à ce jour.  Qui est fou ? Le système ou l’électeur ?

Pierre Abelin (1909-1977), politicien français qui cumulera les fonctions de ministre dans 4 gouvernements, de Shumann en 1947 à Chirac en 1974, député de 1945 à 1974, maire de Châtellerault (de 1959 à sa mort en 1977) . Et lorsqu’il meurt, il est remplacé à la mairie par sa femme, parce que son fils Jean-Pierre Abelin qui n’a que 27 ans a besoin de temps pour prendre l’héritage de papa et tout rafler : ainsi il est à la manette juste un an plus tard et devient député de la Vienne de 1978 à aujourd’hui, Conseiller général de 1977 à aujourd’hui, vice président du conseil général de 1982 à aujourd’hui. Et depuis 2008, il a ajouté à tous ces pouvoirs le poste de Maire de cette même ville. A quoi aura servi la révolution française ? Que se serait-il passé si cette saga s’était passée dans une famille africaine ? On aurait tout simplement conclu que les Africains s’accrochent au pouvoir. Voilà le détail de ce système de dynastie démocratique à la française qui justifie donc (d’après les pays occidentaux) qu’on utilise des bombes pour l’exporter en Libye ;

Roselyne Bachelot, l’actuelle Ministre des Solidarités et de la Cohésion sociale a depuis 23 ans (1988) pris la succession de son père Jean Narquin qui avait été pendant 20 ans député du Maine-et-Loire de 1968 à 1988. Comme cela ne suffit pas pour rafler tout l’héritage de papa, elle cherche depuis à y ajouter une nouvelle fonction : Maire d’Angers. Son fils Pierre Bachelot né en 1970 entre au parlement dès l’âge de 22 ans comme Assistant de maman. Le petit génie de fils accompagnera la mère comme conseiller parlementaire, lorsque maman deviendra successivement Ministre de l’écologie en 2002 et Ministre de la santé en 2007. C’est cette année que le jeune Pierre prendra son autonomie à 37 ans, puisqu’il sera nommé à un poste créé sur mesure pour lui par maman à l’Inpes (l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé) avec 140 fonctionnaires, malgré sa formation en « art privé ». Elle n’est pas belle la démocratie au pays de la révolution française ? Il faut vite l’exporter en Libye.

En Italie, Giulio Andreotti a été élu député en 1946 et aujourd’hui (65 ans) il vote comme sénateur à vie. Comme il n’avait plus la force de faire la campagne électorale, il a été nommé « Sénateur à vie ».  Il a ainsi cumulé ses fonctions de député et de Président du Conseil Italien, poste qu’il a occupé 7 fois en 20 ans, du 17 Février 1972 au 24 Avril 1992. Pendant ce temps, son parti, la « Démocratie Chrétienne » est resté au pouvoir sans interruption de 1946 à 1992, c’est-à-dire 46 ans. Et il ne sera balayé que par la justice pour corruption, dans le cadre de l’« Opération Mains Propres ». Pour comparaison, le parti de Kadhafi n’est resté que 42 ans au pouvoir en Libye.

Au Royaume Uni, la situation est aussi catastrophique : on n’y parle pas de la longévité d’Elizabeth II, qui est reine de 16 pays indépendants depuis 1952. En 1942, à seulement 16 ans, elle est déjà nommée chef de l’armée et passe en revue les troupes. Classée par le magazine FORBES 214ème fortune mondiale pour le seul mérite d’être née, elle coûte aux Britanniques la coquette somme de 43 millions de dollar par an. Et si Kadhafi devait devenir le roi de la Libye ? Que se serait-il passé si Kadhafi avait instauré un émirat avec sa famille, comme le Qatar qui participe aux bombardements ? Qu’aurait-on dit si pour le mariage d’un des fils de Kadhafi on avait décrété une journée fériée, immobilisé toute la nation ? Exactement comme cela s’est passé à Londres pour le mariage du prince William et de Kate le 29 avril 2011  ??? La télévision France24 a estimé le coût de cette journée fériée à 6 milliards d’euros pour le patronat britannique. Cette folie démocratique qu’on veut exporter en Libye a couté à la mairie de Londres 22 millions d’Euros pour la seule sécurité. Pendant ce temps, les frais annuels de scolarité dans les universités publiques britanniques ont été multipliés par 3 (passant de 3 900 à 10 700 euros). Le Canada, qui reste une colonie britannique, doit payer 50 millions de dollars canadiens par an pour soutenir la famille royale ; pendant ce temps, selon Statistique Canada, les frais d’inscription dans les Universités Canadiennes ont augmenté entre 1996 et 2002 : par exemple, dans la province de l’Ontario, de 141% pour la faculté de droit, de 241% pour la médecine et de 315% en dentisterie. Et on peut bien se demander comment on peut, dans ces conditions, encore prétendre concurrencer la Chine sur les spécialités intellectuelles, en pénalisant ainsi l’acquisition par la jeunesse de ces connaissances pointues. La reine est plus importante.

En Afrique, à ce jour, aucun politicien Africain n’a battu ces records d’incohérence, à n’importe quel niveau de la vie politique. Ailleurs, ce qu’on exige d’un politicien est son bilan. Pourquoi ceci ne serait-il pas valable pour le président Libyen ? Mais pour avoir une idée de son bilan politique pour son pays, il faut juste se poser la question de savoir pourquoi il n’y a jamais un seul Libyen sur les trop nombreuses embarcations de fortune qui échouent sur les côtes italiennes de Lampedusa ? Pourquoi les Libyens ne fuient-ils pas leur pays ? Mais aussi, si Kadhafi est ce méchant dictateur, pourquoi c’est le pays Africain qui a le plus grand taux d’étrangers ? Les ressortissants des USA, France, GB, se sentent-ils mieux au Qatar ou en Libye ? Et que dire du fait que le drapeau de la rébellion libyenne est bien celui de la royauté. C’est comme si des rebelles français brandissaient aujourd’hui le drapeau des rois de France, c’est-à-dire que les occidentaux font la guerre en Libye pour la ramener en arrière de 43 ans, pour passer d’une république fut-elle imparfaite, à une royauté, pourvu que le nouveau roi soit docile, et que l’argent du pétrole remplisse les banques qu’on lui indiquera, il peut être sûr qu’on lui déroulera le tapis partout en occident.

4-     POURQUOI LES INTELLECTUELS AFRICAINS NE SOUTIENNENT-ILS  PAS LE CNT LIBYEN ?

Le CNT est une création de la France. C’est le philosophe Français Bernard-Henri Levy qui a lui-même expliqué à la presse ses multiples voyages pour encourager les Libyens à se défaire de Kadhafi. C’est encore lui qui nous a expliqué qu’un mouvement était né. C’est toujours lui qui nous donnera le nom de CNT, il nous dira qu’il est composé de 35 membres et, pire, qu’en dehors de 3 ou 4 de ses membres, tous les autres souhaitaient garder leur anonymat. Lorsque Monsieur Lévy a révélé au monde que Kadhafi utilisait des Noirs venus d’Afrique noire, payés une bouchée de pain, personne n’avait auparavant songé à lui expliquer que les tribus du sud de la Libye sont composées essentiellement de populations noires qui se trouvent être représentées à tous les postes de l’administration Libyenne. En effet, contrairement à la France, plusieurs ambassadeurs Libyens dans le monde sont des Noirs, des Noirs Libyens. Le racisme peut rendre aveugle. L’erreur de BHL était basée sur la conception raciste des Européens du 19ème siècle qui tend à séparer les populations africaines d’origine arabe et les Noirs sur la base d’un classement hiérarchique des valeurs culturelles des uns et des autres. Ils en arrivent ainsi à oublier la minorité noire présente dans toute l’Afrique du Nord, du Maroc à l’Egypte. C’est toujours notre philosophe qui a promis à Monsieur Sarkozy que la guerre n’allait pas durer plus de 3 jours, parce que, a-t-il expliqué à la presse, « l’armée de Kadhafi est composée de 300 minables hommes mal équipés ». Bernard Henri Levy, comme nous le rappelle l’agence de presse Russe RIA-Novosti, s’était trompé de la même manière en 1999, après l’attaque contre le Daguestan par Chamil Bassaïev, Lévy avait alors recommandé à l’Occident de reconnaître l’autorité du terroriste Maskhadov en Tchétchénie. Ce dernier sera abattu par les FSB (services secrets russes) le 8 mars 2005. Lévy va récidiver en été 2008, il va encore se tromper et encourager le président Georgien Mikhaïl Saakachvili à déclencher une guerre suicidaire contre la Russie. La suite, on la connait. Le pire du ridicule dans tout cela est qu’il n’a toujours pas compris que la politique est une science et que comme toute science, il faut prendre le temps d’en connaitre les principes et les mécanismes pour éviter de se tromper sur des questions les plus élémentaires de politique internationale, surtout lorsqu’on incite les manifestants pacifiques à prendre les armes et à déclencher une guerre.

Récemment, pour la commémoration des 40 ans de la fin de la guerre du Biafra, la plus meurtrière de l’Afrique, avec environ 2 000 000 de morts, la radio publique suisse RSR nous a proposé des documents inédits, piochés dans les archives du CICR, la Croix Rouge Internationale dont le siège est ici à Genève. Les témoignages étaient des interviews, réalisées il y a 40 ans, des différents dirigeants de cette organisation qui expliquaient comment le CICR profitait de son statut de neutralité pour transporter les armes pour aider à la victoire de la France dans cette guerre prétendument pour l’indépendance des Biafrais, peuple qui se trouvait ainsi pris au piège d’une décision prise à Paris qui voulait à tout prix, elle aussi, avoir son émirat pétrolier comme les Britanniques au Koweït ou au Qatar. La révélation la plus cauchemardesque de ces archives a été pour moi de découvrir que sur les 2 000 000 de morts, la moitié a été des morts inutiles, sacrifiés pour empêcher que Paris ne perde la face, car, nous dévoile le dirigeant du CICR, un an avant la fin de la guerre, tous savaient qu’elle était perdue, mais Paris et le CICR continuaient de fournir aux Biafrais de nouvelles armes tout en leur disant qu’ils étaient en train de gagner.

C’est exactement le même scénario aujourd’hui en Libye. On croyait gagner facilement une guerre en 3 jours, or, au 3ème mois sans aucune avancée, et malgré les 1 000 000 d’euros par jour que coûte à la France cette guerre (chiffre fourni par le Ministre Français de la Défense), on maintient la NO FLY ZONE en bombardant les bureaux, les écoles et les hôpitaux libyens comme si ces derniers volaient. Et comme ces actes de terreur ne marchent pas, on revient à la recette née lors de la guerre du Biafra : utiliser ses ONG pour invoquer un génocide, invoquer le Tribunal Pénal International et, même si on sait que cela ne marchera pas, qu’importe, il vaut mieux faire mourir toute la Libye, plutôt que d’avoir le courage de reconnaitre qu’on s’est trompé et qu’on a perdu la guerre.

Pour les intellectuels africains, le débat n’est nullement celui de soutenir Kadhafi contre le CNT ou de soutenir le CNT contre Kadhafi, mais il est celui du principe de la justice internationale qui est aujourd’hui biaisée par un certain nombre de pays occidentaux, qu’on connait, car ce sont toujours les mêmes qui étaient assis à la table de la conférence de Berlin en 1884 pour décider du destin de l’Afrique sans la présence des Africains, qui aujourd’hui humilient l’Union Africaine et toutes ses décisions, et s’arrogent le droit de choisir à la place des Africains leur destin. Lorsque les présidents de 3 pays occidentaux (USA, France, UK) payent une tribune dans les journaux de plusieurs pays pour annoncer que Kadhafi n’est pas un bon leader pour la Libye, je crois qu’il s’agit d’une insulte à l’intelligence des Africains. Hier nos parents et nos ancêtres étaient certes des primitifs qui ne comprenaient rien de ce qui leur arrivait, mais aujourd’hui, nous avons étudié dans les mêmes écoles, nous avons apprivoisé les mêmes connaissances que le monde entier et continuer de nous regarder du haut en bas comme des éternels esclaves, est une faute grave des occidentaux qu’il revient à nous autres Africains de corriger et non de seconder par notre  silence coupable. Nous devons faire l’histoire, la nôtre, et non plus la subir. Comme nous ne disons pas aux Américains, aux Britanniques ou aux Français qui est mieux pour guider leur destin, c’est à nous de nous battre pour qu’ils n’interfèrent plus dans le processus de formation de notre propre démocratie, fut-elle imparfaite et blâmable ; et comme il s’agit d’un processus, même les échecs sont des acquis positifs devant servir à l’amélioration qui est le propre de l’adaptation pour la survie de toute espèce vivante.

La révolution libyenne a malheureusement été stoppée net, le jour où l’interférence occidentale est devenue palpable dans la crise de ce pays. Kadhafi qui semblait mis aux cordes par des manifestations naturelles dans ce processus d’amélioration du genre humain a été miraculeusement remis en scelle grâce à l’ingérence de la France qui a commis la grave erreur stratégique de transformer une manifestation pacifique en rébellion armée. Et la recette de la rébellion armée peut bien avoir fonctionné en Côte d’Ivoire, mais pas forcément ailleurs.

5-     CONCLUSION

L’ignorance est le vrai danger qui mine la jeunesse africaine et empêche une prise de conscience effective des défis qui l’attendent. Contribuer à réduire cette ignorance est déjà faire quelque chose. Car c’est parce que les populations seront conscientes de leur poids et de leur valeur qu’elles pourront prétendre obtenir de leurs dirigeants des comportements plus rigoureux, respectueux de leurs intérêts. Dans l’ignorance, il n’y a point de conscientisation et chacun fait ce qu’il veut, puisque personne ne lui demande de rendre compte. Le système de manipulation des masses africaines par l’Occident a porté un sacré coup dur au processus démocratique normal de l’Afrique, puisque l’alibi du complot des Blancs affranchit très vite aux yeux du peuple tous les débordements de leurs dirigeants. Ne pas subir cette manipulation est la garantie que les Africains sauront faire la part des choses entre les dirigeants valeureux et les médiocres.

Est venu pour nous le temps de dire « enough is enough », trop c’est trop. Mais pour le faire, il faut résoudre ce problème de la grande ignorance dans laquelle baigne la majorité de nos frères et sœurs qui n’ont de jugement que par le fruit de cette manœuvre d’infantilisation dont ils sont victimes. Ce que j’ai fait n’est, je l’espère, que le début de cette nouvelle bataille que chaque Africain doit maintenant s’approprier et puis, tous ensembles, nous devons être capables d’exiger que la politique soit suffisamment rigoureuse pour soigner finalement nos intérêts et non plus exclusivement ceux de l’Occident contre les nôtres.

Nous sommes 1 milliard d’Africains. Nous devons être capables de mettre la pression sur nos dirigeants pour, d’une part, faire que l’Afrique devienne championne du monde du respect des droits naturels des êtres humains (hommes et femmes confondus) et, d’autre part, pour faire respecter nos intérêts dans tous les engagements internationaux que, bien souvent, nos haut-fonctionnaires ignorent malgré leurs multiples diplômes.

Il me plait de conclure avec ces deux pensées :

A) »Les pays africains sont encouragés à la division, afin que les puissances étrangères puissent asseoir leur domination. Il faut que l’Afrique s’unisse en un seul État comme les États-Unis d’Amérique, avec une seule armée, une seule économie, une seule monnaie. » Mouammar Kadhafi (adepte convaincu du panafricanisme de Marcus Garvey) – extrait de l’interview accordée à France24 et Radio France Internationale(RFI) le 6 Juillet 2010.

B-  «  LES TRAITRES de Marcus Garvey (17 août 1887, Saint Ann’s Bay, Jamaïque-10 juin 1940, Londres) 

Dans la lutte pour s’élever, les opprimés sont toujours handicapés par ceux d’entre eux qui trahissent leur propre race, c’est-à-dire par les hommes de peu de foi, et tous ceux qui se laissent corrompre et acceptent de vendre les droits de leurs propres frères.

Nous non plus, membres de la race noire, ne sommes pas totalement à l’abri de ce genre de fléau. Si j’exprime le fond de ma pensée, je dirai même que nous en sommes affligés plus que toute autre race, parce que nous n’avons pas la formation et la préparation nécessaires pour occuper la place qui nous revient parmi les peuples et les nations du monde. Chez les autres races, le rôle du traitre se limite en général à l’individu médiocre et irresponsable. Les traîtres de la race noire, malheureusement, sont la plupart du temps, des gens haut placés par l’instruction et la position sociale, ceux-là même qui s’arrogent le titre de leaders. De nos jours, en effet, tout individu, ou presque, qui tente sa chance comme leader de la race, commence par s’établir, tel un animal domestique, dans les faveurs d’un philanthrope d’une autre race : il va le voir, dénigre sa race dans les termes les plus vils, humilie sa fierté d’homme, et gagne ainsi la sympathie du «grand bienfaiteur», qui lui dicte ce qu’il doit faire dans son rôle de leader de la race noire. En général, c’est : «Va dire à tes gens d’être humbles et soumis ; dis leur d’être de bons serviteurs, obéissants et loyaux envers leur maître. Si tu leur enseignes ce genre de doctrine, tu peux toujours compter sur moi pour te donner 1000 dollars, ou 5000 dollars par an de revenus, pour ton journal et l’institution que tu représentes. Je te recommanderai à mes amis comme un brave homme sans problèmes».

Nanti de ces avis, et d’une promesse de patronage, le leader noir ordinaire s’en va guider les masses infortunées. Il nous dit tout le bien possible de Mr Untel, nous racontes combien nous avons de bons amis dans l’autre race, et assure que tout ira bien à condition qu’on s’en remette complètement à lui. Voici le genre de direction que nous subissons depuis un demi-siècle. Je ne vois là rien d’autre que perfidie et trahison de la pire espèce.

Si l’homme qui met en difficulté son pays est un traître, celui qui brade les droits de sa race n’est pas autre chose. Tant que nous ne serons pas établis en tant que nation de 400 millions d’hommes (en 1910), et que nous n’aurons pas fait comprendre à ceux qui se sont placés à notre tête que nous sommes mécontents et dégoûtés ; tant que nous n’aurons pas choisi nous-mêmes un leader envers qui nous remplirons nos engagements, nous serons incapables de sortir du bourbier de la dégradation et de nous élever vers la liberté, la prospérité et l’estime humaine ». Marcus Garvey (père du concept du panafricanisme, Garvey était un intrépide combattant contre l’humiliation infligée à la population de peau noire depuis 1500 ans d’esclavage arabe et européen)

Genève le 25 Mai 2011

Jean-Paul Pougala

pougala@gmail.com  Facebook

N.B : Jean-Paul Pougala est Ecrivain, Economiste et Politologue Camerounais, Directeur de l’Institut d’Etudes Géostratégiques et Professeur à la Geneva School of Diplomacy de Genève en Suisse.

9 mai 2011

Scandale : Ils n’ont jamais été préfets, mais ils en touchent la retraite

Classé dans : Outils/Bon à savoir — uriniglirimirnaglu @ 1 : 03

France Soir, 5 mai 2011

Des dizaines de hauts fonctionnaires ont le titre de préfets alors qu’ils ne le sont pas. Un copinage politique qui leur permet notamment de toucher une retraite de préfet. Parmi eux, Michel Vauzelle et Michel Delebarre.

Parmi ces préfets fantômes, les députés et anciens ministres de François Mitterrand, Michel Vauzelle (photo), 66 ans, et Michel Delebarre, 65 ans

Parmi ces préfets fantômes, les députés et anciens ministres de François Mitterrand, Michel Vauzelle (photo), 66 ans, et Michel Delebarre, 65 ans SIPA

C’est un scandale français, un de ces abus qui alimentent la rancœur des citoyens contre les politiques. Un de ces arrangements entre amis que l’on cache soigneusement au citoyen, mais qui coûte cher au contribuable. Certains de nos hommes politiques et certains hauts fonctionnaires ont été nommés préfets par nos présidents de la République successifs, ils bénéficient d’avantages liés à cette fonction… mais ils n’en ont jamais exercé la moindre fonction. Parmi ces préfets fantômes, figurent deux stars de la politique, les députés et anciens ministres de François Mitterrand, Michel Vauzelle, 66 ans, et Michel Delebarre, 65 ans.

sas_pageid=’21021/148253′; sas_formatid=6332; sas_target= »; SmartAdServer(sas_pageid,sas_formatid,sas_target); on error resume next ShockMode=(IsObject(CreateObject(« ShockwaveFlash.ShockwaveFlash.9″)))

Tous deux indiquent, sur le site informatique de l’Assemblée nationale, la même profession : préfet. Pourtant, le premier est avocat de profession et le second cadre supérieur de collectivités locales. En fait, ces deux grands notables locaux du Parti socialiste qui n’ont jamais exercé les fonctions de préfet avaient été nommés à ce titre, de manière discrétionnaire, par le président François Mitterrand, en 1985 pour le premier et en 1983 pour le second.

Quel intérêt de nommer un préfet fantôme ? C’est un joli cadeau… financier, facile à comprendre. Le 28 avril 2011, Michel Delebarre a fait valoir ses droits à la retraite de préfet, à l’âge de 65 ans, tout comme l’avait fait le 15 août 2010 Michel Vauzelle. Cela permet à ces deux caciques du PS de toucher aujourd’hui une pension mensuelle de 4.000 € brut, qui vient s’ajouter à leurs indemnités de parlementaires et d’élus locaux : soit 15.124 € brut (Michel Delebarre) et 9.760 € brut (Michel Vauzelle). Sans compter pour chacun une indemnité (forfaitaire) représentative de frais de mandat de député de 6.000 € net. Et cela, en toute discrétion. 

Retraites dorées

D’ici quelques années, lorsqu’ils décideront d’abandonner leurs mandats, ces deux parlementaires pourront cumuler la totalité de leurs retraites de préfet, de parlementaire et d’élu local ! Soit en tout, de l’ordre de 12.000 € mensuels brut pour le premier et 10.000 pour le second. Rappelons que, selon l’Insee, le montant moyen brut des pensions en France s’élevait, en 2009, à 1.196 € par mois… Des montants et des cumuls choquants pour bon nombre des Français.

En juin 2007, à une question de l’hebdomadaire L’Express lui demandant quel était son principal défaut, Michel Delebarre avait répondu : « Je veux tout. » Tout, il l’aura bientôt. En effet, le maire de Dunkerque, président de la communauté urbaine de cette ville et préfet à la retraite abandonnera en septembre prochain son mandat de député pour être tête de liste socialiste aux sénatoriales dans le département du Nord.

Le général de Gaulle, qui ne plaisantait pas avec les finances et la morale publiques, avait mis fin à cette folie des « préfets fantômes », une folie qui perdurait depuis la création de ce corps par Napoléon Ier, en 1800. Autre temps, autres mœurs : avec l’arrivée de François Mitterrand à l’Elysée, en 1981, ce système de copinage, souvent basé sur des relations maçonniques, renaissait de ses cendres. La nomination de préfets « en mission de service public relevant du gouvernement » était alors autorisée par un décret du 23 décembre 1982, à hauteur de 5 % de l’effectif budgétaire du corps des préfets. Aujourd’hui, ce quota de « faux préfets » autorisés représente 7 % des 236 préfets, soit 17 préfets fantômes. Au fil du temps, cela fait des dizaines de faux préfets, nommés de manière totalement discrétionnaire et sans exiger le moindre titre ou diplôme pour exercer ces fonctions. 

6.000 € mensuels sans rien faire

Au bout de quelques mois, ces préfets bidons sont nommés préfets hors cadre. Une voie de garage « royale » (utilisée également pour écarter les préfets qui déplaisent), dont on ne revient jamais, mais qui permet aux intéressés de toucher aujourd’hui 6.000 € brut mensuels en attendant la retraite ou d’être élu sénateur, voire député.

Placé alors en détachement pour exercer son mandat, le préfet parlementaire (deux fonctions officiellement incompatibles selon la loi) ne reçoit plus de l’Etat qu’un tout petit salaire correspondant exactement au paiement de ses cotisations de retraite de préfet. Ce qui a été le cas de Michel Delebarre et de Michel Vauzelle pendant plus de vingt-cinq ans. De plus, en cas d’échec électoral, chacun d’entre eux pouvait coiffer sa casquette de préfet hors cadre et percevoir son salaire plein pot, sans être affecté en poste dans un département.

De 1982 à 1995, François Mitterrand a ainsi nommé près d’une soixantaine de préfets en mission de service public. Parmi eux, dix-sept étaient issus des corps de sous-préfets et administrateurs civils. Agés d’au moins soixante ans, ces vieux serviteurs de l’Etat partaient en retraite quelques mois après leur nomination, qui récompensait leurs loyaux services. Ce qui leur permettait de toucher une pension nettement supérieure à celle à laquelle ils avaient droit pour leur carrière de sous-préfet ou dans l’administration de l’Etat. La deuxième partie de ces préfets en mission de service public (une quarantaine) était en quasi-totalité des membres du PS, des élus de ce parti et des amis ou proches de l’ancien président. Parmi cette quarantaine de privilégiés, les élus ont le droit de cumuler aujourd’hui cette retraite de préfet en mission (4.000 € en moyenne) avec toutes leurs autres pensions liées à leurs mandats électoraux et des emplois privés.

Garantie tous risques pour les courtisans

Cette institution des préfets fantômes n’est en réalité qu’un des systèmes légaux de financement des deux grands partis politiques français, le PS et l’UMP. Depuis sa renaissance « mitterrandienne », le système a prospéré sous Jacques Chirac, y compris lorsque Lionel Jospin était Premier ministre. Ce cadeau présidentiel offre une sorte de garantie tous risques pour les courtisans, les poids lourds et les incontournables de ces deux formations. On recase toujours ses amis ! Voilà pourquoi, chaque mercredi, jour du Conseil des ministres, un « ami » ou un obligé du président de la République, depuis François Mitterrand, peut être nommé préfet « fantôme » chargé d’une « mission (bidon) de service publique relevant du gouvernement ».

Nicolas Sarkozy n’a pas mis fin au système. Son ancien ministre et fidèle conseiller, Brice Hortefeux, 53 ans, en bénéficie. Selon un décret pris lors du Conseil des ministres du 27 avril 1995, il a été nommé préfet, chargé d’une mission de service public relevant de l’action du gouvernement. A l’époque, à la fin des années 1990, ce fidèle de Nicolas Sarkozy tirait ses ressources de son revenu de préfet, soit 40.000 francs brut par mois, et de ses indemnités de conseiller régional d’Auvergne, soit 10.000 francs brut mensuels.

Cette promotion à un poste de préfet fantôme a suscité l’opposition du commissaire du gouvernement, Rémy Schwartz, lors de la séance publique du Conseil d’Etat de novembre 1996. En vain. Car, au bout du compte, à gauche comme à droite, personne ne remet vraiment en cause le système. Tous en profitent, espèrent en profiter ou en faire profiter un ami, un jour ou l’autre. Ce qui est en réalité un scandale d’Etat bénéficie d’un habillage légal dont tous les politiques s’accommodent en silence.

Nommé préfet pour l’empêcher d’être réélu sénateur

Le 11 octobre 2010, le président de la République nommait préfet administrateur des Terres australes et antarctiques françaises (avec résidence dans l’île de la Réunion) le sénateur de Maine-et-Loire, Christian Gaudin, 60 ans. En fait, cet ancien membre du Modem et aujourd’hui du Nouveau Centre avait été élu sur sa propre liste aux sénatoriales de 2011 contre celle du poids lourd local de l’UMP, André Lardeux, 64 ans, ex-président du conseil général. En fait, l’Elysée veut que la droite parte unie aux sénatoriales de septembre 2011 en Maine-et-Loire pour avoir une chance de gagner le siège supplémentaire (le département passe de trois à quatre sénateurs). D’autres sénateurs empêcheurs de tourner en rond pourraient être nommés préfets.

Cette nomination inopinée vise uniquement à déminer une situation bien compliquée dans le département de Maine-et-Loire pour les sénatoriales de septembre 2011. La droite possède deux sénateurs hommes, tous deux poids lourds locaux, et qui ont mené leur propre liste en 2001, l’ancien président du conseil général, André Lardeux, 64 ans, et Christian Gaudin, 60 ans. Tous les deux étaient partants pour se représenter en septembre 2011. La présence de Catherine Deroche colle parfaitement avec la constitution « chabadabada » des listes… De plus, le Maine-et-Loire va encore se jouer à la proportionnelle, car le département gagne un siège de sénateur, en passant de 3 à 4 représentants. N’oublions pas que ce département figure parmi les espoirs de la droite quand à la conquête du quatrième siège : si la droite part unie, elle a une chance de s’emparer de ce siège.

Etant donné qu’elle domine le conseil général et la majorité des communes. Après, c’est aussi stratégique d’avoir quelqu’un comme Catherine Deroche au Sénat : en septembre 2011, elle n’aura même pas un an de mandat et, malgré son expérience et sa présidence de l’association des maires, elle n’a pas le poids nécessaire pour tenter de se faire réélire en montant une liste dissidente. D’autres empêcheurs de tourner en rond pourraient être nommés préfets : Alain Vasselle ou Philippe Marini dans l’Oise, Laurent Béteille pour l’Essonne, Alain Gournac ou Dominique Braye dans les Yvelines, et enfin Christian Demuynck en Seine-Saint-Denis.

8 mai 2011

Un cauchemar : l’enfant machine

Classé dans : Outils/Bon à savoir — uriniglirimirnaglu @ 23 : 40

Jeudi 4 février 2010 4 04 /02 /Fév /2010 10:46

Ainsi, la science a-t-elle mis au point une technique pour faire “pousser” un embryon humain dans un “ventre” machine. C‘est une boîte en plastique remplie d’un liquide et reliée a de nombreux appareils chargés de maintenir les fonctions vitales du fœtus. Nos enfants de demain pourront se développer dans des machines. Ce n’est pas une vision qu’ils nous présentent, c’est un cauchemar ! La science imagine, conçoit, projette et décide à la place de l’enfant qui est le grand oublié dans cette histoire. Se sont-ils posé la question : est-ce que j’aimerais qu’on me place dans un ventre-robot pour venir au monde comme un artefact ?


 

Nos éminents scientifiques, ces mages des temps modernes, tripotent et manipulent sans considération des êtres vivants comme cobayes, pour mettre au point leur procédés. L’homme désacralise et viole la VIE dans son expression la plus noble. Il ôte toute dignité à l’être humain en voulant le transformer en une “chose”. Il se gargarise de mots savamment distillés au service d’une biotechnologie de pointe où il est question de vouloir “mécaniser” la gestation  à des fins d’élevage humain ou de “réification” du corps humain. La femme perdrait ainsi le dernier pouvoir qu’il lui reste : celui de donner la VIE.

En effet le biologiste et philosophe Henri Atlan nous propose sa vision de la grossesse artificielle dans son livre “U.A.,utérus artificiel » réfléchissant à la disparition de la grossesse naturelle dans le ventre de la mère pour la remplacer par une “instrumentalisation” de la procréation. L’enfant sera ainsi séparé de sa mère avant d’être conçu ! et du même coup, on séparera totalement la procréation de la sexualité. Une vraie bombe atomique dans le devenir de la formation de l’être humain !
Le contact charnel entre la mère et l’enfant disparaîtra. Il sera le résultat d’un clonage reproductif humain dans une usine à fabriquer des bébés. Quelle est cette volonté » de toute puissance chez l’homme qui défie les lois les plus sacrées de la VIE ? La conscience morale a déserté l’humain, seul reste un phénomène pensant, disloqué, égaré, qui ne sait plus quoi inventer, sous couvert d’avancée scientifique.


pour qui se prend-il ? Un démiurge ? En concevant un projet d’élevage humain, il piétine, transgresse et bafoue le Mystère de la vie. Qui est-il pour vouloir une chose aussi méprisable que celle de réduire l’être humain à une machine ?

A quelle fin, la grossesse, l’enfantement et la naissance préoccupent-ils les scientifiques au point de vouloir modifier les lois naturelles de la vie où la femme a reçu le don de donner la vie ?

Dans cet utérus artificiel, le bébé va se développer sans recevoir aucun souffle de vie naturelle ni aucun contact d’amour avec sa mère qui, attentive au moindre mouvements de sa présence dans ces entrailles, le sent vivre et veille sur lui avec toute la puissance de son instinct et la douceur de son infinie tendresse. Une mère qui enveloppe et protège ce mystère sacré qu’est la création de la vie dans son ventre.

 

L’embryon machine va se développer en dehors du ventre maternel sans recevoir aucun “stimuli” ni “contact” de vie réelle, tel que la myriade d’impressions sensorielles nécessaires au développement de la mémoire de l’enfant en formation. Il n’entendra pas le doux murmure de la voix intrinsèque de sa maman, il ne partagera pas les émotions maternelles qui émettent des fréquences énergétiques parcourant ses fibres les plus intimes ni le bruit sourd des échanges intra-utérins d’une vie nouvelle qui se déploie dans les entrailles d’une mère aimante.

 

Il est inconcevable d’imaginer la naissance d’un bébé sans passé. Quel futur aurait cet enfant  s’il devait naître sans mémoire pré-humaine ? “ Sera-ce un petit soldat dépourvu de toutes émotion parce qu’il s’est formé dans la matrice d’une mécanique artificielle appelée “mère-machine” ? Un clone humain à qui la vie sera ôtée pour lui prendre ses organes à des fins expérimentales ?

C’est dans la période prénatale que l’être construit ses toutes premières bases. Il perçoit tout, il ressent tout sur le mode sensoriel et il engramme toutes ces informations dans sa mémoire subconsciente, dans sa mémoire cellulaire, car chaque cellule s’informe en même temps qu’elle se forme”, nous dit Madame Marie-Andrée Bertin, enseignante, présidente de l’O.M.A.E.P ( Organisation Mondiale des Association pour l’Education Prénatale).
Henri Atlan prétend que la procréation artificielle est inéluctable. Il est persuadé que les femmes choisiront la grossesse artificielle de leur bébé dans une machine. Il pense et parle à la place des femmes !

Si la femme laisse l’homme scientifique produire cette abomination qu’est l’utérus artificiel, elle sera complice, par sa passivité et son silence, à la naissance d’individus dépourvus d’amour, d’humanité et d’émotion. Est-ce cela le rêve de la femme pour une nouvelle humanité de demain ?

Karin Lorand
Journal Franz Weber – n° 75

Lire aussi : http://www.choisirlacausedesfemmes.org/uploads/documents/journal94_3.pdf 

et http://www.choisirlacausedesfemmes.org/uploads/documents/journal95_3.pdf

et un article de blog paru en 2055 lors de la sortie du livre d’Atlan :

http://fredericjoignot.blogspirit.com/archive/2005/05/18/henri_atlan_un_grand_biologiste_engage_dans_l_ethique.html

lundi, 25 avril 2005

HENRI ATLAN. LA GROSSESSE ARTIFICIELLE DEVIENT POSSIBLE

Un cauchemar : l'enfant machine  dans Outils/Bon à savoir medium_bebe_20pub.2

NEWS NEWS NEWS NEWS
PUBLICATION D’UN ESSAI DE HENRI ATLAN, BIOLOGISTE, LONGTEMPS MEMBRE DU COMITÉ D’ÉTHIQUE, TRAITANT DE LA POSSIBILITÉ DE LA GROSSESSE ARTIFICIELLE : « U A, UTÉRUS ARTIFICIEL », ( SEUIL, CLASSIQUES DU XXE SIÉCLE).
CETTE MEDITATION FUTURISTE – PROCHE – NOUS OBLIGE À REFLECHIR SUR LA DEFINITION DE L’HUMAIN, SUR SON ÉVOLUTION À VENIR, ALORS QUE LE GÉNIE GÉNÉTIQUE BOULEVERSE TOUTE LA CONCEPTION « NATURELLE » DE LA PROCRÉATION ET DE L’HUMANITÉ – UNE RÉFLEXION COMMENCÉE DEPUIS LONGTEMPS SELON HENRI ATLAN.
(Article paru dans Le Monde 2, janvier 2005)
BIBLIOGRAPHIE HENRI ATLAN dans Outils/Bon à savoir
==========================

RENCONTRE AVEC HENRI ATLAN. « LA SCIENCE EST-ELLE INHUMAINE ? »

Il est tordu comme un cep sur un petit carnet, où il achève une page noircie d’une écriture serrée. Il lève le visage vers vous, il a le regard flottant, immense. Il a été interrompu.
-Je notais quelques idées sur, comment vous dire ? sur comment un robot pourrait agir de façon libre, vraiment indépendante. J’ai une piste curieuse. Heu bonjour…
Une voix gaie, le sourire tellement juvénile, lui, Henri Atlan, 70 ans, il n’arrête donc jamais. Il nous a déjà tellement appris, secoué. Henri Atlan l’esprit fertile, le médecin qui réfléchit à la disparition de la grossesse et l’accouchement dans son dernier ouvrage au titre de S.F, « U.A, utérus artificiel », le biophysicien passionné par l’éthique et la philosophie de Spinoza, le chercheur féru de kabale, le matérialiste qui défend la dimension sacrée de l’être humain, l’esprit rationnel qui compte sur les mythes et les écrivains pour penser plus amplement. Il commande un crème, un visage de chamane, ou de sage de cinéma.
-Les mythes nous aident à prendre de la distance. Ils nous montrent que nous réfléchissons à notre procréation, depuis au moins Dédale, vous savez l’inventeur de la technique qui a permis à Pasiphaé de faire l’amour avec un taureau. En résulte un enfant monstrueux, le Minotaure. C’est déjà l’histoire de la séparation de la sexualité et de la procréation, et des risques associés aux biotechnologies.

Mythe et réalité… En 1982 naît Amandine, le premier enfant conçu par insémination in vitro. En 1983, Henri Atlan fait partie du premier Comité National d’Ethique, (avec les biologistes Axel Kahn et Jean-Pierre Changeux, l’anthropologue Françoise Héritier, le sociologue Dominique Wolton). Il devient urgent de débattre des conséquences de la maîtrise de la procréation par les techniques biologiques. Jusqu’où voulons-nous favoriser le désir d’enfant, faut-il satisfaire à « l’acharnement procréatif » de certaines mères ? Jusqu’où les biotechnologies vont-elles assouvir les désirs des humains de modifier le corps des femmes, ou celui de leurs enfants, sans risquer de les esclavagiser ? Que penser de l’insémination artificielle des mères porteuses ? Jusqu’où ira-t-on à fabriquer des couveuses ? Henri Atlan demeurera au Comité d’éthique jusqu’à l’an 2000. Il y déploiera un immense travail d’explication et de réflexion. Selon lui, il est dangereux d’attendre le bonheur de la maîtrise biotechonologique. Dangereux d’abandonner la réflexion publique, morale et politique sur les effets sociaux des découvertes. Toutes les nouvelles techniques de transformation du corps, hier la pilule, demain l’utérus artificiel -l’ectogenèse du Meilleur des Mondes- ou celles du clonage, soulèvent des problèmes moraux nouveaux. Majeurs. Ils concernent l’espèce humaine elle même. Jusqu’où voulons-nous la transformer ? Quels sont les risques ? S’opposer au clonage, n’est-ce pas comme interdire l’inceste, une loi de protection de la diversité humaine, retrouvée dans toutes les mythologies ? Quel bonheur cherchons-nous ? Irons-nous jusqu’à réaliser le mythe de Narcisse, aimant son clone à en mourir ? Toutes ces questions ne sauraient être résolues par les scientifiques, mais à travers de grands débats publics, éthiques.
Henri Atlan fut un des précurseurs de la révolution scientifique et philosophique de ce que l’histoire des sciences appelle désormais de l’expression un peu fourre-tout : les « théories de la complexité ». Difficile de résumer en quelques lignes… Disons que le temps irréversible, les effets d’engrenage, le désordre, l’aléatoire font leur entrée dans la réalité scientifique. Le monde mécaniste et horloger de la science classique se complique terriblement, en se découvrant plus instable, plus « chaotique » que prévu. Le climat, par exemple, oblige à modéliser une physique des turbulences. La biochimie découvre que le retour à l’équilibre d’une solution, passe par des moments de désordre intense de particules. L’économie se casse la tête avec les fluctuations du marché, etc.

Henri Atlan, lui, fait entrer les théories de l’information et les lois de la cybernétique dans la biologie moléculaire. Ce faisant, il contribue à rendre encore un peu plus inquiétante, ou incompréhensible pour le profane, la conception scientifique de la nature et de la « vie ». Henri Atlan le sait. Il a écrit « Entre le cristal et la fumée » pour expliquer au public quelques modèles qui régissent la matière, depuis les concrétions d’un volcan jusqu’aux volutes d’un feu. Dans « Tout, non, peut être », il combat toute réduction de l’humain, sa morale, sa liberté, au biologique, au génétique.

-Si nous arrivions un jour à expliquer l’ensemble de nos comportements, nos désirs, et même nos choix libres, ce ne sera en aucun cas la fin de la quête d’une vie heureuse, ni de la responsabilité. En le quittant, après cet entretien sur l’enfantement sans mère porteuse, sans accouchement, comment ne pas lui poser la question: doit-on transformer l’espèce humaine ? N’est-elle pas inaliénable, comme le défend aujourd’hui le philosophe allemand Habermas ? N’allons-nous pas instrumentaliser les corps des humains, à force d’en modifier la nature ?
-L’essence de l’homme, comme celle de toute créature vivante, de toute espèce évolue. Notre essence se modifie au fur et à mesure de notre histoire. C’est une idée qui est déjà chez Spinoza, pour qui Dieu est la nature, Dieu se transforme. 

=====================
ENTRETIEN AVEC HENRI ATLAN

(publié dans Le Monde 2)
=====================

medium_titouan-naissance.2 DEMAiN L’ENFANTEMENT SANS GROSSESSE, NI ACCOUCHEMENT ?
Avec l’ectogenèse, la formation de l’enfant dans une COUVEUSE servant d’utérus artificiel devient possible. C’est cette possibilité biotechnologique que Henri Atlan analyse dans son livre « U.A, utérus artificiel », posant la question d’un enfantement sans grossesse, ni accouchement- et soulevant un débat philosophique et éthique sans précédent sur la séparation de la sexualité et la procréation, l’éloignement des habitudes millénaires de l’espèce humaine, sans oublier la médicalisation complète de la naissance. La fin de l’enfant « chair de ma chair ». Entretien.

______________________________________________________________________
-Vous affirmez qu’à la suite des incubateurs actuels destinés A maintenir en vie les enfants prématurés, nous allons mettre au point un utérus artificiel, et que les enfants du futur pourront se développer et naître en dehors du corps d’une femme. Un futur proche ?

Henri Atlan : Certains disent d’ici 10 à 20 ans. Je pense que cela prendra encore 50 ans, ou plus. Mais la mise au point de l’utérus artificielle semble inéluctable. Cette technique, appelée ectogenèse, développée au départ pour des raisons thérapeutiques dans le cadre des traitements de la stérilité, des avortements à répétition ou de la protection des grands prématurés, permettra de développer une nouvelle forme de procréation. Extérieure à la femme. Artificielle. Ce sera une nouvelle date historique dans l’histoire du corps humain. Un intense débat de société l’accompagnera, sans aucun doute. Nous entrerons dans une problématique qui, à mon sens, rappellera celle de la contraception, ce qui pourra sembler paradoxal, puisqu’il s’agira d’une nouvelle façon d’enfanter. Les femmes auront la liberté de faire des enfants sans grossesse, sans accouchement. Personne n’est dupe, beaucoup de femmes choisiront d’enfanter de cette manière. Il sera aussi difficile d’empêcher la popularisation de l’ectogenèse, qu’il l’a été d’interdire les méthodes de contraception et l’avortement. L’argument irréfutable sera celui de la libre disposition par chaque femme de son corps. Beaucoup d’entre elles se diront : pourquoi ne pas éviter les risques, les déformations et les désagréments associés à l’enfantement. La fonction maternelle telle que nous la connaissons depuis l’origine de l’espèce humaine, va changer de nature. C’est l’aboutissement d’une volonté à la fois médicale, thérapeutique et philosophique, de se détacher de certains impératifs biologiques, et d’en éviter les dangers. La séparation entre procréation et sexualité, déjà largement commencée au XXe siècle, ne fait que s’accentuer.
medium_d120021a.2-Pour la première fois, les femmes ne supporteront plus la vieille malédiction biblique « Tu enfanteras dans la douleur ». En même temps, elles se retrouveront à égalité avec les hommes, extérieures au processus de procréation, au moins pour ce qui concerne la grossesse…
Henri Atlan : L’ectogenèse va installer une symétrie qui n’a encore jamais existé entre les hommes et les femmes. Celles-ci ne participeront à l’enfantement que par l’intermédiaire de l’ovule, comme les hommes avec leurs spermatozoïdes. La femme ne supportera plus toute la lourde charge de l’enfantement. Dans le mythe biblique de la malédiction humaine -l’homme travaillera à la sueur de son front et la femme enfantera dans la douleur-, le fait que ce destin soit présenté comme une malédiction révèle qu’il ne s’agit pas d’une réalité éternelle. Si le travail et l’enfantement sont pensés comme des malédictions, c’est qu’une autre réalité, plus heureuse, a précédé le mythe. L’interprétation traditionnelle de ce mythe implique que la malédiction soit levée. L’ectogenèse y contribuera, comme par ailleurs la diminution déjà là du temps de travail, et le caractère pénible du travail, un processus commencé avec ce siècle lui aussi. Cela ne signifie pas pour autant qu’elle ne soulèvera pas, comme la plupart des innovations techniques, de nouveaux et redoutables problèmes.

medium_jocelyn5.2-Les féministes apparaissent très partagées sur ces techniques de procréation artificielle. Certaines s’en félicitent, d’autres, très critiques, parlent de l’arrivée d’une « mère machine », et d’une industrialisation du corps féminin, qui ne serait pas sans rappeler « l’industrie de la vache ». Qu’en dites-vous ?
Henri Atlan : La lecture des écrits féministes sur ces questions révèle deux opinions tranchées, chacune défendue avec passion. Suivant un certain courant, disons moderniste, toutes ces technologies d’assistance offrent des nouveaux degrés de liberté aux femmes, les affranchissent des dangers de leur condition, leur offrent le libre usage de leur corps, achèvent de séparer le plaisir sexuel et la procréation. Pour un courant, disons plus naturaliste, ces techniques ajoutent à la dépossession du corps de la femme. À son exploitation accélérée, avec la complicité du corps médical. Elles ôteront aux femmes, disent-elles, le privilège de leurs pouvoirs naturels, les priveront de la proximité charnelle avec leur enfant, et du bonheur de la maternité et de l’enfantement. Ce serait attenter à la mythologie de la déesse Mère, la femme féconde et nourricière, plus enracinée dans la nature que les hommes, au profit d’une « mère machine » comme l’appelle la féministe Gena Corea, vouée à reproduire l’espèce d’une façon simplifiée. Je ne trancherai pas dans ce débat. Nous l’avons déjà eu plusieurs fois, à propos de l’allaitement, de la péridurale, de la fécondation in vitro, de la pilule contraceptive… Il y a aura sûrement des femmes qui décideront de porter leurs enfants, en décidant de faire cette expérience-là, qui est pour certaines inoubliable, et pour d’autres pénible. Quant à cette philosophie d’une femme naturelle, intangible, essentielle, je reste prudent, elle me semble assez proche de certains courants radicaux de « l’écologie profonde » pour qui les femmes incarnent la nature, et les hommes des espèces de parasites. Il me semble très difficile de se mettre d’accord sur une définition de ce qu’est l’Homme, la Femme, l’espèce humaine, surtout avec cette dérive qui consiste à dire qu’il y a « crime contre l’humanité », ou pire « contre l’espèce humaine », dès qu’une biotechnologie intervient. Ensuite, on condamne toute forme d’assistance médicale, d’allégement de la douleur, de liberté physiologique, et cherche à interdire la recherche dans les sciences de la vie. L’essence de l’homme, comme de toute chose, évolue. Notre essence se modifie au fur et à mesure de notre histoire .

medium_674_lou_20naissance.3-Les craintes du grand public face à une modification aussi radicale rejoignent celles développées face au clonage, ou certaines thérapies géniques. Pouvons-nous faire l’impasse d’un large débat public sur ces questions ? D’une réflexion éthique ?

Henri Atlan : Certainement pas. Mais le débat doit porter sur les problèmes concrets, ancrés dans la réalité biologique et médicale, au fait des développements des recherches, et pas sur des généralités et des grandes querelles courues d’avance. J’ai été membre du Comité d’éthique pendant 17 ans, depuis sa création jusqu’à l’an 2000. Je me rappelle les grands débats sur les premiers essais de thérapie génique. Bien souvent, ils ont été contre-productifs, ils ont fait peur. À l’époque, il y a eu une espèce de réaction d’horreur, des grands titres alarmistes dans les journaux. Des journalistes parlaient d’essais de « manipulation génétique » sur l’homme. Beaucoup ont agité des grands mots comme des chiffons rouges, souvent juste pour apaiser leur conscience, et le débat civil s’est arrêté là. C’est dommage. Il a fallu trois ans pour que la distinction classique entre « cellule somatique » et « cellule germinale » s’impose, et que la presse comprenne les véritables enjeux de ces recherches. Il existe une différence fondamentale entre modifier les gènes de cellules somatiques, dans le but de soigner des maladies, et de modifier des gènes de cellules germinales, celles transmises à la descendance, sans même savoir qu’elles en seraient les conséquences sur l’enfant. La plupart des critiques comme des défenseurs enthousiastes ou cyniques méconnaissaient tout simplement le sujet.
medium_bebe-fuck.2« On assiste à une même dramatisation outrancière à propos du clonage, relayée par des médias pressés, ou provoquée par des auteurs décidés à faire un peu de tapage – les pseudo « affaires » Houellebecq, ou Sloterdijk. La provocation ne marche que sur un fond de peur, d’ignorance et de confusion. Dans ces débats, il faut entrer dans le détail des techniques, s’intéresser en quoi elles nous concernent notre corps et nos souffrances, quelles retombées sociales, politiques, symboliques elles impliquent. On polémique encore sur la question du statut ontologique de l’embryon : “À partir de quand l’embryon est une personne humaine ?”. Mais, aujourd’hui, nous devons nous demander en plus, avec certains chercheurs : “À partir de quand une cellule, ou un groupe de cellules, est-elle un embryon ? ” Cela n’est pas évident du tout. Il y a la position partagée par l’Angleterre, la Corée du Sud, la Belgique, Israël, la Chine et le Japon qui consiste à faire une séparation très nette entre un clonage reproductif, qui doit être interdit, et un clonage thérapeutique, qui doit être autorisé. En France, on a choisi d’interdire les deux, bien qu’avec des pénalités très différentes. Résultat, la recherche sur différentes techniques de clonage non reproductif, aux applications thérapeutiques prometteuses, est paralysée.

medium_naissance.3-La biologie, les biotechnologies inquiètent. Ces sciences ont connu une accélération rapide et des résultats spectaculaires en quelques décennies. On a l’impression qu’une coupure s’installe entre les chercheurs et les profanes ?

Henri Atlan : La biologie, « science de la vie », est devenue au XXe siècle une science totalement matérialiste. Pour les chercheurs, la notion de « vie », le « vitalisme » avec son mystère, ont disparu au profit d’une analyse du fonctionnement des organismes comme des machines physico-chimiques. Cela paraît paradoxal de dire que les sciences de la vie ne s’occupent pas de la vie, mais c’est assez exact. La biologie s’occupe des corps, sans tenir compte de notre expérience subjective du corps et du vivant, voilà pourquoi elle inquiète. Mais ces avancées de la biologie ne suppriment en rien la beauté et la grâce des créatures vivantes, ni la richesse extraordinaire des comportements humains, ni le caractère miraculeux et sacré de l’existence humaine. Elles n’empêchent pas de concevoir ce que l’on a l’habitude d’appeler la liberté. Nous croyons que la biologie nous menace, parce qu’elle fabrique des artéfacts vivants. Quand il s’agissait des plantes, comme à l’époque de Buffon et du Jardin du Roi, ces manipulations restaient lointaines. Mais maintenant que l’on s’attaque aux animaux, et surtout aux mammifères, cela se rapproche. Les lignées d’animaux de laboratoires sont des artéfacts. Quand on modifie leurs gènes, on en crée d’autres, ou l’on fabrique des chimères. Les gens se demandent si nous n’allons pas bientôt faire des artéfacts humains. En effet, cela n’est pas impossible, mais il faudra à nouveau, le jour où la question se posera, entrer dans les détails des techniques et de leurs effets concrets. Le simple fait de modifier un gène, n’implique pas que l’on ait modifié l’espèce humaine pour autant.
medium_bebe_20pub.2
-Que répondez-vous à ceux qui parlent de post-humanité ?

Henri Atlan : Je n’aime pas ce mot. Toutes ces recherches ne mènent pas à une post-humanité. L’homme fait toujours partie de la nature, comment en sortirait-il ? L’espèce humaine a toujours évolué à travers ses techniques, la médecine, son habitat, etc. La fabrication des enfants, comment la rendre moins douloureuse, comment contrôler les naissances, a toujours été la grande affaire de l’humanité, et la fabrication d’un utérus artificiel ne fait que continuer ces recherches. Nous ne transformons pas radicalement l’espèce humaine pour autant. L’évolution biologique s’effectue sur des milliers d’années, au minimum, sinon sur des centaines de milliers d’années. Imaginer que l’on puisse agir à l’échelle de l’évolution des espèces, est une vue de l’esprit. Je ne vois pas comment nous pourrions agir sur ce qui va se passer dans plusieurs milliers d’années. Quoi que nous fassions, nous serons toujours dans le cadre de l’espèce humaine, dont l’évolution biologique est très lente. Parler de post-humain, c’est encore agiter de des grands mots. C’est jouer sur la peur et l’ignorance. Cela ne signifie pas que nous devons accepter de façon béate tout ce que la technique permet de faire, ou d’accéder à tous les désirs de jouir de son corps ou à l’acharnement procréatif. Les hommes réfléchissent à ces questions et aux technologies de la procréation depuis toujours. Le grand biologiste britannique Haldane, qui a inventé le concept d’ectogenèse, rappelait que le mythe du Minotaure, l’enfant monstrueux né des amours de Pasiphaé et d’un taureau, le pressentait déjà. L’architecte Dédale, en construisant une vache d’airain pour que Pasiphaé assouvisse ses désirs, a réussi là, disait Haldane, « un succès en génétique expérimentale que la postérité n’a jamais égalé. » Haldane était l’ami d’Aldoux Huxley, et l’ectogenèse est la technique mise en œuvre dans Le Meilleur des Mondes, le roman qui réactualise le mythe, et la question des dangers de jouer avec les lois de la nature. Les innovations techniques véhiculent depuis les premiers hommes bienfaits et méfaits, et leur usage dépend largement de l’environnement politique, social et éthique. Dans le Meilleurs des Mondes, ce n’est pas tant l’ectogenèse qui est en cause, que la fabrication de clones endoctrinés dés la couveuse. Ces technologies, aujourd’hui, peuvent contribuer à exacerber un hédonisme égoïste, cherchant à manipuler son corps comme celui des autres, cela sur fond de surenchère et d’un économisme sauvage. Elles peuvent aussi donner aux femmes une existence plus agréable, débarrassée d’une forme de fétichisme de la féminité, les libérer de vieilles peurs physiques, elles peuvent renforcer nos possibilités d’amour, de bien être et de solidarité.
-Avec l’utérus artificiel, on transformera malgré tout la relation charnelle de l’enfant et de sa mère. L’enfant ne sera plus « la chair de ma chair ». Cela ne va-t-il pas se répercuter sur cet enfant externalisé ?
Henri Atlan : C’est en effet un de ces dangers. C’est l’intérêt de pousser jusqu’au bout la réflexion sur l’ambivalence de ces technologies, qui présentent des aspects à la fois positifs et négatifs. La grande question soulevée par l’utérus artificiel sera, me semble-t-il, celle de la relation des adultes aux enfants. La disparition du lien charnel entre la mère et le bébé risque de renforcer une forme d’égoïsme des adultes, et de conduire à des attitudes d’abandon des enfants, voire leur instrumentalisation. C’est à ce niveau de la relation parent-enfant, que l’on jugera le caractère maléfique ou bénéfique de cette nouvelle forme d’enfantement. Difficile de prévoir ce qui adviendra. Aujourd’hui, comme hier, malgré la grossesse, des dizaines de milliers d’enfants sont abandonnés et maltraités. Par ailleurs, le fait que l’enfant coûte tant parfois, physiquement et moralement, à la mère, n’est pas sans répercussions négatives. Certaines femmes détestent leur enfant pour cela. Vous voyez, ce n’est pas simple.

medium_bebe.2-À la fin de votre essai, vous dites que l’arrivée de ces techniques vont nous obliger à réfléchir sur le genre sexuel. Nous allons passer des « gender studies » aux « gender prospectives ». Les discours féministes aussi vont évoluer ?
Henri Atlan : La prospective s’impose, dès qu’on prend au sérieux les répercussions des biotechnologies tant au niveau social, que politique ou philosophique. La revendication féministe « un enfant si je veux, quand je veux », va certainement être complétée d’un «  »comme je veux ». La notion de parenté deviendra de plus en plus sociale, rituelle, symbolique, devenant moins biologique. Les représentations des genres sexuels changeront aussi, dans la mesure où jusqu’à présent les femmes n’ont jamais pu se dégager de la nécessité de porter les enfants. Quand cette nécessité aura disparu, l’imagerie symbolique des genres se modifiera certainement, de nouvelles identités masculines et féminines apparaîtront, les relations entre les femmes et les hommes évolueront. Mais cela ne veut pas dire que les genres, et encore moins les sexes, disparaîtront, ni le désir des femmes pour les hommes et réciproquement !

Biographie HENRI ATLAN
Né en 1931 à Blida (Algérie).
Docteur en Médecine (1958, Paris).
Docteur es-Sciences d’Etat (1973, Paris-VII).
Chercheur associé au centre de recherches de la NASA, Californie (1966-1968)
Professeur invité à l’Institut Weizmann, Israel (1970-1973).
Membre du Comité Consultatif National d’Ethique pour les Sciences de la Vie et de la Santé de 1983 à 2000.
Professeur Emérite de Biophysique aux Universités de Paris VI et de Jérusalem.
Ancien chef de Service de Biophysique à l’Hôpital de l’Hôtel-Dieu à Paris.
Directeur du Centre de Recherche en Biologie Humaine et « scholar in residence » en Philosophie et Ethique de la Biologie, à l’Hopital Universitaire Hadassah de Jérusalem.
Directeur d’Etudes à l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales (EHESS), Paris.
Chevalier de la Légion d’Honneur, Officier dans l’Ordre du Mérite, Officier dans l’Ordre des Arts et des Lettres.
Prix de la Présidence du Sénat italien, Centre International de Recherche Piu Manzu, 1999.
Docteur Honoris Causa de l’Université de Montréal, 2000.
BIBLIOGRAPHIE
L’organisation biologique et la théorie de l’information, Hermann, Paris, 1972, 1992.
Entre le cristal et la fumée. Seuil, Paris, 1979. Point Science.
A tort et à raison, Intercritique de la science et du mythe. Seuil, Paris, 1986 (Prix Psyché,1987).
Tout, non, peut-être. Education et vérité. Seuil, Paris, 1991.
Les Théories de la Complexité. Autour de l’oeuvre de Henri Atlan, dir. F. Fogelman-Soulié, Seuil, Paris, 1991.
La fin du tout génétique ? Nouveaux paradigmes en biologie, INRA Editions, Paris, 1999.
Le clonage humain (en coll. avec M.Augé, M. Delmas-Marty, R.-P. Droit & N. Fresco), Seuil, Paris, 1999
Les Etincelles de hasard. T. I : Connaissance spermatique, Seuil, Paris, 1999.
La science est-elle inhumaine ? Essai sur la libre nécessité, Bayard, Paris, 2002.

Pourquoi Kadhafi doit-il être abattu ?

Classé dans : Politique/Societe — uriniglirimirnaglu @ 22 : 50

Vendredi 6 mai 2011 5 06 /05 /Mai /2011 04:33

http://www.chaos-mondial-organise-resistance-infos.com/

Normalement, les leaders des nations sont choisis pour ne pas se transformer en opposants du système d’usure qui garantis la mainmise du cartel bancaire sur les États et donc sur tous les peuples de la planète.

Mais parfois des hommes font du zèle. En témoignent les présidents américains Garfield, Lincoln, Kennedy, ou encore le président irakien S.Hussein. Ils ont tous eu un destin commun ! Plus proches de nous dans le temps : Ben Ali et Kadhafi, encore que le sort de ce dernier soit en suspens. Mais qu’à donc fait kadhafi pour devenir pire qu’un pestiféré, l’ennemi à abattre alors qu’hier tous le politiciens occidentaux se bousculaient pour être reçus sous sa tente ?

L’explication est la même que cette mise en évidence dans notre numéro 226 avec le président tunisien Ben Ali. Aujourd’hui, le seul ennemi du système d’usure permettant à l’agenda financier mondialiste d’atteindre son objectif est, comme nous l’avons dit, le système financier islamique qui condamne l’usure !

Mais revenons à Kadhafi. Pour notre source du Cartel bancaire, son cas doit servir d’exemple dans la région ! « Il faut briser l’élan révolutionnaire régional ». « Avec Kadhafi, ils ont l’intention de précipiter un conflit de l’Occident contre le bloc islamique au proche-Orient », espérant ainsi éliminer l’obstacle « islamique ». C’est toujours la technique des hommes du cartel bancaire : recourir à la chair à canon pour obtenir gain de cause ! Tandis que ces hommes pervers restent tapis dans l’ombre, les ordres passent d’une officine à l’autre, et les politiciens serviles, couards et cupides, mettent le plan en mouvement ! Afin d’entretenir les populations occidentales dans l’ignorance, les médias distillent des informations biaisées.  Les financiers de la révolution de « la faucille et du marteau » sont aux manettes des médias occidentaux.

Il y a une dizaine d’années, les grosses banques américaines géraient 75% des capitaux disponibles sur la planète. Mais avec le développement de la finance islamique ce pourcentage s’est constamment érodé. Dans le même temps, plus d’un leader africain a caressé l’espoir de faire de son pays le Centre Mondial de la Finance islamique. Un tel projet n’est cependant pas simple puisqu’il consiste pratiquement à combattre les forces du cartel bancaire qui au-delà des gouvernements étrangers disposent déjà d’alliés au sein même des banques centrales du pays.

En créant la banque Zitouna, le président Ben Ali a voulu s’affranchir de la tutelle du cartel bancaire. Les banquiers internationaux lui firent payer cette forfaiture au prix fort ! Un autre leader persista dans cette voie : M.Kadhafi.

« La dernière crise économique mondiale a obligé une série de gouvernements à poser la question du bien-fondé des règlements internationaux en valeur Or. La frappe du Yuan Or avait été annoncé par la Chine. D’autres pays, au Proche-Orient, avaient également envisagé cette solution. L’initiateur principal du refus des règlements internationaux en Dollars et en Euros devint le colonel Kadhafi, lorsqu’il appela le monde arabe et l’Afrique à passer à une valeur unique de règlements des échanges internationaux – le Dinar Or.

Sur cette base, le colonel Kadhafi proposait la création d’un seul État africain, avec une population de 200 millions d’hommes. L’idée de créer une valeur unique Or et l’union des pays d’Afrique en une entité fédérative puissante avait été soutenue activement durant l’année écoulée par une série de gouvernements arabes et par presque tous les États africains. Seules l’Afrique du Sud et la Ligue des Pays Arabes s’y opposaient.

De telles initiatives de la Libye ont suscité une réaction des plus négatives de la part des États-Unis et de l’union européenne. Selon le Président de la France, N.Sarkozy : « La Libye a osé menacer la sécurité financière de l’humanité ». Les multiples tentatives d’amener le leader libyen à la raison n’avaient donné aucun résultat ; Kadhafi entreprenait en permanence de nouveaux pas dans la création d’une Afrique Unifiée (1) […] La vérité est que Kadhafi avait décidé de répliquer la tentative du Général de Gaulle (2) – sortir de la zone de l’argent papier et revenir à l’or, c’est-à-dire menacer le monde contemporain dans sa valeur essentielle – le système bancaire ».

Aujourd’hui, la moyenne de détention de réserves en or dans la zone MENA ( les pays du Moyen-Orient et l’Afrique du Nord) ne représente que 4.7% des réserves de change soit 7 fois moins qu’en Europe, près de 9 fois moins qu’aux États-Unis, et 2 fois moins que la moyenne mondiale ! En dix ans cette sous-exposition collective a coûté plus de 100 milliards de dollars à ces pays. Inutile de préciser que cette perte s’aggravera tant que les pays de la zone MENA continueront à sous-estimer l’importance de l’or dans la gestion des risques globaux.

Le numéro de janvier 2009 de la revue Oil & Gas Journal affirmait que la région MENA détenait 60% des réserves mondiales de pétrole et 45% des réserves mondiales de gaz naturel. Tant que ces pays n’achèteront pas et ne se feront pas livrer de l’or physique, ils n’auront aucun pouvoir « politique » sur ces richesses et resteront soumis à la loi des « intérêts ». C’est pourquoi les banquiers internationaux feront absolument tout ce qui est en leur pouvoir pour maintenir le système actuel d’usure qui garantit leur emprise sur ces richesses qu’ils entendent contrôler militairement grâce aux organisations supranationales. Dans ces conditions, les banquiers internationaux ont tout intérêt à entretenir la pauvreté dans ces pays d’Afrique pour en soutirer toutes les richesses et contrôler les gouvernements, comme on le voit par exemple en Côte d’ivoire où les occidentaux veulent imposer leur pion formé au FMI.

  • Source : LIESI – 15 avril 2011 – n° 228

(1) Discours de Dakar : « Kadhafi appelle à la constitution d’une Armée Africaine Unifiée et un gouvernement commun, de façon  » à unifier le Continent et à donner un sens aux combats et aux victimes des africains tout au long de leur histoire  » […] L’Afrique, aujourd’hui, n’est qu’une proie que les loups du monde entier veulent dévorer, en pillant ses ressources minérales et poissonnières ».

(2)Mouammar kadhafi rêve t-il de devenir le futur Abdel Nasser du monde islamique ? Il est évident que Kadhafi espère mobiliser les musulmans derrière lui. « Mais en Libye, les Frères musulmans ne lui sont pas favorables. En outre, le Mouvement islamique pour le changement qui s’est constitué en février dernier, parlait de renverser son régime par des moyens pacifiques. Les organisations islamiques radicales le haïssent car il a réprimé le Groupe islamique combattant libyen créé en 1995, et Al-Qaïda implanté en Libye à l’époque ou Ben Laden résidait au Soudan voisin. Kadhafi a encore aidé la CIA à pourchasser les djihadistes ; il a expulsé les organisations palestiniennes qui considéraient le processus d’Oslo comme un leurre. En échange de ces services…et de contrats pour British Petroleum (BP), son  »  ami   » Tony Blair l’a réintégré dans la communauté internationale » (G.Munier).

Cela fait beaucoup casseroles difficilement acceptables pour les réseaux fondamentalistes islamique.

Le Yémen… la prochaine guerre américaine

Classé dans : Politique/Societe — uriniglirimirnaglu @ 19 : 03

08/05/2011

Accusé d’avoir tenté de faire exploser le vol du 25 décembre 2009 reliant Amsterdam à Détroit avec une bombe qu’il avait dissimulée à l’embarquement, le Nigérian Abdulmutallab, arrêté par les autorités américaines a avoué que ladite mission lui avait été confiée par Al-Qaïda pour la péninsule arabique (AQPA), basée au Yémen. C’est ainsi que le Yémen est devenu la nouvelle cible contre le terrorisme états-unien. Géopolitiquement parlant, le Yémen est un pays qui partage l’un des goulots d’étranglement stratégiques du trafic mondial de pétrole, le Détroit de Bab El- Mendab sur le golfe d’Aden avec l’Erythrée et Djibouti. En outre, le Département de l’énergie à Washington a, en 2006, rapporté qu’un volume d’environ 3,3 millions de barils de pétrole transitait chaque jour par cette étroite voie navigable vers l’Europe, les USA et l’Asie. Selon le journaliste du quotidien britannique « The Indpendent », Robert fisk, « un prétexte pour une militarisation par les Etats-Unis et l’OTAN des eaux entourant Bab El Mendab serait l’occasion pour Washington de prendre un nouvel avantage dans sa poursuite du contrôle des sept goulots d’étranglement pétrolier les plus essentiels dans le monde, ce qui représente une part importante de toute future stratégie états-unienne destinée à priver de leur approvisionnement en pétrole la Chine, l’Union européenne ou toute autre région ou pays s’opposant à la politique US ». Dans ce pays, les bassins de Masila et de Shabwa récèlent, d’après les compagnies pétrolières internationales de potentielles, « découvertes de premier choix ». Notons, sur ce dernier point, que la société française « Total » ainsi que d’autres compagnies internationales sont engagées dans le développement de la production pétrolière yéménite.

AQPA et le rôle américain
dans l’islamisation yéménite
Le Yémen borde également un autre pays ayant aussi défrayé la chronique à savoir la Somalie. Dans une analyse publiée récemment sur le réseau voltaire, M. Engdahl affirme que « profitant des actes de piraterie en Somalie et des annonces faites à propos de la réémergence de la menace d’Al-Qaïda depuis le Yémen, les Etats-Unis visent à militariser l’une des voies d’acheminement de pétrole les plus vitales. Plus encore, les réserves de pétrole non exploitées au Yémen et en Arabie saoudite seraient les plus importants au monde ». Pour ce qui est de l’islamisation de ce pays, il convient de rappeler que le Yémen était, durant le guerre froide, divisé en deux parties, le Sud (la République démocratique populaire du Yémen) faisait partie de la carte politique de l’ancienne union soviétique et le Nord (la République arabe du Yémen) appartenait au clan américain. Afin de peser face à l’héritage marxiste du Parti socialiste du Sud Yémen, les salafistes yéménites et d’autres djihadistes ont été favorisés pour l’unification du Yémen. « Avant 1990, Washington et le Royaume d’Arabie saoudite soutenaient et apportaient leur aide à Saleh dans sa politique d’islamisation; ils faisaient alors le pari de contenir les ambitions communistes du Sud Yémen », explique l’expert américain.

A.B.

http://www.lemidi-dz.com/index.php?operation=voir_article&date_article=2011-05-08&id_article=evenement@art10@2011-05-08 http://www.lemidi-dz.com/index.php?operation=voir_article&date_article=2011-05-08&id_article=evenement@art10@2011-05-08

Le régime de Mohamed VI derrière l’attentat de Marrakech

Classé dans : Politique/Societe — uriniglirimirnaglu @ 19 : 02

  08/05/2011

http://www.alterinfo.net/notes/Le-regime-de-Mohamed-VI-derriere-l-attentat-de-Marrakech_b2954939.html

Le groupe salafiste pour la prédication et le combat, devenu El Qaïda au Maghreb Islamique (AQMI), a nié tout implication dans l’attentat meurtrier de Marrakech, au Maroc, qui a fait 17 morts, dont 8 Français, le 28 avril.

Dans un communiqué publié hier, le groupe salafiste nie son implication dans l’attentat qui a coûté la vie à 17 personnes.

« Nous démentons toute relation avec cette explosion et affirmons n’être aucunement impliqués dans cette opération », assure la branche régionale du réseau islamiste dans son communiqué.

Celui-ci n’a pu être authentifié immédiatement mais l’ANI (l’Agence Nouakchott Informations), a régulièrement publié par le passé des communiqués ou des déclarations de membres d’Aqmi sans jamais avoir été démentie.

« Nous affirmons que nous nous employons à choisir le moment et le lieu qui ne seraient pas en contradiction avec les intérêts de la Nation (musulmane) et son action vers l’objectif de sa libération », ajoute Aqmi dans son communiqué. Aqmi qui pointe du doigt le régime monarchique dans une tentative de détourner l’opinion des protestations populaires au Maroc, revendiquant des réformes et le changement de régime monarchique.
Le communiqué dément les accusations du ministre marocain de l’intérieur pour qui l’attentat serait l’œuvre de l’organisation terroriste.
« Nous démentons toute relation avec cette explosion et affirmons n’être aucunement impliqués dans cette opération », assure la branche régionale du réseau islamiste dans son communiqué, accusant en même temps le régime marocain d’être impliqué dans cet attentat qui, selon lui, coïncide avec les mouvements de protestations populaires qui revendiquent les réformes et un changement de régime.

L’organisation de Droukdal incite les marocains à poursuivre leur mouvements de protestation jusqu’au renversement du régime et la libération du Maroc.

Ce démenti du groupe salafiste pour la prédication et le combat vient confirmé ce que Ennahar a publié quant à l’implication du Makhzen dans l’attentat, survenu trois jours après la découverte d’un mouvement de rébellion à l’intérieur de l’appareil de renseignement marocain « DST », et un jour après l’annonce de milliers de marocains du rejet de leur nationalité marocains et leur tentative d’émigration collective vers l’Algérie par les frontières terrestres.

Ennahar/ Dalila B.

http://ennaharonline.com/fr/international/7352.html http://ennaharonline.com/fr/international/7352.html

 

Commentaires

1.Posté par gjingis le 08/05/2011 17:34

il veut sauver sa peau par instaurer la terreur ,la peur ,le désordre .c est ca !? donnez le aux peuple il s en servira .
et croyez le que le maroc deviendra un paradi sur terre en minimum de temps.

il faut multiplier les messages et montrez le du doigt qu il est le premier résponsable meme si ce n est pas vrai .
et vous allez voir sa réaction .

avant qu il vous installe ceque nous avions vécu en Algerie .

cherchez apres la pilule bleu !!!????? un mélange d artane et viagra tres important comme information c est une substance utilisée pendant la décenie noire
il parait que cette substance a été administrée pour tuer égorger ,décapiter

Violents affrontements entre coptes et musulmans en Egypte

Classé dans : Politique/Societe — uriniglirimirnaglu @ 18 : 53

LEMONDE.FR avec AFP, Reuters | 08.05.11 | 07h58  •  Mis à jour le 08.05.11 | 17h10 

Les restes d'un bâtiment copte brûlé la veille au Caire, dimanche 8 mai.

Les restes d’un bâtiment copte brûlé la veille au Caire, dimanche 8 mai.AP/Khalil Hamra

 
L’Egypte craint une véritable recrudescence des affrontements interconfessionnels après que des heurts entre musulmans et chrétiens d’Egypte, les coptes, ont fait une douzaine de morts samedi 7 mai au soir, dans un quartier de l’ouest du Caire.

OAS_AD(‘Middle’)

if ( undefined !== MIA.Pub.OAS.events ) { MIA.Pub.OAS.events["pubOAS_middle"] = « pubOAS_middle »; }

Les principaux affrontements se sont produits autour d’une église du quartier d’Imbaba. Citant des responsables du ministère de la santé, la télévision a indiqué que douze personnes avaient péri et 232 autres avaient été blessées. Il s’agit selon ces responsables de quatre chrétiens et de six musulmans, les corps de deux victimes n’ont pas encore été identifiés.

190 ARRESTATIONS

Selon des journalistes présents sur place, des musulmans auraient lancé des cocktails molotov sur des chrétiens, brûlant deux églises dans le quartier. Un manifestant musulman, cité par l’AFP, affirme que ce sont les chrétiens « qui ont commencé à tirer sur nous ».

Les églises auraient été attaquées au motif qu’une chrétienne supposée vouloir se convertir à l’islam y serait enfermée. Des polémiques alternant accusations et démentis sur ce thème alimentent depuis des mois une montée des tensions entre communautés. Des groupes salafistes, un courant extrême de l’islam, ont notamment manifesté ces dernières semaines à ce sujet.

L’armée, qui assure la direction du pays depuis la chute du président Hosni Moubarak le 11 février, a affirmé que 190 personnes arrêtées dans le cadre de ces violences. En vertu d’une nouvelle loi sur le banditisme, toute personne présente sur les lieux des heurts était susceptible d’être arrêtée.

« S’OPPPOSER AUX GROUPES OBSCURANTISTES »

Le grand mufti Ali Gomaa, une des plus hautes autorités musulmanes d’Egypte, a appelé à « ne pas jouer avec la sécurité du pays » et a assuré que les troubles « ne pouvaient pas émaner de gens vraiment religieux, qu’ils soient musulmans ou chrétiens ».

Une église en feu dans le quartier d'Imbaba , au Caire, samedi 7 mai.

Une église en feu dans le quartier d’Imbaba , au Caire, samedi 7 mai.AP

 

Soldats et policiers anti-émeutes se sont déployés en force dans le quartier, où le calme était revenu dimanche matin. Le premier ministre Essam Charaf a convoqué une réunion de crise et reporté une visite aux Emirats arabes unis. Le ministre de l’intérieur, Mansour Al Issawi, s’est rendu sur place dimanche. Il a été pris à partie par des musulmans et des coptes qui réclamant davantage de sécurité dans leurs quartiers.

L’armée a promis d’agir fermement contres les responsables de ces violences. Un général, s’exprimant dans la nuit sur la chaîne privée ON-TV, a promis que l’armée « ne permettra pas à quelque courant que ce soit d’imposer son hégémonie en Egypte ». Un porte-parole a demandé à « toutes les communautés en Egypte, les jeunes de la révolution et les théologiens musulmans et chrétiens de s’opposer fermement aux tentatives de groupes obscurantistes de torpiller l’unité nationale ».

A l’issue de sa réunion d’urgence, le gouvernement égyptien a quant à lui assuré qu’il défendrait la sécurité nationale d’une « main de fer » et indiqué qu’il se servirait des lois antiterroristes contre les responsables des troubles. 

  • Violents affrontements entre coptes et musulmans en Egypte dans Politique/Societe avatar_abonne thomas Serres 10h19

     Vous aviez demandé une contre-révolution ? Les manipulateurs et les imbéciles sont prêts à vous la fournir sur un plateau d’argent. Youhou ! Répondre


    // NE PAS EFFACER LE COMMENT CI DESSOUS //debut_js_ajax $(‘.bt_repondre’).click(function(evt) { evt.preventDefault(); $(this).closest(« li »).find(« .formulaire_reaction »).css(‘display’, ‘block’); xt_click(this,’C',LMD.Layout.X.Click.getNiveau2(),LMD.Layout.X.Click.renderClickTag(‘Boite_Reactions_Repondre’),’N'); evt.stopPropagation(); return false; }); //fin_js_ajax // NE PAS EFFACER LE COMMENT CI DESSUS
  • avatar_abonne dans Politique/Societe L.Leuwen 10h05

     Depuis l’origine, les Chrétiens d’Orient se méfient du « printemps arabe » tellement chanté en Europe. Il est vrai que les chrétiens, en Europe, tout le monde s’en fiche… Répondre


    // NE PAS EFFACER LE COMMENT CI DESSOUS //debut_js_ajax $(‘.bt_repondre’).click(function(evt) { evt.preventDefault(); $(this).closest(« li »).find(« .formulaire_reaction »).css(‘display’, ‘block’); xt_click(this,’C',LMD.Layout.X.Click.getNiveau2(),LMD.Layout.X.Click.renderClickTag(‘Boite_Reactions_Repondre’),’N'); evt.stopPropagation(); return false; }); //fin_js_ajax // NE PAS EFFACER LE COMMENT CI DESSUS
  • avatar_abonne Contre-révolution arabe 10h03

     La semaine passée c’était une autre manipulation qui a mis le feu en Tunisie (un ancien ministre de l’intérieur), la semaine passeé ce fut le Maroc (qui a intérêt a faire des attentats pour bloquer la marche vers la démocratie: même l’AQMI a nié son implication…); aujourd’hui c’est le tour de l’Egypte en manipulant les salafistes et quelques intégristes coptes… Le printemps arabe a plein d’ennemis et très peu d’amis dans le monde…. Décidement on prèfère Ben Laden aux démocrates arabes! Répondre


    // NE PAS EFFACER LE COMMENT CI DESSOUS //debut_js_ajax $(‘.bt_repondre’).click(function(evt) { evt.preventDefault(); $(this).closest(« li »).find(« .formulaire_reaction »).css(‘display’, ‘block’); xt_click(this,’C',LMD.Layout.X.Click.getNiveau2(),LMD.Layout.X.Click.renderClickTag(‘Boite_Reactions_Repondre’),’N'); evt.stopPropagation(); return false; }); //fin_js_ajax // NE PAS EFFACER LE COMMENT CI DESSUS
  • avatar_abonne Mohamed2 09h57

     Voici la question: qui manipule les salafistes en Egypte ? qui les a poussés à manifester (500) après la mort de ben Laden? Traditionnellement les salafistes dans le monde arabe sont soit influencés par l’Arabie saoudite (donc USA), soit par les services secrets (comme en Egypte, Algérie ou en Syrie…). Arabes attention: la contre révolution est en marche et elle aura plein de soutiens: monarchies, une partie de l’occident et les services de sécurité des différentes dictatures Répondre


    // NE PAS EFFACER LE COMMENT CI DESSOUS //debut_js_ajax $(‘.bt_repondre’).click(function(evt) { evt.preventDefault(); $(this).closest(« li »).find(« .formulaire_reaction »).css(‘display’, ‘block’); xt_click(this,’C',LMD.Layout.X.Click.getNiveau2(),LMD.Layout.X.Click.renderClickTag(‘Boite_Reactions_Repondre’),’N'); evt.stopPropagation(); return false; }); //fin_js_ajax // NE PAS EFFACER LE COMMENT CI DESSUS
  • avatar_abonne NonMais 09h57

     Dans cet environnement sursaturé de tensions, c’est tellement facile et tentant de provoquer une étincelle que tous ceux que la démocratie arabe pourrait gêner ne vont pas se priver. Tenez bon les Égyptiens, ne vous laissez pas voler votre liberté. Répondre


    // NE PAS EFFACER LE COMMENT CI DESSOUS //debut_js_ajax $(‘.bt_repondre’).click(function(evt) { evt.preventDefault(); $(this).closest(« li »).find(« .formulaire_reaction »).css(‘display’, ‘block’); xt_click(this,’C',LMD.Layout.X.Click.getNiveau2(),LMD.Layout.X.Click.renderClickTag(‘Boite_Reactions_Repondre’),’N'); evt.stopPropagation(); return false; }); //fin_js_ajax // NE PAS EFFACER LE COMMENT CI DESSUS
  • avatar_abonne Contre-rvolution 09h53

     Les ingrédients de la contre-révolution sont en cours. Les éléments de l’ancien régime feraient tout (y compris en manipulant les éléments intégristes de chaque camp) pour réorienter la révolution. Comment expliquer que l’ancien ministre de l’intérieur (ADLI) ne fut pas lourdement condamné alors toutes les preuves montrent que c’est son service qui est à l’origine de l’explosion de l’église d’Alexandrie… Répondre


    // NE PAS EFFACER LE COMMENT CI DESSOUS //debut_js_ajax $(‘.bt_repondre’).click(function(evt) { evt.preventDefault(); $(this).closest(« li »).find(« .formulaire_reaction »).css(‘display’, ‘block’); xt_click(this,’C',LMD.Layout.X.Click.getNiveau2(),LMD.Layout.X.Click.renderClickTag(‘Boite_Reactions_Repondre’),’N'); evt.stopPropagation(); return false; }); //fin_js_ajax // NE PAS EFFACER LE COMMENT CI DESSUS
  • avatar_abonne Pyromanes 09h34

     Ce n’est pas nouveau, des affrontements se sont souvent produits entre ces deux communautés, sur fond de crise avant tout sociale, et sous Moubarak la discrimination que subissaient les coptes n’arrangeait rien. Le changement de régime va plutôt dans le bon sens, ce dont témoigne l’appel d’Ali Gomaa. Mais ça ne va pas empêcher certains obsédés, ignorants ou désireux d’allumer l’incendie, de crier à la « montée du péril islamiste » … Répondre 

    // NE PAS EFFACER LE COMMENT CI DESSOUS //debut_js_ajax $(‘.bt_repondre’).click(function(evt) { evt.preventDefault(); $(this).closest(« li »).find(« .formulaire_reaction »).css(‘display’, ‘block’); xt_click(this,’C',LMD.Layout.X.Click.getNiveau2(),LMD.Layout.X.Click.renderClickTag(‘Boite_Reactions_Repondre’),’N'); evt.stopPropagation(); return false; }); //fin_js_ajax // NE PAS EFFACER LE COMMENT CI DESSUS

  • avatar_abonne Marcel MEYER 08h50

     « Affrontements interconfessionnels » : c’est de l’humour ? Les coptes ont cru qu’en participant activement à la révolution ils auraient une chance de ne plus être les souffre-douleur de ce pays qui fut le leur. Mais non, c’est raté, les foules de l’Égypte nouvelle font preuve d’amour, de tolérance et de pacifisme à en faire crever les chrétiens indigènes jusqu’au dernier. Répondre


    // NE PAS EFFACER LE COMMENT CI DESSOUS //debut_js_ajax $(‘.bt_repondre’).click(function(evt) { evt.preventDefault(); $(this).closest(« li »).find(« .formulaire_reaction »).css(‘display’, ‘block’); xt_click(this,’C',LMD.Layout.X.Click.getNiveau2(),LMD.Layout.X.Click.renderClickTag(‘Boite_Reactions_Repondre’),’N'); evt.stopPropagation(); return false; }); //fin_js_ajax // NE PAS EFFACER LE COMMENT CI DESSUS
  • avatar_abonne yc 08h47

     Décidément la religion est un fléau qui n’a pas d’antibiotique pour guérir. Il faudrait éradiquer la religion. Répondre


    avatar_abonne Oomu 11h23

    •  Oui


    // NE PAS EFFACER LE COMMENT CI DESSOUS //debut_js_ajax $(‘.bt_repondre’).click(function(evt) { evt.preventDefault(); $(this).closest(« li »).find(« .formulaire_reaction »).css(‘display’, ‘block’); xt_click(this,’C',LMD.Layout.X.Click.getNiveau2(),LMD.Layout.X.Click.renderClickTag(‘Boite_Reactions_Repondre’),’N'); evt.stopPropagation(); return false; }); //fin_js_ajax // NE PAS EFFACER LE COMMENT CI DESSUS

  • avatar_abonne Philippe Mangé 08h45

     Encore et encore! Ah qu’il fait bon être mahométan en Europe plutôt que Chrétien en Orient!

  • Tunisie : la théorie du complot selon Farhat Rajhi

    Classé dans : Politique/Societe — uriniglirimirnaglu @ 18 : 46

      08/05/2011

    Dans une interview diffusée sur Facebook et dans les médias tunisiens, l’ancien ministre de l’Intérieur Farhat Rajhi a lancé une véritable bombe. Selon lui, les forces contre-révolutionnaires sont à l’œuvre au sein du gouvernement et le comploteur en chef ne serait autre que Kamel Eltaïef, l’ancien ami intime de Ben Ali.

    Un franc-tireur nommé Farhat Rajhi. L’ ex-ministre de l’Intérieur et magistrat de formation, qui avait déjoué une tentative de déstabilisation de la Tunisie début février, a lancé une vraie bombe médiatique. Dans une interview volée avant sa mise en ligne sur le site d’information Nour Press, et aussitôt lancée sur Facebook en pleine nuit, Farhat Rajhi explique aux Tunisiens pendant près d’une demi-heure qu’il n’y a pas eu de révolution… mais une simple révolte.

    Selon lui, l’actuel Premier ministre du gouvernement de transition, Béji Caïd Essebsi, serait un menteur, tandis que le général Ammar, héros de la révolution, aurait surtout comme objectif de défendre les intérêts des Sahéliens – qui habitent une région traditionnellement associée à l’ancien parti au pouvoir, le Rassemblement constitutionnel démocratique (RCD) – et Kamel Eltaïef, l’ancien ami intime de Zine el-Abidine Ben Ali, serait l’éminence grise de ceux qui œuvrent dans l’ombre à la contre-révolution. Farhat Rajhi réitère même ses propos sur les ondes de Express FM à 3 heures du matin…

    Manifestations à Sfax et Kairouan

    En s’exprimant ainsi, l’ex-ministre apporte de l’eau au moulin du parti islamiste Ennahdha, au moment où ce dernier commençait à perdre de sa crédibilité. Ses déclarations ont aussitôt provoqué des manifestations à Sfax et Kairouan tandis que le gouvernement et Kamel Eltaïef déclaraient leur indignation et se réservaient le droit d’engager des poursuites.

    À quelques mois de l’élection d’une Assemblée constituante, le processus démocratique tunisien n’a peut-être jamais été aussi fragile.

    http://polymedia.skynetblogs.be/archive/2011/05/07/tunisie-la-theorie-du-complot-selon-farhat-rajhi.html http://polymedia.skynetblogs.be/archive/2011/05/07/tunisie-la-theorie-du-complot-selon-farhat-rajhi.html

    Selon le futur ambassadeur américain à Alger, la rue Algérienne exige le départ d’Ahmed Ouyahia !

    Classé dans : Politique/Societe — uriniglirimirnaglu @ 18 : 27

    07/05/2011

    Selon le futur ambassadeur américain à Alger, la rue Algérienne exige le départ d’Ahmed Ouyahia !

    Selon le futur ambassadeur des États-Unis à Alger, Henry Ensher, le mouvement de manifestations en Algérie n’entraînera pas une perte de contrôle de la situation sécuritaire. Auditionné vendredi par le Sénat américain à Washington, Henry Ensher a confié que “l’Algérie a beaucoup de ressources à mettre à profit. Il y a des revendications de longue date, il y a une tradition de la pratique démocratique et il y a un sentiment que la démocratie est déjà la voie à suivre. Et donc, je suis vraiment tout à fait optimiste sur l’avenir de l’Algérie”.

    Par ailleurs, selon Henry Ensher, les manifestations en Algérie “reposent plus sur des aspirations économiques, sociales et politiques dans un cadre n’exigeant pas le départ d’un responsable particulier. C’est une énorme différence par rapport aux autres manifestations dans la région” de l’Afrique du Nord et du Moyen-Orient.

    Et même si le futur ambassadeur américain à Alger n’a pas nommé ce «responsable particulier», beaucoup d’observateurs à Washington ont laissé entendre que le départ d’Ahmed Ouyahia saura calmer la colère des Algériens et pourra ramener la stabilité dans le pays. Il ne fait aucun doute que pour la diplomatie américaine, les échecs et l’affairisme d’Ahmed Ouyahia, sont à l’origine de la vague de contestation qui parcourt en ce moment l’Algérie. Dans ce sens, Bouteflika ne serait pas, selon Henry Ensher, le principal responsable contesté par la rue Algérienne.

    D’autre part, Henry Ensher a confié aux sénateurs américains que «la législation nécessaire pour atteindre tous les objectifs» des réformes promises par Bouteflika «doit être prête dans le courant de l’automne de cette année».

    Enfin, le futur ambassadeur américain à Alger a indiqué lors de cette audition au Sénat que les relations entre les Etats-Unis et l’Algérie “n’ont jamais été aussi fortes” et que l’Algérie est “un important fournisseur de l’énergie à la fois aux Etats-Unis et à l’Europe”. L’Algérie “joue également un rôle essentiel sur les lignes de front de lutte contre l’extrémisme violent, comme elle a une connaissance de première main de l’importance de maintenir une vigilance constante contre ceux qui veulent nous faire du mal”, a affirmé Henry Ensher.

    Anouar Malik

    http://www.algerie-focus.com/2011/05/07/selon-le-futur-ambassadeur-americain-a-alger-la-rue-algerienne-exige-le-depart-d%E2%80%99ahmed-ouyahia/ http://www.algerie-focus.com/2011/05/07/selon-le-futur-ambassadeur-americain-a-alger-la-rue-algerienne-exige-le-depart-d%E2%80%99ahmed-ouyahia/

    Commentaires

    Du plus récent au plus ancien | Du plus ancien au plus récent

    18.Posté par soleil le 08/05/2011 18:26

    sè normale que les yankee veule voir partir le 1 ministre,sait le seul qui a refuser le dictat yankee,1 exemple souvez vous de l affaire des armes que l algèrie avait acheter aux russes via un contrat dit du siècle et bien le lendemain les yankee ont envoyer un émissaire pour savoir exactement quel genre d arme aller acheter ,et il voulait faire pression pour savoir les close secret entre les 2 pays,et bien le 1 ministre lui a simplement,dit qu une close secret voulais dire secret,voila la raison de la haine de ses pilleurs,ses voleurs du 21 siècles,

    17.Posté par gjingis le 08/05/2011 11:34

    maatoub devair rectifier la datte d envoi .soit a patir de l an 2011 il devait aussi preciser de quels criquets s agit il tout simplement parceque les vrais ce n est que maintenant qu ils vont vraiment atteindre l algerie pour achever leur projet qui dure depuis 250 ans .

    cette chanson est valable maintenant vous pouvez l écouter mr bhl http://www.youtube.com/watch?v=hWuc8Z9iNcw&feature=related

    16.Posté par Ouh lala le 08/05/2011 11:26

    @ Tarik

    Ton raisonnement est stupide et dangereux.

    15.Posté par Ouh lala le 08/05/2011 11:22

    Il est un constat que qui est INDISCUTABLE, l’Algérie n’est toujours pas indépendante de l’occident.

    La est la vraie raison de la misère algérienne.
    A chaque soulèvement, les algériens ont été induit en erreur par leur PSEUDO-GUIDE.

    Ce fut au départ le FLN qui s’est avéré être un fiasco. Porté sur le choix du communisme version URSS.

    Ensuite des religieux qui ont produit des centaines de milliers de morts, a la finale.

    Maintenant c’est le passage à l’économie de marché ou tout les escrocs et fainéants s’engouffrent pour avoir la vie facile.

    A qui veut bien l’entendre :

    « Ce n’est pas avec ceux avec qui on a créer les problèmes, avec qui il faut compter les résoudre »

    14.Posté par Ouh lala le 08/05/2011 11:09

    @ Tarik

    Après la Libye, la cote d’ivoire, le Soudan, tu tombes dans le piège de la division ethnique et tu craches sur tes frères Algériens de Kabylie.
    Alors si tout les Algériens réfléchissait comme toi, l’Algérie disparaîtra.

    Modération : votre introduction et conclusion sont supprimées.

    13.Posté par joszik le 08/05/2011 10:03

    il n’y a pas si longtemps l’Agérie était sur la liste des pays terroristes.

    12.Posté par gjingis le 08/05/2011 02:33

    En tout cas nous sommes en 2011 malheureusement et que cette année se termine bien par un chifre numérologique satanique c a d leur année quoi !!
    et ces occidentaux ,plutot ces sorciers du grand b. del mondial n ont pas épargné l Algerie ….á mon avis
    ces derniers n ont pas d amis ni de sentiments

    aucune confiance que vigilance et le pays doit etre en état d alerte maximale .
    maintenant si les Algeriens ne s occupent de la politique comme il se doit ,c est á la politique de s occuper d eux .
    ce n est plus le temps de la naiveté ENNIYA
    Tout ca est fini nous vivons une periode la plus dangereuse de tous les temps
    nous sommes dans la derniere phase de l histoire diabolique qui dure depuit 250 ans .

    donc c est plus que serieux .

    http://www.youtube.com/watch?v=BVpF6S5ZMZ4&feature=related

    11.Posté par tarik le 08/05/2011 02:21

    @bagnard
    ne pas oublier que le vice president americain avait telephoné a son Ouyhia cheri pour s’assurer de la « neutralité  » algerienne avant de commencer a bombarder la libye et ensuite Ouyhaia est venu faire son discours comme quoi « le sang algerien est trop precieux pour etre versé pour un autre peuple fut-il si proche  » y a habibi plus clair que ça on ne le saurait etre et Khalida Toumi qui s’amuse comme une folle a inviter tous les sionistes dont regorge paris ( BHL) et pendant ce temps Bouteflika on lui donne des dossiers a lire et il se prend vraiment pour important alors que la clique Ouyhia -Tewfiq -Hamrouche-Mehri- ali yahia – ait ahmed – said saadi – karim tabou (ffs) -ghozali- etc etc ( kabyles tous sans exception ) tirent les ficelles en lui chantant leur chanson favorite : « l’unité du pays et langue nationale et officielle  » « amazighité avant arabité  » etc etc et l lui pense vraiment qu’il est encore important!
    les truands de Sonatrach ont ete recemment libérés et le bon peuple lui court toujours apres « 1-2-3 viva l’algerééé  »
    quel peuple y sattar !!

    10.Posté par joker le 08/05/2011 00:25

    Pour contre carré tout plan machiavel notre position doit etre contre l’ingerance bien sure et l’etat doit etre democratique composé par des technochrates dont la democratie transparente servira a les controler et qui travaillent pour leur pays en premier lieu et qui maitrisent l’interet economique prioritairement en ne negligeant aucun emploi aucune PME aucun citoyen aucune entreprise public ou privé.

    ce n’est que cela qui nous protegeras de toute agression exterieur car le monde est economique et ne croit qu’aux interets economique tout autres lecture n’est pas réel la guerre economique doit etre declarée , du haut vers le bas si nous restons hors course notre tour viendras bien sure!!

    9.Posté par gjingis le 07/05/2011 23:08

    7.Posté par bagnard le 07/05/2011 22:27

    les Americains sont des  » libérateurs  » ils ont libéré Adolf hitler .ils ont libéré l irak .ils sont en train de liberer la lybie
    et il passerons ensuite chez nous peut etre !!?? mais lá ca va etre le vrai grand b..del mondial

    Janssen accuse : Les événements syriens dus à un sabotage extérieur

    Classé dans : Politique/Societe — uriniglirimirnaglu @ 18 : 26

      07/05/2011

    http://www.alterinfo.net/notes/Janssen-accuse-Les-evenements-syriens-dus-a-un-sabotage-exterieur_b2953466.html 

    Le journaliste et écrivain belge Kris Janssen a estimé que les évènements qui se déroulent actuellement en Syrie ne sont pas dues à des facteurs internes mais à des actes de sabotage commandités de l’extérieur.

    S’exprimant pour l’agence de presse syrienne Sana il a expliqué que le but de ces sabotages est de porter préjudice à la Syrie, en raison de sa politique qui soutient la résistance, promeut la solidarité inter arabe et lutte contre l’impérialisme.

    « La politique syrienne fondée sur les principes du panarabisme, de soutien à la résistance et d’hostilité à l’impérialisme durant ces dernières décennies a déçu les grandes puissances occidentales qui cherchent à punir la Syrie, voire à la détruire » précise Janssen qui maîtrise parfaitement la langue arabe.

    Il signale que ces puissances reprochent à la Syrie d’appuyer inlassablement la cause palestinienne et de prôner la lutte contre l’agression sioniste.
    « La Syrie a condamné l’invasion américaine de l’Irak en mars 2003, elle absorbé la majorité des réfugiés irakiens en leur assurant la sécurité et les services… Les Palestiniens jouissent de droits de citoyenneté en Syrie », a-t-il ajouté.

    Janssen a accusé des médias occidentaux de manipuler les informations sur la Syrie, et de fabriquer de fausses informations pour ternir son image et induire en erreur l’opinion publique à l’extérieur de la Syrie, en particulier en Europe et aux Etats-Unis.

    Ce qui constitue selon lui une preuve supplémentaire sur le fait que ce qui se déroule actuellement en Syrie est le résultat de plans et de manœuvres extérieurs.

    http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?eid=14393&cid=18&fromval=1&frid=18&seccatid=37&s1=1 http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?eid=14393&cid=18&fromval=1&frid=18&seccatid=37&s1=1

    Commentaires

    1.Posté par amahum le 07/05/2011 20:22

    Secouer une dictature et un régime policier que perdure depuis 48 ans ,et vous êtes traités d’agent de l’étranger,d’agent « infiltré » parmi les gens du « bon » peuple, On confectionnera même des preuves de salafistes par fournées,de frères musulmans armés jusqu’aux dents,on présentera de « aveux  » spontanés, des arsenaux d’armes….les naïfs les plus crédules, les plus attardés n’y croiraient pas aux mensonges montés par les barbouzes du régime totalitaire sanguinaire.

    2.Posté par Samir le 07/05/2011 20:49

    Les salafistes qui travailent pour les saouds-americains -sionites en destabilisant la Syrie …Mais bizarrement on ne les vois pas contre israel JAMAIS?????????

    3.Posté par Ben le 08/05/2011 13:58

    amahum
    toi aussi tu vas demander a sarko de bombarder la Syrie?
    imbecile a toi et a tout les gens comme toi!!
    mais y a plus de chance que tu sois un sioniste deguisé mais dans les deux cas t es un imbecile quand meme!!

    4.Posté par bagnard le 08/05/2011 14:46

    Amahum
    Tu dois faire parti des rebelles Libyens ou des harkis Afghans ou tout simplement d’un sioniste made in France ?

    ¤ Dossier sur les « cheveux d’anges » ou « fils de la vierge »

    Classé dans : Chemtrails et pluies de fils/fibres/etc...,Etrange — uriniglirimirnaglu @ 18 : 21

    #1  25 Jul 2010 13:26:05

    House
    Date d’inscription: 12 May 2010
    Messages: 1041
    Site web

    Les cheveux d’ange

    L’origine du nom « cheveux d’ange » proviendrait de l’ufologue Renato Vesco en 1952, décrivant le cas français d’Orlon et Galliac du 17 et 27 octobre de cette année là. Nommés aussi « coton siliceux » dans le quotidien Florentin La Nazione le lendemain du cas de 1954 , et « fils de la vierge » depuis au moins le 19ème siècle.
    ( Source)
    Cette mystérieuse substance est déjà mentionnée dans The Natural History of Selborne par Gilbert White. Ce témoignage remonte à 1741.

    http://i25.tinypic.com/34gr1va.png

     

    Ce sont des filaments blancs remarqués parfois dans le cadre d’observations d’ovnis (mais pas toujours). On rapporte parfois une odeur désagréable, parfois soufrée, émanant de cette substance.

    « [...] On a donné le nom de «cheveux d’ange» à une substance étrange tombée occasionnellement du ciel sous la forme de filaments très fins. Les témoins ont comparés ces filaments à des fils de soie et aux fils des toiles d’araignée. Mais on les a comparés aussi à ces longues fibres blanches, légèrement emmêlées, que l’on utilise parfois pour la décoration des arbres de Noël. Le terme imagé de «cheveux d’ange» provient d’ailleurs de cette comparaison mais peut-être aussi en partie du fait qu’il s’agit ici vraiment d’une substance «tombée du ciel» [...] » Professeur Auguste Meessen – Inforespace n° 49 (janvier 1980 – Page 2) – © SOBEPS, 1980.« [...] Les «cheveux d’ange» ou «fils de la Vierge» sont parfois signalés lors de certaines observations d’OVNI. Il s’agit de filaments blanchâtres que l’on découvre au sol après l’observation ou que l’on voit tomber du ciel. Parfois, on en a vu tomber d’OVNI en forme de cigare qui semblaient entourés d’une formation nuageuse. Ces «cheveux d’ange» ont la réputation d’être notoirement instables et de disparaître généralement spontanément, le plus souvent sans laisser de traces. [...]  » Les Objets Volants Non Identifiables – Daniel Mavrakis et Marie-Pierre Olivier (Page 40) – © ROBERT LAFFONT, 1986.

    « [...] Il en ressort que les «cheveux d’ange» se caractérisent par le fait qu’ils apparaissent en quantités considérables. Ils couvrent généralement un territoire de l’ordre de quelques kilomètres carrés, bien que la chute semble s’être effectuée toujours pendant un temps limité. [...] » Professeur Auguste Meessen – Inforespace n° 49 (janvier 1980 – Page 2) – © SOBEPS, 1980.

    Le phénomène semble se produire statistiquement plus souvent en Octobre. (more…)

    ¤ Pluie de fils étranges et de particules en 2011 en France. Est-ce le cas chez vous ?

    Classé dans : Bizarreries météo,Chemtrails et pluies de fils/fibres/etc...,Etrange — uriniglirimirnaglu @ 18 : 04

    Jeudi 21 Avril 2011

    Par Villain Nemesis http://www.alterinfo.net/Les-fils-d-on-ne-sait-trop-qui-_a57801.html


    Les fils d'on ne sait trop qui !

    Est-ce le cas chez vous?

    Depuis le 6 avril 2011 de nombreuses personnes à traversla France affirment trouver des « fils »; soit des pelotes de toutes tailles et formes soit de type
    fils d’araignée. Onles retrouve sur tout type de support : grillage , toit, voiture , balcon. Cela s’apparente à de la barbe à papa , la matière est
    extensible et de « couleur » blanche quand elle est en paquet. Une explication trop simpliste à mon goût prend souvent le dessus: « des araignées volantes dispersant des quantités de fils dans notre environnement »!!
    Je demande les preuves concernant ces araignées que je n’ai pas remarqué et suis à la recherche de personnes capable d’analyser des prelèvements qui s’avèrent aisés à collecter au vue des quantités disponibles sur des périmètres restreint.

    La multiplication de vos témoignages et observations permettront peut être de savoir quelle est l’origine de ces « fils ».

    voici un dossier complet sur le phénomène:
    http://www.archives-dossiers-secrets.fr/forum/viewtopic.php?id=248; , pour le bloc note .
    la photo de ce bulletin est impressionante par la taille de l’échantillon ,les pelotes sont en général plus petites et compactes (diamètre ,moins d’un
    centimetre pour les plus courantes).

    Jeudi 21 Avril 2011

    Commentaires

    1.Posté par Mr Smith le 22/04/2011 09:22

    smart dust

    2.Posté par bryce222 le 27/04/2011 16:34

    rapport avec les chemtrails ?

    3.Posté par bryce222 le 27/04/2011 16:37

    http://www.dailymotion.com/video/xi0o5v_yann-presente-nanoparticules-chemtrails-2011_news vidéo ou l’on peut voir ces fils par moment, se mêlant aux autres particules

    4.Posté par Villain Nemesis le 30/04/2011 00:46

    En effet impressionnant la vidéo , les dates concordent , merci .

    Un « fonds spécial » international va être créé pour venir en aide aux insurgés libyens

    Classé dans : Politique/Societe — uriniglirimirnaglu @ 17 : 43

    LEMONDE.FR avec Reuters et AFP | 05.05.11 | 13h52  •  Mis à jour le 05.05.11 | 13h54

    Organisatrice de la deuxième réunion du groupe mis en place à Londres en mars, l'Italie accueille 22 pays, six institutions internationales, dont l'UE, l'OTAN et l'Organisation de la conférence islamique, ainsi que six observateurs, dont l'Union africaine et la Banque mondiale.

    Organisatrice de la deuxième réunion du groupe mis en place à Londres en mars, l’Italie accueille 22 pays, six institutions internationales, dont l’UE, l’OTAN et l’Organisation de la conférence islamique, ainsi que six observateurs, dont l’Union africaine et la Banque mondiale.AFP/Jacquelyn Martin

    Le groupe de contact sur la Libye a décidé, jeudi 5 mai, la création d’un « fonds spécial » pour aider financièrement le Conseil national de transition (CNT), organe politique des rebelles libyens, a annoncé le chef de la diplomatie italienne, Franco Frattini, hôte de la rencontre.

    OAS_AD(‘Middle’)

    if ( undefined !== MIA.Pub.OAS.events ) { MIA.Pub.OAS.events["pubOAS_middle"] = « pubOAS_middle »; }

    Organisatrice de la deuxième réunion du groupe, mis en place à Londres en mars, l’Italie accueille vingt-deux pays participants, six institutions internationales, dont l’UE, l’OTAN et l’Organisation de la conférence islamique, ainsi que six observateurs, dont l’Union africaine et la Banque mondiale. A l’ordre du jour des discussions sur ce conflit, qui aurait fait plus de dix mille morts selon les rebelles, les moyens pour parvenir « le plus vite possible à un cessez-le-feu », et l’instauration d’un mécanisme d’aide au CNT, au moment où la crise humanitaire s’aggrave sur place.

    La réunion va « examiner la façon la plus efficace de fournir une assistance financière et d’autres formes d’aide » au CNT, avait indiqué pour sa part avant la réunion la secrétaire d’Etat américaine, Hillary Clinton. « La meilleure chose à faire pour Kadhafi est de cesser sa violence brutale et de quitter le pouvoir », avait-elle lancé, soulignant que les Etats-Unis entendent agir exclusivement dans le cadre de la résolution de l’ONU.

    UTILISER LES AVOIRS GELÉS DU COLONEL KADHAFI ET DE SA FAMILLE

    Franco Frattini souhaite que « de plus en plus de partenaires envisagent d’établir des relations bilatérales » avec le CNT, lui accordant ainsi leur reconnaissance. Il avait souligné auparavant l’importance de la réunion de Rome pour passer « le plus vite possible de la phase militaire à la phase politique » de l’opération internationale en Libye. « L’objectif est d’obliger le régime Kadhafi à partir », en utilisant « une combinaison d’actions militaires pour protéger les civils et d’aide aux rebelles ».

    Pour le volet financier de l’aide, le principe est celui d’un « trust fund international (..) garanti et transparent, sous contrôle international », selon M. Frattini. Le responsable de l’économie du CNT, Ali Tarhoni, a averti, mardi, que l’économie libyenne risquait l’effondrement et a demandé « des lignes de crédit » de « deux à trois milliards d’euros » à la France, aux Etats-Unis et à l’Italie. L’idée serait d’utiliser les avoirs du colonel Kadhafi et de sa famille gelés par l’ONU et l’Union européenne comme garantie pour ouvrir des lignes de crédit en faveur des rebelles.

    Hillary Clinton a d’ailleurs annoncé que les Etats-Unis allaient puiser dans les fonds du régime libyen bloqués sur leur territoire pour « aider le peuple » libyen. « L’administration Obama, travaillant de concert avec le Congrès, a décidé de bâtir une législation qui permettrait aux Etats-Unis de puiser dans une partie des fonds détenus par Kadhafi et le gouvernement libyen aux Etats-Unis, afin que nous puissions rendre ces fonds disponibles pour aider le peuple libyen », a-t-elle dit, selon le texte de son discours prononcé devant le groupe de contact sur la Libye, réuni à Rome. Les avoirs libyens bloqués aux Etats-Unis représentent plus de 30 milliards de dollars.

    UN PREMIER ENVOI D’AIDE À BENGHAZI « DANS LES JOURS À VENIR »

    Mme Clinton a par ailleurs indiqué que les Etats-Unis contribueraient à hauteur de 53 millions de dollars à l’appel de fonds lancé par l’ONU, et rappelé qu’une aide matérielle représentant 25 millions de dollars serait fournie au CNT, qui organise la rébellion. « Le premier envoi sera livré à Benghazi dans les jours à venir », a promis la secrétaire d’Etat, mentionnant « des fournitures médicales, des bottes, des tentes, des rations alimentaires et de l’équipement de protection personnelle ».

    La secrétaire d’Etat a également appelé ses partenaires à « accroître l’isolement » de Mouammar Kadhafi, en refusant ses émissaires et en aidant les rebelles à établir des représentations dans le monde.

    Les insurgés entendent « fournir de l’aide médicale, des vivres, maintenir des fonctions minimales comme l’électricité, les hôpitaux », a expliqué le porte-parole du CNT, Mahmoud Chamame, pour qui, ce mécanisme serait un nouveau jalon dans le soutien politique accordé aux rebelles par la communauté internationale. Le Qatar, un des trois pays à avoir reconnu le CNT, avec la France et l’Italie, et coprésident de la rencontre de Rome, a aussi proposé d’aider les rebelles à exploiter les ressources pétrolières dans les zones qu’ils contrôlent.

    LES JOURS DE KADHAFI « SONT COMPTÉS »

    La réunion de Rome ne devrait en revanche pas aborder les questions militaires qui sont du ressort de l’OTAN, au moment où la situation paraît bloquée, avec le pilonnage de Misrata, la troisième ville du pays, par les forces de Kadhafi. Le chef de la diplomatie française, Alain Juppé, qui participe à la réunion de Rome, a souhaité, mercredi, que le conflit « ne durera pas au-delà de quelques semaines, au plus de quelques mois ».

    Pour le porte-parole du CNT, « Kadhafi a beaucoup d’argent et de mercenaires, mais il contrôle les mêmes zones qu’aux premières semaines du conflit. Ses jours sont comptés, c’est une question de semaines pas de mois ». Il rappelle que le CNT n’envisage pas de solution politique tant que Kadhafi restera en place. « Si nous pouvions le pousser à partir on pourrait élaborer une Constitution, un Etat qui respecte le processus démocratique. »

    40 milliards de dollars ont disparu des comptes du Fonds de développement pour l’Irak

    Classé dans : Politique/Societe — uriniglirimirnaglu @ 17 : 39

    LEMONDE.FR avec AFP | 21.02.11 | 15h58

    Le Parlement irakien a mis en place deux commissions pour faire la lumière sur la disparition de 40 milliards de dollars du Fonds de développement pour l’Irak (FDI), a affirmé lundi son président. « Nous ne savons pas où (l’argent) a disparu. [...] Il a été dépensé pour quelque chose, mais cela n’apparaît pas sur nos comptes« , a-t-il ajouté.

    Le FDI a été établi en mai 2003 par les Etats-Unis et reconnu par le Conseil de sécurité de l’ONU. Il a d’abord été dirigé par le proconsul américain Paul Bremer, avant que l’autorité en soit transmise, en 2004, au gouvernement irakien. L’argent qui provient de l’exportation du pétrole irakien est déposé à la réserve fédérale de New York et géré par la banque centrale irakienne pour le compte du ministère des finances.

    Selon l’ONU, environ 165 milliards de dollars provenant de l’exportation de pétrole et de produits pétroliers irakiens ont été déposés au FDI entre sa création, en 2003, et décembre 2008. Le Conseil international consultatif et de contrôle (CICC) a été mis en place pour auditer les comptes du FDI et s’assurer que les fonds étaient utilisés de « manière transparente et juste » et que 5 % des revenus pétroliers étaient prélevés pour payer les dommages de guerre, principalement au Koweït.
    Le CICC a découvert à plusieurs reprises des irrégularités dans les comptes.

    Invasion de l’Irak : un transfuge dit avoir « fabriqué » des informations

    Classé dans : Politique/Societe — uriniglirimirnaglu @ 17 : 34

    LEMONDE.FR | 16.02.11 | 10h11  •  Mis à jour le 16.02.11 | 13h37

     
    Des renseignements concernant un programme secret d’armes bactériologiques fournis par un transfuge irakien surnommé Curveball avaient été utilisés par les Etats-Unis pour justifier l’invasion de l’Irak en 2003. Dans The Guardian de mardi, Rafid Ahmed Alwan al-Janabi reconnaît pour la première fois avoir menti afin d’obtenir le renversement du régime de Saddam Hussein.

    OAS_AD(‘Middle’)

    if ( undefined !== MIA.Pub.OAS.events ) { MIA.Pub.OAS.events["pubOAS_middle"] = « pubOAS_middle »; }

    « J’ai eu la chance de fabriquer quelque chose pour renverser le régime », a déclaré M. al-Janabi au journal britannique. « Moi et mes fils en sommes fiers, et nous sommes fiers d’avoir été la raison permettant de donner à l’Irak l’avantage de la démocratie. » « Croyez-moi, il n’y avait pas d’autre moyen pour instaurer la liberté en Irak. Il n’y avait pas d’autres possibilités », a-t-il expliqué.

    A l’époque, le transfuge, surnommé Curveball par les responsables des services de renseignements américain et allemand, avait déclaré au BND, le service secret allemand, que l’Irak possédait des camions transportant des armes bactériologiques et que Bagdad avait construit des usines d’armement clandestines.

    NI CAMIONS, NI USINES SECRÈTES

    Rafid Ahmed Alwan al-Janabi est un ingénieur chimiste qui avait été approché en 2000 par le BND, après avoir fui l’Irak en 1995. Le service de renseignements allemand, par la suite, avait confondu M. al-Janabi en lui mettant sous les yeux un rapport de son ancien chef de la commission des industries de l’armement en Irak, un certain Bassil Latif, affirmant qu’il n’y n’avait ni camions dotés d’armes bactériologiques, ni usines secrètes.

    Le transfuge, toujours selon The Guardian, avait alors reconnu son mensonge.
    « OK, [quand Bassil Latif dit] qu’il n’y a pas de camions, c’est [qu'il n'y en a pas]« , aurait-il déclaré au BND. Toutefois, selon lui, les services de sécurité avaient continué à lui faire confiance. Mais en 2002, ils lui auraient déclaré que sa femme enceinte ne serait pas autorisée à le rejoindre en Allemagne s’il cessait de coopérer.

    Selon le quotidien britannique, M. al-Janabi a nié avoir menti pour obtenir l’asile en Allemagne et affrimé que son unique souhait était de mettre fin au régime de Saddam Hussein.

    « PAS DU RENSEIGNEMENT SOLIDE »

    Sur cette affaire, en novembre 2005, le Los Angeles Times avait rapporté que les renseignements sur les armes de destruction massive irakiennes fournis avant la guerre de 2003 par Curveball avaient déjà été jugés peu fiables par les services allemands. « Cinq hauts responsables des services allemands du renseignement ont indiqué au Times qu’ils avaient averti [leurs homologues américains] que cette source, un dissident irakien surnommé Curveball, n’avait jamais affirmé produire des armes biologiques, et n’avait jamais vu personne en produire », écrivait le Los Angeles Times.

     

    « Le haut responsable chargé du dossier Curveball a confié qu’il avait été stupéfait en entendant [l’ancien secrétaire d’Etat Colin Powell] citer [en février 2003] les affirmations de Curveball comme une justification pour la guerre. ‘Nous étions sous le choc’, a dit ce responsable. ‘Mein Gott ! Nous leur avions toujours dit que ce n’était pas prouvé ! Ce n’était pas du renseignement solide’« , rapportait le quotidien californien.

    Le journal expliquait enfin que ce dissident vivait désormais aux frais du renseignement allemand sous un nom d’emprunt en Allemagne, où il avait demandé l’asile politique. « Le motif de Curveball, selon des responsables de la CIA, ce n’était pas de provoquer une guerre, mais d’obtenir un visa allemand », ajoutait le Los Angeles Times.

    • Invasion de l'Irak : un transfuge dit avoir Jonathan Fune 16/02/11 – 16h25

       La question essentielle est: pourquoi Saddam n’a-t-il rien dit ni rien fait pour dissiper le malentendu? S’il croyait que les E-U bluffaient, il se trompa lourdement: c’est donc lui qui, en derniere analyse, est le vrai coupable dans cette sinistre histoire. Et n’oublions pas que les services secrets francais croyaient, eux aussi, a l’existence d’ADM en Irak. Saddam persistait a entretenir l’illusion qu’il possedait ces armes terribles. Pourqoui? Par obstination? Par peur de perdre la face? Répondre


      • avatar_abonne dans Politique/Societe PHILIPPE_J 16/02/11 – 17h20

         La désinformation états-unienne continue, impavide après 7 ans de désastres et de crimes : 1) Saddam a fourni des centaines de disquettes (vérifiées, elles étaient toutes exactes) et laissé les inspecteurs de Blix aller partout.. ils ne trouvèrent rien mais durent faire place à la guerre 2) les services secrets français savaient parfaitement qu’il n’y avait pas d’ADMs en Irak, tout comme un enfant de 10 ans suivant l’actualité de loin en loin…


      • avatar_abonne Jonathan Fune 16/02/11 – 23h30

         C’est plutot la desinformation ANTI-etats-unienne qui continue impavide apres 7 ans. Si les services secrets francais etaient si bien renseignes a l’epoque, pourquoi DdV n’en a-t-il pas fait etat devant l’ONU, au lieu de faire grand cas d’un veto francais eventuel? Si la France savait qu’il n’y avait pas d’ADM en Irak, pourquoi ne pas le dire? Au lieu de donner l’impression, comme elle l’a fait, que tout ce qui l’interessait c’etait de recuperer les sommes enormes que Saddam devait a la France.


      • avatar_abonne philippe-j 17/02/11 – 19h54

         Don’t fume so much, Jonathan, the case is hopeless. L’ex-Président Bush, comme Kissinger ou Rumsfeld, doit déjà faire très attention où il met les pieds en dehors des USA (annulation de dernière minute d’un voyage en Suisse par crainte de poursuites judiciaires). If the US of A want ever to redeem itself, they’d better try the whole lot (Powell, Bush, Cheney, Rumsfeld, Pearl, Wolfovitz, Rice..) for crimes against humanity. Car le crime d’agression est le crime suprême ; jurisprudence Nuremberg.


      • avatar_abonne Jonathan Fune 17/02/11 – 23h00

         Je ne « fume » pas, Philippe. Je suis tout a fait neutre dans cette sale histoire. Je respecte la verite’ historique, c’est tout. Je vous concede toutefois que si Bush/Blair avait su patienter un peu, Saddam aurait ete renverse’ par la vague qui deferle actuellement au M-O. C’est peut-etre le cas d’avoir eu raison trop tot! Mais invoquer la CPI est un peu fort. Bush n’a sans doute aucune envie de quitter son ranch, et quant a Blair, il voyage tout le temps sans que personne pense a l’arreter.


      • avatar_abonne Sabonadière 21/02/11 – 18h48

         Deux mois avant l’attaque des Etats-Unis, Saddâm Husayn a envoyé par le Liban un émissaire proposer à Georges Bush jr que lui Saddâm Husayn quitte l’Iraq et laisse des experts états-uniens visiter toutes les bases militaires de son pays; en contrepartie, il demandait qu’on le laisse quitter l’Iraq avec sa famille et ses biens, et s’installer discrètement quelque part ailleurs dans le vaste monde. Bush voulant sa guerre pour faire de Bagdad un centre de puissance US, ne donna pas suite à l’offre


      // NE PAS EFFACER LE COMMENT CI DESSOUS //debut_js_ajax $(‘.bt_repondre’).click(function(evt) { evt.preventDefault(); $(this).closest(« li »).find(« .formulaire_reaction »).css(‘display’, ‘block’); xt_click(this,’C',LMD.Layout.X.Click.getNiveau2(),LMD.Layout.X.Click.renderClickTag(‘Boite_Reactions_Repondre’),’N'); evt.stopPropagation(); return false; }); //fin_js_ajax // NE PAS EFFACER LE COMMENT CI DESSUS

    • avatar_abonne jlecynique 16/02/11 – 16h21

       entre nous, je ne pense pas que les américains aient eu besoin d’un irakien pour fabriquer des fausses preuves et mentir au monde afin de justifier cette guerre dont ils ne sont pas prets de sortir, tout cela pour la plus grande fortune des gros business représentés par les Chenay, Rumsfeld et autre voyous. je ne parle meme pas de ce pauvre type nommé GWB! Répondre


       

       

      // NE PAS EFFACER LE COMMENT CI DESSOUS //debut_js_ajax $(‘.bt_repondre’).click(function(evt) { evt.preventDefault(); $(this).closest(« li »).find(« .formulaire_reaction »).css(‘display’, ‘block’); xt_click(this,’C',LMD.Layout.X.Click.getNiveau2(),LMD.Layout.X.Click.renderClickTag(‘Boite_Reactions_Repondre’),’N'); evt.stopPropagation(); return false; }); //fin_js_ajax // NE PAS EFFACER LE COMMENT CI DESSUS

    • avatar_abonne philippe-j 16/02/11 – 15h12

       Ce pauvre pathétique croit qu’il a contribué à instaurer la démocratie et la liberté en Irak : un pays totalement dévasté, plus d’un million de morts, 5M de déplacés, 50% de chômeurs, une partition de fait (chiites, sunnites, Kurdes), des minorités anéanties (Chrétiens, Chaldéens, etc.), la main-mise de l’Iran malgré la persistante et ignoble occupation états-unienne, un régime policier..! Restent que les vrais criminels sont Powell, Bush, Cheney, Wolfowitz, Pearle, Rumsfeld, Rice, Blair… Répondre


    • avatar_abonne jacques-antoine-gauthier 16/02/11 – 14h42

       le monde merveilleux du mensonge, J’en reste (men)songeur … Répondre


      avatar_abonne lyais-benyoussef 16/02/11 – 13h25

    •  Tous des menteurs. Répondre


      avatar_abonne Charles-Hubert de Girondiac 16/02/11 – 13h04

    •  La tension était telle que n’importe quoi pouvait déclencher la catastrophe. C’est Bush qui a chargé la bombe. Il avait déjà le doigt lourd sur le bouton. Répondre


      // NE PAS EFFACER LE COMMENT CI DESSOUS //debut_js_ajax $(‘.bt_repondre’).click(function(evt) { evt.preventDefault(); $(this).closest(« li »).find(« .formulaire_reaction »).css(‘display’, ‘block’); xt_click(this,’C',LMD.Layout.X.Click.getNiveau2(),LMD.Layout.X.Click.renderClickTag(‘Boite_Reactions_Repondre’),’N'); evt.stopPropagation(); return false; }); //fin_js_ajax // NE PAS EFFACER LE COMMENT CI DESSUS
    • avatar_abonne s-corpiaud 16/02/11 – 12h22

       On va le traduire devant le TPI ?

    5 mai 2011

    La mort de Ben Laden : questions à M. Bush…

    Classé dans : Politique/Societe — uriniglirimirnaglu @ 15 : 33

    LEMONDE | 05.05.11 | 13h42  •  Mis à jour le 05.05.11 | 14h54

    La question ne peut pas ne pas être posée. Au lendemain du raid qui a mis fin aux jours d’Oussama Ben Laden, elle affleure dans les commentaires aux Etats-Unis. On tourne autour, avec gêne. On esquisse un débat, avec précaution. Mais enfin, le sujet est sur la table, interrogation prudente et interpellation grave : à quoi ont servi les guerres d’Afghanistan et d’Irak, toutes deux menées au nom de la lutte contre le terrorisme ? Pourquoi ces dizaines de milliers de morts, ces centaines de milliards de dollars consacrés à la guerre ?

    C’est l’intervention éclair d’une dizaine de commandos sur une villa d’une petite ville banlieusarde du Pakistan qui a éliminé Oussama Ben Laden. Quarante minutes d’un bref affrontement pour en finir avec l’un des plus grands terroristes de l’époque, le parrain du crime de masse perpétré le 11 septembre 2001 aux Etats-Unis.

    Résultat ? Al-Qaida est en partie décapitée, diminuée, privée de son chef iconique ; l’Amérique est vengée et elle restaure, en partie, la puissance dissuasive de son appareil militaire.

    Grâce à quoi ? Grâce au « renseignement » et à un blitz ponctuel des forces spéciales. Pas grâce à la guerre. Pas du fait d’un conflit armé du type de celui qui fut conduit en Irak et ou de celui qui se poursuit en Afghanistan.

    Retour en arrière. Quelques semaines après les attentats de New York et de Washington, le président George W. Bush a rassemblé une vaste coalition de pays. Elle obtient le feu vert, unanime, de l’ONU pour renverser le régime de Kaboul, alors aux mains des talibans. Ceux-ci ont pris le pouvoir en Afghanistan en 1996.

    Fondamentalistes musulmans sunnites, formés dans les écoles coraniques du Pakistan, ils appartiennent à l’ethnie majoritaire en Afghanistan, les Pachtounes. Non contents de soumettre le pays à la version la plus rétrograde de l’islam, ils accueillent Al-Qaida sur leur territoire. Ils hébergent, aident, protègent Oussama Ben Laden et son organisation. L’intervention d’octobre 2001 reçoit l’imprimatur de l’ONU, précisément parce que l’Afghanistan est devenu la base d’appui d’Al-Qaida.

    Grâce aux bombardements américains, un groupe d’opposants afghans, l’Alliance du Nord, arrive à Kaboul en novembre 2001. Les chefs talibans sont chassés du pays, et avec eux les quelque milliers de combattants d’Al-Qaida. Les Etats-Unis ont l’occasion d’arrêter ou de tuer Ben Laden alors qu’il fuit au Pakistan. Ils le ratent – bourde monumentale.

    Les chefs de l’Alliance du Nord ne sont pas des sociaux-démocrates scandinaves. Mais enfin, ils ont une certaine légitimité. La coalition occidentale aurait pu leur remettre le pouvoir, laisser les Afghans à leur histoire, quitter le pays mission accomplie : Al-Qaida a été chassée d’Afghanistan ; elle ne dispose plus de la logistique d’un Etat ; elle est dispersée dans des zones montagneuses d’où il lui sera plus difficile d’opérer. Cette première partie de la guerre en Afghanistan, au moins, avait un sens.

    Mais les Américains, et leurs alliés, choisissent de rester en Afghanistan. Ils veulent aider Kaboul dans la transition vers la démocratie et le développement. Erreur ?

    La présence continue de forces étrangères – perçues comme une armée d’occupation – facilite-t-elle le retour des talibans ? Car ils reviennent, en guérilleros, cette fois, et multiplient les offensives depuis leur base du Pakistan. La guerre se poursuit. Elle dure encore.

    C’est une guerre contre les talibans, pas contre Al-Qaida, qui n’existe plus en Afghanistan ; et c’est une guerre dont les Etats-Unis disent eux-mêmes qu’elle finira par une négociation politique avec… les talibans !

    Entre-temps, M. Bush s’est engagé dans un autre conflit, toujours au nom de la lutte contre Al-Qaida. Début 2003, il envahit l’Irak et fait chuter le régime de Saddam Hussein, l’un des pires autocrates de la région. Les motivations de M. Bush sont complexes – bobard des armes de destruction massive, volonté d’implanter la démocratie par la force dans le monde arabe -, mais une chose est sûre : elles n’ont pas grand-chose à voir avec Al-Qaida. Celle-ci n’a aucune relation d’aucune sorte avec la dictature laïque au pouvoir à Bagdad.

    L’invasion débouche sur un chaos sanglant dans lequel des dizaines de milliers d’Irakiens vont mourir. Elle suscite un regain de terrorisme comme jamais. Elle gonfle les rangs d’Al-Qaida. Voilà l’organisation de Ben Laden présente dans le monde arabe et qui, déployant des réseaux en Europe et en Asie, grandit sous la colère que nourrit la guerre américaine en Irak.

    Bush est prisonnier de la stratégie qu’il a choisie pour répondre aux attentats d’Al-Qaida. Il a voulu répliquer par la guerre à Ben Laden. Il a « déclaré la guerre à la terreur ». Ce n’est pas une figure de rhétorique, c’est la volonté de répondre à l’acte de guerre du 11-Septembre, au fracas des tours qui s’effondrent et aux milliers de morts new-yorkais, par un fracas équivalent – celui de la guerre. Il voulait des guerres, pas des actions de commandos.

    Résultat ? L’image des Etats-Unis s’est dégradée. Le chaos irakien et l’enlisement afghan ont manifesté les limites de la puissance militaire américaine. Ils ont donné le sentiment d’une réponse au 11 septembre 2001 inepte et inefficace. Al-Qaida sévit toujours en Irak, elle dispose de rejetons au Pakistan, au Yémen, au Maghreb, dans le Sahel africain, en Europe.

    Depuis la Maison Blanche, l’histoire se fait au jour le jour. Elle est affaire de décisions prises dans l’ambiance du moment, sous la pression de l’urgence et de l’opinion. Dans le jugement a posteriori, il y a quelque chose de facile, de léger, l’ »impavidité » tranquille de l’observateur académique, certes. Mais le raid de dimanche, cette opération réussie qui ne doit pas beaucoup aux guerres d’Afghanistan et d’Irak, appelle une conclusion a contrario : l’histoire portera un jugement terrible sur les choix de George W. Bush dans la lutte contre Al-Qaida.

    3 mai 2011

    Oussama Ben Laden est Mort, oui mais il y a dix ans

    Classé dans : Politique/Societe — uriniglirimirnaglu @ 18 : 02

    Ben Laden est mort en décembre 2001, selon de nombreuses sources + vidéos

    http://www.internationalnews.fr/article-les-veterans-us-ben-laden-est-mort-en-decembre-2001-59811062.html

    A l’heure où, une nouvelle fois, ressurgit le spectre du grand méchant loup (« Ben Laden menace la France pour sa politique afghane« , « Ben Laden menace la France« ), nous republions  un article paru voici  le 27 octobre 2010, enrichi de plusieurs vidéos:

    - L’une de Benazir Bhutto annonçant, un mois avant son propre assassinat, que Ben Laden avait été assassiné en 2001 par les services pakistanais

    - L’autre, extraite d’un débat avec le géopolitologue Gérard Challiand qui affirme la même chose.

    Voir aussi: 

    Noam Chomsky : Aucune preuve de l’implication de Ben Laden dans les attentats du 9/11


    Gordon Duff: les États-Unis reconnaissent ouvertement que Ben Laden est mort depuis longtemps.

    Oussama Ben Laden est Mort, oui mais il y a dix ans  dans Politique/Societe fakeladen


     Gordon Duff, un ancien Marine US parle de sa honte et du déshonneur qu’ont représenté pour lui, et représentent encore aujourd’hui, les continuelles évocations par Bush et maintenant par Obama, de l’ennemi public numéro un, Oussama Ben Laden. Il revient sur le gâchis innommable de cette guerre faite au nom d’un simulacre de chasse à l’homme, puisque les administrations américaines successives, les Services Secrets et tant d’autres personnes même bien moins informées savent depuis longtemps que ben Laden est mort en décembre 2001 après avoir toujours nié être l’organisateur des attentats du 11-Septembre.


     dans Politique/Societe
    Gordon Duff

    Des années de mensonge : les États-Unis reconnaissent ouvertement que Ben Laden est mort depuis longtemps.


    par Gordon Duff, Veterans Today, le 5 décembre 2009

    Ben Laden absent du rapport de McChrystal et du discours d’Obama: « La traque de ben Laden », une honte nationale.


    Il y a des années que le commentateur conservateur, l’ancien Colonel de Marine Bob Pappas, explique que Ben Laden est mort à Tora Bora et que l’affirmation du Sénateur Kerry selon laquelle Ben Laden a pu fuir avec l’aide de Bush est un mensonge. Nous savons maintenant que Pappas voyait juste. Entendre la Secrétaire d’État Clinton lors de son passage au Pakistan parler de Ben Laden était terriblement embarrassant. Ben Laden est mort le 13 décembre 2001 et maintenant enfin, Obama, McChrystal, Cheney, et tous ceux qui ne sont pas complètement stupides finissent par avouer ce qu’ils savaient depuis des années.

    Cependant, puisque nous avons perdu entre 200 et 300 hommes au sein de nos meilleures troupes d’opérations spéciales alors que nous savions Ben Laden mort, quelqu’un va-t-il pour autant passer derrière les barreaux ? Et vu que nous avons dépensé 200 millions de dollars pour ces « Special Ops » à la recherche d’un homme dont on savait qu’il était mort, qui donc ira en prison pour cela ? Bush, Rumsfeld et Cheney, pour des raisons que l’on sait maintenant d’ordre POLITIQUE, parlaient continuellement d’un homme qu’ils savaient décédé, mais qui ira en prison pour cela ? Pourquoi en 2004, des vidéos qui s’avérèrent contrefaites ont-elles été brandies comme des preuves issues du Renseignement pour faire basculer des élections [américaines] à l’issue incertaine ?  C’est un acte criminel, s’il en fut.

    En 66 pages, le Général Stanley McChrystal ne mentionne pas une seule fois Oussama Ben Laden. Il n’y en a que pour « le Mollah Omar » à présent. Lors de son intervention à West Point, le Président Obama n’a jamais mentionné Oussama Ben Laden non plus. Pour le Colonel Pappas, c’est très clair : le vice-président Cheney « a laissé tomber » Ben Laden il y a longtemps. Ce dernier a été tué par des soldats américains il y a plusieurs années.

    L’Amérique sait qu’Oussama Ben Laden est mort le 13 décembre 2001. Après cette date, son nom a servi moins à unir l’Amérique qu’à la diviser, à piper les dés. Une fois le cas de Ben Laden réglé, nous aurions pu commencer la reconstruction d’une Nation légitime en Afghanistan, au lieu d’affronter une insurrection sans fin que nous avons nous-mêmes inventée.

    Sans une politique intoxiquée par de fausses informations nous aurions pu apporter une solution diplomatique pour l’Afghanistan dès 2002, ce que nous nous refusons à faire encore aujourd’hui, et investir l’argent dans la reconstruction du pays. Cette dépense-là représente 5 cents sur un dollar, comparé à ce que nous dépensons dans une guerre contre un ennemi que nous avons nous-mêmes créé en exploitant son ignorance

    Le mensonge concernant Ben Laden est un des actes les plus honteux jamais commis contre le peuple américain. Nous ne savons même pas s’il était vraiment notre ennemi. En tout cas, il n’a jamais été le personnage dépeint par Bush et Cheney. En fait, les familles Bush et Ben Laden ont toujours été proches, et cela, depuis des années.

    Quel genre d’homme était Oussama Ben Laden ? L’allié des Américains contre la Russie, fils d’une riche famille saoudienne, il s’est rendu en Afghanistan pour aider les Afghans à défendre leur liberté. L’Amérique l’a alors célébré comme un héros. Les transcriptions des propos du véritable Ben Laden le montrent beaucoup plus modéré que nous le prétendons, fâché contre Israël et contre le gouvernement américain, mais n’affichant aucune colère envers les Américains et ne proférant aucune des menaces alléguées. Tout cela appartient au domaine public, pour qui souhaite s’informer.

    Dans quelle mesure la tragédie de l’Amérique est-elle liée au destin de ces deux enfants de familles fortunées, longtemps liées par l’argent et l’amitié, les clans Bush et Ben Laden ?

    L’un des deux fils est mort au milieu de montagnes éloignées de tout, l’autre vit dans une banlieue de Dallas espérant que personne ne soit envoyé pour venir le chercher. L’un est vétéran de combat, l’autre n’a jamais montré de courage si ce n’est depuis son confortable bureau sécurisé. L’Islam a pu voir en Ben Laden un grand leader. À présent on l’a pratiquement oublié.

    Qu’a décidé l’Amérique à propos de Bush ?

    Nous le savons : Ben Laden a toujours nié être impliqué dans les attentats du 11 Septembre pour lesquels en réalité il n’a jamais été inculpé. Non seulement quand il était encore en vie a-t-il nié y avoir participé, mais il l’a fait à quatre reprises, et en condamnant vigoureusement ceux qui ont perpétré ces attaques.

    Cela est du ressort du domaine public, enfin public dans tous les pays sauf le nôtre. Au lieu de cela, nous avons fabriqué des films et payé des acteurs qui devaient ressembler plus ou moins à Ben Laden, lesquels acteurs ont contredit les déclarations connues de Ben Laden, jouant Ben Laden longtemps après sa mort.

    Ces vidéos ont servi à justifier des budgets, des lois répressives, la torture et le vol pur et simple.

    Pendant des années, nous avons reproché au gouvernement pakistanais de ne pas pourchasser un individu que tous savaient mort. Dès le 15 décembre 2001 au Pakistan, les journaux font état de sa mort. Comment pensez-vous que notre allié se soit senti alors qu’il se faisait continuellement tirer l’oreille après ses échecs répétés à capturer et à livrer quelqu’un qui n’existait plus ?

    Quel effet pensez-vous que cela a pu avoir sur la crédibilité de l’Amérique au Pakistan et dans tout le monde musulman ? Étions-nous vus comme des criminels, des menteurs ou simplement comme des imbéciles ? Qu’est-ce qui vaut mieux ?

    Cela aussi est une trahison.

    Dans quelle mesure la mort de Ben Laden, la défaite et l’annihilation de la capacité de nuisance d’Al-Qaïda influeront-elles sur les évaluations du Renseignement, partiellement basées sur l’activité de Ben Laden, mais aussi d’Al-Qaïda en Irak qui non seulement n’a jamais existé, mais que l’on savait par ailleurs parfaitement impossible ?

    Combien d’ »experts du Pentagone » sont coupables de ces crimes, tous ces officiers retraités qui ont vendu leur honneur en nous envoyant en guerre pour ce que l’on sait maintenant être un très sale tour de politique intérieure, sans rapport avec la sécurité nationale ?

    Je ne suis pas toujours d’accord sur tout avec le Colonel Pappas. Je crois que son engagement politique a parfois tendance à obscurcir son jugement. Cependant, si nous sommes d’accord en ce qui concerne Ben Laden, nous ne le sommes pas sur ce que cela signifie. D’après moi, envoyer des hommes se faire tuer au front en se basant sur un mensonge est une trahison.

    Falsifier des renseignements militaires secrets et dépenser des milliards de dollars pour des opérations militaires inutiles est une abomination. Pensez-y: c’est pure folie que de donner ces milliards pour des contrats à ses amis du Parti républicain afin d’aller remplir les caisses de campagne, et tout cela à partir de renseignements falsifiés. Cela s’est fait pendant des années.

    Nous avons passé huit ans à poursuivre un mort, dépensant des milliards, envoyant des agents du FBI, de la C.I.A., des Forces spéciales de nageurs de combat de l’US Navy, des Unités de reconnaissance de la Navy, des Unités de Forces spéciales, dont beaucoup y ont laissé la vie, payant le prix d’une campagne politique visant à faire accepter l’explosion de la dette du pays, à enrichir une bande de copains du même bord et des profiteurs de guerre, et à faire applaudir une clique de fanfarons au Pentagone et leurs planqués de patrons à la Maison Blanche.

    Combien de lois passées grâce à un mort ?


    Combien de centaines de personnes torturées pour rechercher un mort ?


    Combien de morts pour rechercher un mort ?


    Combien de milliards dépensés à poursuivre un mort ?

    Chaque fois que Bush, Cheney ou Rumsfeld se sont tenus devant des soldats et ont parlé de la traque du défunt Ben Laden, ce fut une honte, un déshonneur. Mentir aux hommes et aux femmes qui mettent leur vie en jeu n’est pas une plaisanterie.

    Qui donc va répondre aux familles qui ont perdu un proche à cause de ces calculs politiques et financiers cachés derrière le prétexte de la traque de Ben Laden ?


    traduit par C.Doure pour ReOpenNews


    Note ReOpenNews : Gordon Duff est un ancien soldat des Marines, et désormais principal éditorialste sur le site Veterans Today :

    http://www.veteranstoday.com

    Source: http://www.reopen911.info 22 décembre, 2009

    Url de cet article:

     http://www.internationalnews.fr/article-les-veterans-us-ben-laden-est-mort-en-decembre-2001-59811062.html

     Image de prévisualisation YouTube

     

    Image de prévisualisation YouTube

     

    Image de prévisualisation YouTube

    Lire aussi:

    Eric laurent: « ben laden n’a jamais revendiqué les attentats » (31′ 30)

    Bhutto’s assassination: who gains? By f. Willam engdahl

    Ambitions anglo-américaines derrière l’assassinat de bhutto

    Pakistan: behind the assassination of benazir bhutto

    The destabilization of pakistan, by michel chossudovsky

    FOX News Report: Bin Laden Already Dead (dec 2001)

    The Fake bin Laden Audio Tape

    Benazir Bhutto says Osama is dead

    (http://whatreallyhappened.com/WRHARTICLES/osama_dead.php)

    Telegraph, 12/28/2001

    http://www.alterinfo.net/Oui-Oussama-Ben-Laden-est-Mort-mais-il-y-a-presque-dix-ans_a58244.html#last_comment

    Dans la même rubrique:

    < >

    Lundi 2 Mai 2011 – 14:38 Après le certificat de naissance d’Obama, le certificat de décès d’Oussama!

    Lundi 2 Mai 2011 – 11:19 Sale temps pour « l’Axe du Mal »


    Regardez la photo du prétendu cadavre de Oussama Ben Laden… vive photoshop !

    star_fstar_fstar_fstar_fstar_fNotez


     

    Lundi 2 Mai 2011


    Oussama Ben Laden  est Mort, oui mais il y a dix ans

    Autres articles

    Gordon Duff, un ancien Marine US parle de sa honte et du déshonneur qu’ont représenté pour lui, et représentent encore aujourd’hui, les continuelles évocations par Bush et maintenant par Obama, de l’ennemi public numéro un, Oussama Ben Laden. Il revient sur le gâchis innommable de cette guerre faite au nom d’un simulacre de chasse à l’homme, puisque les administrations américaines successives, les Services Secrets et tant d’autres personnes même bien moins informées savent depuis longtemps que ben Laden est mort en décembre 2001 après avoir toujours nié être l’organisateur des attentats du 11-Septembre.



    Gordon DuffDes années de mensonge : les États-Unis reconnaissent ouvertement que Ben Laden est mort depuis longtemps.

    par Gordon Duff, Veterans Today, le 5 décembre 2009

    Ben Laden absent du rapport de McChrystal et du discours d’Obama: « La traque de ben Laden », une honte nationale.

    Il y a des années que le commentateur conservateur, l’ancien Colonel de Marine Bob Pappas, explique que Ben Laden est mort à Tora Bora et que l’affirmation du Sénateur Kerry selon laquelle Ben Laden a pu fuir avec l’aide de Bush est un mensonge. Nous savons maintenant que Pappas voyait juste. Entendre la Secrétaire d’État Clinton lors de son passage au Pakistan parler de Ben Laden était terriblement embarrassant. Ben Laden est mort le 13 décembre 2001 et maintenant enfin, Obama, McChrystal, Cheney, et tous ceux qui ne sont pas complètement stupides finissent par avouer ce qu’ils savaient depuis des années.

    Cependant, puisque nous avons perdu entre 200 et 300 hommes au sein de nos meilleures troupes d’opérations spéciales alors que nous savions Ben Laden mort, quelqu’un va-t-il pour autant passer derrière les barreaux ? Et vu que nous avons dépensé 200 millions de dollars pour ces « Special Ops » à la recherche d’un homme dont on savait qu’il était mort, qui donc ira en prison pour cela ? Bush, Rumsfeld et Cheney, pour des raisons que l’on sait maintenant d’ordre POLITIQUE, parlaient continuellement d’un homme qu’ils savaient décédé, mais qui ira en prison pour cela ? Pourquoi en 2004, des vidéos qui s’avérèrent contrefaites ont-elles été brandies comme des preuves issues du Renseignement pour faire basculer des élections [américaines] à l’issue incertaine ?  C’est un acte criminel, s’il en fut.
    En 66 pages, le Général Stanley McChrystal ne mentionne pas une seule fois Oussama Ben Laden. Il n’y en a que pour « le Mollah Omar » à présent. Lors de son intervention à West Point, le Président Obama n’a jamais mentionné Oussama Ben Laden non plus. Pour le Colonel Pappas, c’est très clair : le vice-président Cheney « a laissé tomber » Ben Laden il y a longtemps. Ce dernier a été tué par des soldats américains il y a plusieurs années. 


    L’Amérique sait qu’Oussama Ben Laden est mort le 13 décembre 2001. Après cette date, son nom a servi moins à unir l’Amérique qu’à la diviser, à piper les dés. Une fois le cas de Ben Laden réglé, nous aurions pu commencer la reconstruction d’une Nation légitime en Afghanistan, au lieu d’affronter une insurrection sans fin que nous avons nous-mêmes inventée.
    Sans une politique intoxiquée par de fausses informations nous aurions pu apporter une solution diplomatique pour l’Afghanistan dès 2002, ce que nous nous refusons à faire encore aujourd’hui, et investir l’argent dans la reconstruction du pays. Cette dépense-là représente 5 cents sur un dollar, comparé à ce que nous dépensons dans une guerre contre un ennemi que nous avons nous-mêmes créé en exploitant son ignorance

    Le mensonge concernant Ben Laden est un des actes les plus honteux jamais commis contre le peuple américain. Nous ne savons même pas s’il était vraiment notre ennemi. En tout cas, il n’a jamais été le personnage dépeint par Bush et Cheney. En fait, les familles Bush et Ben Laden ont toujours été proches, et cela, depuis des années.

    Quel genre d’homme était Oussama Ben Laden ? L’allié des Américains contre la Russie, fils d’une riche famille saoudienne, il s’est rendu en Afghanistan pour aider les Afghans à défendre leur liberté. L’Amérique l’a alors célébré comme un héros. Les transcriptions des propos du véritable Ben Laden le montrent beaucoup plus modéré que nous le prétendons, fâché contre Israël et contre le gouvernement américain, mais n’affichant aucune colère envers les Américains et ne proférant aucune des menaces alléguées. Tout cela appartient au domaine public, pour qui souhaite s’informer.

    Dans quelle mesure la tragédie de l’Amérique est-elle liée au destin de ces deux enfants de familles fortunées, longtemps liées par l’argent et l’amitié, les clans Bush et Ben Laden ?

    L’un des deux fils est mort au milieu de montagnes éloignées de tout, l’autre vit dans une banlieue de Dallas espérant que personne ne soit envoyé pour venir le chercher. L’un est vétéran de combat, l’autre n’a jamais montré de courage si ce n’est depuis son confortable bureau sécurisé. L’Islam a pu voir en Ben Laden un grand leader. À présent on l’a pratiquement oublié.

    Qu’a décidé l’Amérique à propos de Bush ?

    Nous le savons : Ben Laden a toujours nié être impliqué dans les attentats du 11 Septembre pour lesquels en réalité il n’a jamais été inculpé. Non seulement quand il était encore en vie a-t-il nié y avoir participé, mais il l’a fait à quatre reprises, et en condamnant vigoureusement ceux qui ont perpétré ces attaques.

    Cela est du ressort du domaine public, enfin public dans tous les pays sauf le nôtre. Au lieu de cela, nous avons fabriqué des films et payé des acteurs qui devaient ressembler plus ou moins à Ben Laden, lesquels acteurs ont contredit les déclarations connues de Ben Laden, jouant Ben Laden longtemps après sa mort.
    Ces vidéos ont servi à justifier des budgets, des lois répressives, la torture et le vol pur et simple.
    Pendant des années, nous avons reproché au gouvernement pakistanais de ne pas pourchasser un individu que tous savaient mort. Dès le 15 décembre 2001 au Pakistan, les journaux font état de sa mort. Comment pensez-vous que notre allié se soit senti alors qu’il se faisait continuellement tirer l’oreille après ses échecs répétés à capturer et à livrer quelqu’un qui n’existait plus ? 

    Quel effet pensez-vous que cela a pu avoir sur la crédibilité de l’Amérique au Pakistan et dans tout le monde musulman ? Étions-nous vus comme des criminels, des menteurs ou simplement comme des imbéciles ? Qu’est-ce qui vaut mieux ?


    Cela aussi est une trahison.

    Dans quelle mesure la mort de Ben Laden, la défaite et l’annihilation de la capacité de nuisance d’Al-Qaïda influeront-elles sur les évaluations du Renseignement, partiellement basées sur l’activité de Ben Laden, mais aussi d’Al-Qaïda en Irak qui non seulement n’a jamais existé, mais que l’on savait par ailleurs parfaitement impossible ?

    Combien d’ »experts du Pentagone » sont coupables de ces crimes, tous ces officiers retraités qui ont vendu leur honneur en nous envoyant en guerre pour ce que l’on sait maintenant être un très sale tour de politique intérieure, sans rapport avec la sécurité nationale ?
    Je ne suis pas toujours d’accord sur tout avec le Colonel Pappas. Je crois que son engagement politique a parfois tendance à obscurcir son jugement. Cependant, si nous sommes d’accord en ce qui concerne Ben Laden, nous ne le sommes pas sur ce que cela signifie. D’après moi, envoyer des hommes se faire tuer au front en se basant sur un mensonge est une trahison.
    Falsifier des renseignements militaires secrets et dépenser des milliards de dollars pour des opérations militaires inutiles est une abomination. Pensez-y: c’est pure folie que de donner ces milliards pour des contrats à ses amis du Parti républicain afin d’aller remplir les caisses de campagne, et tout cela à partir de renseignements falsifiés. Cela s’est fait pendant des années. 
    Nous avons passé huit ans à poursuivre un mort, dépensant des milliards, envoyant des agents du FBI, de la C.I.A., des Forces spéciales de nageurs de combat de l’US Navy, des Unités de reconnaissance de la Navy, des Unités de Forces spéciales, dont beaucoup y ont laissé la vie, payant le prix d’une campagne politique visant à faire accepter l’explosion de la dette du pays, à enrichir une bande de copains du même bord et des profiteurs de guerre, et à faire applaudir une clique de fanfarons au Pentagone et leurs planqués de patrons à la Maison Blanche.

    Combien de lois passées grâce à un mort ?
    Combien de morts pour rechercher un mort ?
    Combien de milliards dépensés à poursuivre un mort ?
    Chaque fois que Bush, Cheney ou Rumsfeld se sont tenus devant des soldats et ont parlé de la traque du défunt Ben Laden, ce fut une honte, un déshonneur. Mentir aux hommes et aux femmes qui mettent leur vie en jeu n’est pas une plaisanterie.Qui donc va répondre aux familles qui ont perdu un proche à cause de ces calculs politiques et financiers cachés derrière le prétexte de la traque de Ben Laden ?

    traduit par C.Doure pour ReOpenNews



    Note ReOpenNews : Gordon Duff est un ancien soldat des Marines, et désormais principal éditorialste sur le site Veterans Today :http://www.veteranstoday.com

    Source: http://www.reopen911.info 22 décembre, 2009

    Url de cet article:
    http://www.internationalnews.fr/article-les-veterans-us-ben-laden-est-mort-en-decembre-2001-59811062.htmlLire aussi:

    Eric Laurent: « Ben Laden n’a jamais revendiqué les attentats » (31′ 30)The Death of bin Ladenism (New York Times 2002)

    FOX News Report: Bin Laden Already Dead (dec 2001)

    The Fake bin Laden Audio Tape

    Benazir Bhutto says Osama is dead

    Bhutto’s assassination: who gains? By f. Willam engdahl

    Ambitions anglo-américaines derrière l’assassinat de bhutto

    Pakistan: behind the assassination of benazir bhutto

    The destabilization of pakistan, by michel chossudovsky

    (http://whatreallyhappened.com/WRHARTICLES/osama_dead.php)

    Telegraph, 12/28/2001

    En anglais:



    Lundi 2 Mai 2011


    Commentaires

    Du plus récent au plus ancien | Du plus ancien au plus récent

    59.Posté par dims le 03/05/2011 09:34

    Ces guerres sont effectivement là pour enrichir l’industrie de l’armement qui est d’ailleurs l’une des rares industrie qui soit florissante aux USA. Cependant, cet argent est celui du contribuable Americain et ces guerres sont legitimés par des mensonges. L’administration Bush et maintenant l’administration Obama sont responsables de trahison envers le peuple Americain. Les alliés (France, GB Allemagne..) ne sont pas en restes et devrais repondre de leurs actes devant des juges.
    Nous sommes dans une epoque vraiment bizzare ou le mensonge devient justice et ou la verité est passible de mort.
    Le prophète Mohamed avait predit que cela arriverait.
    Cependant, même si Ben laden est mort il y a de cela dix ans, ces scènes de liesse pour fêter la mort de quelqu’un et même si il s’agit d’hitler m’ont choqué…

    La morale nous appele à la retenue et cela n’est pas digne des gens qui ont pu s’adonner à ce genre de spectacle…

    L’imperialisme sous couvert de democratie, voilà l’ennemie du monde entier et même des americains et des Europeens qui sont certainement les peuples plus manipulés de la planete.

    Le jour viendra ou ces gens seront jugés pour ces trahisons. Cependant, je ne pense pas que je sois encore là pour y assister.

    Le mahdi fera son travail de grand nettoyage, inchallah, c’est pour bientôt.

    58.Posté par Fran6 B. le 03/05/2011 09:05

    Excellent article qui finira de convaincre les endormis :) je fais tourner !

    Pour le coup c’est là que l’on se rend compte que les médias valent toutes les armes nucléaires du monde.

    57.Posté par soravardi le 03/05/2011 02:19

    Quand les yankees ont arrêtés saddam hussein ,ils ne se sont pas gênés pour l’exiber devant les caméras du monde entier comme preuve de leur supériorité,aujourd’hui ils nous montre une photos complétement traffiquer de leur ennemis jurés et nous sommes censés les croires .Jusqu’ou iront-ils dans le mensonge ?Aprés cette fausse mort annoncée qu’est ce que ces psychopates de la maison blanche préparent comme autre plan diabolique.

    http://les7duquebec.wordpress.com/2008/11/18/mission-impossible-attraper-le-defunt-bin-laden/

    56.Posté par Intellecterroriste le 03/05/2011 01:56

    @ Nizar MAURANGES

    Lisez l’article du monde! « Un de ses femmes est morte pendant le raid »!

    normal, il est « musulman », donc sans foi ni loi!

    @ Ange, c’est un photomontage, basta!

    D’ailleurs, merci au bonhomme qui a fait le montage photo du photo-montage de supprimer son « photoshop » à la mord-moi-l-noeud.

    on peut AUSSI le faire avec GIMP, logiciel gratuit et LIBRE! Au moins aussi puissant que le logiciel propriétaire de chez AdobE

    Amicalement

    55.Posté par dedelasardine le 02/05/2011 23:55

    cette show servirat pour les prochains attentats terroristes de part le monde cela sera plus plausible pour le citoyen lambda.et oui vengance la menace terrorriste est encore plus presente meme sans ben laden il fallait lui trouver une fin il ont ote pour cette solution.il devenait evident que ben laden pour la masse

    54.Posté par Nizar MAURANGES le 02/05/2011 23:05

    ça passe en boucle, « BEN LADEN s’est servi d’une femme comme bouclier humain pendant le raid » ou « Le commando n’a pas fait de prisonniers » ou « Le commando pouvait ramener Ben LADEN vivant »….Un vrai ramassis de mensonges, ils ne se rendent pas compte qu’ils se ridiculisent complètement. Le pire, c’est le ministre Turc qui félicite, Karzaï et pleins d’autres, on a l’impression que chacun se doit de féliciter Obama, autrement, ils auront droit à une réplique…genre bombardement.
    Mais comment peuvent ils être dupes à ce point. Les soubrettes battent leur plein, c’est écoeurant!
    Si toutes ces manifestations se faisaient pour arrêter la guerre contre la Libye, ça sera mieux, mais là, mutisme complet, on laisse et regarde faire par peur, de vrais lâches!

    53.Posté par ange le 02/05/2011 22:20

    « est fondée » . Il y a aussi peut-être des raisons de gros sous, de pouvoir etc Bienvenue dans le nouvel ordre mondial . Vous disparaissez quand c’est le mieux opportun pour redistribuer vos biens !

    52.Posté par ange le 02/05/2011 22:17

    Anita1945, alors pourquoi n’ont-ils pas pris de photo de BL mort ? Normalement, il est toujours d’usage de prendre des photos après la mort d’une personnalité quel que soit son état et même de tout mort dans toute enquête policière ou dans toute constatation légale . La famille n’ayant pas la preuve est fondé de refuser le décès et de demander la constatation en « disparition » au pire , volontaire ou non volontaire . A moins qu’il y ait des biens ou des prise de pouvoir dans des sociétés financières en cause ayant appartenu à cette personne si elle n’en a pas été dépossédée ?

    51.Posté par ange le 02/05/2011 22:07

    L’expression du visage est tellement identique sur les deux photos qu’on dirait une représentation de cire comme il s’en fait maintenant pour les célébrités . la barbe est redevenue à quelques poils grisonnantes alors qu’on nous avait montré une barbe bien noire sur une autre « intervention » du dit personnage . Peut-être a-t’il utilisé un « détachant « pour la barbe ou un shampooing spécifique par revenir au blanc ? Pour les commentaires de ce vétéran, hélas , il a bien raison : ces aventures guerrières ont ruiné l’Amérique tandis qu’elles enrichissaient des fortunes privées .

    YEARS OF DECEIT: US OPENLY ACCEPTS BIN LADEN LONG DEAD

    summary_noimg = 800; summary_img = 500; img_thumb_height = 250; img_thumb_width = 610; // »)!=-1){ s[i] = s[i].substring(s[i].indexOf(« > »)+1,s[i].length); } } strx = s.join(«  »); } chop = (chop =1) { imgtag = ‘‘; summ = summary_img; } var summary = imgtag + ‘

    ‘ + removeHtmlTag(div.innerHTML,summ) +’

    ‘; div.innerHTML = summary; } //]]>

    Gordon DuffVeterans Today

    osama_bin_laden_dead0001_1

    Bin laden never mentioned in
    Mcchrystal report or Obama speech
    « Hunt for bin laden” a national shame

    Conservative commentator, former Marine Colonel Bob Pappas has been saying for years that bin Laden died at Tora Bora and that Senator Kerry’s claim that bin Laden escaped with Bush help was a lie. Now we know that Pappas was correct. The embarrassment of having Secretary of State Clinton talk about bin Laden in Pakistan was horrific. He has been dead since December 13, 2001 and now, finally, everyone, Obama, McChrystal, Cheney, everyone who isn’t nuts is finally saying what they have known for years.
    However, since we lost a couple of hundred of our top special operations forces hunting for bin Laden after we knew he was dead, is someone going to answer for this with some jail time? Since we spent 200 million dollars on “special ops” looking for someone we knew was dead, who is going to jail for that? Since Bush, Rumsfeld and Cheney continually talked about a man they knew was dead, now known to be for reasons of POLITICAL nature, who is going to jail for that? Why were tapes brought out, now known to be forged, as legitimate intelligence to sway the disputed 2004 election in the US? This is a criminal act if there ever was one.
    In 66 pages, General Stanley McChrystal never mentions Osama bin Laden. Everything is “Mullah Omar”now. In his talk at West Point, President Obama never mentioned Osama bin Laden. Col. Pappas makes it clear, Vice President Cheney let it “out of the bag” long ago. Bin Laden was killed by American troops many many years ago.
    America knew Osama bin Laden died December 13, 2001. After that, his use was hardly one to unite America but rather one to divide, scam and play games. With bin Laden gone, we could have started legitimate nation building in Afghanistan instead of the eternal insurgency that we invented ourselves.
    Without our ill informed policies, we could have had a brought diplomatic solution in 2002 in Afghanistan, the one we are ignoring now, and spent money rebuilding the country, 5 cents on the dollar compared to what we are spending fighting a war against an enemy we ourselves recruited thru ignorance.
    The bin Laden scam is one of the most shameful acts ever perpetrated against the American people. We don’t even know if he really was an enemy, certainly he was never the person that Bush and Cheney said. In fact, the Bush and bin Laden families were always close friends and had been for many years.
    What kind of man was Osama bin Laden? This one time American ally against Russia, son of a wealthy Saudi family, went to Afghanistan to help them fight for their freedom. America saw him as a great hero then. Transcripts of the real bin Laden show him to be much more moderate than we claim, angry at Israel and the US government but showing no anger toward Americans and never making the kind of theats claimed. All of this is public record for any with the will to learn.
    How much of America’s tragedy is tied with these two children of the rich, children of families long joined thru money and friendship, the Bush and bin Laden clans.
    One son died in remote mountains, another lives in a Dallas suburb hoping nobody is sent after him. One is a combat veteran, one never took a strong stand unless done from safety and comfort. Islam once saw bin Laden as a great leader. Now he is mostly forgotten.
    What has America decided about Bush?
    We know this: Bin Laden always denied any ties to 9/11 and, in fact, has never been charged in relation to 9/11. He not only denied involvement, but had done so, while alive, 4 times and had vigorously condemned those who were involved in the attack.
    This is on the public record, public in every free country except ours. We, instead, showed films made by paid actors, made up to look somewhat similar to bin Laden, actors who contradicted bin Ladens very public statements, actors pretending to be bin Laden long after bin Laden’s death.
    These were done to help justify spending, repressive laws, torture and simple thievery.
    For years, we attacked the government of Pakistan for not hunting down someone everyone knew was dead. Bin Laden’s death hit the newspapers in Pakistan on December 15, 2001. How do you think our ally felt when they were continually berated for failing to hunt down and turn over someone who didn’t exist?
    What do you think this did for American credibility in Pakistan and thru the Islamic world? Were we seen as criminals, liars or simply fools? Which one is best?
    This is also treason.
    How does the death of bin Laden and the defeat and dismemberment of Al Qaeda impact the intelligence assessments, partially based on, not only bin Laden but Al Qaeda activity in Iraq that,not only never happened but was now known to have been unable to happen?
    How many “Pentagon Pundits,” the retired officers who sold their honor to send us to war for what is now known to be domestic political dirty tricks and not national security are culpable in these crimes?
    I don’t always agree with Col. Pappas on things. I believe his politics overrule his judgement at times. However, we totally agree on bin Laden, simply disagree with what it means. To me lying and sending men to their deaths based on lies is treason.
    Falsifying military intelligence and spending billions on unnecessary military operations for political reasons is an abomination. Consider this, giving billions in contracts to GOP friends who fill campaign coffers, and doing so based on falsified intelligence is insane. This was done for years.
    We spent 8 years chasing a dead man, spending billions, sending FBI agents, the CIA, Navy Seals, Marine Force Recon, Special Forces, many to their deaths, as part of a political campaign to justify running American into debt, enriching a pack of political cronies and war profiteers and to puff up a pack of Pentagon peacocks and their White house draft dodging bosses.
    How many laws were pushed thru because of a dead man?
    How many hundreds were tortured to find a dead man?
    How many hundreds died looking for a dead man?
    How many billions were spent looking for a dead man?
    Every time Bush, Cheney and Rumsfeld stood before troops and talked about hunting down the dead bin Laden, it was a dishonor. Lying to men and women who put their lives on the line is not a joke.
    Who is going to answer to the families of those who died for the politics and profit tied to the Hunt for Bin Laden?

    ___________________________________________________________________________________
    Veterans Today Senior Editor Gordon Duff is a Marine combat veteran and regular contributor on political and social issues.

    Probe into ‘Bin Laden death’ leakhttp://news.bbc.co.uk/1/hi/world/europe/5374160.stm« President Jacques Chirac has ordered an inquiry into the leak of a French secret service memo claiming that Osama Bin Laden had died. »
    Benazir Bhutto Confirms that Osama Bin Laden is Dead (Video)http://video.google.com/videoplay?docid=8120236576648647371« In an interview only months before her death, Bhutto, possibly unintentionally, admitted that Bin Laden had been killed. She refers to someone as « the man who killed Osama Bin Laden »"
    Bin Laden may be dead, but living on through old sound biteshttp://www.worldtribune.com/worldtribune/WTARC/2008/me_terror_02_11.asp« U.S. intelligence agencies are beginning to suspect that Al Qaida leader Osama Bin Laden is dead after all, despite a recent audio tape exhorting Al Qaida terrorists in Iraq. »


    Israeli intelligence: Bin Laden is dead, heir has been chosenhttp://www.worldtribune.com/worldtribune/WTARC/2002/me_terrorism_10_16.html« Osama Bin Laden appears to be dead but his colleagues have decided that Al Qaida and its insurgency campaign against the United States will continue, Israeli intelligence sources said. »
    Osama bin Laden: A dead nemesis perpetuated by the US governmenthttp://whatreallyhappened.com/WRHARTICLES/osama_dead.html« Osama bin Laden is dead. The news first came from sources in Afghanistan and Pakistan almost six months ago: the fugitive died in December [2001] and was buried in the mountains of southeast Afghanistan. Pakistan’s president, Pervez Musharraf, echoed the information. The remnants of Osama’s gang, however, have mostly stayed silent, either to keep Osama’s ghost alive or because they have no means of communication. »
    If bin Laden was dead, Would the U.S. admit it? http://www.welfarestate.com/binladen/funeral/
    Report: Bin Laden Already Deadhttp://www.foxnews.com/story/0,2933,41576,00.html« Usama bin Laden has died a peaceful death due to an untreated lung complication, the Pakistan Observer reported, citing a Taliban leader who allegedly attended the funeral of the Al Qaeda leader. »

    ___________________________________________________________________________________
    URL: http://www.a-w-i-p.com/index.php/2010/11/03/years-of-deceit-us-openly-accepts-bin-la

    Ciel de France en 2011

    Classé dans : Bizarreries météo,Chemtrails et pluies de fils/fibres/etc...,Etrange — uriniglirimirnaglu @ 8 : 39

    2 mai 2011

    Projet MKA Ultra

    Classé dans : Politique/Societe — uriniglirimirnaglu @ 19 : 56

    [Traduction]Projet MKA Ultra  dans Politique/Societe transparent


    Le Projet MKULTRA (ou MK-ULTRA) est le nom de code donné à un projet de la CIA entre 1951 et 1970 avec pour objectifs de manipuler mentalement certaines personnes par injection de substances psychotropes, et plus particulièrement le LSD. Ils utilisaient autant ces substances psychotropes que l’hypnose dans le but d’influencer les esprits de leurs cobayes (volontaires ou non) à des fins civiles, militaires, d’espionnage ou d’interrogatoire.
    Source: Ufo Enquêtes: http://ufoenquetes.com/leprojetmkultra/index.html
    Merci à Kary

    En 1974, un article publié par le  » New York Times  » révèle l’existence de ces programmes. Et c’est alors qu’une enquête du Congrès américain est diligentée.

     » Le directeur adjoint de la CIA a révélé que plus de trente universités et institutions avaient participé à un large projet de tests et d’expérimentations qui incluait des tests de médicaments cachés sur des sujets non-volontaires de toutes les catégories sociales, hautes et basses, américains et étrangers. Plusieurs de ces tests consistaient à administrer du LSD sur des sujets ignorants dans diverses situations sociales. Au moins une mort fut enregistrée, celle du Dr. Olson est due à ces activités. L’Agence a elle-même reconnu que ces expériences n’avaient pas de valeur scientifique. Les agents qui faisaient le suivi n’étaient pas des observateurs scientifiques compétents.  »

    Sénateur Kennedy.

    Sénat des États-Unis, le 3 Août 1977
     

    COMITÉ SUR LE RENSEIGNEMENT,

    SOUS-COMITÉ SUR LA SANTÉ

    SERVICE DE RECHERCHE DU COMITÉ DES RESSOURCES HUMAINES

    C’est Allen Dulles, directeur de la CIA, en avril 1953 qui a mis en place ce projet en réponse, soit disant, à des utilisations supposées de techniques de contrôle mental qui auraient été faites par l’Union soviétique, la Chine et la Corée du Nord sur des prisonniers de guerre américains.La CIA voulait utiliser ces procédés comme des armes de guerres et pour, parait-il, manipuler des leaders étrangers (On se rend compte que cela a bien fonctionné d’une manière générale depuis).

    En 1964, le projet fut renommé MK-Search avec pour but de produire un sérum de vérité très efficace et destiné aux interrogatoires de personnes soupçonnées d’être des espions soviétiques. (Exemple dans le film  » Raison d’Etat « ) Sachant qu’il y avait en même temps derrière tout cela une volonté d’explorer les techniques de contrôle mental.

    Mais avant de passer à MK-Search les médecins et scientifiques travaillèrent sur les projets Bluebird, Artichoke et MK-Ultra.

    En 1972, Richard Helms, directeur de la CIA ordonne la destruction des archives du projet. Il est donc difficile d’avoir une compréhension complète de MK-ULTRA étant donné que plus de 150 sous-projets différents furent financés dans le cadre de ce programme.

    Le projet fût définitivement stoppé en 1988.

    L’Agence dépensa des millions de dollars dans des études ayant pour objet de tester des douzaines de méthodes pour influencer et contrôler l’esprit. Un document MK-ULTRA de 1955 fait référence à l’étude d’un assortiment de substances qui altèrent l’esprit comme suit :

    • Substances provoquant un raisonnement illogique et une impulsivité au point que le sujet se discréditera en public.

    • Substances augmentant les capacités mentales et les capacités de perception.

    • Substances empêchant ou contrariant les effets toxiques de l’alcool.

    • Substances augmentant les effets toxiques de l’alcool.

    • Substances produisant les signes et symptômes de maladies connues de façon réversible, pouvant être ainsi utilisées pour simuler les malades, etc.

    • Substances rendant la persuasion de l’hypnose plus facile ou qui augmentent son utilité.

    • Substances renforçant les capacités de l’individu à supporter privation, torture et coercition pendant un interrogatoire ou lavage de cerveau.

    • Substances et méthodes physiques produisant l’amnésie des événements se déroulant avant et pendant leur utilisation

    • Méthodes physiques pour produire choc et confusion sur de longues périodes et susceptibles d’être utilisées de façon furtive.

    • Substances provoquant des incapacités physiques comme paralysie des jambes, anémie aigüe, etc.

    • Substance produisant une euphorie  » pure « , sans  » redescente « .

    • Substances altérant la personnalité de telle façon que la tendance du sujet à devenir dépendante d’une autre personne est augmentée.

    • Substances causant une telle confusion mentale que l’individu sous son influence lors d’un interrogatoire trouvera difficile de soutenir une histoire fabriquée.

    • Substances qui font baisser l’ambition et l’efficacité générale de l’homme lorsqu’administrées en quantités indétectables.

    • Substances qui provoquent faiblesse et distorsion visuelle ou auditive, de préférence sans effets permanents.

    • Pilule assommante qui peut être administrée subrepticement dans la nourriture, les boissons, les cigarettes, ou sous forme d’aérosol, etc., qui peuvent être utilisées en toute sécurité, provoquent une amnésie maximum, et qui pourraient convenir à certains types d’agents sur une base ad hoc.

    • Substances qui peuvent être administrées subrepticement par les voies supérieures, et qui en très petites quantités rendent impossible toute activité physique.


    Certaines expériences étaient parfois volontaires, et les sujets étaient donc forcement victimes d’expériences encore plus difficiles

    Au cours d’une expérience, une sélection de volontaires a consommé du LSD en continu durant 77 jours.

    Une autre technique consistait à injecter des barbituriques par intraveineuse dans un bras et de la méthamphétamine dans l’autre.

    D’autres expériences ont utilisé l’héroïne, la mescaline, la psilocybine, la scopolamine, la marijuana, l’alcool et le thiopental.

    Quatre sous-projets (102, 103,112 et 117) étaient basés sur des enfants, notamment avec la complicité du Centre International de vacances d’été pour enfants (International Children Summer Camp).

    La CIA n’a jamais reconnu ces expériences, malgré le témoignage et les documents de certains psychiatres et psychothérapeutes déclarants avoir soignés des enfants victimes de ces expérimentations.

    Frank Olson, un biochimiste de l’armée et un chercheur dans le domaine des armes biologiques, avait reçu du LSD sans son consentement et s’est suicidé une semaine plus tard au cours d’une crise psychotique. Le docteur de la CIA qui était, parait-il, sensé surveiller Olson s’était soit disant endormi lorsqu’Olson s’était jeté par la fenêtre. Les circonstances exactes de sa mort demeurent controversées.

    En 1975, Dick Cheney et Donald Rumsfeld ont organisé une rencontre entre la famille d’Olson et le président Gerald Ford qui a présenté des excuses officielles à la famille ainsi qu’une compensation financière.

    Selon le fils de Frank Olson, qui conteste cette version, son père aurait été assassiné en raison de ses connaissances sur les techniques d’interrogations utilisées par la CIA sur des capturés soviétiques. En 1994, le corps d’Olson a été exhumé et les traces sur sa boîte crânienne indiquent qu’il a reçu un coup avant la chute qui l’a tué.

    Jusqu’à sa mort, survenue le 27 Janvier 1969, Allen W. Dulles (premier directeur civil de la CIA) ne rendra jamais des comptes à la justice pour avoir initié, en 1953, le très contestable projet de manipulation mentale MK-Ultra.

    Les expériences donneraient de meilleurs résultats avec des sujets jeunes.

    John Lennon aurait été tué par un de ces assassins sous contrôle mental.

    Il fut assassiné devant sa maison par Marc Chapman. Le portier raconte que Chapman, après son crime, était resté assis en train de lire le livre de J.D. Salinger (ancien officier de l’OSS) intitulé  » l’Attrape cœur  » (The Catcher In The Ry).

    Ce livre contiendrait certains mots déclencheurs, et aurait été utilisé dans le programme de contrôle de l’esprit. Il a été trouvé sur plusieurs scènes d’assassinat.

    Une femme, victime de ces expériences, a même confirmé ces faits. Elle prétend qu’une fois en contact avec cet ouvrage, elle entre en état de transe.

    Dans les années 50 et 60, on aurait implanté des électrodes dans le cerveau de certains individus et ces recherches auraient été financées par l’armée et la CIA.

    Des corps étrangers ont été trouvés chez certains individus, et peuvent passer inaperçus durant l’autopsie.

    Selon des témoins, La Norvège ferait beaucoup d’expériences d’implants de ce type sur leur population.

    Des messages seraient envoyés dans le cerveau des destinataires au moyen de micro ondes.

    Ce qui a fait l’objet d’un brevet en 89.

    Justement, dans son livre  » Le Corps Electrique « , le prix Nobel Robert Baker décrit une série d’expériences démontrant qu’on pouvait entendre et comprendre des messages transmis d’une cabine d’isolation, par audiogramme à pulsions micro-ondes analogues à la vibration d’une parole envoyée dans le cerveau. Baker en déduisit  » qu’un tel système a une application évidentes pour couvrir des opérations destinées à pousser à la folie une cible humaine à l’aide de voix inconnues ou pour donner des ordres indétectables à un tueur programmé « .

    Le livre de James C. Lynn parut en 1978, (L’Effet et l’Application des Micro ondes auditives), décrit également comment des voix audibles peuvent être directement diffusées dans le cerveau. Ces micro-ondes pourraient également être utilisées pour brûler la peau, augmenter l’effet des drogues ou affecter le fonctionnement du cerveau. Ces effets ont tous été reconnus officiellement par la CIA, le 21 Septembre 1977, lors d’un témoignage devant le Comité de la Santé et de la Recherche. Le Dr Sidney Gottlieb qui dirigeait le programme MK-Ultra à cette époque fut contraint d’admettre les recherches de la CIA en vue de découvrir des techniques affectant l’organisme humain à l’aide de moyens électroniques.

    Timothy James McVeigh qui a fait exploser lors d’un attentat un camion piégé à Oklahoma City le 19 avril 1995, faisant plus de 168 morts, aurait soit disant fait l’objet d’une expérience de contrôle mentale.
    Certains soulignent qu’il a travaillé dans une entreprise de microprocesseur à Calspan et qu’à partir de ce moment il racontait à son entourage qu’il se sentait contrôler et bouleverser.

    De plus, durant ces attentats, il manquait du personnel fédéral, comme par hasard.

    Mythe ou réalité ? On l’ignore.

    La version officielle reste que Timothy James McVeigh était membre d’un groupe d’extrême droite anti-gouvernemental, le Patriot Movement.

    Il existerait aussi des théories du complot prétendant que le projet MK-ULTRA et l’assassinat de Robert F. Kennedy seraient liés. Certains mettent en avant le fait que l’assassin, Sirhan Bishara Sihran, était contrôlé mentalement, mais ces théories n’ont pas été retenues suite à un manque de preuves concrètes. Cependant, ces idées sont de plus en plus répandues, surtout depuis le témoignage de Sirhan Bishara Sirhan, via son avocat Lawrence Teeter, divulgué le 11 juin 2003 dans une interview.

    Mon Analyse personnelle sur ce fameux Projet MK est que tout nous pousse à croire qu’il a bien existé, et que même des documents ont été brûlés pour effacer des pistes. Les faits exposés précédemment parle d’eux même, à mon avis.

    Ces expériences de contrôle mental sont, selon moi, bien réel. Lorsqu’on connaît toute les atrocité auxquelles se sont livré la CIA au cours de son histoire ainsi que sa capacité à user de tous les moyens nécessaires pour arriver à ses fins, on se rend vite compte que le Projet MK n’aurait pas eut de mal à faire l’unanimité auprès d’eux.

    Même si à l’origine cela devait seulement être destiné à faire parler les espions soviétiques, ne les connaît-on pas assez pour savoir qu’ils iraient encore plus loin dans leurs expérimentations ?D’autres soit disant Projet tels que Bluebeam (il s’agirait d’une hallucination collective sous contrôle pour une religion mondiale) ou le Projet Monarch sont plus controversés et s’échelonnent dans le temps et sur la durée, avec des hypothèses très farfelue pour ma part. Je doute personnellement de leurs bien fondés. Pour ces raisons, je ne vous les livrerais pas.

    Les documents ci dessous, classés autrefois Top Secret, ne représentent qu’une petite partie de ce qui est aujourd’hui disponible

    032211_1827_ProjetMKAUl1 dans Politique/Societe

    032211_1827_ProjetMKAUl2

    032211_1827_ProjetMKAUl3

    032211_1827_ProjetMKAUl4

    032211_1827_ProjetMKAUl5

    032211_1827_ProjetMKAUl6

    032211_1827_ProjetMKAUl7

    032211_1827_ProjetMKAUl8

    032211_1827_ProjetMKAUl9

    032211_1827_ProjetMKAUl10

     

     

    Sources :

    http://www.lesdebats.com/editionsdebats/110209/dossier.htm
    http://fr.wikipedia.org/wiki/MK-ULTRA
    http://ufo-investigations.nice-forums.com/nouvel-ordre-mondial-f45/projet-mkultra-t611.htm

    •  » Sciences et Inexpliqué « , n°10
    • « Complots et Dossiers Secrets », n°3
    • Acid: The Secret History of LSD, par David Black, London: Vision, 1998, ISBN 1901250113.
    • Acid Dreams: The Complete Social History of LSD: The CIA, the Sixties, and Beyond par Martin Lee et Bruce Shlain, New York: Grove Press, 1985, ISBN 0802130623
    • The Agency: The Rise and Decline of the CIA, par John Ranelagh, p208-210.
    • In the Sleep Room: The Story of CIA Brainwashing Experiments in Canada, par Anne Collins, Lester & Orpen Dennys (Toronto), 1988.
    • Journey into Madness: The True Story of Secret CIA Mind Control and Medical Abuse, par Gordon Thomas, NY: Bantam, 1989, ISBN 0553284134
    • Operation Mind Control: Our Secret Governments’s War Against Its Own People, par W H Bowart, New York: Dell, 1978, ISBN 0440167558
    • The Search for the Manchurian Candidate, par John Marks, W.W. Norton & Company Ltd, 1999, ISBN 0393307948
    • Storming Heaven: LSD and The American Dream, par Jay Stevens, New York: Grove Press, 1987, ISBN 0802135870

    Copyright © 2009. Tous droits réservés

    Techniques de désinformations

    Classé dans : Outils/Bon à savoir — uriniglirimirnaglu @ 19 : 51

    [Traduction]Techniques de désinformations  dans Outils/Bon à savoir transparent


    La désinformation, c’est-à-dire le fait de désinformer, est un mot apparu dans la langue française au cours du dernier quart du XXe siècle. Il est bâti sur un mot russe. Ainsi, contrairement à ce que ce mot suggère de prime abord, la désinformation ne constitue pas nécessairement une perte d’une ou plusieurs données (« désinformation » comme pour « déshabiller »).

    Mais le sens de ce mot est encore fluctuant, et il connaît des variantes importantes selon les auteurs qui l’emploient.

    Voici quelques techniques courantes utilisées par différents organes de pouvoir – publics ou privés – cherchant à occulter des vérités qui dérangent. Il est utile de garder ces concepts à l’esprit lors de la lecture d’informations relatives à des sujets controversés (ils sont nombreux) … pour autant, règle n°1, que vous sachiez même qu’ils le sont. Faites le test. Vous serez sans doute surpris de constater à quel point ces procédés percolent au travers de nombre de propos tenus par des instances officielles, des « experts » et par extension de nombreux médias.

    Technique n°1 : Evitement

    Ne pas écouter la controverse, ne pas la voir, ne pas en parler. Si elle n’est pas rapportée, elle n’existe pas et il n’y a pas lieu de s’en occuper.

    Technique n°2 : Superficialité

    N’aborder la controverse qu’en périphérie, sur des points mineurs voire pittoresques. Eviter soigneusement les points clés de l’argumentation.

    Technique n°3 : Indignation

    Rejeter le sujet de façon indignée (« jamais une chose pareille ne serait possible »). Jouer sur le sentiment d’incrédulité (« il y aurait eu des fuites », « ça se saurait », …)

    Technique n°4 : Rumeur

    Considérer la controverse comme une rumeur de plus, sans fondements, quels que soient les arguments présentés.

    Technique n°5 : Homme de paille

    Présenter la position de son adversaire de façon volontairement erronée, en sélectionnant son argument le plus faible, en amplifiant sa portée puis en le détruisant.

    Technique n°6 : Messager

    Décrédibiliser le porteur du message. Par extension, associer les opposants à des dénominations impopulaires telles que « excentrique », « extrême-droite », « gauchiste », « terroriste », « conspirationniste », « radical », « fanatique », ou même « blonde » etc…

    Technique n°7 : Biais

    Exacerber tous les faits qui pourraient donner à penser que l’opposant opère en dissimulant ses véritables intentions ou est sujet à tout autre forme de biais.

    Technique n°8 : Confusion

    Quelque soit le niveau de la polémique mais sans y faire référence, confirmer la thèse officielle par un communiqué laconique sur une nouvelle étude favorable et rassurante.

    Technique n°9 : Autorité

    S’associer à l’autorité (organismes internationaux etc.) et présenter ses arguments avec suffisamment de jargon, de détails techniques et de sources pour les crédibiliser.

    Technique n°10 : Innocence

    Faire l’innocent. Quelle que soit la solidité des arguments de l’opposant, éviter la discussion en leur contestant toute crédibilité, toute existence de preuves, toute logique ou tout sens. Mélanger le tout pour un maximum d’efficacité.

    Technique n°11 : Amalgame

    Associer les charges de l’opposant à des charges farfelues facilement réfutables, qu’elles soient antérieures ou le fait d’autres opposants. En y étant associées, les charges subséquentes, quelle que soit leur validité, sont alors beaucoup plus facilement discréditées.

    Technique n°12 : Diviser

    Diviser pour mieux régner et par extension mettre l’accent sur les différences entre les différents courants des opposants et l’impression de chaos que cela procure.

    Technique n°13 : Pseudo-débat

    Présenter la version de l’opposant en premier lieu puis démentir par une succession de déclarations issues de sources faisant apparemment autorité.

    Technique n°14 : Confession

    Admettre avec candeur que des manquements (mineurs) ont été identifiés et que des solutions ont été apportées. Les opposants cependant en ont tiré parti pour gonfler la controverse et tenter de démontrer ce qui n’existe pas.

    Technique n°15 : Edulcorer

    Utiliser des termes techniques sans contenu émotif pour décrire le problème.

    Technique n°16 : Enigme

    Les énigmes n’ont pas de solution. Etant donné la multitude des paramètres, des intervenants et de leurs interactions, le sujet est bien trop complexe pour ne pouvoir être jamais résolu. Une technique couramment utilisée pour décourager ceux qui cherchent à suivre…

    Technique n°17 : Solution complète

    Eviter le problème en exigeant de l’opposant qu’il fournisse une solution complète à la résolution de la controverse.

    Technique n° 18 : Omission

    Omettre des preuves, des publications ou des témoignages contraires. S’ils n’existent pas, ce ne sont pas des faits, et le sujet ne doit pas être couvert.

    Technique n°19 : Sang froid

    Amener l’opposant à argumenter dans une position difficile et jouer sur sa perte de sang froid pour le décrédibiliser.

    Technique n°20 : Expertise

    « You don’t bite de hand that feeds you », disent les Anglais. Créer son propre groupe d’experts et le financer directement ou indirectement.

    Technique n°21 : Preuve impossible

    Ignorer les preuves présentées par l’opposant comme étant non pertinentes et lui demander des preuves inaccessibles, que ce soit matériellement (non disponibles ou soustraites au regard du public), techniquement (années de recherche) ou financièrement.

    Technique n° 22 : Déni

    Dénier toute crédibilité ou être extrêmement critique vis à vis de publications, de témoignages ou même de propos officiels d’organes de pouvoir, en les désignant comme des « sources non valides » ou « des éléments sortis de leur contexte ».

    Technique n°23 : Fausse preuve

    Introduire des éléments contradictoires par rapport à l’argument de l’opposant, au besoin en fabriquant de fausses preuves, par exemple sous la forme d’études scientifiques au protocole particulièrement étudié.

    Technique n°24 : Grand Jury

    Organiser un grand jury ou des états généraux avec tous les atours de la consultation la plus large et la plus ouverte qui soient. Neutraliser ensuite les sujets qui fâchent et présenter le rapport final comme étant l’état du consensus général.

    Technique n°25 : Diversion et distraction

    Créer l’événement ailleurs pour distraire et écarter l’attention du public.

    Source : http://vigli.org/desinfo.htm

    Révolution : les pièges

    Classé dans : Outils/Bon à savoir,Politique/Societe — uriniglirimirnaglu @ 19 : 47

     Alternatives

    [Traduction]Révolution : les pièges dans Outils/Bon à savoir transparent


    imagesCAMZW532-150x150 dans Politique/SocieteC’est une histoire que tous les types de révolutionnaire devraient lire. Je vous invite à la lire jusqu’ à la fin, même si vous n’êtes pas d’accord avec tout ce qui est dit.

     

    Envisageons ce scénario:

    Vous êtes une personne qui, au cours des dernières années, est devenue de plus en plus mécontente de la façon dont les choses se passent dans son pays et à l’étranger (sauf si vous êtes l’un de ces ignorants qui ne connaît pas le monde en dehors de vos frontières). Vous avez été volé par le gouvernement, vous avez été volé par leurs copains des entreprises, et on vous a dépouillé de votre liberté. Il ya un nouveau président en exercice, mais il semble que, malgré tous ses discours, il travaille pour le même public que le précédent gars. On parle d’action par le peuple contre le gouvernement / système / cartel en charge, et vous voulez savoir comment vous pouvez aider.

    Alors, que faites-vous? Il n’y a pas un voisin à qui vous pouvez parler, ils veulent juste parler de TV / film / musique / etc. Vous avez besoin de quelque chose avec une portée plus large, de sorte que vous vous dirigez vers l’internet. Sur Internet, vous pouvez parler avec les gens du monde entier, vous connecter à un réseau, partager des idées et comparer les idéologies (l’alias discute au-delà des petits partis politiques, si vous êtes prudent).

    En tout cas, désireux de trouver les personnes que vous êtes venus chercher, vous arrivez sur un forum qui semble convenablement rempli de gars en colère et de mécontents. II y a tellement de gens embêtés, même ici, que vous y trouvez l’aile droite des conservateurs d’accord avec des hippies gauchos. Vous savez ceux dont on disait que ceux qui ne mettaient les peintures de guerre, ne roulaient pas pour le drapeau après le 911 étaient des traitres. Ceux qui nous ont dit que nous étions trompés, etc., mais nous avons choisi de ne pas les écouter, parce qu’ils ne délivraient pas le message avec la bannière étoilées en arrière-plan.

    Ainsi, il semble que vous avez trouvé la communauté en ligne pour obtenir de l’info. Vous avez les anciens marines qui vous donnent des conseils sur la façon de prendre soin de vos armes. Vous avez des étudiants pour vous montrer, en mode codé, la façon de créer des explosifs à la maison. Vous avez le paysan qui vous montre comment chasser dans la nature. Vous avez le philosophe fou qui vous donne des avis d’une profonde perspicacité sur la politique et la société. Vous êtes satisfait pour un temps, en absorbant tout ce que vous pouvez, mais vous commencez à vous sentir agité. Vous suivez ce genre de formation pour une raison, non? Quand est ce que le motif va arriver?

    Un jour, l’impatience vous gagne, et vous commencez un fil, qui appelle à une action immédiate. Vous trouverez beaucoup de réponses de personnes qui sont à peu près exactement où vous en êtes, tout en s’engageant à mourir pour le drapeau, etc. Il ya aussi des gens sur le fil qui sont là pour vous descendre, vous traiter de fou « survivalistes », ou d’antipatriote. Si vous avez vraiment de la chance, ils peuvent même vous traiter de hippy gauchiste soixante huitard. Vous vous engagez dans une bataille de mots, vous vous sentez revigorer par les réponses que vous obtenez, ignorant le bizarre joueur d’échec qui, quatre pages plus loin, a répondu à votre post original, avec un message sibyllin, vous invitant à être patient et à ne pas faire état de vos forces en ligne. Il a dit que vous donniez des renseignements à l’ennemi mais c’est juste un gars, et toutes les personnes qui vous soutiennent, ne peuvent avoir tort, n’est ce pas?

    Tôt ou tard, le fil meurt, et vous réalisez que votre appel à la révolution immédiate a été ignoré. Vous êtes déçus, mais vous vous sentez bien, sachant que d’autres ont des démangeaisons de passer à l’action. Ensuite, vous voyez un fil de nouvelles, où l’homme qui semble savoir de quoi il parle, appelle les membres du forum à donner leurs coordonnées. Il veut savoir où sont les gens, de sorte que tous les membres puissent se former en groupes, prêts à prendre des mesures « le moment venu», comme il dit. Il demande également que vous indiquiez ce que vous avez comme armes à feu. Il voudrait également savoir si vous avez une formation ou des compétences que le groupe local auquel vous êtes affecté peut utiliser. Vous faites scrupuleusement la liste de vos compétences et armes à feu. Vous pouvez même leur dire le genre de munitions que vous préférez.

    Quoi qu’il en soit, dans le Monde Réel, le pays se détériore, et un projet de loi est adopté, qui permet au gouvernement de commencer à embarquer les gens qui pourraient causer un problème. « Terrorisme intérieur », ils l’appellent ça. Vous savez bien ce qu’ils veulent dire, et vous savez que votre groupe est prêt à prendre des mesures.

    La nuit même après avoir entendu parler de ce nouveau projet de loi, on frappe à votre porte, des bruits. Vous descendez, et ouvrez la porte, pour découvrir que vous regarder le canon d’un fusil. Les défenseurs du gouvernement sont là, semble-t-il. Vos enfants hurlent, et votre conjoint supplie pendant qu’on vous emmène loin d’eux. La dernière chose que vous voyez comme ils vous glissent un sac noir sur la tête est un flic passant votre conjoint au tazer parce qu’ils ne veulent pas faire ce qu’on leur a dit. Vous ne pouvez rien, et vous êtes conduit dans un endroit obscur où vous ne voyez jamais la lumière du jour, et vous êtes interrogé au sujet de choses que vous ne comprenez pas. Votre confusion tourne à la terreur quand ils commencent à vous battre, mais ça ne change rien, tu ne comprends toujours pas ce qui se passe vraiment, ce qu’ils cherchent.

    Après quelques mois, ils ont laissé un avocat venir vous voir, et l’avocat vous dit que vous allez être jugé comme un terroriste. Bien sûr vous l’attendiez tôt ou tard, et le procès commence, comme promis. Les informations utilisées pendant le réquisitoire commence à évoquer des choses, avant que, tout à coup, vous vous rendiez compte qu’ils utilisent vos propres mots, les mots de votre forum. A aller se faire sauter sur un bâtiment fédéral. Le vrai choc est bien quand ils disent que vous avez même commencé à former une cellule terroriste, et ils font le point de tous les trucs que vous avez dit dans le fil, là où l’homme a demandé aux groupes locaux de se former. Vos procureurs vont même dire exactement au tribunal quel serait votre rôle dans le groupe, et ils montrent les compétences et l’expérience que vous avez cités.

    Votre avocat est débordé. Il ne peut pas défendre vos mots, même si il était vraiment là pour vous aider. Vous êtes dûment reconnu coupable, et êtes expédiés dans un camp de prisonniers au milieu de nulle part, gardé par des voyous de la sécurité privée qui vous battent juste pour les avoir regardé bizarrement.

    Comme vous vous asseyez dans votre cellule, vous pensez à votre famille. Vous pouvez aussi réfléchir à l’endroit où tout a mal tourné pour vous. Vous maudissez l’agent qui a posté en tant que membre du forum pour aider à vous incriminer. Ensuite, vous vous rappelez le bizarre joueur d’échecs qui vous a dit de ne pas révéler votre main. Il avait raison, semble-t-il. La voix de la patience, avec ce manque de bravoure et de cœur que vous avez trouvé si déplaisant, avait raison.

    Ensuite, cela vous frappe. Les gens que vous cherchiez ont envoyé un homme pour vous avertir de rester calme, et vous l’avez ignoré. Les personnes qui pourraient vous montrer ce que vous aviez à faire si vous aviez vraiment envie de faire une différence, vous les avez rejetés quand ils ont essayé de vous retenir.

    Des gens vous disent qu’Internet est un lieu public et que l’ouvrir sur un forum, c’est comme le faire dans une rue bondée. Ne donner jamais de renseignements à votre sujet et au sujet de vos connexions à votre adversaire.

    By: http://www.abovetopsecret.com/forum/thread433705/pg1#pid5757570

    Traduction Veritas

    Peut sembler paranoïaque…mais qui sait. Suivez juste le conseil en gras.

    911 : démolition nucléaire?

    Classé dans : Politique/Societe — uriniglirimirnaglu @ 19 : 40

    [Traduction]911 : démolition nucléaire?  dans Politique/Societe transparent


    Une thèse « extrême » qui ne fait largement pas l’unanimité mais qui posent des questions à ce jour restées sans réponse.

    Commençons par le début :

    http://escholarship.org/uc/item/4xq88667

    Que disent-ils?

    Ils évoquent le tritium et sa formation naturelle mais aussi par les explosions nucléaire (pour plus de détail sur tritium: http://fr.wikipedia.org/wiki/Tritium )

    Ils trouvent des traces de tritium avec des concentrations très basses qui auraient leur origine dans les signaux lumineux et un des Boeing 747.

    Question: pourquoi faire ce type d’analyses, si rien dans les faits ne suggère que quelque chose de genre a pu se produire ?

    Pour être honnête même dans les groupes contestant la version officielle, cette hypothèse est rejetée.

    Pourtant, voici différents graphiques illustrant la méthode de démolition « atomique »:

    040311_0836_911dmolitio11 dans Politique/Societe040311_0836_911dmolitio21

    La charge est en sous-sol (100m)

    040311_0836_911dmolitio31

    Processus de l’explosion:

    1/ L’explosion commence à chauffer la roche autour d’elle

    2/La roche s’évapore et une nouvelle cavité se crée: la cavité primaire. Les gaz résultant commencent s’étendre et sont comprimés.

    3/ la cavité secondaire se forme par compression des roches. Compression créée par les gaz chauds en surpression

    4/ Le résultat: en blanc: la cavité souterraine (taille en phase secondaire), en bleu ce qu’on appelle la zone d’écrasement. Rocs pulvérisés en poussières microscopiques (taille 100 microns) et la zone verte: zone de dommage… effondrement des rocs.

    Gardons en mémoire que la cavité où se produit l’explosion fait environ 100 m de diamètre voir image 1. Mentalement, on peut reconstruire le diamètre du cercle extérieur…

    040311_0836_911dmolitio41

    Image des fameuses poussières issues de l’effondrement des Tours.

    040311_0836_911dmolitio51

    Ca se passe de commentaires. Il suffit de revoir les images des Tours s’effondrant.


    Pour les sources des images, l’article a été écrit par Khalezov: http://www.nuclear-demolition.com/

    Pour ce qui est Koursk, la théorie officielle dit que:

    Vladimir Poutine confie l’enquête au procureur Vladimir Oustinov. Ses conclusions rendues en 2002, basées notamment sur une inspection de quatre mois de l’épave renflouée, avalisent l’hypothèse de l’explosion accidentelle d’une torpille due à une fuite de liquide propulseur. En effet, la torpille mise en cause utilise un comburant liquide qui mis en contact avec l’eau de mer va produire une énorme quantité de gaz pour entrainer une turbine, et les hélices. De multiples négligences ont conduit à ce désastre et des fuites sur ce type de torpille ont été relevées sur d’autres bateaux [2]

    Mais certains faits ne collent pas avec cette version:

    D’autre part, des indices sérieux semblent accréditer la présence de bâtiments étrangers (notamment américains) sur zone, dont un sous-marin de classe Los Angeles qui aurait été surpris accidenté dans un port norvégien quelques jours après le drame.


    Et:

    Le refus de la Russie d’une aide étrangère pour remonter le Koursk ;

    Les déclarations sur l’état de la mer qui aurait retardé les secours ;

    Les premières déclarations des responsables militaires russes, qui ont mis en cause les États-Unis ;

    L’apparition, trois jours après le drame, du Toledo dans le port de Håkonsvern en Norvège, et le refus des autorités américaines de le laisser inspecter par des non-Américains, certains ont écrit qu’il était endommagé ;

    Le voyage secret à Moscou du directeur de la CIA trois jours après le naufrage ;

    la décision de laisser le compartiment des torpilles détruit au fond de la mer sans enquête ;

    Un trou circulaire dans l’épave du Koursk provoqué par l’entrée d’un objet extérieur ;

    La censure des messages issus des cadavres de sous-mariniers ;

    Le fait que les restes du Koursk ont été fondus et détruits après l’inspection ;

    L’annulation d’une dette russe à l’égard des États-Unis peu après l’accident et l’autorisation donnée à la Russie de contracter un nouveau prêt ;

    La rumeur concernant la récupération d’une bouée de détresse venant d’un sous-marin américain, cette information n’a pas été confirmée.

    La thèse de Jean Michel Carré est qu’un sous-marin US aurait percuté le Koursk et qu’un second sous-marin aurait coulé le Koursk pour couvrir la fuite du premier sous-marin. Jean Pierre Petit va plus loin disant que le Koursk aurait été délibérément coulé pour éviter un transfert de technologie Russe vers la Chine.

    Voir: http://fr.wikipedia.org/wiki/Koursk_K-141

    Pour Khalezov, la Marine US aurait au minimum récupéré un des missiles du Koursk. Ce missile aurait servi à l’attaque sur le Pentagone. J’ai essayé de synthétiser pour les non-anglophones. Mais ce n’est qu’un résumé, une synthèse à la serpe.

    Admettons que le missile ait servi pour le Pentagone. Qu’est qui aurait été utilisé sur les tours du WTC ?

    Des mini-nukes ?

    La démolition nucléaire de gratte-ciels a été breveté par « Controlled Demolition Inc. », la société de démolition la plus réputée qui s’occupe de démolition de building, et plus spécialement de la démolition controlée de gratte-ciels. La même compagnie a été un des principaux concepteur des projets de démolitions nucléaire du World Trade Center à New York et des Sears Towers à Chicago ».

    Voir : http://www.nuclear-demolition.com/

    Et :

    En fait, ce ne serait pas une grosse erreur de les appeler les «petits» au lieu de « spécial », parce que les SMAP sont effectivement «petits» – leurs rendements nucléaires explosifs ne dépassent généralement pas 1 kt d’équivalent TNT. Considérant que tous les SMAP modernes ont des rendements variables qui pourraient être aussi faibles que 0,1 kilotonne, et parfois même à 0,01 kilotonne (équivalent à 100 et 10 tonnes de TNT, respectivement), ils méritent d’être appelés « petites » munitions.

    Ils ne détruisent pas directement comme le ferait une bombe, mais indirectement: voir schéma ci-dessus. C’est étonnamment rapide, peu contaminant et peu risqué.

    Mais les terroristes ne pouvaient en disposer…pourtant :

    Les propos d’ al-Zawahiri contredisent ceux qui rétorquent qu’al-Qaïda n’a pas les capacités pour les maintenir en état de fonctionnement et les mettre en œuvre. Il ajoute « Ils nous ont contacté, nous avons envoyé des membres à Moscou, Tashkent, et dans d’autres Etats d’Asie Centrale et ils ont négocié et nous avons acheté quelques valises nucléaires » ; les jours passent et des spécialistes commencent à corroborer les déclarations d’ Ayman al-Zawahri concernant les valises nucléaires « Zawahri est quelqu’un de très malin, il est le vrai cerveau tactique de l’organisation. Il se trouve qu’il ment rarement, demandez à son biographe Hanmit Mir, il vous le dira » nous confirme dans un échange un contact proche des services américains.

    Source : http://www.intelink.info/fre/actualites/terrorisme/les_realites_du_terrorisme_nucleaire

    D’où pouvaient-ils venir ?

    Une fois de plus…de Russie. En effet, près de cent de ces valises de la mort ont disparu :

    Une émission de télévision est à l’origine d’une prise de conscience du grand public quant à la prolifération des armes de destruction massive. Le 7 septembre 1997, le Russe Alexandre Lebed déclarait durant Sixty Minutes, sur CBS , que plus de cent valises nucléaires avaient disparu des inventaires : « Je ne sais pas où elles se trouvent, je ne sais pas si elles ont été détruites, ou si elles ont été entreposées, vendues ou volées. Je ne sais pas. ».

    Quelques mois auparavant, Lebed avait déjà révélé le problème à une délégation du Congrès américain, mentionnant alors la disparition de 84 de ces armes sur un total de 132. Il avait également précisé qu’elles dépendaient du (Glavnoe Razvedivatel’noe Upravlenie), le service de renseignement militaire soviétique. Elles dotaient des unités spéciales réparties sur l’ensemble du territoire soviétique. Les autorités civiles et militaires russes s’empressèrent de démentir l’information donnée par Lebed

    Ceci est extrait du lien ci-dessus. On notera que le Général Alexander Lebed mourra opportunément dans un « accident » d’hélicoptère en 2002. Qui sait ce qu’il aurait pu dire…

    Toujours dans le sens de cette théorie, on remarquera :

    Au moment de la percussion des Tours Jumelles par les avions et de l’effondrement de ces dernières, ainsi que de celui du WTC7, des ondes sismiques ont été générées. Dans la mesure où (1) les ondes sismiques ne sont créées que par des impulsions brèves et (2) où les basses fréquences sont associées à une énergie (magnitude) comparable à celle d’un séisme instrumental, ces ondes révèlent indubitablement une origine explosive. Même si la percussion par les avions et la chute des débris des tours sur le sol ont pu générer des ondes sismiques, d’une part leur magnitude a été insuffisante pour être enregistrée à 34 km, et d’autre part elles ne pouvaient qu’être homogènes.

    Or les signaux sismiques montrent des différences significatives dans leur composition et leur magnitude et surtout dans leur vitesse de propagation, alors que leur parcours est pourtant identique dans des conditions identiques. Cette dernière différence étant physiquement inexplicable dans le cadre de la version officielle, on doit remettre en question le calcul des vitesses effectué à partir d’une origine calée sur les images vidéo. On ne peut que conclure qu’en réalité la source (explosive) a été déclenchée manuellement, donc avec un décalage variable pour chaque origine par rapport aux vidéos.

    La composition des ondes est révélatrice de l’emplacement de la source et la magnitude dépend de l’énergie transmise au sol. L’origine souterraine des ondes émises au moment de l’effondrement du WTC1 est attestée par la présence des ondes de volume (P et S) en plus des ondes de surface (ondes de Rayleigh), lesquelles sont présentes dans les cinq cas. L’emplacement de la source des quatre autres explosions est subaérien, ce qui est attesté par la seule présence des ondes de Rayleigh. Les explosions aériennes visibles sur les vidéos dans les étages supérieurs des Tours Jumelles ne fournissent pas d’ondes sismiques à 34 km de distance de la source.

    Il y a un facteur dix entre la puissance des explosions contemporaines des percussions des Tours Jumelles (ainsi que de celle contemporaine de l’effondrement du WTC7) et la puissance de celles – les plus puissantes – contemporaines de leur effondrement, l’explosion souterraine sous le WTC1 étant celle qui a transmis le plus d’énergie au sol.

    Notons aussi que dans la mesure où les ondes de surface sont dispersives (la vitesse dépend de la fréquence), la durée du signal enregistré n’est pas représentative de la durée du signal à sa source.

    Source : http://www.reopen911.info/11-septembre/etude-des-signaux-sismiques-le-11-septembre-2001-a-new-york/

    En terme de communication, ce genre de démolition n’est pas « vendeur », par contre deux avions qui se crashent contre des gratte-ciels, c’est vendeur. Vendeur dans le sens où cela marque les esprits…Conjuguons les deux…et on a un 911. J’ai ma propre thèse (comme chacun). Mais si quelque chose dans ce genre s’est produit…alors on pourrait mieux comprendre la suite…

    911 : le problème de la vitesse

    Classé dans : Politique/Societe — uriniglirimirnaglu @ 19 : 28

    [Traduction]911 : le problème de la vitesse  dans Politique/Societe transparent


    9-11-150x150 dans Politique/SocieteDernièrement, Pilots For 9/11 Truth a analysé la vitesse constatée des avions utilisés lors du 11/9. De nombreux experts ont exprimés leur inquiétude au sujet des vitesses excessives, au-delà du maximum, du 757 et du 767, en particuliers des commandants de bord qui ont une expérience sur les 4 avions utilisés. Ces experts déclarent que ces vitesses sont impossibles à atteindre dans l’air épais à proximité du niveau de la mer si les appareils étaient des 757/767 standards. Combiné au fait que l’avion qui s’est écrasé sur la tour sud du World Trade Center a produit beaucoup de G en tournant et en remontant d’un piqué, il devient impossible de comprendre comment un 767 de série peut réaliser de telles manœuvres à des vitesses dépassant les limites maximum de l’avion. Spécialement pour ceux qui étudient le sujet minutieusement et qui ont une expertise de l’aviation.

    Le co-fondateur de Pilots for 9/11 Truth, Rob Balsamo, a dernièrement interrogé un ancient directeur de vol de la NASA, responsable du système de contrôle de vol à Dryden, qui s’était exprimé après avoir vu la dernière présentation de Pilots For 9/11 Truth : « 9/11: World Trade Center Attack ».

    Le cadre supérieur à la retraite de la NASA a publié ses préoccupations au sujet de l’American Institute of Aeronautics and Astronautics (AIAA) ainsi :


    La responsabilité d’expliquer une improbabilité aéronautique

    Dwain Deets

    NASA Dryden Flight Research Center (Senior Executive Service – retraité)

    Membre de AIAA

    L’avion UA175 était un un Boeing 767-200, peu de temps avant de s’écraser dans la Tour 2 du World Trade Center. A partir des analyses des données radar, le National Transportation and Safety Board a signalé que la vitesse juste avant l’impact était de 510 nœuds. C’est bien au-delà de la vitesse maximun opérationnelle de 360 nœuds, la vitesse maximum en piqué de 410 nœuds. Les possibilités telles que je les envisage sont :

    1/ Ce n’était pas un 767-200 standard

    2/Les données radars ont été corrompues d’une certaine façon

    3/ L’analyse du NTSB est inexacte

    4/ Le 767 a volé bien au-delà de ses possibilités, il est resté contrôlable et il a réussi à toucher une cible relativement petite.

    Qui a la responsabilité de reconnaître le problème évident que nul ne veut voir ? Le NTSB, la NASA, Boeing ou l’AIAA ? Des ingénieurs ont rédigé des rapports mais la l’AIAA ou la NASA ne les publieront pas? Ou bien la responsabilité éthique n’est pas chez les organisations, mais chez chaque ingénieur en aéronautique ? Les ingénieurs ont-ils envisagé autre chose ?


    Le fil ci-dessus est resté sur le forum modéré de l’AIAA pendant environ deux semaines avant d’être supprimé sans explication.

    Cliquez sur http://pilotsfor911truth.org/forum/index.php?showtopic=19919 posté par Dwain Deets sur le forum de For 9/11 Truth Forum pour discuter le post à l’AIAA.

    Il est établi sur la base corroborée des déclarations d’experts, des données brutes que la vitesse extrêmement excessive des avions du 9/11 est réellement le problème évident que nul ne veut voir et qu’il doit être investigué minutieusement.

    Pour un résumé des analyses de vitesses voir: http://pilotsfor911truth.org/wtc_speed

    Pour voir la scène de 9/11: World Trade Center Attack » analysant les vitesses signalées en détail voir:

    http://pilotsfor911truth.org/forum/index.php?showtopic=18314

    Pour une analyse pleinement des détaillées des évènements qui se sont déroulés à New York le 11/09/2001, des entretiens avec des experts, voir:

    http://pilotsfor911truth.org/wtca_dc
    http://pilotsfor911truth.org/911_Aircraft_Speed_Deets.html

    911-Le problème des boites noires

    Classé dans : Politique/Societe — uriniglirimirnaglu @ 19 : 24

    [Traduction]911-Le problème des boites noires  dans Politique/Societe transparent


    Pilots for 9 / 11 Truth a indiqué que le flux de données de l’enregistreur des données de vol (FDR) pour le vol 77 d’American Airlines, qui aurait frappé le Pentagone le 11 / 9, montre que la porte du cockpit n’a jamais été ouverte durant le vol de 90 minutes. Les données ont été fournies par le National Transportation Safety Board (NTSB), qui a refusé de commenter.

    Le FDR est l’une des deux « boîtes noires » équipant tous les avions de ligne commerciaux,qui sont utilisés après les accidents pour aider à déterminer la cause d’un accident. Une des boîtes noires enregistre les données de vol, l’autres enregistre les voix (tout ce que dit dans le cockpit pendant le vol). Avec ces deux ensembles de données, les enquêteurs du NTSB peuvent généralement reconstituer les événements qui ont mené à une collision. Le statut de la porte du cockpit est vérifiée tous les quatre secondes tout au long d’un vol et relayé comme un simple 0 ou 1, où 0 =fermé et 1 = ouvert, avec environ 1300 contrôles de l’état de la porte effectués pendant le vol AA77 de 90 minutes. Chacun de ces contrôles d’état indique la porte comme un 0, indiquant que la porte de la cabine de pilotage n’a jamais ouverte pendant tout le vol.

    Les enquêteurs d’accidents surveillent la porte du cockpit avec le FDR parce que cela peut donner des indices sur l’erreur du pilote dans un accident. Le FDR commence à enregistrer une fois que les pilotes sont dans leurs sièges et se préparent pour le décollage et l’avion ne peut pas décoller à moins que le FDR soit active.

    L’histoire officielle sur le Vol 77 est que cinq des terroristes musulmans brandissant des cutters ont fait irruption dans le poste de pilotage et parqués deux pilotes, quatre agents de bord et tous les passagers à l’arrière de l’avion. Cette histoire a vu le jour par l’intermédiaire de Ted Olson, US Solliciteur général, qui a déclaré à CNN – qu’il a reçu deux appels téléphoniques de sa femme, Barbara Olson, une passagere sur le vol condamnée. L’histoire de Ted Olson a changé plusieurs fois. Parfois, il a affirmé que les appels de sa femme ont été faits à partir des téléphones du dossier, d’autres fois qu’elle a utilisé son téléphone cellulaire.

    Selon le service clientèle d’ American Airlines,d’après le manuel de maintenance d’American Airlines pour cet appareil, et le capitaine Ralph Kolstad d’American Airlines, les téléphones des dossiers de sièges sur le 757 avaient été désactivés avant le 9/11/01. (Ils ont plus tard été entièrement retirés, car ils n’ont jamais bien fonctionné.)

    Barbara Olson n’aurait pu utiliser ni un téléphone cellulaire ni l’autre: de nombreux enquêteurs sur le 9 / 11, notamment David Ray Griffin, ont fait remarquer que les téléphones cellulaires ne fonctionnent pas dans les avions, le 9 / 11. La vitesse et l’altitude d’un avion de ligne commerciale, sont autant d’ obstacles à l’écrasant besoin d’un téléphone cellulaire de se verrouiller sur une antenne, puis sur à une autre dans un nouvel emplacement.

    C’est le FBI qui a révélé les éléments de preuve qui contredisent de façon décisive l’histoire de Ted Olson. Lors du procès de Zacarias Moussaoui en 2006, le FBI a présenté un rapport sur les appels par téléphone cellulaire provenant des quatre vols impliqués dans les événements du 9 / 11. Leur rapport sur le vol AA77 montre qu’il n’y a eu qu’un seul appel téléphonique de Barbara Olson, mais que c’était un appel sans réponse qui a duré zéro seconde. Donc, Ted Olson a, soit menti au sujet des appels reçus de sa femme soit il a été trompé, on lui a fait croire qu’il avait reçu des appels de sa part.

    Selon le UK Telegraph , Barbara Olson a repoussé son vol au 11 /9 de sorte qu’elle puisse prendre le petit déjeuner avec son mari pour son anniversaire. Ce retard l’a mise sur le vol condamné. Ted Olson s’est remarié en 2006 à l’avocat fiscaliste Lady Booth, qu’il aurait rencontrée l’année suivant le décès de Barbara.

    Il y a de nombreuses curiosités et des contradictions au sujet des boîtes noires du vol AA77.

    Le gouvernement prétend que les données d’enregistrement vocal ont été endommagées pendant l’accident et qu’aucunes données utilisables n’ont été récupérées. Si c’est vrai, ce serait la première fois dans l’histoire de l’aviation qu’une boîte noire est détruite lors d’une collision.

    Bien qu’il ait été largement rapporté dans les médias que le FDR du vol AA77 a été trouvé à 4 h le 14 Septembre 2001, le fichier contenant les données du FDR était daté de quatre heures plus tôt. En d’autres termes, on nous demande de croire que les données du FDR ont été téléchargées avant que le FDR soit trouvé.

    Le chercheur Aidan Monagahan a établi que le NTSB ne disposait pas du numéro de série ou de la référence des FDR du vol AA77. Le propre manuel du NTSB indique que le numéro de pièce et le numéro de série de la FDR sont requis pour la lecture des données du RAD. Le NTSB n’a pas eu cette information, nous donnant ainsi une autre raison de nous demander comment les données du FDR ont été créées.

    L’Ingénieur Allyn Kilsheimer a fait valoir que, personnellement, il a trouvé une boîte noire du vol AA77, le 9 / 11. Mais dans le livre de Popular Mechanics: Debunking 9 / 11 Myths, Kilsheimer est cité disant, «je me tenais sur une pile de débris qui nous l’avons découvert plus tard contenait la boîte noire … »

    L’histoire de Kilsheimer change à nouveau en août 2007 dans une émission réalisée par The History Channel, « The 9 / 11 Complot », où il prétend « J’ai trébuché sur quelque chose, c’était la boîte noire».

    Lors de travaux antérieurs, Pilots for 9 /11 Truth (P4T) a déterminé que le même ensemble de données fournies par le NTSB indique que l’avion était trop haut pour frapper le Pentagone, à partir des données d’un altimètre qui utilise la pression d’air pour calibrer l’altitude.

    Tel que rapporté dans l’édition 2009 de April Rock Creek Free Press, Citizen Investigation Team, des journalistes citoyens du sud de la Californie, a recueilli les témoignages de 14 témoins oculaires qui montrent que l’avion vu le matin à proximité du Pentagone n’a pas touché le bâtiment, mais l’a survolé au moment où des explosifs ont explosé dans le Pentagone, amenant des observateurs à conclure que l’avion s’était écrasé sur le Pentagone.

    Des questions sur ce qui s’est passé au Pentagone le 9/11 ont intrigué les chercheurs pendant des années, en commençant par les photos des lieux de l’accident présumé, qui ne montrent pas l’épave d’un avion.

    Ce nouvel élément de preuve montrant que la porte du cockpit, pendant le vol, n’a jamais été ouverte, est un autre clou dans le cercueil de l’histoire officielle sur le Vol 77. De toute évidence, si la porte du poste de pilotage n’a jamais été ouverte, alors les pirates de l’air n’ont pas pris d’assaut le poste de pilotage et parqué les pilotes à l’arrière de l’avion. Les données, qui proviennent du même gouvernement, ne sont pas en faveur de l’histoire du gouvernement.

    Pourquoi le gouvernement libère-t’il des données qui contredisent sa propre version des événements? Il est possible qu’ils n’étaient que peu soigneux, ou qu’ils n’ont jamais envisagé que quelqu’un puisse analyser les données avec autant de soin que Pilots for 9 / 11 Truth. Ils ont pu également être sûrs, que, indépendamment des révélations accablantes contenues dans les données du FDR, aucun média traditionnel ne leur consacreraient une ligne, gardant intacte l’histoire officielle pour la grande majorité des Américains qui reçoivent leurs nouvelles à partir de sources ordinaires.

    Rob Balsamo, fondateur de Pilots for 9 / 11 Truth, a déclaré: « Nous n’avons trouvé aucunes données vérifiées indépendantes qui confirment le récit du gouvernement. Le FBI et le NTSB se refusent à tout commentaire. » Fondée en août 2006, Pilots For 9 / 11 Truth est une organisation de professionnels de l’aviation du monde entier qui étudient les déclarations du gouvernement au sujet des attaques du 9 / 11.

    Par Sheila Casey / Rock Creek Free Press

    Sheila Casey est un journaliste basé à Washington DC. Ses travaux sont parus dans The Denver Post, Reuters, Chicago Sun-Times, Dissident Voice et Common Dream.

    Source: http://rockcreekfreepress.tumblr.com/post/285492999/flt77fdr

    EN DIRECT – Ben Laden tué par les Américains

    Classé dans : Politique/Societe — uriniglirimirnaglu @ 10 : 48

     AFP – 02/05/2011 à 08:51

    Ben Laden tué au Pakistan par un commando américain, les Etats-Unis en liesse

    Le président Barack Obama a annoncé que le chef d’Al-Qaïda Oussama ben Laden avait été tué dimanche au Pakistan lors d’une opération commando américaine, une nouvelle qui a provoqué une vague de jubilation et d’émotion aux Etats-Unis près de dix ans après le 11-Septembre.

    Partagez cet article sur Yahoo! Buzzpartagezpartagez

        augmenter la taille du texte diminuer la taille du texte   votez réagissez      

    Portrait non daté de Ben Laden photo : AFP

    « Ce soir, je suis en mesure d’annoncer aux Américains et au monde que les Etats-Unis ont mené une opération qui a tué Oussama ben Laden, le dirigeant d’Al-Qaïda, un terroriste responsable du meurtre de milliers d’innocents », a déclaré M. Obama lors d’une allocution solennelle à la Maison Blanche.

    Selon le président américain, l’homme le plus recherché au monde a été tué à Abbottabad, une ville située à une cinquantaine de kilomètres au nord de la capitale pakistanaise Islamabad, dans un complexe où il se cachait.

    A l’approche du 10e anniversaire des pires attentats de l’histoire américaine, « justice est faite », a affirmé M. Obama, tout en prévenant ses compatriotes que la nébuleuse terroriste continuerait à essayer de s’en prendre aux Etats-Unis malgré la mort de son chef.

    Le département d’Etat a d’ailleurs immédiatement appelé les ressortissants américains à la prudence à l’étranger.

    à lire aussi

    Aucun Américain n’a été blessé dans l’opération de dimanche, qui a été le résultat d’un « travail de fourmi » des services de renseignement, a indiqué M. Obama, ajoutant que les Etats-Unis étaient en possession du corps de leur ennemi. Des responsables américains ont révélé que l’opération avait fait cinq morts, dont Ben Laden.

    M. Obama a rendu hommage à l’aide du Pakistan et indiqué avoir appelé son homologue Asif Ali Zardari. Il s’agit d’un moment « historique » pour les deux pays, a-t-il dit.

    Des chaînes de télévision pakistanaises ont ensuite montré le visage partiellement défiguré d’un homme qu’elles présentaient comme Ben Laden, sans pouvoir cependant authentifier l’image.

    En dépit de l’invasion de l’Afghanistan fin 2001 et du renversement du régime des talibans qui abritait la direction d’Al-Qaïda, Ben Laden, dont la tête était mise à prix pour 25 millions de dollars, avait jusqu’ici échappé à la capture et même aux tentatives de localisation, en particulier dans les zones frontalières entre l’Afghanistan et le Pakistan où il était réputé avoir trouvé refuge.

    Alors que des spéculations se faisaient jour sur la survie même de ce Saoudien privé de sa nationalité par Ryad, des messages audio lui étant attribués avaient été régulièrement diffusés, dans lesquels il continuait à s’en prendre aux Occidentaux.

    Les Etats-Unis maintiennent encore aujourd’hui un corps expéditionnaire de 100.000 soldats en Afghanistan pour combattre l’insurrection qui s’y poursuit, et mènent des opérations clandestines au Pakistan, notamment des frappes de drones.

    Très vite dimanche soir, alors que la nouvelle se répandait comme une traînée de poudre aux Etats-Unis et dans le monde, via notamment les réseaux sociaux sur internet, des centaines, puis des milliers de personnes se sont rassemblées devant la Maison Blanche dans une ambiance de fête.

    « Je n’ai jamais ressenti pareille émotion », confiait John Kelley, un étudiant de 19 ans. « C’est quelque chose que nous avons attendu si longtemps », ajoutait le jeune homme, racontant avoir eu « les jambes en coton » en entendant la nouvelle. « J’ai appelé tout de suite un ami dont le frère est mort le 11-Septembre », a-t-il raconté.

    Une foule agitant des drapeaux américains s’est également rassemblée aux abords du site des tours jumelles du World Trade Center dans le sud de l’île de Manhattan à New York, ainsi qu’à Times Square, au coeur de la métropole.

    Les attentats du 11-Septembre avaient fait près de 3.000 morts.

    L’ancien président George W. Bush, qui était alors aux commandes à la Maison Blanche et avait dit vouloir Ben Laden « mort ou vif », a salué dimanche soir une « victoire pour l’Amérique, pour les peuples épris de paix et pour tous ceux qui ont perdu des proches le 11 septembre 2001″.

    Le Premier ministre britannique David Cameron a de son côté affirmé que la mort de Ben Laden constituait un « grand soulagement pour les peuples dans le monde » tandis que le ministre français des Affaires étrangères Alain Juppé la qualifiait de « victoire de toutes les démocraties qui se battent conte ce fléau abominable qu’est le terrorisme ».

    Le bureau du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a pour sa part affirmé que « l’Etat d’Israël s’associe à la joie du peuple américain après la liquidation de ben Laden ».

    Un responsable des services de renseignement pakistanais a confirmé lundi à l’AFP qu’Oussama Ben Laden avait été tué lors d’une « opération très sensible », sans pouvoir expliquer ou fournir plus de détails dans l’immédiat. Interrogé sur l’éventuelle participation des services de renseignement pakistanais à l’opération, il a juste indiqué: « C’était une opération de nature très sensible en matière de renseignement ». 

    AFP – 02/05/2011 à 10:25

    EN DIRECT – Ben Laden tué par les Américains

    10H20 – Jusqu’au Vatican – Oussama ben Laden a eu « une très grave responsabilité » dans la diffusion de « la division et de la haine entre les peuples », estime le père Federico Lombardi, porte-parole du Vatican. « Face à la mort d’un homme, un chrétien ne peut cependant jamais être content, mais il doit réfléchir sur les graves responsabilités de chacun face à Dieu et aux hommes ».

    Partagez cet article sur Yahoo! Buzzpartagezpartagez

        augmenter la taille du texte diminuer la taille du texte   votez réagissez      

    Le président Barack Obama annonce la mort de Ben Laden le 1er mai 2011 photo : Chris Kleponis, AFP

    18H21 – Le récit des funérailles – Selon un haut responsable de la Défense, la cérémonie a débuté à 05:10 GMT et s’est terminée cinquante minutes plus tard à bord d’un des onze porte-avions américains en permanence au large des côtes pakistanaises. Le corps de Ben Laden a été lavé puis placé dans un linceul blanc lui même déposé dans un sac lesté. Un officier a lu un texte religieux qu’un interprète a traduit en arabe. Le corps a ensuite été posé sur une planche que l’on a basculée pour faire glisser le corps dans l’océan. 

    18H12 – BARACK OBAMA SALUE UN « GRAND JOUR POUR L’AMERIQUE » – « Le monde est plus sûr, c’est un endroit meilleur après la mort d’Oussama Ben Laden », lance le président américain dans un discours.

    18H02 – « On l’a eu ! » – A l’image du gros titre du tabloïde New York Post, la presse américaine jubile. Radical, le New York Daily News, barre sa Une d’un « va brûler en Enfer! » en lettres capitales géantes sur une photo de Ben Laden Pour ceux qui ont eu le temps de rédiger un éditorial, les commentaires cherchaient plutôt à modérer la joie, en rappelant que la disparition de l’homme n’était pas synonyme de la fin d’Al-Qaïda. »Al-Qaïda n’est pas mort, d’autres groupes extrémistes vont apparaître », met en garde le Boston Globe.

    17H59 – UNE CEREMONIE FUNERAIRE POUR BEN LADEN S’EST TENUE SUR UN PORTE-AVIONS AMERICAIN – La cérémonie a respecté les traditions musulmanes puis le corps a été laissé à la mer, affirme un haut responsable de la Défense.

    Pas de menace imminente 

    17H28 – Sereine – Aucune menace imminente d’attentat ne plane pour l’heure sur les Etats-Unis, assure la ministre de la Sécurité intérieure, Janet Napolitano, précisant que le pays ne relevait pas son niveau d’alerte aux attentats. « Nous restons en état de vigilance élevée, mais le ministère de la Sécurité intérieure n’a pas l’intention de lancer une alerte à l’heure qu’il est ».

    17H13 – UN TEST ADN CONFIRME LA MORT DE BEN LADEN, AFFIRME UN RESPONSABLE AMERICAIN -

    16H59 – « Décédé » – Le FBI a rayé Oussama Ben Laden de sa liste des « terroristes les plus recherchés », dont il occupait la première place.Sur le site internet du FBI, la photo du chef d’Al-Qaïda a été barrée d’un bandeau rouge « décédé ».

    16H44 – « Tâche noire » – Le Premier ministre libanais en exercice Saad Hariri dénonce les « dégâts infligés à l’image de l’islam et aux causes arabes » par Ben Laden. « L’histoire de l’islam et de notre nationalisme ne pardonnera jamais à cet homme qui était une tâche noire depuis deux décennies, remplissant la tête des jeunes d’idées sur le terrorisme, le meurtre et la destruction ».

    16H30 – Ephémère répit – Le pétrole n’aura connu qu’un mouvement de baisse passager. Il avait perdu quelque trois dollars après l’annonce de la mort de Ben Laden. Mais à New York, les prix repartent à la hausse, atteignant leur plus haut niveau depuis septembre 2008 à près de 115 dollars le baril. Un moment soulagé, le marché s’inquiéte désormais de possibles représailles des partisans de Ben Laden. « La menace n’a pas disparu », note lanalyste Phil Flynn, de PFG Best.

    16H00 – Appel – « Vous ne pouvez pas attendre que nous partions, vous ne pouvez pas l’emporter sur nous, mais vous pouvez faire le choix d’abandonner Al-Qaïda »: message d’Hillary Clinton aux talibans. La secrétaire d’Etat américaine souligne que les attentats d’Al-Qaïda n’étaient pas seulement des attaques contre des Américains, mais « des attaques contre le monde entier », citant les attentats de Bali en 2002, Madrid en 2004 et Londres en 2005.

    15H53 – Tombés des nues – « Je n’avais pas la moindre idée de ce qui se passait là », assure Wassem, un voisin de la villa cossue dans laquelle se cachait Ben Laden, à Abbottabad. Les habitants de cette coquette ville-garnison entourée de collines verdoyantes, très prisée des estivants pakistanais, ont du mal à croire que le chef du réseau terroriste vivait là dans une résidence ultra-sécurisé. Des experts le disaient terré dans une caverne des contreforts himalayens dans les zones tribales du nord-ouest du Pakistan, tandis que d’autres l’imaginaient vivant incognito au milieu des quelque 18 millions d’habitants de la mégalopole méridionale de Karachi.

    15h35 – Violation – L’islam est opposé à l’immersion d’un corps en mer, affirme au Caire un responsable d’al-Azhar, la plus haute institution de l’islam sunnite.

    15H18 – BEN LADEN A ETE TUE D’UNE BALLE DANS LA TÊTE. L’opération commando a été menée par des troupes d’élite de la Marine américaine, des Navy Seals, mis à la disposition de la CIA.

    15H11 – Surprise – « On n’y croyait plus, on pensait que cela n’arriverait jamais pour des raisons politiques », confie Martine Saada, mère d’un Français tué dans les attentats du World Trade Center, qui avait perdu tout espoir de voir leur artisan Oussama Ben Laden tué ou arrêté. « Mais cela ne change rien à notre chagrin. Cela ne nous ramènera pas notre fils ».

    15h05 – Vengeance – Il est « presque certain » que les terroristes vont tenter de venger Oussama Ben Laden, met en garde le directeur de la CIA, Leon Panetta.

    15H00 – Dépouille immergée – Des responsables américains le confirment: le corps du chef d’al-Qaïda a bien été immergé en mer. « Nous nous assurons que son corps est traité en accord avec la pratique et la tradition musulmane. C’est quelque chose que nous prenons très au sérieux », avait auparavant affirmé un membre de l’administration Obama.

    Mauvaise nouvelle pour les otages

    14h50 – Ambivalent – « Un monstre est mort, mais ils ont tué un martyr, ils vont le transformer en martyr », juge Pilar Manjon, présidente de la principale association de victimes des attentats du 11 mars 2004 en Espagne. « Cela nous fait sourire, mais c’est un sourire amer. Nous n’en avons pas terminé avec le terrorisme ».

    14h39 – Lutte – Ryad, qui avait déchu Ben Laden de sa nationalité saoudienne en 1994, espère que son élimination « contribuera à renforcer » la lutte internationale « contre le terrorisme » et souligne que les Saoudiens « sont l’un des peuples qui ont le plus souffert des crimes de cette organisation terroriste ».

    14h25 – Joie « surréaliste » – La mort du n°1 d’al-Qaïda « ne met pas fin à la menace terroriste », souligne Guillaume Denoix de Saint Marc, de l?Association française des victimes du terrorisme, qui estime « surréalistes » les manifestations de joie aux Etats-unis. Les experts craignent une vague d’attentats en représailles et affirment que cette disparition n’anéantira pas les réseaux militants qui fourmillent en Afghanistan et au Pakistan.

    14h20 – Durcissement – La mort d’Oussama Ben Laden est « une mauvaise nouvelle » pour les otages français détenus par al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), car elle risque de retarder et durcir les négociations en vue de leur libération, affirment à l’AFP des sources du Sahel proches du dossier.

    14H00 – Le Caire sous haute-sécurité – Davantage de personnel et fouilles renforcées: par craintes de représailles, les autorités égyptiennes ont renforcé la sécurité à l’aéroport du Caire pour tous les vols en partance, « en particulier ceux pour New York ». Des mesures prises « pour parer à toute éventuel attentat d’al-Qaïda pour venger son chef tué ».

    13H54 – Joie contenue – John Falding, dont la compagne Anat Rosenberg est décédée dans les attentats de Londres, en 2005 estime que « les victimes d’al-Qaïda dans le monde seront soulagées et réconfortées », mais que « la victoire sera de courte durée ». « Je pense qu’il y aura des représailles, rien que pour montrer que l’organisation est encore puissante ».

    13H45 – Voix discordante – « Nous condamnons l’assassinat de tout moujahid (combattant islamique) et de tout individu, musulman ou arabe, et nous demandons à Dieu de lui accorder sa miséricorde »: réaction d’Ismaïl Haniyeh, chef du gouvernement du mouvement palestinien Hamas à Gaza.

    13H40 – Retrait – En France, des membres de l’opposition estiment que la mort de Ben Laden remet en cause la présence en Afghanistan. « C’est incontestablement le principal but de guerre en Afghanistan qui disparaît. Cela pose la question du volume et de la forme de la présence de nos forces dans ce pays », estime le député socialiste Jean-Michel Boucheron, spécialiste des questions de défense.

    13H35 – Prétexte – Pour Téhéran, la mort d’Oussama Ben Laden enlève « aux Etats-Unis et à leurs alliés toute excuse pour déployer des forces au Moyen-Orient sous prétexte de lutter contre le terrorisme ».

    Soupçons de collusion

    13H22 – « Oups.. », le raid sur Twitter – Un consultant en informatique d’Abbottabad a relaté en direct -sans le savoir- sur Twitter le raid américain contre Ben Laden. Sohaid Athar, qui twitte sous le nom de « ReallyVirtual », a commencé par envoyer des messages rédigés sur le ton de la plaisanterie pour se plaindre du bruit d’hélicoptères. « Va-t-en hélicoptère avant que je ne sorte ma tapette géante », a-t-il twitté avant toute une série de messages décrivant des explosions et la suite du raid. Il n’a fait le lien qu’avec le discours d’Obama. « Oups, maintenant je suis le type qui a blogué en direct sur le raid contre Oussama sans le savoir », a-t-il alors twitté.

    13H10 – Soupçons – La présence de Ben Laden dans une coquette ville-garnison à deux heures de route d’Islamabad entretient le doute sur la réalité de la lutte du Pakistan face à al-Qaïda. De hauts responsables américains accusent régulièrement l’appareil militaire et le renseignement pakistanais de jouer « double-jeu » avec les islamistes. « Abbottabad est une ville de garnison, avec une Académie militaire. Les gens vont se demander comment ils (Ben Laden et sa suite: ndlr) ont fait pour se retrouver là », souligne le journaliste pakistanais Rahimullah Yusufzaï, l’un des meilleurs connaisseurs des talibans et d’al-Qaïda.

    13H02 – Crise de succession? – Pour Mohammad Abou Roummane, un Jordanien spécialiste des mouvements islamistes, « Oussama Ben Laden représentait un symbole. Avec sa mort, Al-Qaïda va connaître une crise de succession, car aucune autre personnalité du réseau ne possède le charisme de Ben Laden ». Pour lui, le numéro deux, l’Egyptien Ayman al-Zawhiri, « ne fait pas l’unanimité » parmi les membres de la nébuleuse.

    12H58 – Le pétrole chute – Les prix baissent de plus de trois dollars, redescendant ainsi de leurs sommets depuis 2008. Le baril de Brent de la mer du Nord s’échange à 122,68 dollars. « De bonnes nouvelles sur le plan géopolitique font baisser les prix », commente un analyste. « Une source d’inquiétude est levée au Moyen Orient ».

    12H55 – « Ravi » – L’Irak se déclare « ravi » de la mort de Ben Laden. Le chef de la diplomatie Hoshyar Zebari explique que des milliers d’Irakiens sont morts « à cause de son idéologie ».

    12H51 – LES TALIBANS PAKISTANAIS JURENT DE VENGER BEN LADEN EN ATTAQUANT DES CIBLES AMERICAINES ET LE GOUVERNEMENT PAKISTANAIS -

    12H32 – « Contraire à l’islam » – La Grande Mosquée de Paris s’étonne des informations des TV américaines sur une immersion par les Américains de la dépouille de Ben Laden. Un proche du recteur de la Grande Mosquée, Dalil Boubakeur, rappelle que, selon la tradition musulmane, « le corps d’un défunt doit d’abord être lavé avec de l’eau savonneuse, puis de l’eau claire et enfin avec de l’eau mêlée de camphre, avant d’être entouré de trois pièces d’étoffe. L’inhumation se fait en terre, sans cercueil. La dépouille doit être placée parallèlement à La Mecque, la tête du défunt légèrement tournée vers la droite pour que son visage soit tourné vers la Kaaba, le sanctuaire sacré de La Mecque ».

    12H00 – Méprise – Une photo truquée prétendant montrer le visage ensanglanté et tuméfié d’Oussama Ben Laden, diffusée par des télévisions pakistanaises, a été largement reprise par des télévisions du monde entier et des sites internet avant d’être retirée des antennes. L’AFP a soumis la photographie à un logiciel spécial qui a permis de prouver que le cliché avait été truqué en empruntant la barbe et la partie inférieure du visage d’une photo plus ancienne.

    11H56 – « Et Kadhafi? » – A la frontière entre la Tunisie et la Libye, un journaliste de l’AFP annonce à des rebelles libyens la mort de Ben Laden. C’est la surprise. Après un instant d’hésitation, l’un d’eux lâche : « Quand vont-ils faire la même chose pour Kadhafi? ».

    11H45 – Murs et barbelés – C’est en août 2010 que le « complexe d’Abbottabad », à une cinquantaine de kilomètres seulement de la capitale pakistanaise, est identifié comme la résidence d’un proche de Ben Laden. « Quand nous avons vu le complexe (…), nous avons eu un choc », confie un haut responsable américain. Occupant un vaste terrain, il est « huit fois plus grand que les autres maisons du quartier ». Les mesures de sécurité? « Extraordinaires », selon lui. Des murs s’élèvent jusqu’à 5,5 mètres et sont surmontés de barbelés, l’accès n’est possible que par « deux portails sécurisés ».

    Un raid « chirurgical »

    11H40 – Qui pour succéder à Ben Laden? – Al-Qaïda, fondée en 1988, compte encore en liberté plusieurs figures qui pourraient prétendre à un rôle important, voire à sa succession. Comme Ayman al-Zawahiri, le bras droit et co-fondateur d’Al-Qaïda, un médecin égyptien de 60 ans. Il a apporté de nombreux militants et un grand sens de l’organisation. Autre important responsable, Saif al-Adel, un Egyptien, âgé d’environ 50 ans, serait le chef de la branche militaire d’Al-Qaïda. Quant à Anwar al-Aulaqi, imam et prêcheur radical de 39 ans, un Américano-yéménite né aux Etats-Unis, il ne fait pas formellement partie d’Al-Qaïda mais soutient ses thèses et appelle au jihad sur internet, où son influence est grande.

    11H30 – 40 minutes – Lundi matin à l’aube, « une petite équipe américaine » s’embarque à bord d’hélicoptères pour cette « opération particulièrement dangereuse », raconte un haut responsable américain à l’AFP. Le raid se veut « chirurgical » pour ne pas provoquer de victimes parmi les femmes et enfants qui occupent la résidence ou les voisins. Ben Laden, un de ses fils et ses messagers sont tués, ainsi qu’un femme utilisée comme « bouclier humain par un combattant ». L’un des hélicoptères à des ennuis mécaniques, il ne peut redécoller. Les commandos le détruisent et s’entassent à bord d’un autre appareil avec le corps de Ben Laden. Ils seront restés 40 minutes au sol, la traque est finie.

    11H15 – Pas de successeur – Pour le juge antiterroriste Marc Trévidic, c’est un coup dur pour l’appellation Al-Qaïda. Selon lui, personne n’est capable de fédérer idéologiquement comme Ben Laden des groupes très disparates. Parralèlement, le magistrat n’exclut pas des actions terroristes de personnes isolées en réaction à sa disparition.

    11H00 – Leçons – Le président afghan Hamid Karzaï appelle les insurgés talibans à « tirer les leçons » de la mort du chef d’Al-Qaïda et à « cesser le combat ». Les talibans avaient donné refuge à Oussama Ben Laden en Afghanistan lorsqu’ils étaient au pouvoir entre 1996 et 2001.

    10h55 – Un monde plus « sûr » – Pour les dirigeants de l’Union européenne, la mort de Ben Laden est « un résultat majeur » dans la lutte antiterroriste, qui rend le monde « plus sûr ». Même satisfaction à Madrid, où le gouvernement estime qu’elle constitue « un pas décisif dans la lutte contre le terrorisme international ». L’Espagne avait été touchée en 2004 par des attentats liés à Al-Qaïda, qui avaient fait 191 morts.

    10h49 – Avertissement – Le réseau Al-Qaïda sera « probablement affecté » par la mort de son chef, selon le porte-parole des Frères musulmans en Jordanie. « Mais si la communauté internationale ne change pas son attitude envers l’islam, la question palestinienne et son soutien aux tyrans corrompus, d’autres mouvements semblables à Al-Qaïda verront le jour », prévient Jamil Abou Bakr.

    10H20 – Jusqu’au Vatican – Oussama Ben Laden a eu « une très grave responsabilité » dans la diffusion de « la division et de la haine entre les peuples », estime le père Federico Lombardi, porte-parole du Vatican. « Face à la mort d’un homme, un chrétien ne peut cependant jamais être content, mais il doit réfléchir sur les graves responsabilités de chacun face à Dieu et aux hommes ». 

    10H17 – Irréversible – La mort d’Oussama Ben Laden « ne met pas fin au deuil », confie le père d’une victime des attentats du 11 septembre. « Je suis satisfait. Absolument », dit Normal Thompson, père de Nigel, décédé à 33 ans dans l’attaque contre les tours du World Trade Center. Mais « cela ne ramènera pas mon fils ».

    10H15 – Fallait-il tuer Ben Laden? – Alors que les capitales se réjouissent, et que l’Amérique est en liesse, une voix discordante se fait entendre, au parlement européen à Strasbourg. Celle de la présidente de la sous-commission des droits de l’Homme, l’élue écologiste finlandaise Heidi Hautala. Pour elle, cela aurait été « beaucoup mieux s’il avait été traduit, vivant, en justice. Je suis persuadée que la discussion va continuer, y compris au sein du Parlement européen, sur la nécessité qu’il y avait de le tuer ».

    à lire aussi

    10H10 – UN MEMBRE D’AL-QAÏDA AU YEMEN RECONNAIT LA MORT DE BEN LADEN ET EVOQUE UNE « CATASTROPHE » – « Cette nouvelle a constitué une catastrophe pour nous. Au début, nous n’avons pas cru l’information, mais nous sommes entrés en contact avec nos frères au Pakistan qui nous l’ont confirmée », déclare un membre d’Al-Qaïda dans la Péninsule arabique (Aqpa) joint au téléphone par l’AFP.

    En mer

    09H59 – Avalanche de réactions –  » Victoire des forces de paix » pour la chancelière allemande Angela Merkel,  » grand résultat dans la lutte contre le mal » pour son homologue italien Silvio Berlusconi. Le président kényan Mwai Kibaki qualifie lui la mort de ben Laden d’ »acte de justice » pour les victimes de l’attentat meurtrier contre l’ambassade des Etats-Unis à Nairobi en 1998

    09H53 – Le plus recherché au monde – Après les attaques du 11 septembre, les Etats-Unis avaient lancé une vaste traque pour capturer Ben Laden et offert 25 millions de dollars, plus tard 50, pour toute information. Le chef d’al-Qaïda avait été localisé pour la dernière fois par des témoins en novembre 2001 à Kandahar, dans le sud afghan. Les services de renseignements régionaux ou occidentaux ont longtemps estimé qu’il se cachait dans la zone bordant la frontière entre l’Afghanistan et le Pakistan.

    09H50 – Représailles? – Interpol, l’organisation de coopération policière internationale, met en garde contre la possibilité d’ »un risque terroriste plus élevé ».

    09H46 – LE CORPS DE BEN LADEN A ETE IMMERGE EN MER, ANNONCENT DES MEDIAS AMERICAINS – Pas de confirmation officielle. « Nous nous assurons que son corps est traité en accord avec la pratique et la tradition musulmane », a dit auparavant un haut responsable.

    09H45 – Confirmation – Le Pakistan confirme qu’Oussama ben Laden a été tué au cours d’une opération menée « directement » par les forces américaines sur son sol conformément à l’engagement de Washington de le tuer ou le capturer n’importe où dans le monde. Islamabad parle de « revers majeur » pour le terrorisme dans le monde.

    09H31 – Craintes – Londres ordonne à ses ambassades dans le monde de revoir leur dispositif de sécurité.

    Risques terroristes

    09H29 – Pas au courant – Les Etats-Unis n’avaient pas prévenu les autorités pakistanaises de l’opération contre Oussama ben Laden et justifient la violation de la souveraineté pakistanaise par « l’obligation légale et morale d’agir ». Le président pakistanais Asif Ali Zardari a convoqué une réunion d’urgence avec son Premier ministre et les chefs des forces de sécurité.

    09H27 – Il a payé pour ses « actes » – C’est la réaction du président afghan Hamid Karzaï, dont le pays accueille un corps expéditionnaire de 100.000 soldats étrangers pour combattre l’insurrection des talibans et mener des opérations clandestines au Pakistan voisin où Ben Laden a été tué.

    09H07 – Vigilant – La mort de Ben Laden « ne signe pas la fin de la menace terroriste », avertit le Premier ministre britannique David Cameron.

    08H58 – Sécurité renforcée – Le Japon annonce qu’il va renforcer la sécurité de ses bases militaires pour se préparer à d’éventuelles représailles.

    08H54 – « Un jour noir pour nous » – Sur les forums jihadistes, c’est le choc: incrédulité, colère, mais aussi premières menaces, d’après les contributions traduites par les instituts américains SITE et Jihadology. « C’est un jour noir pour nous », a posté un contributeur. « Si Dieu le veut, l’information est fausse » écrit un autre internaute. « Si c’était vrai, c’est une catastrophe ». Sur le forum Shumukh al-islam, un contributeur a posté: « Les lions resteront des lions et continueront sur les traces d’Oussama. Oh Allah, l’Amérique ne connaîtra pas la sécurité aussi longtemps que nous ne la connaîtrons pas en Palestine ».

    08H52 – Un « monde meilleur ». Sur son blog, le ministre suédois des Affaires étrangères Carl Bildt se réjouit. « Un monde sans Oussama ben Laden est un monde meilleur. Sa haine était une menace pour le monde ».

    08h47 – « Miracle » – Sur le site de Ground Zero et à Times Square, des milliers de New Yorkais sont rassemblés pour fêter la mort du N°1 d’Al-Quaida. « Les attentats ont changé New York, mais nous avons eu le dernier mot et maintenant, nous voulons faire la fête », dit Monique, une Africaine-américaine de 22 ans. « C’est un miracle », commente-t-elle depuis un restaurant de Broadway, où la mort de Ben Laden a provoqué une explosion de joie quand elle a été annoncée sur CNN, peu avant 23H00 heure locale.

    08H45 – Huit mois – « Au mois d’août dernier, après des années de travail de fourmi de nos services de renseignement, j’ai été informé de l’existence d’une possible piste vers Ben Laden », a relaté le président Obama dans son allocution. « Il a fallu plusieurs mois pour remonter ce fil (…). Et finalement, la semaine dernière, j’ai déterminé que nous avions suffisamment de renseignements pour agir, et ai autorisé une opération destinée à capturer Oussama ben Laden et à le présenter devant la justice. »

    08H43 – « Evénement majeur » – A Paris, l’Elysée évoque un « événement majeur de la lutte mondiale contre le terrorisme » et salue « la ténacité des États-Unis ».

    08H39 – « Fusillade intense » – Les TV pakistanaises montrent une maison en feu présentée comme celle qui abritait Ben Laden, à Abbottabad. Récit d’un témoin joint dans la ville à l’AFP: « Nous dormions et j’ai entendu des hélicoptères tournoyer dans le ciel. Je me suis levé et une fusillade intense a retenti, c’était violent, cela a duré un certain temps et puis j’ai entendu une violente explosion, énorme. Nous avons ensuite entendu les ambulances et des gens criaient, tout le monde avait peur ». La zone est bouclée par les forces de sécurité.

    08H36 – Bon augure ? – Le ministre de la Défense, Gérard Longuet, a déclaré sur RTL que la mort d’Oussama ben Laden pouvait jouer « positivement » sur le sort des deux journalistes français retenus en Afghanistan.

    08H34 – Musulmans américains – « Nous nous associons à nos compatriotes pour saluer l’annonce de l’élimination du cerveau d’Al-Qaïda », indique le Conseil pour les relations américano-islamiques (CAIR), une des plus grandes organisations musulmanes des Etats-Unis, pour qui Ben Laden « n’a jamais représenté les musulmans ni l’islam ».

    Premières images du corps

    08H28 – « Bonne nouvelle » – Le chef de la diplomatie italienne Franco Frattini salue « une victoire du bien contre le mal, de la

    justice contre la cruauté », son homologue allemand Guido Westerwelle évoque « une bonne nouvelle pour tous les hommes dans le monde qui pensent librement et sont pacifiques ».

    08H12 – « Pas authentifiée » – Les TV pakistanaises diffusent la photo du cadavre présenté comme celui de Ben Laden en l’assortissant d’un avertissement sur son authenticité. « La photo du cadavre d’Oussama ben Laden a été rendue publique, elle n’est pas authentifiée », a dit ainsi le présentateur de Geo TV, principale chaîne d’information du pays. La TV dévoile l’image du visage en sang et partiellement enfoncé au niveau des orbites d’un homme arborant une barbe noire hirsute.

    08H07 – Léger bond du dollar – Le dollar grimpe face aux principales devises après l’annonce de la mort de Ben Laden. L’intention de la banque centrale américaine (Fed) de maintenir longtemps son taux directeur proche de zéro continue cependant à peser sur le billet vert.

    08H04 – « Sanctuaire » – L’Inde, puissance nucléaire rivale du Pakistan, estime que ses inquiétudes sont confortées. Pour le ministre de l’Intérieur P. Chidambaram, le Pakistan offre un « sanctuaire » aux terroristes. « Nous prenons note avec une grande inquiétude de la partie du communiqué dans laquelle le président Obama déclare que l’opération dans laquelle Oussama Ben Laden a été tué a eu lieu à Abbotabad profondément à l’intérieur du Pakistan ».

    08H01 – « Nous l’avons eu! » – Aux abords de Times Square. le capitaine des pompiers Patrice McLead explique à l’AFP: « Après de telles pertes et une telle tragédie, on peut enfin être heureux à nouveau. J’espère que cela va nous permettre de mettre un point final, pour nous tous, y compris pour les musulmans ». « Il nous a fallu dix ans mais nous l’avons eu ».

    07H58 – Foule à Ground Zero – Des centaines de New Yorkais sont rassemblés sur le site des tours jumelles détruites le 11-Septembre, ainsi qu’à Times Square, au coeur de Manhattan. Ambiance de joie. Des pompiers assis sur l’échelle d’un camion regardent la foule grossir.

    07H57 – Près d’Islamabad – Selon Barack Obama, c’est à Abbottabad, une ville située à une cinquantaine de kilomètres au nord de la capitale pakistanaise Islamabad, que Ben Lande a été tué, dans un complexe où il se cachait.

    07H51 – Réactions françaises – Le chef de la diplomatie Alain Juppé salue une « victoire de toutes les démocraties contre le terrorisme ». Celui de la Défense, Gérard Longuet parle d’un « événement considérable pour le monde entier ».

    07H47 – LES TELEVISIONS PAKISTANAISES MONTRENT LE CADAVRE DEFIGURE DE BEN LADEN -

    07H41 – « Succès » – L’Etat d’Israël se félicite de l’élimination du chef de ben Laden tué au Pakistan par un commando américain, affirmant que sa mort constituait un « grand succès (…) pour le monde libre ».

    07H40 – L’annonce du décès de Ben Laden a créé une onde de choc à travers le monde et les réactions affluent des capitales. Des milliers d’Américains se sont rassemblés spontanément devant la Maison Blanche pour crier leur joie.

    EN DIRECT – LE PRESIDENT BARACK OBAMA VIENT D’ANNONCER LA MORT D’OUSSAMA BEN LADEN. Le chef d’Al-Qaïda a été tué dimanche au Pakistan lors d’une opération commando américaine, mettant fin à la longue traque de l’instigateur des attentats du 11 septembre 2001. « Justice est faite », a affirmé M. Obama, tout en prévenant ses compatriotes que la nébuleuse terroriste continuerait à essayer de s’en prendre aux Etats-Unis malgré la mort de son chef.

    1 mai 2011

    Jean-Paul Pougala a écrit :

    Classé dans : Politique/Societe — uriniglirimirnaglu @ 1 : 43

     

    Aujourd’hui, M. Ouattara continue dans la même voie de Houphouët : il
    ignore les institutions de la Cote d’Ivoire (le conseil Constitutionnel)
    et préfère attendre sa légitimité de Paris ou de Washington. Il
    demande à une partie du monde de venir faire la guerre pour tuer une
    partie du peuple ivoirien. Il demande d’affamer les fonctionnaires ivoiriens en les privant de leur
    salaire. Il demande à la France d’organiser des commandos sous le
    couvert de la CEDEAO, et comme Houphouët, il n’a jamais expliqué ce
    qu’il compte offrir à la France en retour. Aux apprentis sorciers de la
    théorie des guerres éclair, j’ai envie de dire : aucune élection, aucune
    personne ne mérite qu’il y ait une seule vie de perdue. Les hommes
    passent, les empires disparaissent. Mais les cicatrices d’une guerre ne
    finissent jamais. L’Irak peut-il nous servir de leçon ?
    [...]
    La crise ivoirienne aura pour le moins, le mérite de nous donner plusieurs enseignements :

    - L’ONU est une boite vide qui nécessite une complète refonte. Cette
    organisation est en train de se transformer en instrument de
    déstabilisation des nations et l’initiatrice des guerres civiles plutôt
    que d’être un instrument de pacification des peuples comme elle a été
    originellement conçue.

    - La finalisation des Etats-Unis d’Afrique est un impératif qui ne peut
    plus attendre. Tout le processus de la fédération africaine en cours
    doit être accéléré pour ne pas laisser l’espace aux vieux démons de
    l’Afrique de faire repartir un nouveau cycle de violences, de guerres et
    donc de déstabilisation du continent contribuant ainsi comme durant les
    50 ans précédents à détourner l’attention des vrais enjeux et des
    objectifs de création du bonheur pour les populations africaines.

    - L’entrainement pour la première guerre mondiale du 21ème siècle entre
    l’Occident (Europe/USA) et la Chine se fera très probablement sur le sol
    africain. Le déclin des premiers ne les prive pas de l’instinct
    d’arrogance habituelle pour continuer d’humilier la seconde en lui
    intimant ce qu’elle doit faire en Afrique, sur la dévaluation du Yuan.
    Le ridicule ne tue pas. Ce sont les pays qui se sont de trompés de
    politique et sont responsables d’une crise financière mondiale, qui
    prétendent de donner des leçons à la Chine qui elle a été vertueuse dans
    sa gestion. Il y a une ligne rouge que tôt ou tard l’occident va
    traverser et ce jour là, cela va faire : Boum ! Et c’est pour ce Boum
    que l’Afrique sert aujourd’hui à l’un et à l’autre de terrain
    d’entrainement.

    POURQUOI LA COTE D’IVOIRE EST DANS L’OEIL DE L’OURAGAN ? – JP POUGALA

    Classé dans : Politique/Societe — uriniglirimirnaglu @ 1 : 34

    jeudi, 20 janvier 2011

    CYCLONE ELENA.jpg

    Prof. Jean-Paul Pougala, enseignant à l’Université de la Diplomatie de Genève en Suisse (co-auteur de «L’Afrique, l’Europe et la Démocratie Internationale» (Ed. Federop)), le 11 janvier 2011. Extraits.

    JEAN-PAUL POUGALA.jpg

    « Le dessous des cartes – La crise ivoirienne ou le prélude de la guerre Chine-Occident »

    Depuis le début de la crise ivoirienne, tout et son contraire ou presque ont été dits. Les Occidentaux soutiennent presque tous M. Ouattara qu’ils appellent « Président élu » alors que les Africains soutiennent presque tous le président sortant Gbagbo qu’ils désignent par « Président Réélu ». Au-delà des choix partisans pour l’un ou l’autre président élu ou réélu, il est intéressant de constater qu’il y a une autre bataille celle là à distance qui est en train de se jouer entre la Chine et l’occident en Côte d’Ivoire. A travers des appuis militaires directs ou indirects.

    L’Occident défend une vieille idée de l’Afrique dans laquelle il contrôle tout à travers ses hommes de mains et s’accommodent volontiers d’une misère de masse. La Chine est celle qui veut changer la donne et faire de l’Afrique la vitrine de sa puissance économique et militaire hors d’Asie. Ce qui froisse fortement l’Union Européenne et les USA.

    Mais ces derniers ont-ils la force et l’énergie pour résister longtemps au rouleau compresseur chinois qui a malencontreusement décidé de faire de l’Afrique un des piliers de sa superpuissance en construction ?

    Laurent Gbagbo, meilleur symbole des frustrations des Européens et des Africains

    Pour les Africains, les deux personnages de notre feuilleton symbolisent deux conceptions opposées de la politique africaine. M. Ouattara, se définit comme «Houphouëtiste», c’est-à dire quelqu’un qui était ouvertement contre les États-Unis d’Afrique. En 1963, son mentor Houphouët Boigny était avec l’ancien président Sénégalais Léopold Sédar Senghor un principal fossoyeur du rêve de Kwame Nkrumah de créer immédiatement les États-Unis d’Afrique. Pour Senghor et Houphouët la relation avec la France était plus importante que toute nécessité d’autonomie africaine. Ce dernier avait alors prononcé la célèbre phrase: «Ils disent qu’ils vont unir l’Afrique du Cape au Caire. Ils le feront sans nous, sans ma Côte d’Ivoire». La suite on la connaît : l’OUA est née comme une nullité avec un seul programme cher à Senghor et Boigny : «intangibilité des frontières héritées de la colonisation européenne» et adieu le vieux rêve de Nkrumah contenu dans son livre prémonitoire publié en 1961 du titre : Africa must unite (l’Afrique doit s’unir si elle ne veut pas connaître famine, pauvreté et guerres).

    Mettre fin à la triste parenthèse de l’OUA était une priorité pour Gbagbo dès son arrivée au pouvoir en 2000 pour passer à la nouvelle Union Africaine (en 2002) comme étape intermédiaire vers la création des États-Unis d’Afrique. Aujourd’hui, M. Ouattara continue dans la même voie : il ignore les institutions de la Côte d’Ivoire (le conseil Constitutionnel) et préfère attendre sa légitimité de Paris ou de Washington. Il demande à une partie du monde de venir faire la guerre pour tuer une partie du peuple ivoirien. Il demande d’affamer les fonctionnaires ivoiriens en les privant de leur salaire. Il demande à la France d’organiser des commandos sous le couvert de la CEDEAO, et comme Houphouët, il n’a jamais expliqué ce qu’il compte offrir à la France en retour.

    Aux apprentis sorciers de la théorie des guerres éclair, j’ai envie de dire : aucune élection, aucune personne ne mérite qu’il y ait une seule vie de perdue. Les hommes passent, les empires disparaissent. Mais les cicatrices d’une guerre ne finissent jamais. L’Irak peut-il nous servir de leçon ?

    Trois exemples hors d’Afrique pour élucider mes propos :

    • Le 19 décembre 2010, on a voté en Biélorussie, le président sortant a proclamé qu’il a gagné avec 72% et a aussitôt mis en prison les dirigeants de l’opposition. Y-a-t-il un seul pays Européen qui a menacé ce pays d’utiliser la force pour déloger Alexander Loukachenko au pouvoir depuis 16 ans ? L’Union Européenne n’a prévu aucun plan militaire pour aller déloger le dictateur. La raison est simple : les 27 pays de l’Union Européenne ont à cœur la valeur de la vie de leurs frères et sœurs de la Biélorussie. C’est à chacun de soigner ses intérêts et les Européens considèrent la vie humaine en Biélorussie plus importante qu’un dictateur qui s’en ira tôt ou tard.
    • Le Secrétaire Général des Nations Unies M. Ban Ki-Moon et le Représentant de l’ONU en Côte d’Ivoire M. Y Choi sont tous les deux citoyens d’un pays divisé en deux, la Corée. Il y a un des deux présidents Kim Jong-Il qu’ils disent fou et un danger permanent pour sa propre population et pour ses voisins. Mais pour Kim, M. Y Choi et M. Ban Ki-Moon ont toujours justement prôné la retenue. A ceux qui veulent faire la guerre en Côte d’Ivoire, j’ai deux questions : En quoi la vie d’un Coréen serait-elle plus précieuse à préserver que celle d’un Ivoirien ? En quoi la mort des populations civiles en Côte d’Ivoire serait-elle moins grave qu’en Corée ? En quoi Laurent Gbagbo est-il plus dangereux pour ses voisins que le dirigeant Nord-Coréen M. Kim Jong-Il, au pouvoir hérité de son père depuis 17 ans et qui lui-même l’avait exercé pendant 46 ans jusqu’à sa mort et qu’il s’apprête à passer à son fils ?
    • En Birmanie (Myanmar) en 2000 un vainqueur des élections présidentielles a été privé de sa victoire, pire, privé de liberté pendant 10 ans. Mme Aung San Suu Kyi s’est contentée en silence d’un prix Nobel de la paix, sans jamais exiger une quelconque intervention de l’extérieur pour aller déloger les usurpateurs du pouvoir. La victoire de Mme Aung San Suu Kyi validée par la Cour Constitutionnelle Birmane est-elle moins importante que la défaite de M. Ouattara déclarée perdant par le Conseil Constitutionnel de son pays ?

    M. Laurent Gbagbo entrera-t-il dans l’histoire comme un dirigeant médiocre, méchant, valeureux ou éclairé ? Nul ne pourra le dire. Ce que nous savons par contre, c’est qu’il est l’homme qui symbolise le mieux les frustrations des Européens et des Africains. La crise Ivoirienne s’est vite transformée en une crise raciale entre les Blancs et les Noirs, entre l’Afrique et l’Europe. Avec cette fois-ci un 3ème larron, la Chine en embuscade.

    L’Angola, premier partenaire africain de la Chine sur le plan commercial et militaire, soutient indéfectiblement Laurent Gbagbo

    Le jour précis (17/12/2010) où l’Union Européenne annonçait avoir à l’unanimité choisi le camp de Ouattara dans la crise ivoirienne, contre Laurent Gbagbo, la Chine nous annonçait être devenue le premier partenaire commercial du continent africain en publiant les chiffres de 10 mois d’échanges avec les pays Africains. Il en ressort une augmentation du volume d’affaires à 20 milliards de dollars avec l’Angola faisant de ce pays son premier partenaire africain sur le plan commercial, mais aussi militaire.

    Et le hasard veut justement que l’Angola soit le pays qui soutient militairement les Forces de Défense et de Sécurité de Laurent Gbagbo en Côte d’Ivoire. Et c’est ce même jour que le général Chinois de division Jia Xiaoning, directeur adjoint du bureau des affaires étrangères au ministère chinois de la Défense était reçu en audience au Cameroun par le Président Biya.

    Ont-ils parlé de la crise ivoirienne ? La Chine peut-elle aider financièrement l’Europe pour sortir de la crise économique et accepter qu’elle utilise cet argent pour la combattre en Afrique ? Ce qui est sûr, c’est que c’est un scénario que l’Europe n’avait pas prévu.

    C’est aussi le prélude d’une longue saison tumultueuse entre l’Afrique et l’Europe qui peine à accepter l’inexorable autonomie effective de l’Afrique, 50 ans après la parodie d’indépendance. Les généraux de l’armée chinoise sont en train de défiler un peu partout en Afrique pour tisser des accords de partenariat militaire ; à Pékin, on ne cache plus que le vrai but est de neutraliser toutes les rebellions que l’Europe organisera sur le sol Africain pour les freiner et retarder cette autonomie. L’arrivée de la Chine sur la scène politique, économique et militaire africaine est en train de se transformer en cauchemar pour l’Europe qui en perd toute sa lucidité.

    L’Union Africaine doit reprendre la main en Côte d’Ivoire pour que le gouvernement invisible de l’Europe n’entrave, ne déstabilise et n’enlève pas à l’Afrique une des pièces maîtresses du puzzle (la Côte d’Ivoire). Si aujourd’hui la Côte d’Ivoire est sacrifiée pour offrir à l’Europe une consolation de répit dans sa guerre commerciale et industrielle perdue d’avance avec la Chine (comme le diktat chinois sur les terres rares), demain à qui le tour ?

    La crise ivoirienne aura pour le moins, le mérite de nous donner plusieurs enseignements :

    • L’ONU est une boîte vide qui nécessite une complète refonte. Cette organisation est en train de se transformer en instrument de déstabilisation des nations et l’initiatrice des guerres civiles plutôt que d’être un instrument de pacification des peuples comme elle a été originellement conçue.
    • L’entraînement pour la première guerre mondiale du 21ème siècle entre l’Occident (Europe/USA) et la Chine se fera très probablement sur le sol africain. Le déclin des premiers ne les prive pas de l’instinct d’arrogance habituelle pour continuer d’humilier la seconde en lui intimant ce qu’elle doit faire en Afrique, sur la dévaluation du Yuan. Le ridicule ne tue pas. Ce sont les pays qui se sont de trompés de politique et sont responsables d’une crise financière mondiale, qui prétendent donner des leçons à la Chine qui elle a été vertueuse dans sa gestion. Il y a une ligne rouge que tôt ou tard l’Occident va traverser et ce jour là, cela va faire: boum ! Et c’est pour ce boum que l’Afrique sert aujourd’hui à l’un et à l’autre de terrain d’entraînement.

    Gbagbo, enjeu du contrôle de l’Eldorado pétrolier du Golfe de Guinée

    «Derrière le maintien ou non de Gbagbo au pouvoir se joue le contrôle du Golfe de Guinée, cet Eldorado pétrolier que Français ou Américains, en perte de vitesse dans le monde arabe, et unis pour cette fois, ne souhaitent pas voir passer en d’autres mains. A leurs yeux, Alassane Ouattara, ami personnel de Sarkozy, ancien directeur du FMI et gestionnaire libéral, représente un interlocuteur beaucoup plus crédible que Gbagbo le nationaliste». Colette Braeckman, journaliste au quotidien belge Le Soir, elle collabore aussi au « Monde Diplomatique ».



    Source: IVOIREVOX.COM

    Agression électorale contre la Côte d’Ivoire / Un agent secret français révèle : Sarkozy, valet des chocolatiers américains

    Classé dans : Politique/Societe — uriniglirimirnaglu @ 0 : 55

    LVDPG = La Voix Du Peuple Gabonais, notre objectif, faire de ce site une référence de l’actualité au gabon, vos suggestions seront les bienvenues.

    Source: Lvdpg.org 13/01/2011 à 13:41

    google_ad_client = « ca-pub-2842182435104673″; /* 300×250, date de création 23/02/10 */ google_ad_slot = « 1659991567″; google_ad_width = 300; google_ad_height = 250;

    Bon nombre d’Ivoiriens, qui admettent que la crise ivoirienne est fomentée par la France, continuent de s’interroger sur l’intérêt « subit » éprouvé par les Etats-Unis d’Amérique de s’associer à la France pour accomplir le coup d’Etat en Côte d’Ivoire. Un ancien agent de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE) affirme que les Ivoiriens se trompent. L’homme au fait des micmacs des services secrets américains ne supporte plus de voir son pays, la France, et ses dirigeants jouer aux « boys » des Américains en Côte d’Ivoire. Par des canaux complexes, il nous a permis de prendre son témoignage. 

    «Plus que les Français, les Américains, à travers la CIA, ont décidé de s’emparer de la Côte d’Ivoire à partir d’un plan machiavélique conçu avant les années 1988. C’est, de nos jours, ce plan qui a été réactivé. La construction de la grande ambassade des Etats- Unis en Côte d’Ivoire fait partie de ce plan tout comme l’installation d’un ivoiro-burkinabé, en la personne d’Alassane Ouattara, à la tête du pays. L’objectif est la naturalisation des quatre millions de Burkinabé vivant en Côte d’Ivoire afin de garantir la production du cacao et du café dans ce pays. C’est une affaire de survie pour les puissants chocolatiers américains. L’ambassade a été construite pour coordonner ces opérations en Côte d’Ivoire et pour d’autres objectifs en Afrique. Pour tout cela, il faut une mainmise sur le pouvoir ivoirien pour le compte du lobi des chocolatiers Américains.

    Donc, les Américains veulent garantir la production du cacao. Le seul moyen, c’est de pouvoir compter sur la communauté burkinabé en Côte d’ivoire dont dépend, selon eux, une grande partie de la production du pays. Les Américains entendent fidéliser cette communauté par la naturalisation des quatre millions de burkinabé dont la plupart travaillent dans les plantations, croient les

    Américains, «dans une situation de précarité qui n’est pas à leur convenance». Il faut donc réussir à faire prendre le pouvoir par Alassane Ouattara. Et, depuis octobre 2000, la CIA utilise une arme fatale : la fragilisation du régime Gbagbo pour arriver à le faire vomir par tout le peuple ivoirien afin de l’écarter facilement du pouvoir.

    Souvenez vous, plusieurs opérations ont été menées par la CIA en Côte d’Ivoire ou exploitées à cet effet, mais avec des succès mitigés : le charnier de Yopougon, l’assassinat de Jean Hélène, l’enlèvement de Guy André Kieffer, le déversement de déchets toxiques à Abidjan, l’empêchement du Président du FPI de se rendre aux USA ; la CIA a aussi fabriqué des mensonges graves tels que : «la Côte d’Ivoire exploite les enfants dans les plantations de cacao». Elle a manipulé l’information avec son sous-agent, l’Alassaniste Hamed Bakayoyoko, à Abidjan : «Les refondateurs offrent des voitures Rav 4 aux jeunes filles ; Madame Gbagbo engage des frais de séjour inconsidérés aux USA», etc. Toutes ces actions qui font partie d’un vaste complot ont un seul but, discréditer le régime de Laurent Gbagbo et favoriser l’élection d’Alassane Ouattara.

    Ces actions néfastes contre Gbagbo ont pris des allures de crimes commis par la CIA, mais dont personne ne veut en parler : c’est le cas de la mort jusque-là non élucidée, dans une clinique française, de Madame Sarata Ottro Zirignon, ancien directeur adjoint de cabinet du président Gbagbo, qui gênait les chocolatiers américains par sa diplomatie agressive à travers des réseaux qu’elle maitrisait parfaitement aux Etats-Unis. Ces actions néfastes sont passées inaperçues aux yeux des Ivoiriens pour la simple raison que les Américains ont toujours agi en se cachant derrière les Français, eux-mêmes manipulés à souhait et croyant régler leur propre problème avec ce Laurent Gbagbo qui ne veut pas se faire domestiquer.

    Nicolas Sarkozy, un président manipulé

    Oui, je vous le dis : Nicolas Sarkozy, agent français de la CIA, participe volontairement de cette manipulation des Américains. Ce sont ces derniers qui l’ont fait président de la France. Souvenez-vous de l’affaire Clearstream montée par les Américains pour lui permettre de devancer son adversaire du même camp : Dominique De Villepin. Devenu président, Sarkozy applique à la lettre les consignes de la CIA, y compris laver un vieil affront que le Général De Gaulle leur a infligé : Sarkozy a fait adhérer à nouveau la France à l’OTAN.

    Pour la Côte d’Ivoire, «le coup de pousse» à Alassane Ouattara est un plan conçu par la CIA américaine et inspiré par le lobby des chocolatiers américains avec son réseau mondial. La raison : les Ivoiriens se détournent du cacao pour l’hévéa. Il leur faut une population acquise pour produire essentiellement le cacao. Pour mieux vous le faire comprendre, revisitons l’histoire et ses faits. Nous sommes en 1988. Face à la baisse des prix sur le marché mondial, le Président Houphouët-Boigny refuse de vendre le cacao.

    Il fait brûler la production pour montrer son ras-le-bol. Le stock de sécurité américain prend un coup. Le lobby des chocolatiers américains prend cela comme une trahison de la Côte d’Ivoire et un grand risque à ne plus revivre. « Après avoir aidé ce pays à devenir premier producteur de cacao, voilà qu’il nous paie en monnaie de singe ! ». Mais ces puissants chocolatiers américains ont éprouvé de la pudeur à attaquer Houphouët-Boigny qui, en son temps, avait proposé la double nationalité sur recommandation des chocolatiers américains. Cependant, les Américains ont conçu un plan pour précipiter sa mort comme ils l’ont fait plus tard avec Eyadéma, Bongo, etc.

    En 1989, la CIA organise l’asphyxie de la Côte d’Ivoire à travers le FMI et présente Alassane Ouattara comme le sauveur. Houphouët se voit obligé de l’accepter. Ouattara est bombardé Premier ministre d’Houphouët. Ce poste n’avait jamais existé en Côte d’Ivoire. La présidence n’est plus loin pour l’Ivoiro-burkinabé. Dans la foulée, la CIA organise le mariage de ses deux agents désormais réunis en Côte d’Ivoire : Monsieur Ouattara épouse Dominique Nouvian à Neuilly chez le maire Nicolas Sarkozy, un autre agent de la CIA en France. Houphouët-Boigny «peut» désormais mourir. Les Américains se débarrassent de lui en 1993.

    En ce moment-là, ils pensent avoir réussi leur coup quand surgit Henri Konan Bédié, avec l’appui des Français, grâce à l’article 11 de la Constitution. Sur ce point, Houphouët les a doublés, Ouattara et ses maîtres chocolatiers, au chapitre de la succession. Ouattara s’agite pour rien. Il n’aura pas le pouvoir. Pendant la petite guerre de succession ouverte par Ouattara à la mort d’Houphouët, Gbagbo déclare qu’il n’aime pas la transmission monarchique du pouvoir, mais il démontre qu’il est légaliste et opte pour l’installation de Bédié au pouvoir.

    Bédié vaincu, place à l’opération «Tout sauf Gbagbo»

    Les Américains échouent, mais ne renoncent pas. Ils reprennent leur agent au FMI pour avoir le temps d’organiser son retour. Bédié est poussé à la faute dans la gestion des affaires publiques avec les innombrables détournements et affaires sales notamment les DENOS (Dépenses engagées non ordonnancées). Il prononce un mot dont les Américains ont horreur, l’Ivoirité. Parce qu’il faut savoir que, pour les Américains, la garantie de la production du cacao va avec la naturalisation massive des Burkinabé. Une main-d’œuvre moins chère et formée pour la production du cacao.

    Parler d’ivoirité, c’est empêcher cette main-d’œuvre bon marché de se déverser en toute sécurité en Côte d’Ivoire. L’occasion était bonne pour faire un coup d’état. Car, il faut savoir que nos autorités (françaises) n’ont jamais envisagé un coup d’Etat contre Bédié qui est considéré comme leur homme, en tant que digne successeur d’Houphouët-Boigny. Là encore, le plan des Américains d’installer leur homme échoue avec le général Robert Guéi qui organise une élection qui donne le pouvoir à Laurent Gbagbo, un socialiste de surcroît.

    Cela met les chocolatiers américains en colère. C’est pourquoi, une fois encore, sans même attendre de voir agir le nouveau président pour le juger sur pièces, la CIA met en marche, par une succession de coups d’Etat qui échouent les uns à la suite des autres, durant toute l’année 2001, un autre plan. De guerre lasse, elle monte une rébellion financée par le lobby américain et d’autres entreprises financières à raison de plus de 25 millions par mois pendant plus de deux années. La mission des militaires français ayant montré ses limites en Côte d’Ivoire, les Américains réussissent à «suggérer» l’envoi des Casques bleus de l’ONU. Le décor est planté pour le départ de Laurent Gbagbo…

    Gbagbo comme Houphouët en 1993 !

    La résolution de la crise ivoirienne passe par des accords qui stipulent la nécessité d’organiser des élections «ouvertes à tous». Alassane Ouattara est autorisé par exception à poser sa candidature. Laurent Gbagbo croit pouvoir obtenir, en retour, le désarmement prescrit dans tous les accords. Votre président s’est leurré. Au contraire, c’est lui qui a été plutôt acculé à faire les élections. Tout le monde s’est gardé de désarmer les rebelles. Le désarmement a été malicieusement élevé au rang de tabou. Laurent Gbagbo a été ainsi piégé, soucieux de ne plus s’entendre dire qu’il refuse d’organiser des élections parce qu’il est sûr de les perdre.

    Enfin il a donné l’impression qu’il s’est laissé piéger !

    Oui, Laurent Gbagbo a été piégé mais il n’était pas fini. Il a même quelque chose d’Houphouët-Boigny qu’il a pourtant combattu tout le temps. Très futé et sachant la supercherie, le président ivoirien a piégé à son tour, et là pour de vrai, les chocolatiers américains et leur poulain, Alassane Ouattara. Il l’a fait avec l’arme fatale que la Constitution ivoirienne lui offre, à savoir le Conseil constitutionnel. Suite aux tricheries inélégantes au nord, dans son fief, Alassane Ouattara a été sanctionné en dernier ressor et sans appel par l’institution judiciaire suprême.

    Les chocolatiers américains n’avaient pas bien prévu ce scénario. Ils se débattent à présent et veulent absolument réussir leur coup à travers deux de leurs agents en Afrique : Blaise Compaoré qui a été utilisé pour supprimer Thomas Sankara, et Abdoulaye Wade qu’ils ont aidé à gagner au Sénégal. Cela explique les agitations de ces deux présidents au sein de la CEDEAO.

    Ce que je souhaite que le peuple ivoirien retienne est simple : c’est son unité et sa détermination qui feront sa force. Il faut dénoncer haut et fort les actes criminels des Américains sur le sol Ivoirien. Les Américains sont prêts à tout pour assurer leur approvisionnement en cacao. Ils voient la Côte d’Ivoire comme un champ de cacao entretenu par des esclaves. Ils se moquent de la volonté du peuple de Côte d’Ivoire. L’achat d’une usine de chocolat aux Etat-Unis était un crime de lèse-majesté pour le régime Gbagbo.

    Ce sont eux qui ont suscité tous les scandales fondés ou non contre les gestionnaires de la filière café-cacao. Il fallait les punir pour leur audace de vouloir organiser la filière qui pourrait échapper à ces chocolatiers étatsuniens. Entre autres scandales, le journaliste franco-canadien Guy André Kieffer s’apprêtait à révéler le complot des chocolatiers, voilà pourquoi la CIA l’a fait disparaître. Pour des raisons diverses, certains hommes d’affaires français et des agents de la DGSE à leur solde veulent la tête de Gbagbo. Mais il faut savoir, avant tout, que la Côte d’Ivoire doit ses malheurs à la CIA américaine et au lobby des chocolatiers américains. Nicolas Sarkozy n’est qu’un valet de service dans cette affaire. Il est temps de le savoir».

    Propos recueillis par César Etou (cesaretou2002@yahoo.fr )

    30 avril 2011

    Pakistan, Russie, etc. : l’arme climatique est-elle une réalité ?

    Classé dans : Politique/Societe — uriniglirimirnaglu @ 12 : 39

    Jeudi 2 décembre 2010 4 02 /12 /Déc /2010 07:19

    publié ici sur internet : http://www.chaos-mondial-organise-resistance-infos.com/article-pakistan-russie-etc-l-arme-climatique-est-elle-une-realite-61915818.html

     Haarp

    Le 3 août dernier, une agence de presse russe a publié une étonnante synthèse, signée d’Andreï Arechev et intitulée L’arme climatique : une conspiration ?. Ce texte défendait l’idée que « la canicule actuelle, observée exclusivement sur le territoire de la Russie et ses régions limitrophes, pourrait sous-entendre plus que des explications scientifiques naturelles ».


    Quelques jours plus tard, dans la presse algérienne, Chems Eddine Chitour, enseignant à l’École Polytechnique d’Alger, s’inquiétait quant à lui des inondations qui frappaient le Pakistan et n’hésitait pas à déclarer : Y a-t-il une autre cause qui pourrait expliquer les inondations diluviennes qui n’ont pas eu lieu depuis quatre-vingt ans ? On pense au projet HAARP. Le mot était lâché.


    C’est dans le numéro de décembre 2007 du mensuel The Ecologist, le fameux magazine créé par Edward Goldsmith et d’orientation plutôt conservatrice, que Michel Chossudovsky, professeur d’économie à l’université d’Ottawa, a tiré la sonnette d’alarme en dénonçant dans l’High-frequency Active Aural Research Program ( HAARP) une arme de destruction massive mais non létale, capable, en modifiant le climat de pays précis, de déstabiliser leurs systèmes agricoles et écologiques, donc de les affaiblir, voire de les rendre ingouvernables.

    En soi, l’idée n’est pas nouvelle et les stratégies du Pentagone l’ont conçue dès le début de la Guerre froide, avec comme seule limitation les capacités techniques de l’époque. 1967, durant la guerre du Vietnam, que l’arme climatique put être utilisée : dans le cadre du projet Popeye, des « ensemencements » de nuages eurent lieu en haute atmosphère afin de prolonger la saison des moussons et de bloquer les voies d’approvisionnement des Vietcongs.

    Zbigniew Brzezinski, a qui rien n’échappait, évoqua quelques années plus tard, dans son livreEntre deux siècles, la possibilité d’utiliser la régulation de la météo comme moyen de régulation géopolitique. L’idée était dans l’air, au point que dès 1977, une convention internationale fut ratifiée par l’Assemblée générale des Nations Unies interdisant « un usage militaire et toute autre forme d’utilisation hostile des techniques de modifications environnementale ayant des effets étendus, durables ou graves », ainsi que de toutes «  les techniques pour changer, grâce à une manipulation délibérée, des processus naturels, la dynamique, la composition ou la structure de la terre, y compris ses biotopes, sa lithosphère, son hydrosphère et son atmosphère ».

    Ce n’est cependant qu’en 1990, que grâce aux importants progrès de la science, fut lancé un véritable programme financé par la direction de Recherches maritimes des États-Unis, par le laboratoire de Recherche de l’armée de l’air américaine et par l’Agence pour les projets de recherches avancée de défense avec la participation des plus grandes universités étasuniennes. Le tout fut concrétisé par la création de la base de Gokona, en Alaska, où l’HAARP installa un réseau d’antennes de forte puissance transmettant par ondes radios haute fréquence, d’énormes quantités d’énergie dans l’ionosphère ( la couche supérieure de l’atmosphère). Selon ses propres documents de présentation, l’HAARP constituait alors un système capable de créer «  des modifications locales contrôlées de l’ionosphère » en vue de modifier les communications et les radars.

    S’estimant directement menacée, la Fédération de Russie confia à ses services une expertise du programme. On n’en connaît que ce qui a transpiré via un rapport de la Douma et on peut y constater que les services secrets sont pour le moins inquiets : « Les plans américains visant à réaliser des expériences à grande échelle sous le programme HAARP (et) de créer des armes capables de rompre les lignes de communications radio et les équipements installés sur les engins spatiaux et les fusées provoquent de graves incidents dans les réseaux d’électricité et dans les oléoducs et les gazoducs ; ils ont aussi un impact négatif sur la santé mentale de populations de régions entières. […] Une analyse des déclarations émanant de l’US Air Force nous fait penser à l’impensable: les manipulations clandestines de phénomènes météorologiques, des communications et des réseaux d’électricité comme arme de guerre mondiale, permettent aux États-Unis de perturber et de dominer des régions entières. La manipulation météorologique est l’arme préventive par excellence ».

     

    Analysant ce document, Michel Chossudovsky a relevé, à juste titre, que cette guerre climatique n’est pas réservée aux pays ennemis pour déstabiliser leurs économies, leurs écosystèmes et leurs agriculture, elle peut aussi être infligée à leur insu à des pays amis des États-Unis et être utilisée pour les rendre plus dociles ou pour influer sur la composition de leurs équipes dirigeantes, par exemple en déconsidérant des hommes politiques incapables de gérer une crise climatique subite et en créant une plus grande dépendance de l’aide alimentaire et des céréales de base importées des États-Unis et d’autres pays du bloc occidental. Il ne s’agit que de conjonctures, mais force est d’admettre que la sécheresse inexpliquée de Russie comme les inondations inattendues du Pakistan, correspondent bien à ces deux axes : affaiblir un adversaire et rendre plus docile un allié.

     

    - Source : Les Brèves de LIESI – octobre/novembre 2010

    Les Etats-Unis ont provoqué artificiellement le tremblement de terre en Haïti

    Classé dans : Politique/Societe — uriniglirimirnaglu @ 12 : 11

    vs hebben de beving op haiti kunstmatig opgewekt

    article traduit à partir du néerlandais et paru le 26 janvier 2010 sur le site internet belge www.gva.be

    lien vers l’article original : http://www.gva.be/nieuws/in-de-rand/aid897383/vs-hebben-de-beving-op-haiti-kunstmatig-opgewekt.aspx

    var addthis_pub = « hbvl »; var addthis_language = « nl »; var addthis_brand = « www.gva.be » var addthis_options = ‘facebook, twitter, favorites, delicious, digg, more’; var addthis_localize = { share_caption: « Bookmarken/Delen », favorites: « Favorieten », more: « Meer … » };

    26/01 /2010 Les Etats-Unis ont provoqué le tremblement de terre en Haïti avec leurs armes secrètes. La Flotte russe du Nord aurait des données dans ce sens.
    Selon le journal russe Pravda.ru , un rapport de la Flotte russe du Nord indique que les États-Unis ont mené une expérience avec des «bombes à onde de choc » en combinaison avec des ondes électromagnétiques et des ondes sonores.

    Grain de sel

    À un grain de sel peut-être que vous n’aurez pas assez de lire cette histoire bizarre. Selon Pravda.ru, les Etats-Unis sont capables avec de telles armes de détruire l’Iran.

    Les tremblements de terre qui ont eu lieu à la même profondeur de 10 km que celui deprès Haïti – Honduras et le Venezuela le 8 Janvier et le 11 janvier 2010 – s’inscriraient dans le programme HAARP des Etats-Unis (Active High Frequency Auroral Research Program ») qui explore les possibilités de nouvelles formes de sécurité et de communication dans les couches externes de l’atmosphère.

    Encore plus fou

    « Le rapport de la flotte russe rend plus que probable le fait que la Marine US était pleinement consciente du grand dommage que ce tremblement de terre d’essai pourrait avoir sur Haïti et que l’amiral PK Keen avait à l’avance proposé de superviser les opérations d’aide sur l’ile » indique la Pravda. Le but ultime était l’invasion d’Haïti.

    Cela devient encore plus fou : le tremblement de terre au Sichuan en Chine sur le 12 mai 2008 (7,8 sur l’échelle de Richter) aurait aussi été causé par les Américains.

     

    —-

     

    Ci-dessous l’article original en néerlandais et encore en dessous, l’article original de la Pravda.ru en version anglaise, puis en version traduite en français :

     

    « VS hebben de beving op Haïti kunstmatig opgewekt »

    26/01/’10 De Verenigde Staten hebben de aardbeving op Haïti veroorzaakt met hun geheime wapens. De Russische Noordelijke vloot zou gegevens hebben die in deze richting wijzen.
    Volgens de Russische krant Pravda.ru bevat het rapport van de Russische Noordelijke vloot aanwijzingen dat de Verenigde Staten experimenteren met « shock wave bombs » in combinatie met elektromagnetische golven en geluidsgolven.

    Korreltje zout

    Aan een korreltje zout zal u misschien niet genoeg hebben om dit bizarre verhaal te lezen. Volgens Pravda.ru willen de VS met dergelijke wapens Iran vernietigen.

    Bevingen op gelijke diepte van 10 kilometer in de buurt van Haïti – Venezuela op 8 januari en Honduras op 11 januari – zouden kaderen in het HAARP-programma van de VS (‘High Frequency Active Auroral Research Program’) dat de mogelijkheden onderzoekt voor nieuwe vormen van beveiliging en communicatie in de buitenste lagen van de atmosfeer.

    Nog gekker

    « Volgens het Russische vlootrapport is het meer dan waarschijnlijk dat de Amerikaanse marine volledig op de hoogte was van de grote schade die deze testbeving zou kunnen hebben op Haïti en had de marine generaal PK Keen op voorhand op het eiland geposteerd om hulpacties te overzien », aldus Pravda. Het uiteindelijke doel was en is de invasie van Haïti.

    Het wordt nog gekker: Ook de beving in het Chinese Sichuan op 12 mei 2008 (7.8 op de schaal van Richter) zou door de Amerikanen zijn veroorzaakt.

     

    —–

     

    Haiti: The U.S. Created the Earthquake in Haiti?

    24.01.2010

    http://english.pravda.ru/science/tech/24-01-2010/111809-russia_says_US_created_earthqua-0/

    The U.S. Created the Earthquake in Haiti?

    Haiti: The U.S. Created the Earthquake in Haiti?

    The Russian Navy reports that the U.S. created the earthquake in Haiti

    The Russian Northern Fleet indicates that the earthquake that devastated Haiti was clearly the result of a test by the U.S. Navy through one of its earthquake weapons and drew up a diagram of linear succession in relation to earthquakes reported to have occurred by chance to the same depth in Venezuela and Honduras.

    The Northern Fleet has been monitoring the movements and activities of U.S. Marines in the Caribbean since 2008 when the Americans announced their intention to reestablish the Fourth Fleet, which was disbanded in 1950, and that Russia responded a year later, with the Fleet led by the nuclear-powered cruiser Peter the Great « by starting its first exercises in this region since the end of the Cold War.”

    Since the end of the decade of the 70′s in the last century, the U.S. « advanced a lot » in the state of its earthquake weapons and, according to these reports, they now use equipment with Pulse, Plasma and Tesla Electromagnetic and Sonic technology together with « shock wave bombs. »

    The report also compares the experiences of these two earthquake weapons of the U.S. Navy last week, when the test in the Pacific caused an earthquake of magnitude 6.5 to strike in the area around the town of Eureka, Calif., causing no casualties. But the test in the Caribbean caused the death of at least 140 thousand innocent people.

    function openPrint(url) { var printWin = window.open(url, « print », « width=800,height=600,resizable=yes,scrollbars=yes,status=yes » ) printWin.focus(); return false; } var _php_url_send = ‘/?area=popupSendToFriend&t=a&id=111809′;

     0Share

    var fs = new FontSizer(‘article’);

    According to the report, it is « more than likely » that the U.S. Navy had « full knowledge » of the catastrophic damage that this test earthquake could potentially have on Haiti and had pre-positioned its Deputy Commander of the Southern Command, General PK Keen, on the island to oversee aid work if needed.

    As regards the final result of the tests of these weapons, the report warns that there is a U.S. plan to destroy Iran through a series of earthquakes designed to overthrow its current Islamic regime. Additionally, according to the report, the system being tested by the USA (HAARP Project) would also create anomalies in the climate causing floods, droughts and hurricanes.

    According to another report, coincidentally, facts exist establishing that the earthquake in Sichuan, China on 12 May 2008, a magnitude 7.8 on the Richter scale, was also caused by HAARP radio frequencies. It can be observed that there is a correlation between seismic activity and the ionosphere, through the control of Radio Frequencies Induced by force fields, which is a HAARP feature, and it can be concluded that:

    1 .- Earthquakes identical in depth and linearly on the same fault are caused by induced frequency linear projection.

    2 .- A coordinated satellite configuration can generate concentrated frequency projections targeting specific points (force fields).

    3. A diagram shows that earthquakes considered to be artificial propagate linearly at the same depth.

    -Venezuela, on January 8, 2010. Depth: 10 km.

    - Honduras, on 11 January 2010. Depth: 10 km.

    - Haiti, on 12 January 2010. Depth: 10 km.

    The rest of the aftershocks occurred at depths close to 10 km.

    Soon after the earthquake, the Pentagon said the hospital ship USS Comfort, which was docked in Baltimore, summoned its crew and sailed to Haiti, despite the fact that several days would elapse before arrival in Haiti. Nevertheless, Navy Admiral Mike Mullen, Chairman of the Joint Chiefs of Staff, said the U.S. armed forces were preparing an emergency response to the disaster.

    General Douglas Fraser, Commander-in-Chief of USSSOUTHCOM, said that Coast Guard and U.S. Navy vessels in the region were sent to offer help even if they had limited resources and helicopters.

    The aircraft carrier USS Carl Vinson was sent from the naval base at Norfolk, Virginia, with a complete consignment of aircraft and helicopters. It arrived in Haiti early on the afternoon of January 14. Other additional groups of helicopters will attach with the Carl Vinson, said Fraser.

    The U.S. Agency for International Development (USAID), operated in Haiti before the earthquake. President Obama was informed of the earthquake at 17.52 on January 12 and asked his staff to ensure that embassy officials were safe and began preparations to provide needed humanitarian assistance.

    According to the Russian report, the State Department, USAID and the U.S. Southern Command began its work of « humanitarian invasion » by sending at least 10,000 soldiers and contractors, to control Haitian territory, rather than the UN, after the devastating « experimental earthquake. » 

    Translated from the Portuguese version by:

    Lisa KARPOVA

    PRAVDA.Ru

     

    —–

     

    Haïti: Les États-Unis Créé le tremblement de terre en Haïti?

    24.01.2010

    The U.S. Created the Earthquake in Haiti?

    Haïti: Les États-Unis Créé le tremblement de terre en Haïti?

    Les rapports de la Marine russe que les Etats-Unis a créé le tremblement de terre en Haïti

    La Flotte russe du Nord indique que le tremblement de terre qui a dévasté Haïti était clairement le résultat d’un test par l’US Navy dans l’une de ses armes tremblement de terre et a élaboré un schéma de succession linéaire par rapport aux tremblements de terre qui se serait produit par hasard à la même profondeur au Venezuela et le Honduras.

    La Flotte du Nord a été le contrôle des mouvements et activités des Marines des États-Unis dans les Caraïbes depuis 2008, lorsque les Américains ont annoncé leur intention de rétablir la Quatrième Flotte, qui a été dissous en 1950, et que la Russie a répondu un an plus tard, avec la flotte dirigée par le croiseur à propulsion nucléaire Pierre le Grand « en commençant par ses premiers exercices dans cette région depuis la fin de la guerre froide. »

    Depuis la fin de la décennie des années 70 du siècle dernier, les Etats-Unis « beaucoup avancé » dans l’état de ses armes tremblement de terre et, selon ces rapports, ils utilisent maintenant l’équipement avec Pulse, Plasma et Tesla électromagnétique et de la technologie Sonic ensemble avec des «bombes onde de choc. »

    Le rapport compare également les expériences de ces deux armes tremblement de terre de l’US Navy la semaine dernière, lorsque le test dans le Pacifique provoqué un séisme de magnitude 6,5 à la grève dans la zone autour de la ville d’Eureka, en Californie, sans faire de victimes. Mais le test dans les Caraïbes a causé la mort d’au moins 140 000 personnes innocentes.

    function openPrint(url) { var printWin = window.open(url, « print », « width=800,height=600,resizable=yes,scrollbars=yes,status=yes » ) printWin.focus(); return false; } var _php_url_send = ‘/?area=popupSendToFriend&t=a&id=111809′;

     0 Partager

    var fs = new FontSizer(‘article’);

    Selon le rapport, il est «plus probable» que l’US Navy avait « connaissance » des dégâts catastrophiques que ce tremblement de terre d’essai pourrait avoir sur Haïti et avait pré-positionné son commandant adjoint du Commandement Sud, le général PK Keen , sur l’île de superviser le travail d’aide si nécessaire.

    En ce qui concerne le résultat final des essais de ces armes, le rapport avertit qu’il ya un plan des États-Unis de détruire l’Iran à travers une série de tremblements de terre visant à renverser son régime islamique actuel. En outre, selon le rapport, le système testé par les États-Unis ( HAARP projet) créerait également des anomalies dans le climat, provoquant des inondations, des sécheresses et des ouragans.

    Selon un autre rapport, par coïncidence, les faits existent, constatant que le tremblement de terre dans le Sichuan, en Chine, le 12 mai 2008, d’une magnitude de 7,8 sur l’échelle de Richter, a également été causés par des fréquences radio HAARP. On peut observer qu’il existe une corrélation entre l’activité sismique et l’ionosphère, à travers le contrôle des fréquences radio induite par des champs de force, qui est une caractéristique HAARP, et il peut être conclu que:

    1 .- Les tremblements de terre identiques en profondeur et de façon linéaire sur la même faille sont causées par la projection de fréquence induite linéaire.

    2 .- Une configuration satellite coordonnée peut générer des projections de fréquence concentrée ciblant des points précis (champs de force).

    3. Un schéma montre que les tremblements de terre considérée comme artificielle propager linéairement à la même profondeur.

    Et le Venezuela, le 8 Janvier 2010. Profondeur: 10 km.

    - Le Honduras, le 11 Janvier 2010. Profondeur: 10 km.

    - Haïti, le 12 Janvier 2010. Profondeur: 10 km.

    Le reste des répliques à des profondeurs de près de 10 km.

    Peu de temps après le tremblement de terre, le Pentagone a déclaré que le navire-hôpital Comfort USS, qui a été amarré à Baltimore, a convoqué son équipage et a navigué à Haïti, malgré le fait que plusieurs jours s’écoulent avant l’arrivée en Haïti. Néanmoins, l’amiral Mike Mullen, président du Joint Chiefs of Staff, dit que les forces armées américaines ont été la préparation d’une intervention d’urgence à la catastrophe.

    Le général Douglas Fraser, commandant en chef de USSSOUTHCOM, a déclaré que la Garde côtière des États-Unis et de navires de la Marine dans la région ont été envoyés à offrir de l’aide même si elles ont des ressources limitées et des hélicoptères.

    Le porte-avions USS Carl Vinson était envoyé de la base navale de Norfolk, en Virginie, avec un lot complet d’avions et d’hélicoptères. Il est arrivé en Haïti au début l’après-midi du 14 Janvier. D’autres groupes supplémentaires d’hélicoptères joindre à la Carl Vinson, a déclaré M. Fraser.

    L’Agence américaine pour le développement international (USAID), exploité en Haïti avant le tremblement de terre. Le président Obama a été informé du tremblement de terre à 17.52 le 12 Janvier et a demandé à son personnel afin de s’assurer que les responsables de l’ambassade étaient sains et saufs et ont entamé les préparatifs nécessaires pour fournir l’aide humanitaire.

    Selon le rapport de Russie, le Département d’Etat, l’USAID et le US Southern Command a commencé son travail de «humanitaire invasion »par l’envoi d’au moins 10.000 soldats et sous-traitants, pour contrôler le territoire haïtien, plutôt que l’ONU, après les effets dévastateurs » tremblement de terre d’expérimentation. « 

    Traduit de la version portugaise:

    Lisa KARPOVA

    PRAVDA.Ru

    26 avril 2011

    Comprendre la guerre en Libye (1/3)

    Classé dans : Politique/Societe — uriniglirimirnaglu @ 11 : 27

    Partie 1 : Des questions qu’il faut se poser à chaque guerre
    Partie 2 : Les véritables objectifs des USA vont bien au-delà du pétrole
    Partie 3 : Pistes pour agir

    Des questions qu’il faut se poser à chaque guerre

    Comprendre la guerre en Libye (1/3) dans Politique/Societe Obama-Libya-f324-91d8d-2c9ca27 fois. Les Etats-Unis ont bombardé un pays à 27 reprises depuis 1945. Et chaque fois, on nous a affirmé que ces actes de guerre étaient « justes » et « humanitaires ». Aujourd’hui, on nous dit que cette guerre est différente des précédentes. Mais on l’avait dit aussi la fois passée. Et la fois d’avant. On le dit chaque fois. N’est-il pas temps de mettre sur papier les questions qu’il faut se poser à chaque guerre pour ne pas se faire manipuler ?

    Pour la guerre, il y a toujours de l’argent ?

    Dans le pays le plus puissant du globe, quarante-cinq millions de gens vivent sous le seuil de pauvreté. Aux Etats-Unis, écoles et services publics tombent en ruines, parce que l’Etat « n’a pas d’argent ». En Europe aussi, « pas d’argent » pour les retraites ou pour créer des emplois.

    Mais lorsque la cupidité des banquiers provoque une crise financière, là, en quelques jours, on trouve des milliards pour les sauver. Ce qui a permis à ces mêmes banquiers US de distribuer l’an dernier 140 milliards $ de récompenses et bonus à leurs actionnaires et traders spéculateurs.

    Pour la guerre aussi, il semble facile de trouver des milliards. Or, ce sont nos impôts qui paient ces armes et ces destructions. Est-il bien raisonnable de faire partir en fumée des centaines de milliers d’euros à chaque missile ou de gaspiller cinquante mille euros de l’heure avec un porte-avions ? A moins que la guerre soit une bonne affaire pour certains ?

    Pendant ce temps, un enfant meurt de faim toutes les cinq secondes et le nombre de pauvres ne cesse d’augmenter sur notre planète en dépit des promesses.

    Quelle différence entre un Libyen, un Bahreini et un Palestinien ?

    Présidents, ministres et généraux jurent solennellement que leur objectif est seulement de sauver des Libyens. Mais, au même moment, le sultan du Bahrein massacre des manifestants désarmés grâce aux deux mille soldats saoudiens envoyés par les Etats-Unis ! Au même moment, au Yemen, les troupes du dictateur Saleh, allié des USA, tuent 52 manifestants à la mitrailleuse. Ces faits n’ont été contestés par personne, mais le ministre US de la Guerre, Robert Gates, a juste déclaré : « Je ne crois pas que ce soit mon rôle d’intervenir dans les affaires internes du Yemen » [1].

    Pourquoi ce « deux poids, deux mesures » ? Parce que Saleh accueille docilement la Vème Flotte US et dit oui à tout ce que lui commande Washington ? Parce que le régime barbare d’Arabie saoudite est complice des multinationales pétrolières ? Il y aurait de « bons dictateurs » et de « mauvais dictateurs » ?

    Comment les USA et la France peuvent-ils se prétendre humanitaires ? Lorsqu’Israël a tué deux mille civils en bombardant Gaza, ont-ils instauré une « no fly zone » ? Non. Ont-ils pris des sanctions ? Aucune. Pire : Javier Solana, alors responsable des Affaires étrangères de l’U.E. a déclaré à Jérusalem : « Israël est un membre de l’Union européenne sans être membre de ses institutions. Israël est partie prenante à tous les programmes » de recherche et de technologie de l’Europe des 27. Ajoutant même : « Aucun pays hors du continent n’a le type de relations qu’Israël entretient avec l’Union européenne. » Sur ce point, Solana dit vrai : l’Europe et ses fabricants d’armes collaborent étroitement avec Israël dans la production des drônes, missiles et autres armements qui sèment la mort à Gaza.

    Rappelons qu’Israël a chassé sept cent mille Palestiniens de leurs villages en 1948, refuse toujours de leur rendre leurs droits et continue à commettre de multiples crimes de guerre. Sous cette occupation, 20% de la population palestinienne actuelle a séjourné ou séjourne dans les prisons d’Israël. Des femmes enceintes sont forcées d’accoucher attachées à leur lit et renvoyées immédiatement dans leurs cellules avec leurs bébés ! Mais ces crimes-là sont commis avec la complicité active des USA et de l’UE.

    La vie d’un Palestinien ou d’un Bahreini ne vaut pas celle d’un Libyen ? Il y aurait les « bons Arabes » et les « mauvais Arabes » ?

    Pour ceux qui croient encore à la guerre humanitaire…

    Dans un débat télévisé que j’ai eu avec Louis Michel, ancien ministre belge des Affaires étrangères et commissaire européen à la Coopération au développement, celui-ci m’a juré – la main sur le cœur – que cette guerre visait à « mettre en accord les consciences de l’Europe ». Il a été appuyé par Isabelle Durant, dirigeante des Verts belges et européens. Ainsi, les écologistes « peace and love » ont muté va-t-en-guerre !

    Le problème, c’est qu’on nous parle de guerre humanitaire à chaque fois, et que ces gens « de gauche » comme Durant s’y sont à chaque fois laissé prendre. Ne feraient-ils pas mieux de lire ce que pensent vraiment les dirigeants US au lieu de juste les écouter à la télévision ?

    Ecoutez par exemple, à propos des bombardements contre l’Irak, le célèbre Alan Greenspan, qui fut longtemps directeur de la réserve fédérale des USA. Il écrit dans ses mémoires : « Je suis attristé qu’il soit politiquement incorrect de reconnaître ce que chacun sait : la guerre en Irak était essentiellement pour le pétrole » [2]. Ajoutant : « Les officiels de la Maison-Blanche m’ont répondu : ‘Eh bien, malheureusement, nous ne pouvons parler du pétrole’. » [3]

    Ecoutez, à propos des bombardements contre la Yougoslavie, John Norris, directeur de com de Strobe Talbott qui était alors vice-ministre US des Affaires étrangères, chargé des Balkans. Norris écrit dans ses mémoires : « Ce qui explique le mieux la guerre de l’Otan, c’est que la Yougoslavie résistait aux grandes tendances des réformes politiques et économiques (il veut dire : refusait d’abandonner le socialisme), et ce n’est pas notre devoir envers les Albanais du Kosovo. » [4]

    Ecoutez, à propos des bombardements contre l’Afghanistan, ce que disait alors l’ancien ministre US des Affaires étrangères Henry Kissinger : « Il existe des tendances, soutenues par la Chine et le Japon, à créer une zone de libre échange en Asie. Un bloc asiatique hostile combinant les nations les plus peuplées du monde avec de grandes ressources et certains des pays industriels les plus importants serait incompatible avec l’intérêt national américain. Pour ces raisons, l’Amérique doit maintenir une présence en Asie… » [5]

    Ceci confirmait la stratégie avancée par Zbigniew Brzezinski, qui fut responsable de la politique étrangère sous Carter et est l’inspirateur d’Obama : « L’Eurasie (Europe + Asie) demeure l’échiquier sur lequel se déroule le combat pour la primauté globale. (…) La façon dont les Etats-Unis ‘gèrent’ l’Eurasie est d’une importance cruciale. Le plus grand continent à la surface du globe en est aussi l’axe géopolitique. Toute puissance qui le contrôle, contrôle par là même deux des trois régions les plus développées et les plus productives. 75% de la population mondiale, la plus grande partie des richesses physiques, sous forme d’entreprises ou de gisements de matières premières, quelque 60% du total mondial. » [6]

    guerrejpg-30ed33-ddf9a dans Politique/Societe

    A gauche, n’a-t-on rien appris des médiamensonges humanitaires des guerres précédentes ?

    Quand Obama le dit lui-même, vous ne le croyez pas non plus ?

    Ce 28 mars, Obama a justifié ainsi la guerre contre la Libye :

    « Conscients des risques et des coûts de l’action militaire, nous sommes naturellement réticents à employer la force pour résoudre les nombreux défis du monde. Mais lorsque nos intérêts et valeurs sont en jeu, nous avons la responsabilité d’agir. Vu les coûts et les risques de l’intervention, nous devons chaque fois mesurer nos intérêts face à la nécessité d’une action. L’Amérique a un important intérêt stratégique à empêcher Kadhafi de défaire ceux qui s’opposent à lui. »

    N’est-ce pas clair ? Alors, certains disent : « Oui, c’est vrai, les Etats-Unis n’agissent que s’ils y trouvent leur intérêt aussi. Mais au moins, à défaut de pouvoir intervenir partout, on aura sauvé ces gens-là. »

    Faux. Nous allons montrer que seuls les intérêts seront défendus. Pas les valeurs. D’abord, chaque guerre US fait plus de victimes qu’il n’y en avait avant (en Irak, un million de victimes directes ou indirectes !). Ensuite, l’intervention en Libye en prépare d’autres…

    Qui refusait de négocier ?

    Mais, dès que vous émettez un doute sur l’opportunité de cette guerre contre la Libye, tout de suite, on vous culpabilise : « Vous refusez donc de sauver les Libyens du massacre ? »

    Question mal posée. Supposons que tout ce qu’on nous a raconté se soit vraiment passé. Premièrement, arrête-t-on un massacre par un autre massacre ? Nous savons qu’en bombardant, nos armées vont tuer de nombreux civils innocents. Même si, comme à chaque guerre, les généraux nous promettent que celle-ci sera « propre », nous avons l’habitude de cette propagande.

    Deuxièmement, il y avait un moyen beaucoup plus simple et efficace de sauver des vies tout de suite. Tous les pays d’Amérique latine ont proposé d’envoyer immédiatement une mission de médiation, présidée par Lula. La Ligue arabe et l’Union africaine soutenaient cette démarche et Kadhafi avait accepté (proposant aussi d’envoyer des observateurs internationaux pour vérifier le cessez-le feu).

    Mais les insurgés libyens et les Occidentaux ont refusé cette médiation. Pourquoi ? « Parce que Kadhafi n’est pas de bonne foi », disent-ils. Possible. Tandis que les insurgés et leurs protecteurs occidentaux ont toujours été de bonne foi ? A propos des Etats-Unis, il est utile de rappeler comment ils se sont comportés dans toutes les guerres précédentes à chaque fois qu’un cessez-le-feu était possible…

    En 1991, lorsque Bush père a attaqué l’Irak parce que celui-ci avait envahi le Koweit, Saddam Hussein a proposé de se retirer et qu’Israël évacue aussi les territoires illégalement occupés en Palestine. Mais les USA et les pays européens ont refusé six propositions de négociation. [7]

    En 1999, lorsque Clinton a bombardé la Yougoslavie, Milosevic avait accepté les conditions imposées à Rambouillet, mais les USA et l’Otan en ont rajouté une, volontairement inacceptable : l’occupation totale de la Serbie. [8]

    En 2001, lorsque Bush fils a attaqué l’Afghanistan, les talibans avaient proposé de livrer Ben Laden à un tribunal international si on fournissait des preuves de son implication, mais Bush a refusé de négocier.

    En 2003, lorsque Bush fils a attaqué l’Irak sous prétexte d’armes de destruction massive, Saddam Hussein a proposé d’envoyer des inspecteurs, mais Bush a refusé car il savait que les inspecteurs ne trouveraient rien. Ceci a été confirmé par la divulgation du mémo d’une réunion entre le gouvernement britannique et les dirigeants des services scecrets briatnniques en juillet 2002 : « Les dirigeants britanniques espéraient que l’ultimatum soit rédigé en des termes inacceptables afin que Saddam Hussein le rejette directement. Mais ils étaient loin d’être certains que cela marcherait. Alors, il y avait un Plan B : les avions patrouillant dans la « no fly zone » jetant de nombreuses bombes en plus dans l’espoir que ceci provoquerait une réaction qui donnerait une excuse pour une large campagne de bombardements. » [9]

    Alors, avant d’affirmer que « nous » disons toujours la vérité tandis que « eux » mentent toujours, et aussi que « nous » recherchons toujours une solution pacifique, tandis que « eux » ne veulent pas de compromis, il faudrait être plus prudents… Tôt ou tard, le public apprendra ce qui s’est vraiment passé lors des négociations en coulisses, et constatera une fois de plus qu’il a été manipulé. Mais il sera trop tard, et on ne ressuscitera pas les morts.


    gal_3447jpg-4f24-a5e96

    La Libye, c’est comme la Tunisie et l’Egypte ?

    Dans son excellente interview publiée il y a quelques jours par Investig’Action, Mohamed Hassan posait la bonne question : « Libye : révolte populaire, guerre civile ou agression militaire ? ». A la lumière des recherches récentes, il est possible de répondre : les trois, en fait. Une révolte spontanée, rapidement récupérée et transformée en guerre civile (qui avait été préparée), le tout servant de prétexte à une agression militaire. Qui, elle aussi, avait été préparée. Rien ne tombe du ciel en politique. Expliquons-nous…

    En Tunisie et en Egypte, la révolte populaire a grandi progressivement en quelques semaines, s’organisant peu à peu et s’unifiant sur des revendications claires, ce qui a permis de chasser les tyrans. Mais quand on analyse l’enchaînement ultra-rapide des événements à Benghazi, on est intrigué. Le 15 février, manifestation des parents de prisonniers politiques de la révolte de 2006. Manifestation durement réprimée, comme cela a toujours été le cas en Libye et dans les autres pays arabes. Et, à peine deux jours plus tard, re-manifestation, mais cette fois, les manifestants sont armés et passent directement à l’escalade contre le régime de Kadhafi. En deux jours, une révolte populaire devient une guerre civile ! Tout à fait spontanément ?

    Pour le savoir, il faut examiner ce qui se cache sous le vocable imprécis « opposition libyenne ». A notre avis, quatre composantes aux intérêts très différents. 1° Une opposition démocratique. 2° Des dignitaires de Kadhafi « retournés » par l’Ouest. 3° Des clans libyens mécontents du partage des richesses. 4° Des combattants de tendance islamique.

    Qui compose cette « opposition libyenne » ?

    Dans cet enchevêtrement, il est important de savoir à qui on a à faire. Et surtout quelle faction a été intégrée dans les stratégies des grandes puissances…

    1° Opposition démocratique. Il est légitime d’avoir des revendications face au régime Kadhafi, dictatorial et corrompu comme les autres régimes arabes. Un peuple a le droit de vouloir remplacer un régime autoritaire par un système plus démocratique. Cependant, ces revendications sont jusqu’ici peu organisées et sans programme précis. On rencontre aussi, à l’étranger, des mouvements révolutionnaires libyens, également assez disparates, mais tous opposés à l’ingérence étrangère. Pour diverses raisons que l’on va clarifier, ce ne sont pas ces éléments démocratiques qui ont grand chose à dire aujourd’hui sous la bannière des USA et de la France.

    2° Dignitaires « retournés ». A Benghazi, un « gouvernement provisoire » a été instauré et est dirigé par Mustapha Abud Jalil. Cet homme était, jusqu’au 21 février, ministre de la Justice de Kadhafi. Deux mois plus tôt, Amnesty l’avait placé sur la liste des plus effroyables responsables de violations de droits humains d’Afrique du nord ». C’est cet individu qui, selon les autorités bulgares, avait organisé les tortures de infirmières bulgares et du médecin palestinien longtemps détenus par le régime. Un autre « homme fort » de cette opposition est le général Abdul Fatah Younis, ex ministre de l’Intérieur de Kadhafi et auparavant chef de la police politique. On comprend que Massimo Introvigne, représentant de l’OSCE (Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe) pour la lutte contre le racisme, la xénophobie et la discrimination, estime que ces personnages « ne sont pas les ‘démocrates sincères’ des discours d’Obama, mais parmi les pires instruments du régime de Kadhafi, qui aspirent à chasser le colonel pour prendre sa place ». (1)

    3° Clans mécontents. Comme le soulignait Mohamed Hassan, la structure de la Libye est restée fortement tribale. Durant la période coloniale, sous le régime du roi Idriss, les clans de l’est dominaient et les richesses pétrolières leur profitaient. Après la révolution de 1969, Kadhafi s’est appuyé sur les tribus de l’ouest et c’est l’est qui a été défavorisé. Il faut le regretter, un pouvoir démocratique et juste doit veiller à combattre les discriminations entre régions. On peut aussi se demander si les anciennes puissances coloniales n’ont pas encouragé les tribus mécontentes à saper l’unité du pays. Ce ne serait pas la première fois. Aujourd’hui, France et USA misent sur les clans de l’est pour prendre le contrôle du pays. Diviser pour régner, un vieux classique du colonialisme.

    4° Eléments d’Al-Qaida. Des câbles diffusés par Wikileaks avertissaient que l’Est de la Libye était, proportionnellement, le premier exportateur au monde de « combattants – martyrs » en Irak. Des rapports du Pentagone décrivaient un « scénario alarmant » sur les rebelles libyens de Benghazi et Derna. Derna, ville de 80.000 habitants à peine, serait la première source de jihadistes en Irak. De même, Vicent Cannistraro, ancien chef de la CIA en Libye, signale parmi les rebelles beaucoup d’ « extrémistes islamiques capables de créer des problèmes » et que les « probabilités [sont] élevées que les individus les plus dangereux puissent avoir une influence dans le cas où Kadhafi devrait tomber ». (1).

    Evidemment, tout ceci s’écrivait lorsque Kadhafi était encore « un ami ». Mais ça montre l’absence totale de principes dans le chef des USA et de leurs alliés. Quand Kadhafi a réprimé la révolte islamiste de Benghazi en 2006, ce fut avec les armes et le soutien des Occidentaux. Une fois, on est contre les combattants à la Ben Laden. Une fois, on les utilise. Faudrait savoir.

    Parmi ces diverses « oppositions », quel élément l’emportera ? C’est peut-être aussi un but de l’intervention militaire de Washington, Paris et Londres : veiller à ce que « les bons « l’emportent ? Les bons de leur point de vue évidemment. Plus tard, on utilisera la « menace islamique » comme prétexte pour s’installer durablement

    En tout cas, une chose est sûre : le scénario libyen est différent des scénarios tunisien ou égyptien. Là, c’était « un peuple uni contre un tyran ». Ici, on est dans une guerre civile, Kadhafi disposant du soutien d’une partie de la population. Et dans cette guerre civile, le rôle qu’ont joué les services secrets US et français n’est déjà plus si secret que ça…

    Quel a été le rôle des services secrets ?

    En réalité, l’affaire libyenne n’a pas commencé en février à Benghazi en février, mais à Paris le 21 octobre 2010. Selon les révélations du journaliste italien Franco Bechis (Libero, 24 mars), c’est ce jour-là que les services secrets français ont préparé la révolte de Benghazi. Ils ont alors « retourné » (ou peut-être déjà avant) Nuri Mesmari, chef du protocole de Kadhafi, qui était quasiment son bras droit. Le seul qui entrait sans frapper dans la résidence du guide libyen. Venu à Paris avec toute sa famille pour une opération chirurgicale, Mesmari n’y a rencontré aucun médecin, mais se serait par contre entretenu avec plusieurs fonctionnaires des services secrets français et de proches collaborateurs de Sarkozy, selon le bulletin web Maghreb Confidential.

    Le 16 novembre, à l’hôtel Concorde Lafayette, il aurait préparé une imposante délégation qui allait se rendre deux jours plus tard à Benghazi. Officiellement, il s’agissait de responsables du ministère de l’Agriculture et de dirigeants des firmes France Export Céréales, France Agrimer, Louis Dreyfus, Glencore, Cargill et Conagra. Mais, selon les services italiens, la délégation comportait aussi plusieurs militaires français camouflés en hommes d’affaires. A Benghazi, ils rencontreront Abdallah Gehani, un colonel libyen que Mesmari a indiqué comme étant prêt à déserter.

    A la mi-décembre, Kadhafi, méfiant, envoie un émissaire à Paris pour essayer de contacter Mesmari. Mais la France l’arrête. D’autres Libyens se rendent visite à Paris le 23 décembre, et ce sont eux qui vont diriger la révolte de Benghazi avec les milices du colonel Gehani. D’autant que Mesmari a fourni aux Français de nombreux secrets de la défense libyenne. De tout ceci, il ressort que la révolte à l’est n’est donc pas si spontanée qu’on nous l’a dit. Mais ce n’est pas tout. Il n’y a pas que les Français…

    Qui dirige à présent les opérations militaires du « Conseil national Libyen » anti-Kadhafi ? Un homme tout juste arrivé des USA le 14 mars, selon Al Jazeera. Décrit comme une des deux « stars » de l’insurrection libyenne par le quotidien britannique de droite Daily Mail, Khalifa Hifter est un ancien colonel de l’armée libyenne, passé aux Etats-Unis. Celui qui fut un des principaux commandants militaires de la Libye jusqu’à la désatreuse expédition au Tchad fin des années 80, a ensuite émigré aux USA et vécu ces vingt dernières années en Virginie. Sans source de revenus connue, mais à petite distance des bureaux… de la CIA. [10] Le monde est petit.

    Comment un haut militaire libyen peut-il entrer aux Etats-Unis en toute tranquillité, quelques années après l’attentat terroriste de Lockerbie, pour lequel la Libye a été condamnée, et vivre vingt ans tranquillement à côté de la CIA ? Il a forcément dû offrir quelque chose en échange. Publié en 2001, le livre Manipulations africaines de Pierre Péan retrace les connexions d’Hifter avec la CIA et la création, avec le soutien de celle-ci, du Front National de Libération Libyen. Le seul exploit du dit Front sera l’organisation en 2007, aux USA, d’un « congrès national » financé par le National Endowment for Democracy [11], traditionnel intermédiaire de la CIA pour arroser les organisations au service des Etats-Unis…

    En mars de cette année, à une date non communiquée, le président Obama a signé un ordre secret autorisant la CIA à mener des opérations en Libye pour renverser Kadhafi. Le Wall Street Journal, qui relate ceci le 31 mars, ajoute : « Les responsables de la CIA reconnaissent avoir été actifs en Libye depuis plusieurs semaines, tout comme d’autres services occidentaux. ».

    Tout ceci n’est plus très secret, ça figure depuis un bon moment sur Internet, et ce qui est étonnant, c’est que les grands médias n’en aient pas dit un mot. Pourtant, on a déjà connu de nombreux exemples de « combattants de la liberté » ainsi armés et financés par la CIA. Par exemple, dans les années 80, les milices terroristes contras, mises sur pied par Reagan pour déstabiliser le Nicaragua et renverser son gouvernement progressiste. N’a-t-on rien appris de l’Histoire ? Cette « gauche » européenne qui applaudit aux bombardements n’utilise pas Internet ?

    Faut-il s’étonner que les services italiens « balancent » ainsi les exploits de leurs confrères français et que ceux-ci « balancent » leurs collègues US ? Seulement si on croit aux belles histoires sur l’amitié entre « alliés occidentaux ». On va en parler…

    A SUIVRE :

    2. Les objectifs des USA vont bien au-delà du pétrole

    3. Pistes pour agir

    www.michelcollon.info

    Notes


    [1] Reuters, 22/3.

    [2] Sunday Times, 16 septembre 2007.

    [3] Washington Post, 17 septembre 2007.

    [4] Collision Course, Praeger, 2005, p.xiii.

    [5] Does America need a foreign policy ?, Simon and Schuster, 2001, p. 111.

    [6] Le Grand Echiquier, Paris 1997, p. 59-61.

    [7] Michel Collon, Attention, médias ! Bruxelles, 1992, p. 92.

    [8] Michel Collon, Monopoly, – L’Otan à la conquête du monde, Bruxelles 2000, page 38.

    [9] Michael Smith, La véritable information des mémos de Downing Street, Los Angeles Times, 23 juin 2005.

    [10] McClatchy Newspapers (USA), 27 mars.

    [11] Eva Golinger, Code Chavez, CIA contre Venezuela, Liège, 2006

    par Michel Collon (son site) vendredi 8 avril 2011 – 53 réactions yahoo

    9%

    D’accord avec l’article ?

     

    91%

    (91 votes) Votez cet article

    2 moyens pour donner

    Don défiscalisé 10€ ou plus boudonizi

    Obtenez une réduction fiscale de 66% avec un e-reçu. Un don de 10 € ne vous coûte que 3€40.

     

    Achat immédiat par SMS ou TEL
    1

    France Metropolitaine DOM/TOM Allemagne Australie Belgique Canada Espagne Etats Unis Grande Bretagne Israel Italie Luxembourg Maroc Russie Suisse

    2
    Envoyez CODE par SMS au 81038 3.00 € / SMS Appelez le 08 99 23 02 21 1.91 € / appel
    3

    -->

    Grâce à votre aide, AgoraVox peut continuer à publier plus de 1000 articles par mois. En donnant à la Fondation AgoraVox, vous offrez un soutien à la liberté d’expression et d’information.

    DIV.notation { WIDTH: 125px !important } .forum-deplier { MARGIN-TOP: 3px; MARGIN-BOTTOM: 3px; MARGIN-LEFT: 25px } SPAN.depl { FONT-STYLE: italic; COLOR: #222 } SPAN.depl A { COLOR: #000; TEXT-DECORATION: underline } A.arepl { PADDING-LEFT: 3px; PADDING-RIGHT: 3px; COLOR: #b81014 } A.charte { PADDING-LEFT: 0px; PADDING-RIGHT: 0px } H3.bestof { CLEAR: none } A.tout_depl { BORDER-BOTTOM: #b81014 1px solid; BORDER-LEFT: #b81014 1px solid; PADDING-BOTTOM: 3px; PADDING-LEFT: 3px; WIDTH: 200px; PADDING-RIGHT: 3px; FLOAT: right; COLOR: #b81014; BORDER-TOP: #b81014 1px solid; FONT-WEIGHT: bold; BORDER-RIGHT: #b81014 1px solid; PADDING-TOP: 3px }

    Les réactions les plus appréciées

    Réagissez à l’article

    Réactions à cet article

    • votes : 10

      Par jako (xxx.xxx.xxx.172) 8 avril 11:38

      jako donateur-d876a

      Hé oui, sans les lunettes roses et le gaz qui va avec le monde est bien moins joli en effet.
      Je ne veux pas chipoter mais le missile de « croisière » français utilisé coute 3,2 millions de ros, une vingtaine auraient été utilisé déja…

      Réagir à l’article Réagir à ce message Signaler un abus Lien permanent

      • votes : -2

        Par HELIOS (xxx.xxx.xxx.64) 8 avril 13:29

        HELIOS

        Désolé de vous contredire, mais vous ne pouvez pas evaluer et dire qu’un missile de croiseure coute 3,2 Millions d’Euros !

        Il coute le prix des materiaux et des salaires des ouvriers qui ont été utilisés pour le fabriquer ce qui ne doit guerre depasser quelques milliers d’Euros.

        Vous n’avez pas le droit de dire que les investissements en recherche, les frais financiers divers et tout ce que vus pouvez imaginer rentre dans le prix CAR tout ce bazard est payé dans un contexte de permanence et de globalité et non pas a affecter a un missile.

        A titre d’exemple, quand vous utilisez votre vehicule, on vous dit que le km coute, mettons 2 euros. Là aussi c’est faux, il ne coute que le prix du carburant et la part relative a qq pieces d’usure. L’ammortissement, l’assurance etc rentrent dans des frais de possession qui courent quels que soient les km parcourus, exactement comme les frais d’etudes du missile ne peuvent rentrer dans celui qu’on envoie sur Khadafi.

        C’est aussi pour ce type de confusion que les verts nous expliquent qu’il est plus cher d’utiliser sa voiture que les transports en commun et qui calculent le prix du billet sur le (faux) prix que vous coute votre deplacement dans votre auto. Comme le calcul est faux, personne ne veut prendre le transport en commun au prix proposé !

        Votre raisonnement est absolument deformé par la vue finaciere qu’on nous impose pour justifier les facturations exhorbitantes de produits et services qui sont tres tres loin des valeurs reeles.

        Bonne journée a tous

        Réagir à l’article Réagir à ce message Signaler un abus Lien permanent

      • votes : 6

        Par jako (xxx.xxx.xxx.172) 8 avril 14:08

        jako donateur-d876a

        Bonjour Helios
        Je m’excuse en effet, sur d’autre source le cout est estimé aux alentour de 850.000 ros mais bon , cette magie de technologie fabriquée en très peux d’exemplaires ( le SCALP ) à un cout en recherche très important. Ce qui m’importe pour le prix c’est que cela sort de la poche de l’ETAT et donc de la mienne et que tout cela se passe alors que l’on entend sans cesse « les caisses sont vides »

        Réagir à l’article Réagir à ce message Signaler un abus Lien permanent

      • votes : 10

        Par Gilbert (xxx.xxx.xxx.102) 8 avril 14:25

        Gilbert

        @ HELIOS

        Le coût d’un missile SCALP, commercialisé par MBDA est de l’ordre du million d’euros par unité. Vous confondez le coût de revient pour l’entreprise et le prix de vente du missile. Effectivement, pour que l’entreprise fabrique une missile supplémentaire, cela ne lui coûte que le prix des matières premières et de la production. Cependant, lorsque l’armée (et donc l’état, avec l’argent du contribuable) achète un missile, il le paie au prix fort, qui permettra à l’entreprise d’être profitable. L’état supportera donc les coûts de R&D et autre.

        http://www.marianne2.fr/blogsecretdefense/Libye-la-facture-des-missiles-de-croisiere-Scalp-s-eleve-deja-a-plus-de-neuf-millions-d-euros_a212.html

        Réagir à l’article Réagir à ce message Signaler un abus Lien permanent

      • votes : 0

        Par HELIOS (xxx.xxx.xxx.64) 8 avril 18:37

        HELIOS

        On est d’accord Gilbert sur la forme, pas sur le fond !

        Mon boulot consiste à monter des « programmes » ou des » projets »…
        je peux vous garantir que les etudes faites par MBDA (rappelons que cette boite est la descendante de l’aerospatiale, de Matra et d’autres) ONT ETE PAYEES déja par l’etat !

        Petit rappel :
        Quand les armées desirent qq chose, elles s’adressent a des enrtreprises qui vont faire des etudes de faisabilités, des etudes techniques (la conception, les demonstrateurs le premieres versions) QUI SERONT INTEGRALEMENT PAYEES. Normal, personne ne bosse pour rien !
         
        Il n’y a pas d’investissement de la part de ces entreprises, si ce n’est leurs bureaux de recherche qui rentrent dans le contexte de competence. En effet si on s’adresse a ces boites (MBDA), c’est qu’elles ont les competences pour faire les missiles (par exemple) et c’est cette recherche interne qui fait leur notoriété, leur competence et justifie la vente au client (l’armée) de ses ingenieurs pour les etudes (de ces missiles).

        Donc, si vous suivez bien, et par exemple, MBDA est une boite qui a des competences, qui VENDS DES ETUDES… et une fois les etudes terminées et payées, MBDA va fabriquer les missiles. Vous comprenez bien que l’etat a donc assumé tout l’investissement en etudes de ses missiles, et lorsqu’ils sont construits (par MBDA) on peut dtre schematiquement qu’il ne reste plus que ce prix de fabrication..

        Vous ne pouvez pas inclure ces investissements de l’etat dans le cout des missiles car c’est le boulot même de l’armée de faire faire ces etudes en plus de faire la guerre. Dans le cout des missiles, vous n’incluez pas le cout des pingouins de l’etat major, ni des majorettes sur les champs elysées au 14 juillet. Vous ne pouvez donc pas attribuer le prix des etudes que l’armée a demandé a diverses boites pour ses armes, car elle fait la son boulot normal.

        Et vous n’avez pas le droit non plus de dire que MBDA doit repercuter dans le cout des missiles le prix des etudes, vue que ces etudes ont déja été payéees une fois.

        En conclusion, je mainteins, même si le prix apparent est de 1 Million d’Euro l’unité, c’est soit un abus de la part de MBDA et dans ce cas une faute de la part des militaires qui passent le contrat et qui payent, soit une manipulation destinée a laisser croire au public que ces missiles sont hors de prix avec les suppositions que cela entraine…

        Le prix de ces missiles, en simplifiant a l’extreme se decompose en une « bombe » portée par un missile autoguidable et doté d’un GPS. La dedans combient pensez vous que cela doit couter ?

        Réagir à l’article Réagir à ce message Signaler un abus Lien permanent

    • votes : -10

      Par Yves Rosenbaum (xxx.xxx.xxx.222) 8 avril 12:12

      Yves Rosenbaum

      Je suis parfaitement d’accord avec votre analyse, notamment sur les véritables raisons qui ont poussé les Etats-Unis à intervenir en Libye. Toutefois, cela n’empêche pas de se poser la question : « Que serait-il advenu de la Libye et des populations civiles des régions insurgées si on avait laissé Khadafi poursuivre sa répression ? » Il s’agit certes d’un alibi parfait pour les « interventionnistes », mais cette question méritait, je trouve, d’être mentionnée

      Réagir à l’article Réagir à ce message Signaler un abus Lien permanent

      • votes : -6

        Par joelim (xxx.xxx.xxx.104) 8 avril 13:36

        joelim donateur-d876a

        +1. Dommage que l’article par ailleurs intéressant n’en parle pas.

        Réagir à l’article Réagir à ce message Signaler un abus Lien permanent

      • votes : 14

        Par Madoff (xxx.xxx.xxx.249) 8 avril 14:15

        Les rapports établissant que khadafi avait ordonné d’ouvrir le feu sur la foule ont été démentis , dans ces conditions comment pouvez vous faire la différence entre une insurrection et une guerre civile ?
        D’autant plus que les groupes ethniques opposés à khadafi l’ont toujours été depuis la chute de la royauté et la prise du pouvoir par Khadafi qui à l’époque était bien une révolution .
        Il y a même des rapports qui prouvent que durant l’exil de certains groupuscules , ceux ci était financé et entraîné par l’Arabie Saoudite avec la complicité implicite du gouvernement américain .
        On retrouve également des rapports établissant la présence dans le camp des insurgés d’agent de la CIA et d’agents d’Al Qaida …

        Posez vous la question , est ce que maintenant Al Qaida est devenu un symbole de liberté et de démocratie au moyen Orient ? Tellement important que nous nous devons de les aider à vaincre l’armée de Khadafi ?

        Je m’y refuse , ce qui est excellent ce sont les gens à qui ont explique depuis des années que Al Qaida est une création de la CIA qui a orchestré le conflit de civilisation , et lorsque la preuve est sous leur yeux , qu’il est prouvé que l’empire s’est bien foutu de leur gueule , il signe et accepte de les aider militairement …
        On marche sur la tête … Il y a même des gens pour approuver…

        Réagir à l’article Réagir à ce message Signaler un abus Lien permanent

      • votes : 12

        Par soulmanfred (xxx.xxx.xxx.94) 8 avril 14:34

        soulmanfred

        Que serait-il advenu de la Libye et des populations civiles des régions insurgées ..

        La réponse est simple , la communauté internationale à annihilée toute forme de début de réponse à votre question , en s’immisçant dans un conflit civil elle déforme la réalité à sa convenance . Dans une guerre civile il y a des morts de toute façon , un peuple doit être maître de son destin , s’il avait fallu 10000 morts en Libye pour que ce pays puisse s’émanciper et faire tomber son dictateur il fallait laisser l’histoire suivre son cours sans intervention extérieur . Si vraiment Kadhafi était un danger pour son peuple il fallait ne plus lui donner de crédit diplomatique en le recevant avec tapis rouge partout ou il se rendait , ne plus lui vendre d’armes , ne plus lui acheter de pétrole , à partir de là il se serrait affaiblit et sa chute n’aurait été que plus facile . Le problème c’est qu’en laissant faire le peuple celui ci peut se choisir un nouvel homme fort totalement indépendant qui n’entre pas dans les plans de la communauté internationale , à l’image d’ Allende qui ne se manipule pas ou ne s’achète pas , mieux vaut prendre les devants et remodeler le pays suivant le bon vouloir de la maison blanche .

        Réagir à l’article Réagir à ce message Signaler un abus Lien permanent

      • votes : 6

        Par Ouallonsnous ? (xxx.xxx.xxx.51) 8 avril 18:07

          »Que serait-il advenu de la Libye et des populations civiles des régions insurgées si on avait laissé Khadafi poursuivre sa répression ? »

        C’est une excellente question, mais on peut d’emblé tabler sur un arrêt de la gravité de la « répressioon », si toutefois il y avait réellement répression, (dans un état totalitaire et dictatorial, bien difficile à discerner ; les médias des agresseurs ayant beau jeu à fabriquer de la répression aux yeux de ceux qui ne vivent pas en Lybie) à partir du moment où ont ne fournissait pas 50 000 mercenaires recrutés pour le compte de Khadafi par la sté israélienne GLOBAL CST.

        Tout cela semble une fois encore une colossale intoxication de l’opinion publique mondiale par les éternels fauteurs de guerre et colonialistes que sont les anglo-USraéliens et leurs « laquais » de l’UE !

        Réagir à l’article Réagir à ce message Signaler un abus Lien permanent

      • votes : 1

        Par joelim (xxx.xxx.xxx.104) 8 avril 18:51

        joelim donateur-d876a

        Posez vous la question , est ce que maintenant Al Qaida est devenu un symbole de liberté et de démocratie au moyen Orient ? Tellement important que nous nous devons de les aider à vaincre l’armée de Khadafi ?

        Justement c’est une façon de rompre avec le choc des civilisations. 

         

        Ce n’est plus : la nébuleuse (bien nommée) Al-quaeda d’un côté, et l’occident beau-parleur de l’autre.

         

        D’ailleurs les néo-cons sont plutôt contre. Justement car ça brouille la lisibilité de leur « chorale de marche » (j’entends par là le chœur médiatique géré par les industriels et financiers).

         

        Certes les EUA (qui sont l’OTAN) n’auraient pas du s’en mêler. Il faudrait qu’un jour il n’y ait plus une botte de GI en dehors de leur cher pays. Juste pour remettre les compteurs à zéro. En pénitence des deux guerres dont ils ne veulent pas économiquement se passer. Et oui des guerres économiques. Ce furent les premiers pas du IIIe millénaire. Espérons que de cette fumure renaîtra quelque chose.

         

        Et nous devions-nous y aller ? Au niveau des principes (que nous disons représenter droits de l’homme et tout ça) pouvions-nous ne pas répondre à tel appel, vu le contexte… Mais pour moi répondre ce n’est pas attaquer mais défendre.

         

        Sinon j’ai du mal à croire qu’une cabale pour renverser Kadhafi a été fomentée AVANT les révolutions arabes commencées en Tunisie en décembre 2010, donc bien après octobre.

         

        Quant à l’uranium appauvri, c’est aux EUA de se justifier. Il est très étonnant qu’aucun media ne leur demande : combien d’UA ont été amenés, déversés ou pulvérisés en Libye ? Et en Irak ? et au Kosovo ? et en Afghanistan ? Etc etc. Les médias français sont peu curieux de nature. smiley 

        Réagir à l’article Réagir à ce message Signaler un abus Lien permanent

    • votes : -3

      Par Kinini (xxx.xxx.xxx.110) 8 avril 12:17

      Le charlatanisme politique est un fléau intellectuel procédant du populisme et du sophisme .Et le processus politique ne se décline pas toujours ,nécessairement , du « binarisme » de la Moralité/Immoralité et de l »’amalgame.Mais des intérêts des hommes,du moment considéré et de la valeur des hommes ,en action, qui soupèsent l’efficacité des perspectives.Dans ce cadre, la prudence imposerait d’écouter la variété des approches pour ne pas succomber aux effets des « cécités idéologiques » !

      Réagir à l’article Réagir à ce message Signaler un abus Lien permanent

      • votes : 8

        Par Bélial (xxx.xxx.xxx.12) 8 avril 14:30

        Bélial

        Très étrange cette interview dans laquelle Zbigniew Brzezinski l’homme de la stratégie d’armer les talibans contre l’URSS et du tittytainment (voir wikipédia) passerait presque pour un gentil (comparé aux néoconservateurs).
        Très étrange ce mélange d’idéalisme (America doit guider le monde vers la paix la justice l’amour les gros 4×4 et la démocratie) et de pragmatisme tout empreint de realpolitik (laisser faire les émirs au Bahrein et en Arabie Saoudite… et faire de la géostratégie en Lybie)

        Réagir à l’article Réagir à ce message Signaler un abus Lien permanent

    • votes : 9

      Par criticaldistance (xxx.xxx.xxx.64) 8 avril 12:19

      criticaldistance

      Un Américain s’exprimant dans un documentaire sur Kadhafi diffusé récemment disait qu’une intervention en Libye (la précédente) était l’occasion d’envoyer un message à peu de frais (militaires) .

      Il y a plusieurs sortes de clivages : Etats amis, incontrôlables, ou ennemis ; Etats démocratiques, autoritaires, ou totalitaires ; Etats non dangereux, ou militairement menaçants, avec ou sans risque de guerrilla, ou terroristes ; Etats aux ressources naturelles importantes, moyennes, ou faibles .

      La Libye est un Etat autoritaire incontrôlable ex ennemi non menaçant aux riches ressources naturelles, d’où l’intérêt d’une intervention, alors que Kadhafi a irrité la France et qu’une guerre juste améliorerait l’image du gouvernement .

      Chine et Corée du Nord sont hors d’atteinte .

      Une intervention en Iran serait difficile .

      L’Arabie saoudite est un Etat intégriste ’ami’ aux riches ressources naturelles, ainsi que Bahreïn .

      La Birmanie a été blanchie par Kouchner !

      En Syrie, au Yémen, comme au Darfour, il y a moins de ressources naturelles .

      L’Irak était comme l’est la Libye un Etat autoritaire incontrôlable non menaçant (après la première guerre du golfe) avec de riches ressources naturelles .

      Réagir à l’article Réagir à ce message Signaler un abus Lien permanent

      • votes : 3

        Par Bélial (xxx.xxx.xxx.12) 8 avril 14:16

        Bélial

         »

        Il y a plusieurs sortes de clivages : Etats amis, incontrôlables, ou ennemis ; Etats démocratiques, autoritaires, ou totalitaires ; Etats non dangereux, ou militairement menaçants, avec ou sans risque de guerrilla, ou terroristes ; Etats aux ressources naturelles importantes, moyennes, ou faibles .  »

        = l’axe du bien, l’axe du mal, l’axe du pas trop mal et l’axe du peut mieux faire.

        Réagir à l’article Réagir à ce message Signaler un abus Lien permanent

    • votes : 15

      Par le folisophe (xxx.xxx.xxx.147) 8 avril 12:20

      le folisophe

      merci MONSIEUR COLLON, vous etes a l’information ce que le decodeur est a Canal plus, l’abonnement en moins.

      Réagir à l’article Réagir à ce message Signaler un abus Lien permanent

    • votes : 19

      Par Jean-Fred (xxx.xxx.xxx.61) 8 avril 12:27

      donateur-d876a

      Merci pour ce brillant exposé ! J’espère que d’autres médias se joindront à Agoravox pour diffuser largement votre article.

      Réagir à l’article Réagir à ce message Signaler un abus Lien permanent

      • votes : 5

        Par LeManu (xxx.xxx.xxx.29) 8 avril 18:09

        LeManu

        Comme dit l’auteur lui-même, il n’a fait que compiler des éléments déjà publiés de manière disparate : Je dois avouer que même en n’ayant rien appris de nouveau, le simple exposé , si bien articulé, de trous ces éléments reliés les uns aux autres fait clairement apparaître la logique géostratégique, pour ne pas tout simplement l’appeler « coloniale » de l’action de Sarkobama.
        Excellent travail de synthèse, des révoltes de Bengazi en 2006 jusqu’à l’article récent du Libero (traduction ici) (original ici : pdf), l’article est complet, et, cohérent, il permet une vision globale (à tous les sens du terme) de « l’affaire » libyenne.

        Bravo à un auteur qui ne s’en laisse pas conter – Je partage illico.
        Manu

        PS : à quand la même chose sur le sanglant putch de Sarkobama en Côte d’Ivoire, les boucheries passées, présentes et avenir qu’il a et qu’il va entrainer… pour combien d’année ?

        Réagir à l’article Réagir à ce message Signaler un abus Lien permanent

    • votes : 16

      Par tinga (xxx.xxx.xxx.165) 8 avril 12:37

      La gauche européenne est un leurre, elle n’existe pas, on le voit bien pour toutes les grandes décisions, comme l’entrée en guerre de notre pays, gauche et droite sont les doigts d’une même main, la gauche c’est pour faire croire à quelques naïfs qu’il y a une opposition, mais l’agression contre la Libye montre bien que ces ordures partagent le même agenda. 

      Réagir à l’article Réagir à ce message Signaler un abus Lien permanent

      • votes : 10

        Par L’Etna (xxx.xxx.xxx.67) 8 avril 13:22

        Très bon article.

        La stratégie est toujours la même : surfer sur un vague d’émotion, pour faire accepter l’impossible c’est à dire la guerre.Est ce que l’opinion aurait réagi pareil si on nous avez dit « nous attaquons la Libye car ce pays recèle une des plus grande reserve pétrolière du monde, et qu’il serait possible d’armer et de soutenir des clans opposes à Kadhafi pour à moyen terme soit s’emparer du pétrole soit en obtenir un meilleur prix ».

        Car il semble maintenant que ces révolutionnaires n’était que des clans ou faction opposées au général et non un peuple unis contre la dictature.Et même si ça avait été un peuple unis pour la démocratie est ce qu’il faut pour cela les aider militairement, ou plutôt les laisser faire totalement leur révolution avec ce que cela engendre comme sacrifices ?

        Enfin si nous intervenons c’est surement pour d’autres raison qu’un coup de pouce vers une démocratie.

         

         

         

        Réagir à l’article Réagir à ce message Signaler un abus Lien permanent

      • votes : 8

        Par Defrance (xxx.xxx.xxx.202) 8 avril 14:41

        Defrance

        Vus avez parfaitement raison, et aux USA ils sont parvenu a avoir deux blocs soit disant opposés appelés DÉMOCRATE pour l’un et RÉPUBLICAIN pour l’autre ! comme si un démocrate ne pouvait pas etre aussi républicain et l’inverse ?

         

        Réagir à l’article Réagir à ce message Signaler un abus Lien permanent

      • votes : 1

        Par Ariane Walter (xxx.xxx.xxx.232) 8 avril 21:21

        Ariane Walter

        Tinga, j’aime votre expression, très juste : les doigts d’une même main.

        Réagir à l’article Réagir à ce message Signaler un abus Lien permanent

    • votes : 25

      Par soulmanfred (xxx.xxx.xxx.94) 8 avril 12:58

      soulmanfred

      Parfaite démonstration Mr Collon , le problème dans cette affaire est que Kadhafi est un parfait bouc émissaire , ce despote convient parfaitement dans la vitrine médiatique de guerre us , tout comme Saddam en son temps , il est parfait dans son rôle : vous avez vu ce salaud de Kadhafi qui massacre son peuple ? Et bien on va s’en occuper ! 

       

      Réagir à l’article Réagir à ce message Signaler un abus Lien permanent

    • votes : 13

      Par Yoann (xxx.xxx.xxx.160) 8 avril 13:02

      Yoann

      Excellent article Mr Michel Collon, merci pour ce rare moment de lucidité dans ce monde de brutes …

      Réagir à l’article Réagir à ce message Signaler un abus Lien permanent

    • votes : -9

      Par lerma (xxx.xxx.xxx.85) 8 avril 13:37

      lerma

      Le mouvement de libération des masses en sachant les tyrans et dictateurs a commencé avec la révolution tunisien

      KADHAFI est le 1er tyran qui utilise les armes contre son peuple au lieu de quitter le pouvoir avec les valises pleines d’argents

      Oui la révolution des résistants face à la dictature du tyran est légitime et il faut arrêter de voir la main des européens ou des américains,à chaque fois qu’un arabe exprime sa légitime revendication de liberté…comme vous en France..

      http://www.tvargentine.com

      Réagir à l’article Réagir à ce message Signaler un abus Lien permanent

      • votes : 2

        Par dom y loulou (xxx.xxx.xxx.195) 8 avril 23:25

        dom y loulou

        « KADHAFI est le 1er tyran qui utilise les armes contre son peuple au lieu de quitter le pouvoir avec les valises pleines d’argents »

        dites lerma, vous avez reçu combien de vaccins ? parce que je me souviens très bien de vos diatribes contre le boucher de bagdad qui utilisait d’horribles armes rothschild contre les kurdes… oui Saddam… oui pas sa dame…
        oublié ?
        les grands stratèges de la FED americaine et londonienne en sous-papes… aiment manifestement resservir les mêmes plats avariés pour pousser plus loin l’ABOMINATION.

        Réagir à l’article Réagir à ce message Signaler un abus Lien permanent

    • votes : 4

      Par ROBERT GIL (xxx.xxx.xxx.152) 8 avril 13:40

      Pourquoi les occidentaux ont attaqué la Libye quand ils n’ont pas bougé ni en Tunisie ni en Egypte, ni en Côte d’Ivoire, ni à Gaza… ? Là est la question ! 

      Kadhafi n’est pas qualifié de dictateur parce qu’il fait tirer sur la foule. Il se passe la même chose en Arabie Saoudite, au Bahreïn et dans d’autres pays que nous soutenons, et les dirigeants de ces pays reçoivent tous les honneurs de l’Occident. Kadhafi est un dictateur parce en 1969 il a nationalisé le pétrole libyen.

      Le gouvernement de transission deja reconnu par Paris, est composé uniquement de personne ayant des rapports etroit avec l’occident ou ayant fait leur etudes aux USA !

      http://2ccr.unblog.fr/2011/03/23/en-lybie-sauvons-le-petrole/

      Réagir à l’article Réagir à ce message Signaler un abus Lien permanent

    • votes : 7

      Par Defrance (xxx.xxx.xxx.202) 8 avril 14:21

      Defrance

      Bravo Monsieur Collon,

      Il y a aussi, a mon humble avis la Publicité pour le matériel que la France et la Suede tentent de vendre au Bresil ? Avez vous remarqué que les Suedois qui avaient laissé libre cours aux démonstration des Rafales et ont ensuite envoyés six Grippen ? De leur coté les anglais ne parlent que des exploits de leurs appareils ce qui montre bien que l’alibi de la guerre de protection passe au minimum au second rang.
       Pour ce qui me concerne je pense que l’intervention est arrivée trop tard pour être vue comme un acte de protection, l’ONU est une machine qui met trop de temps a se mettre en branle et Kaddafi aurait pu tomber très vite une semaine plus tôt ?

       Les règlements de l’ONU devraient être revus pour interdire le droit de véto aux fournisseurs d’armes qui sont présentes sur le champs d’opération ?? Ex les Russes ne souhaitaient pas que le monde entier voit ses T55 s’ouvrir comme de vulgaires boites de conserves ?

       Cela dit Kaddafi n’était pas plus dangereux que bien d’autres a condition de le tenir a distance plutôt que de le recevoir sous sa tente dans les jardins de l’Élysée ? A ce propos il eut été facile de l’arrêter a cette période…… mais il avait annoncé l’achat de rafales, alors le business a pris le dessus !! 

      Réagir à l’article Réagir à ce message Signaler un abus Lien permanent

    • votes : 6

      Par dom y loulou (xxx.xxx.xxx.55) 8 avril 14:51

      dom y loulou

      le congrès amerloque, sous l’oeil avisé du prix nobel de la paix (sic) a enclenché une loi qui permet aux USA les meurtres commandités sur « toute personne peut-être liée à des activités terroristes, à l’étranger comme aux USA »

      formidable le 4ème Reich n’est-ce pas ?

      en tous les cas les nouvelles photos divulguées de Libye qui « prouvent la brutalité du régime kadhafi » ne signifient rien, les rebelles al kaida de benghazi, lourdement armés par les grands dieux, ont tout aussi bien pu les faire et les étaler là au moment opportun.

      de toute façon les GIs vont devenir schizos car là-bas ils doivent combattre al kaida et là « aider » al kaida en bombardant leurs ennemis… ils vont pêter une diurite je penses.

      et nous aussi si nous pensons que les merdias nous disent quoique ce soit d’autre que des mensonges qui servent les intérêts sionistes unilatéraux.

      Réagir à l’article Réagir à ce message Signaler un abus Lien permanent

    • votes : -7

      Par Tristan Valmour (xxx.xxx.xxx.117) 8 avril 14:53

      Bonsoir Michel Collon

      Article intéressant mais assez partial. Permettez-moi alors de tenter d’être objectif.

      Je crois qu’il n’y a jamais eu dans toute l’histoire de l’humanité d’Etat non expansionniste. Et on pourrait sans doute affirmer la même chose au sujet des religions et autres idéologies. Alors, peut-on reprocher aux US autre chose que de réussir là où les autres ont échoué ? Et a qui imputer la faute ? Moi, je l’impute aux dirigeants de chaque pays qui trahissent les intérêts des leurs, ni aux US ni à Israël. Lorsque la France avait une voix indépendante, et les moyens de la faire entendre, elle était respectée. Mais de Gaulle n’est plus, et n’a eu comme successeurs que des traîtres et des gens guidés par leur seule ambition personnelle.

      La seule guerre juste est celle que l’on mène pour défendre ses terres. Toute autre guerre, même animée des meilleures intentions du monde ne peut être qualifiée de juste ; elle est toujours trouble. Et dans toute guerre, ce sont toujours des pauvres malheureux, dans les deux camps, qui meurent, civils et militaires.

      Il faut distinguer les politiques américaines et israéliennes des américains et des israéliens, au risque que se constituent des amalgames dont pourraient souffrir les peuples américains et israéliens dont la valeur et le droit à vivre une vie digne et humaine ne sont pas moindres que les nôtres.

      Même si la politique américaine est interventionniste, je ne vais pas pleurer sur le sort de Khadafi qui n’est pas connu pour être un grand démocrate, et qui a causé de grands torts à la France. D’autre part, je suis intimement convaincu qu’un dirigeant qui aurait le soutien de son peuple, c’est-à-dire qui mènerait une politique selon le principe de l’intérêt général, et qui communiquerait sincèrement avec son peuple, ne craindrait pas les ambitions américaines. Mieux encore, ce dirigeant pourrait être montré en exemple et inspirer les opinions publiques américaines et israéliennes. Mais, comme nous pouvons le constater, ce sont souvent des dictateurs qui sont pris pour cibles.

      Il y a certes deux poids deux mesures, mais les choses ont toujours été ainsi en politique. Si je condamne également l’intervention de l’Etat d’Israël à Gaza et suis horrifié par le sort des Palestiniens, il ne faut pas oublier ce qu’ont subi les Juifs tout au long de l’histoire de l’humanité. Jamais on ne devra oublier qu’aucun autre peuple (je mélange sciemment religion et peuple) n’a subi autant d’affres pour ce qu’il est que le peuple Juif. Ce, de l’antiquité jusqu’après la seconde guerre mondiale. Certes, les Noirs et les Indiens d’Amérique ont aussi éprouvé un génocide – et en la matière il ne saurait y avoir de moins mauvais génocide -, mais c’était dans l’objectif de s’approprier leurs richesses.

      Dans toutes ces affaires, il y a au final un seul coupable : le désir atavique de spolier et dominer autrui. Triste humanité.

      Réagir à l’article Réagir à ce message Signaler un abus Lien permanent

      • votes : 9

        Par criticaldistance (xxx.xxx.xxx.29) 8 avril 15:35

        criticaldistance

        commentaire maladroit, la fin enlève toute crédibilité, en hiérarchisant les drames, en confondant des juifs et les juifs

        des juifs sont morts dans des conditions atroces, d’autres juifs colonisent un territoire en violation du droit international

        de quoi la surreprésentation des juifs dans les media, chez les banksters, est-elle le nom ?

        une société oligarchique, néo-féodale

        Réagir à l’article Réagir à ce message Signaler un abus Lien permanent

    • votes : 7

      Par criticaldistance (xxx.xxx.xxx.29) 8 avril 15:26

      criticaldistance

      il faudrait aussi une critique du rôle de l’histrion BHL  smiley

      Réagir à l’article Réagir à ce message Signaler un abus Lien permanent

    • votes : 5

      Par spartacus (xxx.xxx.xxx.49) 8 avril 15:31

      spartacus

      Nos modes de consommations et nos impots nous rendent complices de tous ces massacres perpétrés au nom du « bien » .
      Nous seul moyen de pression sur le système et de boycotter toutes marques soutenant les projet du NWO.
      refuser que nos impots servent à erradiquer toutes forme d’opposition à l’oligarchie mondiales pour lesquelles travaillent avec zele nos politiques.
      Sans une action de masse, nous ne pourrons jamais renverser le processus.

      Réflection utopique, je sais.

      il sera bientôt trop tard pour une quelconque réaction d’indignation et d’opposition.

      j’ai bien peur que le point de non retour est franchi.

      La gouvernence mondiale est en marches et bientôt opérationnelle.

      après toutes éliminations ds opposition qui perdurent dans le monde, ils viendront s’occuper de ceux qui pensent autrement ne seraissent que par leurs écrits, c’est à dire nous !!!!!

      « SEDITION »

      Réagir à l’article Réagir à ce message Signaler un abus Lien permanent

    • votes : 9

      Par Lisa SION 2 (xxx.xxx.xxx.140) 8 avril 15:42

      Lisa SION 2

      Bonjour monsieur Collon, vous m’avez convaincu, me voilà collonniste !

      J’ai suivi avec plaisir votre intervention chez Taddéi et j’ai aimé le courage dont vous faisiez preuve d’engager le débat sur un voie vierge, totalement infréquentée, où personne n’était prêt à vous suivre, mais vous avez été net et convainquant, déclarant que depuis toujours la presse n’est que la voie de son maitre, voilant les faits graves et occultes derrière des petits faits divers dont on peut affirmer malheureusement eux seuls sont véridiques. vous êtes gagnant en ce sens, qu’aucun de Vos contradicteurs ce soir là n’a été plus convainquant, depuis le doute les gagne j’en suis sur !

      ravi de vous savoir sur Agoravox. L.S.

      Réagir à l’article Réagir à ce message Signaler un abus Lien permanent

    • votes : 3

      Par boris (xxx.xxx.xxx.25) 8 avril 15:46

      boris

      Torcher le cul merdeux des dictateurs peut effectivement paraître louable, dans le même temps l’empressement a dérouler le pq est toujours suspect.

      En ce qui concerne Kadhafi ce qui est troublant c’est que son pays n’a pas tant de pétrole que ça, contrairement a ce qui a été dit un peu plus haut, ses réserves pétroliféres ne représentent que de 2% des réserves mondiales.

      Les US se pré-positionne dans le secteur car d’autres pays voisins détiennent aussi le précieux liquide noir et puis ça rapproche de l’Iran.

      Quant à Sarko, c’est un mix, côte de popularité en baisse, financement occulte, agitation pro atlantique, imitation caractérisée pour faire comme les grands.

      Réagir à l’article Réagir à ce message Signaler un abus Lien permanent

      • votes : 1

        Par soulmanfred (xxx.xxx.xxx.94) 8 avril 17:39

        soulmanfred

        La Libye rejoint les Nations-Unies le 14 décembre 1955. Quelques mois plus tard, le 30 avril 1956, un forage effectué dans le sud-ouest du pays par la Libyan American Oil met au jour un premier gisement de pétrole15. En 1959, des gisements bien plus importants sont découverts à Zilten par la compagnie Esso Standard Libya. En 1965, la Libye exporte quelque 58,5 millions de tonnes d’« or noir », via des installations modernes (terminal de Marsa El Brega). Elle est à cette époque le premier producteur d’Afrique15. La manne pétrolière permet au pays de développer ses infrastructures, encore rudimentaires au début des années 1960.

        Le pétrole Libyen est parmi les plus raffiné au monde et donc la première réserve d’Afrique , le pétrole Irakien 4ème réserve au monde.. L’aghanistan :


        L’Afghanistan, l’un des pays les plus pauvres du monde, a dans son sous-sol des ressources pétrolières et minérales estimées à un millier de milliards de dollars, a affirmé aujourd’hui son président Hamid Karzaï.La Côte d’Ivoire et ses 50 milles barils jours ne sont pas négligeables non plus … 


        Réserves prouvées fin 2008 en millions de barils :

         

        Arabie saoudite  19,87 % 

        Canada        13,27 % 

        Iran            10,14 % 

        Irak             8,57 % 

        Koweït         7,75 % 

        Venezuela     7,40 % 

        Émirats Arabes    7,29 % 

        Russie          4,47 % 

        Libye            3,25 % 

        Nigeria        2,70 % 

        Kazakhstan    2,24 % 

        États-Unis   1,59 % 

        Réagir à l’article Réagir à ce message Signaler un abus Lien permanent

    • votes : 1

      Par Marc P (xxx.xxx.xxx.225) 8 avril 16:26

      En effet, un grand merci Monsieur COLLON !

      « Mais les insurgés libyens et les Occidentaux ont refusé cette médiation. Pourquoi ? « Parce que Kadhafi n’est pas de bonne foi », disent-ils. »

      C’est il me semble un peu court pour être vrai ou être suffisant… Aussi n’y a-t-il pas une raison inavouable mais décemment recevable à ce refus ?

      Je m’autorise encore à l’espérer…

      Car une « no flight zone » même avec des interventions aériennes ou maritimes air-sol ou mer sol ne semblaient pas suffir pour renverser Khadafi avec pas ou peu de victimes… Le choix de la guerre a du quand même être sérieusement sous-pesé… Toutefois le cynisme des puissants n’est pas non plus à exclure…

      Cordialement.

      Marc P

      Réagir à l’article Réagir à ce message Signaler un abus Lien permanent

    • votes : 1

      Par Madoff (xxx.xxx.xxx.249) 8 avril 17:00

      Quelqu’un pourrait nous faire l’analyse du drapeau constamment brandi par les  » insurgés  » lybiens ( bon on ne compte pas agents de la CIA et Al Qaida sinon on va être confus )

      Merci par avance ,

      Réagir à l’article Réagir à ce message Signaler un abus Lien permanent

      • vote : 0

        Par Loatse (xxx.xxx.xxx.42) 8 avril 21:40

        Loatse

        @Madoff,

        Il s’agit du drapeau de l’ancienne monarchie lybienne dirigée par Idris 1er.
         
        Il dérive du drapeau de la Cyrénaïque, dont le roi Idris était Emir . Noir avec croissant et étoile, il était inspiré de celui de l’Empire Ottoman (auquel appartenait le territoire libyen jusqu’au 18 octobre 1912 où il fut cédé à l’Itale Les bandes rouge et verte furent ajoutées pour représenter le Fezzan et la Tripolitaine.

        Réagir à l’article Réagir à ce message Signaler un abus Lien permanent

      • vote : 1

        Par Madoff (xxx.xxx.xxx.249) 12 avril 15:19

        Merci Loatse

        En gros on défend des démocrates monarchistes si j’a ibien compris ?

        C’est bien … Continuons dans la logique c’est parfait :)

        Réagir à l’article Réagir à ce message Signaler un abus Lien permanent

    • votes : 2

      Par Montagnais (xxx.xxx.xxx.18) 8 avril 17:25

      Montagnais

      Excellent article.

       

      C’est BHV qui va pas être content !

       

      Déjà qu’il vous traite de cul de plomb, d’imbécile, de Munichois, d’autres noms d’oiseaux.. 

      http://www.lepoint.fr/editos-du-point/bernard-henri-levy/libye-monsieur-de-norpois-est-de-retour-07-04-2011-1316771_69.php



      Réagir à l’article Réagir à ce message Signaler un abus Lien permanent

    • votes : 3

      Par Hijack (xxx.xxx.xxx.120) 8 avril 17:30

      Hijack donateur-d876a

      Excellente analyse de M. Collon, comme d’habitude !

      Rien d’autre à ajouter, tout est dit !

      http://www.michelcollon.info/

      Réagir à l’article Réagir à ce message Signaler un abus Lien permanent

    • votes : 2

      Par francis (xxx.xxx.xxx.157) 8 avril 18:35

      francis

      Excellente analyse de Mr collon, c’est vraiment cela.

      Mais, d’autre part, je suis surpris de la qualité des commentaires de nos amis internautes.

      Chapeau bas donc !

      Réagir à l’article Réagir à ce message Signaler un abus Lien permanent

    • vote : 0

      Par joelim (xxx.xxx.xxx.104) 8 avril 19:06

      joelim donateur-d876a

      L’auteur dit : Il y aurait de « bons dictateurs » et de « mauvais dictateurs » ?

      Pas bon ou mauvais mais plus ou moins mauvais. On peut s’appuyer sur des critères pas trop subjectifs de redistribution des richesses, de non-torture, de justice, de non-corruption, de liberté d’expression.

      Kadhafi était-il le pire ? C’est surtout que nous français on a une certaine responsabilité dans son armement. Et donc, dans son aptitude concrète à mater / massacrer la rebellion. Qui fut certainement inconsciente de se rebeller mais je pense que ça participe du mouvement initié en Tunisie et repris en Egypte. Les revendications sont les mêmes.

      Aurions-nous été moralement responsables d’un massacre si on (les français) n’avions rien fait ? Je pense que oui car avec les armes fournies et la stratégie de Kadhafi aucune révolution ne peut espérer gagner. Donc quand on dit « laissons faire tout ça » c’est comme si on disait à une mère qu’on a armé son mari fou et qu’on ne peut rien pour elle. Certes Kadhafi aurait pu s’armer ailleurs qu’en France mais alors on n’aurait pas la même responsabilité.

      Qu’il y ait des arrières pensées des cons qui nous gouvernent, c’est inévitable. Mais je crois que ce n’est pas une raison pour croire que cette révolution libyenne ne soit qu’une instrumentalisation machiavélique de l’occident, parce que intel a rencontré intel… Je pense même que c’est une façon aussi d’instrumentaliser les gens. Ici, les libyens qui souffrent sous le régime Kadhafi.

      Je sais que ma position est en porte-à-faux de la plupart qui interviennent ici, mais ce n’est pas grave. smiley Il est sain d’avoir des avis différents, quand ils sont étayés.

      Réagir à l’article Réagir à ce message Signaler un abus Lien permanent

      • vote : 0

        Par Madoff (xxx.xxx.xxx.249) 12 avril 15:43

         » Et donc, dans son aptitude concrète à mater / massacrer la rebellion  »

        Votre position n’est pas en porte-à-faux mais juste mal informée.
        Les différents témoignages décrivant des massacres de population désarmées à Tripoli ont toutes étés démentis. Aujourd’hui on ne peut avoir aucune certitude sur ce qu’il s’est réellement passé.
        Maintenant on assiste à une lutte entre 2 camps armés , ce qui n’a RIEN A VOIR avec la situation égyptienne et tunisienne ou l’ ENSEMBLE de la population a demandé le départ du gouvernement.

        je pense que vous êtes très crédule ou très pessimiste lorsque vous nous dites :
         » Mais je crois que ce n’est pas une raison pour croire que cette révolution libyenne ne soit qu’une instrumentalisation machiavélique de l’occident, parce que intel a rencontré intel.  »

        Déjà vous désinformez il ne s’agit pas d’une révolution mais d’une guerre civile avec des bases triviales et ethniques qui vous semblent etrangères.
        Le drapeau brandit par les  » rebelles  » ( ce terme est déjà plus adapté à la situation ) fait référence à l’ancienne monarchie au pouvoir … Pas très démocratique tout ca.

        Réagir à l’article Réagir à ce message Signaler un abus Lien permanent

    • vote : -1

      Par Julien (xxx.xxx.xxx.4) 8 avril 19:57

      les intérêts des uns sont contraires aux intérêts des autres et cela engendre des conflits ?
      -ben oui !

      La question est : jusqu’où mes ennemis me poussent ils à aller pour défendre mes intérêts et mes valeurs ? (quoiqu’en dise l’auteur)

      L’Iran en garde contre l’annexion du Bahreïn par l’Arabie Saoudite.
      Quant à ISRAELet la Libye dans tout ça ?
      -regardez la carte de la méditerranée !

      Réagir à l’article Réagir à ce message Signaler un abus Lien permanent

    • votes : 6

      Par soulmanfred (xxx.xxx.xxx.94) 8 avril 20:00

      soulmanfred

      Faudrait quand même bien se mette dans la tête que de ne pas soutenir la guerre en Libye ne signifie pas nécessairement être un pro Kadhafi , la liberté a un prix et les Libyens doivent le payer même si le coût est élevé en vies humaines , nous n’avons rien à foutre là bas , et l’excuse qui prétend : comme nous avons vendu des armes au tyran il est donc de notre responsabilité de le faire tomber me fait franchement rigoler , et avant cette révolution ces armes avaient un but humanitaire peut être ? Et les pros Kadhafiste on leur balance des bombes à eau ?

       

      La Libye avec Kadhafi en tête ont bouté les US et UK de leur pays en 69 , car la standard oil (tiens tiens encore eux) voulait faire main basse sur leur pétrole , du coup nos médias avaient nommé ça un coup d’état et pas une révolution bien sur !!!!

      Réagir à l’article Réagir à ce message Signaler un abus Lien permanent

    • votes : -2

      Par joelim (xxx.xxx.xxx.104) 8 avril 21:02

      joelim donateur-d876a

      nous avons vendu des armes au tyran il est donc de notre responsabilité de défendre ceux qui en seraient les victimes, oui. Mais pas plus. Je ne suis pas pour cette guerre au-delà de cette défense. Qui certes peut supposer de détruire ces armes (et si on ne peut faire autrement ceux qui les utilisent). Oui c’est un problème délicat, qu’il faut affronter avec courage.

      Sur l’argument du pétrole : en quoi une nébuleuse indéfinie et rebelle serait-elle « plus mieux » que le vieux kadhafi pour acheter le pétrole libyen ? J’estime la question pertinente (même si c’est BHL qui l’évoque). Pour moi l’argument « ils le font pour le pétrole » n’est pas valide, ce qui montre que l’on doit tous se méfier de ses raisonnements : possibilité n’est pas preuve. 

      Réagir à l’article Réagir à ce message Signaler un abus Lien permanent

    • votes : -2

      Par Julien (xxx.xxx.xxx.4) 8 avril 23:40

      Quelle différence entre un Libyen, un Bahreini et un Palestinien ?

      Un Libyen de l’est risque le massacre (alors qu’il nous donne des gages conformes à nos intérêts et nos valeurs) , le Bahreïni est chiite dans un état sunnite (voir le lien plus haut) et le Palestinien est et reste dans la négation d’Israël.

      Réagir à l’article Réagir à ce message Signaler un abus Lien permanent

    • vote : 1

      Par Chris83 (xxx.xxx.xxx.154) 9 avril 01:13

      Merci pour cet article, mais dommage que vous ne preniez pas en compte ce fait majeur sinon central dans les bouleversements des pays du Maghreb et du Moyen-Orient :

      Tamar et Léviathan, deux nouveaux gisements de poids dans l’Est Méditérranéen

      Dans cet article, Richard Rozoff évoque brièvement la Libye, seule nation africaine à ne pas faire partie du Dialogue Méditerranéen, mais qui pourrait bien y adhérer après intervention américano-militaire de l’OTAN, ce qui arrangerait bien les affaires du gaz israëlien…
      La partie n’est pas jouée, mais les pions sont en place.

      (All the African nations on the Mediterranean except for Libya are members of NATO’s Mediterranean Dialogue partnership : Algeria, Egypt, Morocco and Tunisia. A new government in Libya, especially one installed after a U.S.-NATO military intervention, would be expected to join the Mediterranean Dialogue.)

      L’Egypte en conflit ouvert avec Israël pour le gaz de Tamar et Léviathan

      Réagir à l’article Réagir à ce message Signaler un abus Lien permanent

    • vote : 0

      Par Croa (xxx.xxx.xxx.216) 9 avril 22:37

      Croa donateur-d876a

      « Ainsi, les écologistes « peace and love » ont muté va-t-en-guerre ! »

      L’auteur confond « les écologistes » et « Les Verts » !  smiley

      Réagir à l’article Réagir à ce message Signaler un abus Lien permanent

    • vote : 0

      Par Croa (xxx.xxx.xxx.216) 9 avril 23:07

      Croa donateur-d876a

      « et ce qui est étonnant, c’est que les grands médias n’en aient pas dit un mot. »

      C’est vous qui m’avez étonné, Monsieur Collon smiley

    Comprendre la guerre en Libye (2/3)

    Classé dans : Politique/Societe — uriniglirimirnaglu @ 10 : 55

    Quels sont les véritables objectifs des Etats-Unis ? A ce stade de notre réflexion, plusieurs indices permettent déjà d’écarter définitivement la thèse de la guerre humanitaire ou de la réaction impulsive face aux événements. Si Washington et Paris ont délibérément refusé toute négociation, s’ils ont « travaillé » depuis un bon moment l’opposition libyenne et préparé des scénarios détaillés d’intervention, si les porte-avions se tenaient depuis longtemps prêts à intervenir (comme l’a confirmé l’amiral Gary Roughead, chef de l’US Navy : « Nos forces étaient déjà positionnées contre la Libye », Washington, 23 mars), c’est forcément que cette guerre n’a pas été décidée au dernier moment en réaction à des événements soudains, mais qu’elle avait été planifiée. Parce qu’elle poursuit des objectifs majeurs qui dépassent largement la personne de Kadhafi. Lesquels ?

    Voir la partie 1

    Les objectifs des USA vont bien au-delà du pétrole

    Comprendre la guerre en Libye (2/3) dans Politique/Societe yes-we-can-id159-b8efe-c836bDans cette guerre contre la Libye, Washington poursuit plusieurs objectifs simultanément : 1. Contrôler le pétrole. 2. Sécuriser Israël. 3. Empêcher la libération du monde arabe. 4. Empêcher l’unité africaine. 5. Installer l’Otan comme gendarme de l’Afrique.

    Ca fait beaucoup d’objectifs ? Oui. Tout comme lors des guerres précédentes : Irak, Yougoslavie, Afghanistan. En effet, une guerre de ce type coûte cher et comporte des risques importants pour l’image des Etats-Unis, surtout quand ils ne parviennent pas à gagner. Si Obama déclenche une telle guerre, c’est qu’il en attend des gains très importants.

    Objectif n° 1 : Contrôler l’ensemble du pétrole

    Certains disent que cette fois, ce n’est pas une guerre du pétrole, car les quantités libyennes seraient marginales dans la production mondiale et que, de toute façon, Kadhafi vendait déjà son pétrole aux Européens. Mais ils ne comprennent pas en quoi consiste la « guerre mondiale du pétrole »…

    Avec l’aggravation de la crise générale du capitalisme, les grandes puissances économiques se livrent une compétition de plus en plus acharnée. Les places sont chères dans ce jeu de chaises musicales. Pour garantir une chaise à ses multinationales, chaque puissance doit se battre sur tous les fronts : conquérir des marchés, conquérir des zones de main d’œuvre profitable, obtenir de gros contrats publics et privés, s’assurer des monopoles commerciaux, contrôler des Etats qui lui accorderont des avantages… Et surtout, s’assurer la domination sur des matières premières convoitées. Et avant tout, le pétrole.

    En 2000, analysant les guerres à venir dans notre livre Monopoly, nous écrivions : « Qui veut diriger le monde, doit contrôler le pétrole. Tout le pétrole. Où qu’il soit. ». Si vous êtes une grande puissance, il ne vous suffit pas d’assurer votre propre approvisionnement en pétrole. Vous voudrez plus, vous voudrez le maximum. Non seulement pour les énormes profits, mais surtout parce qu’en vous assurant un monopole, vous serez à même d’en priver vos rivaux trop gênants ou de les soumettre à vos conditions. Vous détiendrez l’arme absolue. Chantage ? Oui.

    Depuis 1945, les Etats-Unis ont tout fait pour s’assurer ce monopole sur le pétrole. Un pays rival comme le Japon dépendait par exemple à 95% des USA pour son approvisionnement en énergie. De quoi garantir son obéissance. Mais les rapports de force changent, le monde devient multipolaire et les Etats-Unis font face à la montée de la Chine, à la remontée de la Russie, à l’émergence du Brésil et d’autres pays du Sud. Le monopole devient de plus en plus difficile à maintenir.

    Le pétrole libyen, c’est seulement 1% ou 2% de la production mondiale ? D’accord, mais il est de la meilleure qualité, d’extraction facile et donc très rentable. Et surtout il est situé tout près de l’Italie, de la France et de l’Allemagne. Importer du pétrole du Moyen-Orient, d’Afrique noire ou d’Amérique latine se ferait à un coût bien supérieur. Il y a donc bel et bien bataille pour l’or noir libyen. D’autant plus pour un pays comme la France, la plus engagée dans un programme nucléaire devenu bien hasardeux.

    Dans ce contexte, il faut rappeler deux faits. 1. Kadhafi désirait porter la participation de l’Etat libyen dans le pétrole de 30% à 51%. 2. Le 2 mars dernier, Kadhafi s’était plaint que la production pétrolière de son pays était au plus bas. Il avait menacé de remplacer les firmes occidentales ayant quitté la Libye par des sociétés chinoises, russes et indiennes. Est-ce une coïncidence ? Chaque fois qu’un pays africain commence à se tourner vers la Chine, il lui arrive des problèmes.

    Voici un autre indice : Ali Zeidan, l’homme qui a lancé le chiffre de « six mille morts civils », qui auraient été victimes des bombardements de Kadhafi, cet homme est aussi le porte-parole du fameux CNT, le gouvernement d’opposition, reconnu par la France. Eh bien, à ce titre, Ali Zeidan a déclaré que « les contrats signés seront respectés », mais que le futur pouvoir « prendra en considération les nations qui nous ont aidés » ! C’est donc bien une nouvelle guerre du pétrole. Mais elle ne se déroule pas seulement contre la Libye…

    Pourquoi ces rivalités USA – France – Allemagne ?

    Si la guerre contre la Libye est juste humanitaire, on ne comprend pas pourquoi ceux qui la mènent se disputent entre eux. Pourquoi Sarkozy s’est-il précipité pour être le premier à bombarder ? Pourquoi s’est-il fâché lorsque l’Otan a voulu prendre le contrôle des opérations ? Son argument « L’Otan est impopulaire dans les pays arabes » ne tient pas debout. Comme si lui, Sarkozy, y était tellement populaire après avoir à ce point protégé Israël et Ben Ali !

    Pourquoi l’Allemagne et l’Italie ont-elles été si réticentes face à cette guerre ? Pourquoi le ministre italien Frattini a-t-il d’abord déclaré qu’il fallait « défendre la souveraineté et l’intégrité territoriale de la Libye » et que « l’Europe ne devrait pas exporter la démocratie en Libye »[1] ? Simples divergences sur l’efficacité humanitaire ? Non, il s’agit là aussi d’intérêts économiques. Dans une Europe confrontée à la crise, les rivalités sont de plus en plus fortes aussi. Il y a quelques mois encore, on défilait à Tripoli pour embrasser Kadhafi et empocher les gros contrats libyens. Ceux qui les avaient obtenus, n’avaient pas intérêt à le renverser. Ceux qui ne les avaient pas obtenus, y ont intérêt.

    Qui était le premier client du pétrole libyen ? L’Italie. Qui était le deuxième ? L’Allemagne. Continuons avec les investissements et les exportations des puissances européennes… Qui avait obtenu le plus de contrats en Libye ? L’Italie. Numéro deux ? L’Allemagne.

    C’est la firme allemande BASF qui était devenue le principal producteur de pétrole en Libye avec un investissement de deux milliards d’euros. C’est la firme allemande DEA, filiale du géant de l’eau RWE, qui a obtenu plus de quarante mille kilomètres carrés de gisements de pétrole et de gaz. C’est la firme allemande Siemens qui a joué le rôle majeur dans les énormes investissements du gigantesque projet « Great Man Made River » : le plus grand projet d’irrigation au monde, un réseau de pipelines pour amener l’eau depuis la nappe aquifère de la Nubie jusqu’au désert du Sahara. Plus de 1.300 puits, souvent à plus de cinq cents mètres de profondeur qui, une fois tous les travaux terminés, fourniront chaque jour 6,5 millions de mètres cubes d’eau à Tripoli, Benghazi, Syrte et d’autres villes. [2] 25 milliards de dollars qui ont attiré quelques convoitises ! De plus, avec ses pétrodollars, la Libye avait aussi engagé un très ambitieux programme pour renouveler ses infrastructures, construire des écoles et des hôpitaux et pour industrialiser le pays.

    Profitant de sa puissance économique, l’Allemagne a noué des partenariats économiques privilégiés avec la Libye, l’Arabie saoudite et les pays du Golfe arabique. Elle n’a donc aucune envie d’abîmer son image dans le monde arabe. Quant à l’Italie, il faut rappeler qu’elle colonisa la Libye avec une brutalité inouïe en s’appuyant sur les tribus de l’ouest contre celles de l’est. Aujourd’hui, à travers Berlusconi, les sociétés italiennes ont obtenu quelques beaux contrats. Elles ont donc beaucoup à perdre. Par contre, la France et l’Angleterre qui n’ont pas obtenu les plus beaux morceaux du gâteau, sont à l’offensive pour obtenir le repartage de ce gâteau. Et la guerre en Libye est tout simplement le prolongement de la bataille économique par d’autres moyens. Le monde capitaliste n’est vraiment pas beau.

    La rivalité économique se transpose sur le plan militaire. Dans une Europe en crise et dominée par une Allemagne ultraperformante (grâce notamment à sa politique de bas salaires), la France rompt ses alliances et se tourne à présent vers la Grande-Bretagne pour tenter de rééquilibrer la situation. Paris et Londres ont davantage de moyens militaires que Berlin, et tentent de jouer cette carte pour contrer leur faiblesse économique.

    Objectif n° 2 : Sécuriser Israël

    Au Moyen-Orient, tout est lié. Comme Noam Chomsky nous l’a expliqué dans un entretien [3] : « A partir de 1967, le gouvernement US a considéré Israël comme un investissement stratégique. C’était un des commissariats de quartier chargés de protéger les dictatures arabes productrices de pétrole. ». Israël, c’est le flic du Moyen-Orient.

    Seulement, le problème nouveau pour Washington, c’est que les nombreux crimes commis par Israël (Liban, Gaza, flotille humanitaire…) l’isolent de plus en plus. Les peuples arabes réclament la fin de ce colonialisme. Du coup, c’est le « flic » qui a besoin d’être protégé. Israël ne peut survivre sans un entourage de dictatures arabes ne tenant aucun compte de la volonté de leurs peuples d’être solidaires des Palestiniens. C’est pourquoi Washington a protégé Moubarak et Ben Ali, et protégera les autres dictateurs.

    Les Etats-Unis craignent de « perdre » la Tunisie et l’Egypte dans les années à venir. Ce qui changerait les rapports de force dans la région. Après la guerre contre l’Irak en 2003, qui était aussi un avertissement et une intimidation envers tous les autres dirigeants arabes, Kadhafi avait senti la menace. Il avait donc multiplié les concessions, parfois exagérées, aux puissances occidentales et à leur néolibéralisme. Ce qui l’avait affaiblie sur le plan intérieur des résistances sociales. Quand on cède au FMI, on fait du tort à sa population. Mais si demain la Tunisie et l’Egypte virent à gauche, Kadhafi pourra sans doute revenir sur ces concessions.

    Un axe de résistance Le Caire – Tripoli – Tunis, tenant tête aux Etats-Unis et décidé à faire plier Israël serait un cauchemar pour Washington. Faire tomber Kadhafi, c’est donc de la prévention.

    Objectif n° 3 : Empêcher la libération du monde arabe

    Qui règne aujourd’hui sur l’ensemble du monde arabe, son économie, ses ressources et son pétrole ? Pas les peuples arabes, on le sait. Mais pas non plus les dictateurs en place. Certes, ils occupent le devant de la scène, mais les véritables maîtres sont dans les coulisses.

    Ce sont les multinationales US et européennes qui décident ce qu’on va produire ou non dans ces pays, quels salaires on paiera, à qui profiteront les revenus du pétrole et quels dirigeants on y imposera. Ce sont les multinationales qui enrichissent leurs actionnaires sur le dos des populations arabes.

    Imposer des tyrans à l’ensemble du monde arabe a des conséquences très graves : le pétrole, mais aussi les autres ressources naturelles servent seulement aux profits des multinationales, pas à diversifier l’économie locale et à créer des emplois. En outre, les multinationales imposent des bas salaires dans le tourisme, les petites industries et les services en sous-traitance.

    Du coup, ces économies restent dépendantes, déséquilibrées et elles ne répondent pas aux besoins des peuples. Dans les années à venir, le chômage va encore s’aggraver. Car 35% des Arabes ont moins de quinze ans. Les dictateurs sont des employés des multinationales, chargés d’assurer leurs profits et de briser la contestation. Les dictateurs ont pour rôle d’empêcher la Justice sociale.

    Trois cent millions d’Arabes répartis en vingt pays, mais se considérant à juste titre comme une seule nation, se trouvent donc placés face à un choix décisif : accepter le maintien de ce colonialisme ou devenir indépendants en empruntant une voie nouvelle ? Tout autour, le monde est en plein bouleversement : la Chine, le Brésil et d’autres pays s’émancipent politiquement, ce qui leur permet de progresser économiquement. Le monde arabe demeurera-t-il en arrière ? Restera-t-il une dépendance des Etats-Unis et de l’Europe, une arme que ceux-ci utilisent contre les autres nations dans la grande bataille économique et politique internationale ? Ou bien l’heure de la libération va-t-elle enfin sonner ?

    Cette idée terrorise les stratèges de Washington. Si le monde arabe et le pétrole leur échappent, c’en est fini de leur domination sur la planète. Car les Etats-Unis, puissance en déclin économique et politique, sont de plus en plus contestés : par l’Allemagne, par la Russie, par l’Amérique latine et par la Chine. En outre, de nombreux pays du Sud aspirent à développer les relations Sud – Sud, plus avantageuses que la dépendance envers les Etats-Unis.

    Ceux-ci ont de plus en plus de mal à se maintenir comme la plus grande puissance mondiale, capable de piller des nations entières et capable de porter la guerre partout où ils le décident. Répétons-le : si demain le monde arabe s’unit et se libère, si les Etats-Unis perdent l’arme du pétrole, ils ne seront plus qu’une puissance de second rang dans un monde multipolaire. Mais ce sera un grand progrès pour l’humanité : les relations internationales prendront un nouveau cours, et les peuples du Sud pourront enfin décider de leur propre sort et en finir avec la pauvreté.

    USA_PHOTO-1758d3-a8da1 dans Politique/Societe

    Ceux pour qui la démocratie est dangereuse

    Les puissances coloniales ou néocoloniales d’hier nous jurent qu’elles ont changé. Après avoir financé, armé, conseillé et protégé Ben Ali, Moubarak et compagnie, voilà que les Etats-Unis, la France et les autres nous inondent de déclarations touchantes. Comme Hillary Clinton : « Nous soutenons l’aspiration des peuples arabes à la démocratie. »

    C’est un mensonge total. Les Etats-Unis et leurs alliés ne veulent absolument pas d’une démocratie arabe, ne veulent absolument pas que les Arabes puissent décider sur leur pétrole et leurs autres richesses. Ils ont donc tout fait pour freiner la démocratisation, pour maintenir au pouvoir des responsables de l’ancien régime. Et, quand cela échoue, pour imposer d’autres dirigeants à eux, chargés de démobiliser les résistances populaires. Le pouvoir égyptien vient par exemple de prendre des mesures anti-grèves très brutales.

    Expliquer la guerre contre la Libye par cette idée qu’après la Tunisie et l’Egypte, Washington et Paris auraient « compris » et voudraient se donner bonne conscience ou en tout cas redorer leur blason, ce n’est donc qu’une grosse tromperie. En réalité, la politique occidentale dans le monde arabe forme un ensemble qui s’applique sous trois formes diverses : 1. Maintenir des dictatures répressives. 2. Remplacer Moubarak et Ben Ali par des pions sous contrôle. 3. Renverser les gouvernements de Tripoli, Damas et Téhéran pour recoloniser ces pays « perdus ». Trois méthodes, mais un même objectif : maintenir le monde arabe sous domination pour continuer à l’exploiter.

    La démocratie est dangereuse quand on représente seulement les intérêts d’une toute petite minorité sociale. Ce qui fait très peur aux Etats-Unis, c’est que le mécontentement social a éclaté dans pratiquement toutes les dictatures arabes… En Irak (et nos médias n’en ont rien dit), de nombreuses grèves ont touché le pétrole, le textile, l’électricité et d’autres secteurs. A Kut, les troupes US ont même encerclé une usine textile en grève. On a manifesté dans seize des dix-huit provinces, toutes communautés confondues, contre ce gouvernement corrompu qui abandonne son peuple dans la misère. A Bahrein, sous la pression de la rue, le roi a fini par promettre une bourse spéciale de 2.650 $ à chaque famille. A Oman, le sultan Qaboos bin Said a remplacé la moitié de son gouvernement et augmenté le salaire minimum de 40%, ordonnant de créer cinquante mille emplois. Même le roi saoudien Fahd a débloqué 36 milliards de dollars pour aider les familles à bas et moyens revenus !

    Evidemment, une question surgit de suite chez tous les gens simples : mais s’ils avaient tout cet argent, pourquoi le gardaient-ils dans leurs coffres ? La question suivante étant : combien d’autres milliards ont-ils volé à leurs peuples avec la complicité des Etats-Unis ? Et la dernière : comment mettre fin à ce vol ?

    « Révolutions Facebook », grand complot US ou vraies révolutions ?

    Une interprétation erronée s’est répandue sur Internet : les révolutions arabes auraient été déclenchées et manipulées par les Etats-Unis. Ils en auraient tiré les ficelles pour opérer des changements bien contrôlés et pouvoir attaquer la Libye, la Syrie, l’Iran. Tout aurait été « fabriqué ». L’argument pour cette thèse : des organismes plus ou moins officiels avaient invité aux USA et formé des « cyberactivistes » arabes qui ont joué un rôle en pointe dans la circulation des infos et qui ont symbolisé une révolution de type nouveau, la « révolution Facebook ».

    L’idée de ce grand complot ne tient pas. En réalité, les Etats-Unis ont tout fait pour maintenir aussi longtemps que possible Moubarak, dictateur bien utile. Cependant, ils le savaient en mauvaise santé et « fini ». Dans ce genre de situations, ils préparent évidemment un « Plan B » et même un « Plan C ». Le Plan B consistait à remplacer Moubarak par un de ses adjoints. Mais ça avait peu de chances de marcher, vu la colère profonde du peuple égyptien.

    Donc, ils avaient préparé aussi un, voire plusieurs Plan C, comme ils le font d’ailleurs dans pratiquement tous les pays qu’ils veulent contrôler. Ca consiste en quoi ? Ils achètent à l’avance quelques opposants et intellectuels – que ceux-ci s’en rendent compte ou non – et « investissent » donc dans l’avenir. Le jour venu, ils propulsent ces gens sur le devant de la scène. Combien de temps ça marchera, c’est une autre question dès lors que la population est mobilisée et qu’un régime, même relifté, ne peut résoudre les revendications populaires si son but est de maintenir l’exploitation des gens.

    Parler de « révolution Facebook » est un mythe qui arrange bien les USA. Autant nous avons signalé depuis longtemps l’importance cruciale des nouvelles méthodes d’info et de mobilisation sur Internet, autant est absurde l’idée que Facebook remplacerait les luttes sociales et les révolutions. Cette idée convient bien aux grands capitalistes (dont Moubarak était le représentant), mais en réalité ce qu’ils craignent par dessus tout, c’est la contestation des travailleurs, car elle met directement en danger leur source de profits.

    Le rôle des travailleurs

    Facebook est une méthode de lutte, ce n’est pas l’essence de la révolution. Cette présentation veut escamoter le rôle de la classe ouvrière (au sens large), qui serait remplacée par Internet. En réalité, une révolution est une action par laquelle ceux d’en bas donnent leur congé à ceux d’en haut. Avec un changement radical non seulement du personnel politique, mais surtout dans les rapports d’exploitation sociale.

    Aïe ! Selon nos grands penseurs officiels, ça fait longtemps qu’on n’aurait plus le droit d’employer le terme « lutte de classe » qui serait dépassé et même un peu obscène. Pas de chance pour vous, le deuxième homme le plus riche du monde, le grand boursier Warren Buffet, a lâché le morceau il y a quelque temps : « D’accord, il y a une lutte de classe en Amérique. Mais c’est ma classe, la classe des riches, qui fait la guerre et nous la gagnons. ». [4] Ça, Monsieur Buffett, il ne faut jamais en jurer avant la fin de la pièce ! Rira bien…

    Mais les réalités tunisiennes et égyptiennes confirment la réalité de la lutte des classes, en accord avec Monsieur Buffett… Quand Ben Ali a-t-il fait sa valise ? Le 14 janvier, quand les travailleurs tunisiens étaient engagés dans une grève générale. Quand Moubarak a-t-il quitté son trône ? Lorsqu’une puissante grève des ouvriers égyptiens a paralysé les usines de textile, la poste et même les médias officiels. Explication par Joel Beinin, professeur à l’université de Stanford et ancien directeur à l’université américaine du Caire : « Ces dix dernières années, une vague énorme de protestations sociales avaient touché plus de deux millions de travailleurs dans plus de trois mille grèves, sit-ins et autres formes de protestation. Tel était l’arrière-plan de tout ce soulèvement révolutionnaire des dernières semaines… Mais dans les derniers jours, on a vu des dizaines de milliers de travailleurs lier leurs revendications économiques avec l’exigence d’abolir le régime Moubarak… ». [5]

    La révolution arabe ne fait que commencer. Après les premières victoires populaires, la classe dominante, toujours au pouvoir, tente d’apaiser le peuple avec quelques petites concessions. Obama souhaitait que la rue se calme au plus vite et que tout reste comme avant. Cela peut marcher un temps, mais la révolution arabe est en route. Elle peut prendre des années mais sera difficile à arrêter.

    Objectif n° 4 : Empêcher l’unité africaine

    Continent le plus riche de la planète, avec une profusion de ressources naturelles, l’Afrique est aussi le plus pauvre. 57% vivent sous le seuil de pauvreté, c’est-à-dire avec moins d’1,25 $ par jour.

    La clé de ce mystère ? C’est justement que les multinationales ne paient pas ces matières premières, elles les volent. En Afrique, elles pillent les ressources, imposent des bas salaires, des accords commerciaux défavorables et des privatisations nuisibles, elles exercent toutes sortes de pressions et chantages sur des Etats faibles, elles les étranglent par une Dette injuste, elles installent des dictateurs complaisants, elles provoquent des guerres civiles dans les régions convoitées.

    L’Afrique est stratégique pour les multinationales, car leur prospérité est basée sur le pillage de ces ressources. Si un prix correct était payé pour l’or, le cuivre, le platine, le coltan, le phosphate, les diamants et les produits agricoles, les multinationales seraient beaucoup moins riches mais les populations locales pourraient échapper à la pauvreté.

    Pour les multinationales des Etats-Unis et d’Europe, il est donc vital d’empêcher l’Afrique de s’unir et de s’émanciper. Elle doit rester dépendante. Un exemple, bien exposé par un auteur africain, Jean-Paul Pougala…

    « L’histoire démarre en 1992 lorsque quarante-cinq pays africains créent la société RASCOM pour disposer d’un satellite africain et faire chuter les coûts de communication sur le continent. Téléphoner de et vers l’Afrique est alors le tarif le plus cher au monde, parce qu’il y avait un impôt de 500 millions de dollars que l’Europe encaissait par an sur les conversations téléphoniques même à l’intérieur du même pays africain, pour le transit des voix sur les satellites européens comme Intelsat.

    Un satellite africain coûtait juste 400 millions de dollars payable une seule fois et ne plus payer les 500 millions de location par an. Quel banquier ne financerait pas un tel projet ? Mais l’équation la plus difficile à résoudre était : comment l’esclave peut-il s’affranchir de l’exploitation servile de son maître en sollicitant l’aide de ce dernier pour y parvenir ? Ainsi, la Banque Mondiale , le FMI, les USA, l’Union Européenne ont fait miroiter inutilement ces pays pendant quatorze ans. C’est en 2006 que Kadhafi met fin au supplice de l’inutile mendicité aux prétendus bienfaiteurs occidentaux pratiquant des prêts à un taux usuraire ; le guide libyen a ainsi mis sur la table 300 millions de dollars, La Banque Africaine de Développement a mis 50 millions, la Banque Ouest Africaine de Développement, 27 millions et c’est ainsi que l’Afrique a depuis le 26 décembre 2007 le tout premier satellite de communication de son histoire. Dans la foulée, la Chine et la Russie s’y sont mises, cette fois en cédant leur technologie et ont permis le lancement de nouveaux satellites, sud-africain, nigérian, angolais, algérien et même un deuxième satellite africain est lancé en juillet 2010. Et on attend pour 2020, le tout premier satellite technologiquement 100% africain et construit sur le sol africain, notamment en Algérie. Ce satellite est prévu pour concurrencer les meilleurs du monde, mais à un coût dix fois inférieur, un vrai défi.

    Voilà comment un simple geste symbolique de 300 petits millions peut changer la vie de tout un continent. La Libye de Kadhafi a fait perdre à l’Occident, pas seulement 500 millions de dollars par an mais les milliards de dollars de dettes et d’intérêts que cette même dette permettait de générer à l’infini et de façon exponentielle, contribuant ainsi à entretenir le système occulte pour dépouiller l’Afrique. (…) C’est la Libye de Kadhafi qui offre à toute l’Afrique sa première vraie révolution des temps modernes : assurer la couverture universelle du continent pour la téléphonie, la télévision, la radiodiffusion et de multiples autres applications telles que la télémédecine et l’enseignement à distance ; pour la première fois, une connexion à bas coût devient disponible sur tout le continent, jusque dans les zones rurales grâce au système par pont radio WMAX. » [6]

    Tiens, voilà quelque chose qu’on ne nous avait pas raconté sur le méchant Kadhafi ! Qu’il aidait les Africains à s’émanciper de l’étouffante tutelle des Occidentaux. Y aurait-il encore d’autres non dits de ce genre ?

    Kadhafi a défié le FMI et Obama joue les pick-pockets

    Oui. En soutenant le développement du « Fonds monétaire africain » (FMA), Kadhafi a commis le crime de défier le Fonds Monétaire International (FMI). On sait que le FMI, contrôlé par les Etats-Unis et l’Europe, et présidé par Dominique Strauss-Kahn, exerce un véritable chantage sur les pays en développement. Il leur prête seulement à condition que ces pays acceptent de se défaire de leurs entreprises au profit des multinationales, de passer des commandes inintéressantes ou de réduire leurs budgets santé et éducation. Bref, ce banquier FMI est très nuisible.

    Eh bien, de même que les Latinos ont lancé leur propre Banco Sur, pour contrer les chantages arrogants du FMI et décider eux-mêmes quels projets vraiment utiles ils veulent financer, voici que le FMA pourrait commencer à offrir une voie plus indépendante aux Africains. Et qui finance le FMA ? L’Algérie a fourni 16 milliards, et la Libye 10 milliards. Soit ensemble 62% de son capital.

    Mais, dans la plus grande discrétion médiatique, Obama vient tout simplement de voler trente milliards au peuple libyen. Comment ça s’est passé ? Le 1er mars (bien avant la résolution de l’ONU), il a donné l’ordre au Trésor US de bloquer les dépôts de la Libye aux USA. Puis, le 17 mars, il s’est arrangé pour insérer dans la résolution 1973 de l’ONU une petite phrase autorisant à geler les avoirs de la banque centrale de Libye mais aussi de la compagnie nationale libyenne du pétrole. On sait que Kadhafi a amassé un trésor pétrolier qui lui a permis d’investir dans de grandes sociétés européennes, dans de grands projets de développement africain (et peut-être aussi dans certaines campagnes électorales européennes, mais ceci ne semble pas constituer une forme efficace d’assurance-vie !)…

    Bref, la Libye est un pays assez riche (200 milliards de dollars de réserves) qui a attiré les convoitises d’une puissance hyper-endettée : les Etats-Unis. Alors, pour détourner les dizaines de milliards de dollars de la banque nationale libyenne, bref pour faire les poches du peuple libyen, Obama a simplement baptisé tout ça « source potentielle de financement du régime Kadhafi » et le tour était joué. Un vrai pick-pocket.

    Malgré tous ses efforts pour amadouer l’Occident en multipliant les concessions au néolibéralisme, Kadhafi inquiétait toujours les dirigeants des Etats-Unis. Un câble de l’ambassade US à Tripoli, datant de novembre 2007, déplore cette résistance : « Ceux qui dominent la direction politique et économique de la Libye poursuivent des politiques de plus en plus nationalistes dans le secteur de l’énergie. » Refuser la privatisation tous azimuts, ça mérite donc des bombardements ? La guerre est bel et bien la continuation de l’économie par d’autres moyens.

    nato-9caaejpdda5-76b00

    Objectif n° 5 : Installer l’Otan comme gendarme de l’Afrique

    Au départ, l’Otan était censée protéger l’Europe contre la « menace militaire soviétique ». Donc, une fois l’URSS disparue, l’Otan aurait dû disparaître aussi. Mais ce fut tout le contraire…

    Après avoir bombardé en Bosnie en 1995, Javier Solana, secrétaire-général de l’Otan, déclarait : « L’expérience acquise en Bosnie pourra servir de modèle pour nos opérations futures de l’Otan ». A l’époque, j’avais donc écrit : « L’Otan réclame en fait une zone d’action illimitée. La Yougoslavie a été un laboratoire pour préparer de prochaines guerres. Où auront-elles lieu ? ». [7] Et je proposais cette réponse : « Axe n° 1 : Europe de l’Est. Axe n° 2 : Méditerranée et Moyen-Orient. Axe n° 3 : le tiers monde en général. » Nous y sommes, c’est ce programme qui se réalise aujourd’hui.

    Dès 1999, l’Otan bombardait la Yougoslavie. Une guerre pour soumettre ce pays au néolibéralisme, ainsi que nous l’avons vu. Etudiant les analyses des stratèges US, je soulignai alors cette phrase de l’un d’eux, Stephen Blank : « Les missions de l’Otan seront de plus en plus ‘out of area’ (hors de sa zone de défense). Sa fonction principale deviendrait donc d’être le véhicule de l’intégration de régions toujours plus nombreuses dans la communauté occidentale économique, de sécurité, politique et culturelle. » [8]

    Soumettre des régions toujours plus nombreuses à l’Occident ! J’écrivis alors : « L’Otan est l’armée au service de la globalisation, l’armée des multinationales. Pas à pas, l’Otan se transforme bel et bien en gendarme du monde. » [9]. Et j’indiquais les prochaines cibles probables de l’Otan : Afghanistan, Caucase, retour en Irak… Pour commencer.

    Aujourd’hui que tout cela s’est effectivement réalisé, certains me demandent : « Vous aviez une boule de cristal ? ». Pas besoin de boule de cristal, il suffit d’étudier les documents du Pentagone et des grands bureaux de stratégie US, qui ne sont même pas secrets, et de saisir leur logique.

    Et cette logique de l’Empire est en fait très simple : 1. Le monde est une source de profits. 2. Pour gagner la guerre économique, il faut être la superpuissance dominante. 3. Pour ça, il faut contrôler les matières premières, les régions et les routes stratégiques. 4. Toute résistance à ce contrôle doit être brisée : par la corruption, le chantage ou la guerre, peu importent les moyens. 5. Pour rester la superpuissance dominante, il faut absolument empêcher les rivaux de s’allier contre le maître.

    Expansion de l’Otan : sur trois continents déjà !

    Pour défendre ces intérêts économiques et devenir le gendarme du monde, les dirigeants de l’Otan sèment la panique : « Notre monde sophistiqué, industrialisé et complexe a été assailli par bon nombre de menaces mortelles : changement climatique, sécheresse, famine, cybersécurité, question énergétique » [10], Ainsi, des problèmes non militaires, mais sociaux et environnementaux sont utilisés comme prétextes pour augmenter les armements et les interventions militaires.

    Le but de l’Otan est en fait de se substituer à l’ONU. Cette militarisation du monde rend notre avenir de plus en plus dangereux. Et cela a bien sûr un coût terrible : les Etats-Unis prévoient pour 2011 un budget militaire record de 708 milliards. Soit 2.320 dollars par habitant ! Deux fois plus qu’aux débuts de Bush. De plus, le ministre US de la Guerre, Robert Gates, ne cesse de pousser les Européens à dépenser plus : « La démilitarisation de l’Europe constitue un obstacle à la sécurité et à une paix durable au 21ème siècle. » [11]Les pays européens ont dû s’engager envers Washington à ne pas diminuer leurs dépenses militaires. Tout profit pour les firmes d’armement.

    L’expansion mondiale de l’Otan n’a rien à voir avec Kadhafi, Saddam Hussein ou Milosevic. Il s’agit d’un plan global pour maintenir la domination sur la planète et ses richesses, pour maintenir les privilèges des multinationales, pour empêcher les peuples de choisir leur propre voie. L’Otan a protégé Ben Ali, Moubarak et les tyrans d’Arabie saoudite, l’Otan protégera ceux qui vont leur succéder, l’Otan brisera seulement ceux qui résistent à l’Empire.

    Pour devenir gendarme du monde, l’Otan avance en effet pas à pas. Une guerre en Europe contre la Yougoslavie, une guerre en Asie contre l’Afghanistan et à présent, une guerre en Afrique contre la Libye. Déjà trois continents ! Elle avait bien été tentée d’intervenir aussi en Amérique latine en organisant des manœuvres contre le Venezuela il y a deux ans. Mais là, c’était trop risqué, car l’Amérique latine est de plus en plus unie et refuse les « gendarmes » des USA.

    Pourquoi Washington veut-elle absolument installer l’Otan comme gendarme de l’Afrique ? A cause des nouveaux rapports de forces mondiaux, analysés plus haut : Etats-Unis en déclin, contestés : par l’Allemagne, la Russie, l’Amérique latine et la Chine, et même par des pays petits et moyens du tiers monde.

    Pourquoi ne parle-t-on pas d’Africom ?

    Ce qui inquiète le plus Washington, c’est la puissance croissante de la Chine. Proposant des relations plus égalitaires aux pays asiatiques, africains et latino-américains, achetant les matières premières à meilleur prix et sans chantage colonial, proposant des crédits plus intéressants, réalisant des travaux d’infrastructure utiles au développement, la Chine leur offre une alternative à la dépendance envers Washington, Londres ou Paris. Alors, que faire pour contrer la Chine ?

    Le problème, c’est qu’une puissance en déclin économique a moins de moyens de pression financière même sur les pays africains, les Etats-Unis ont donc décidé d’utiliser leur meilleure carte : la carte militaire. Il faut savoir que leurs dépenses militaires dépassent celles de tous les autres pays du globe réunis. Depuis plusieurs années, ils avancent peu à peu leurs pions sur le continent africain. Le 1er octobre 2008, ils ont installé « Africom » (Africa Command). Tout le continent africain (à l’exception de l’Egypte) a été placé sous un seul commandement US unifié regroupant l’US Army, l’US Navy, l’US Air Force, les Marines et les « opérations spéciales » (débarquements, coups d’Etat, actions clandestines…). L’idée étant de répéter ensuite le mécanisme avec l’Otan pour appuyer les forces US.

    Washington, voyant des terroristes partout, en a trouvé en Afrique aussi. Comme par hasard aux alentours du pétrole nigérian et d’autres ressources naturelles convoitées. Donc, si vous voulez savoir où se dérouleront les prochains épisodes de la fameuse « guerre contre le terrorisme », cherchez sur la carte le pétrole, l’uranium et le coltan, et vous aurez trouvé. Et comme l’Islam est répandu dans de nombreux pays africains, dont le Nigéria, vous avez déjà le prochain scénario…

    Objectif réel d’Africom : « stabiliser » la dépendance de l’Afrique, l’empêcher de s’émanciper, l’empêcher de devenir un acteur dépendant qui pourrait s’allier à la Chine et à l’Amérique latine. Africom constitue une arme essentielle dans les plans de domination mondiale des Etats-Unis. Ceux-ci veulent pouvoir s’appuyer sur une Afrique et des matières premières sous contrôle exclusif dans la grande bataille qui s’est déclenchée pour le contrôle de l’Asie et pour le contrôle de ses routes maritimes. En effet, l’Asie est le continent où se joue d’ores et déjà la bataille économique décisive du 21ème siècle. Mais c’est un gros morceau avec une Chine très forte et un front d’économies émergentes qui ont intérêt à former un bloc. Washington veut dès lors contrôler entièrement l’Afrique et fermer la porte aux Chinois.

    La guerre contre la Libye est donc une première étape pour imposer Africom à tout le continent africain. Elle ouvre une ère non de pacification du monde, mais de nouvelles guerres. En Afrique, au Moyen-Orient, mais aussi tout autour de l’Océan indien, entre l’Afrique et la Chine.

    Pourquoi l’Océan indien ? Parce que si vous regardez une carte, vous voyez que c’est la porte de la Chine et de l’Asie toute entière. Donc, pour contrôler cet océan, Washington cherche à maîtriser plusieurs zones stratégiques : 1. Le Moyen-Orient et le Golfe persique, d’où sa nervosité à propos de pays comme l’Arabie saoudite, le Yemen, Bahrein et l’Iran. 2. La Corne de l’Afrique, d’où son agressivité envers la Somalie et l’Erythrée. Nous reviendrons sur ces géostratégies dans le livre Comprendre le monde musulman – Entretiens avec Mohamed Hassan que nous préparons pour bientôt.

    Le grand crime de Kadhafi

    Revenons à la Libye. Dans le cadre de la bataille pour contrôler le continent noir, l’Afrique du Nord est un objectif majeur. En développant une dizaine de bases militaires en Tunisie, au Maroc et en Algérie ainsi que dans d’autres nations africaines, Washington s’ouvrirait la voie pour établir un réseau complet de bases militaires couvrant l’ensemble du continent.

    Mais le projet Africom a rencontré une sérieuse résistance des pays africains. De façon hautement symbolique, aucun n’a accepté d’accueillir sur son territoire le siège central d’Africom. Et Washington a dû maintenir ce siège à… Stuttgart en Allemagne, ce qui était fort humiliant. Dans cette perspective, la guerre pour renverser Kadhafi est au fond un avertissement très clair aux chefs d’Etat africains qui seraient tentés de suivre une voie trop indépendante.

    Le voilà, le grand crime de Kadhafi : la Libye n’avait accepté aucun lien avec Africom ou avec l’Otan. Dans le passé, les Etats-Unis possédaient une importante base militaire en Libye. Mais Kadhafi la ferma en 1969. C’est évident, la guerre actuelle a notamment pour but de réoccuper la Libye. Ce serait un avant-poste stratégique permettant d’intervenir militairement en Egypte si celle-ci échappait au contrôle des Etats-Unis.

    Quelles sont les prochaines cibles en Afrique ?

    La question suivante sera donc : après la Libye, à qui le tour ? Quels autres pays africains pourraient être attaqués par les Etats-Unis ? C’est simple. Sachant que la Yougoslavie avait aussi été attaquée parce qu’elle refusait de rentrer dans l’Otan, il suffit de regarder la liste des pays n’ayant pas accepté de s’intégrer dans Africom, sous le commandement militaire des Etats-Unis. Il y en a cinq : Libye, Soudan, Côte d’Ivoire, Zimbabwe, Erythrée. Voilà les prochaines cibles.

    Le Soudan a été scindé et placé sous la pression de sanctions internationales. Le Zimbabwe est sous sanctions également. La Côte d’Ivoire s’est vu imposer une guerre civile fomentée par l’Occident. L’Erythrée s’est vu imposer une guerre terrible par l’Ethiopie, agent des USA dans la région, elle est sous sanctions également.

    Tous ces pays ont été ou vont être l’objet de campagnes de propagande et de désinformation. Qu’ils soient dirigés ou non par des dirigeants vertueux et démocratiques n’a rien à voir. L’Erythrée tente une expérience de développement économique et sociale autonome en refusant les « aides » que voudraient lui imposer la Banque mondiale et le FMI contrôlés par Washington. Ce petit pays remporte de premiers succès dans son développement, mais il est sous menace internationale. D’autres pays, s’ils « tournent mal », sont également dans le collimateur des Etats-Unis. L’Algérie particulièrement. En fait, il ne fait pas bon suivre sa propre voie…

    Et pour ceux qui croiraient encore que tout ceci relève d’une « théorie du complot », que les USA ne programment pas tant de guerres mais improvisent en réagissant à l’actualité, rappelons ce qu’avait déclaré en 2007 l’ex-général Wesley Clark (commandant suprême des forces de l’Otan en Europe entre 1997 et 2001, qui dirigea les bombardements sur la Yougoslavie) : « En 2001, au Pentagone, un général m’ a dit : ‘Je viens de recevoir un mémo confidentiel (‘classified’) du secrétaire à la Défense : nous allons prendre sept pays en cinq ans, en commençant par l’Irak, ensuite la Syrie, le Liban, la Libye, la Somalie, le Soudan et pour finir l’Iran’. » [12] Des rêves à la réalité, il y a une marge, mais les plans sont là. Juste retardés.

    Source : www.michelcollon.info



    [1] Marianna Lepore, The war in Libya and Italian interests, inaltreparole.net, 22 février.

    [2] Ron Fraser, Libya accelerates German-Arabian peninsula alliance, Trumpet.com, 21 mars

    [3] Michel Collon, Israël, parlons-en !, Bruxelles 2010, p. 172.

    [4] New York Times Magazine, novembre 2006.

    [5] Interview radio Democracy now, 10 février.

    [6] J-P Pougalas, Les mensonges de la guerre contre la Libye, palestine-solidarite.org, 31 mars

    [7] Michel Collon, Poker menteur, Bruxelles, 1998, p 160-168.

    [8] Nato after enlargement, US Army War College, 1998, p. 97.

    [9] Michel Collon, Monopoly – L’Otan à la conquête du monde, Bruxelles 2000, pp. 90 et 102).

    [10] Assemblée commune Otan – Lloyd’s à Londres, 1er octobre 2009.

    [11] Nato Strategic Concept seminar, Washington, 23 février 2010.

    [12] Interview radio Democracy Now, 2 mars 2007

    par Michel Collon (son site) samedi 9 avril 2011 – 19 réactions yahoo

    14%

    D’accord avec l’article ?

     

    86%

    (53 votes) Votez cet article

    2 moyens pour donner

    Don défiscalisé 10€ ou plus boudonizi

    Obtenez une réduction fiscale de 66% avec un e-reçu. Un don de 10 € ne vous coûte que 3€40.

     

    Achat immédiat par SMS ou TEL
    1

    France Metropolitaine DOM/TOM Allemagne Australie Belgique Canada Espagne Etats Unis Grande Bretagne Israel Italie Luxembourg Maroc Russie Suisse

    2
    Envoyez CODE par SMS au 81038 3.00 € / SMS Appelez le 08 99 23 02 21 1.91 € / appel
    3

    -->

    Grâce à votre aide, AgoraVox peut continuer à publier plus de 1000 articles par mois. En donnant à la Fondation AgoraVox, vous offrez un soutien à la liberté d’expression et d’information.

    DIV.notation { WIDTH: 125px !important } .forum-deplier { MARGIN-TOP: 3px; MARGIN-BOTTOM: 3px; MARGIN-LEFT: 25px } SPAN.depl { FONT-STYLE: italic; COLOR: #222 } SPAN.depl A { COLOR: #000; TEXT-DECORATION: underline } A.arepl { PADDING-LEFT: 3px; PADDING-RIGHT: 3px; COLOR: #b81014 } A.charte { PADDING-LEFT: 0px; PADDING-RIGHT: 0px } H3.bestof { CLEAR: none } A.tout_depl { BORDER-BOTTOM: #b81014 1px solid; BORDER-LEFT: #b81014 1px solid; PADDING-BOTTOM: 3px; PADDING-LEFT: 3px; WIDTH: 200px; PADDING-RIGHT: 3px; FLOAT: right; COLOR: #b81014; BORDER-TOP: #b81014 1px solid; FONT-WEIGHT: bold; BORDER-RIGHT: #b81014 1px solid; PADDING-TOP: 3px }

    Les réactions les plus appréciées

    • votes : 11

      Par Alexis_Barecq (xxx.xxx.xxx.182) 9 avril 15:21

      Alexis_Barecq

      Excellente analyse !

      Merci pour cet article, très éclairant, et qui contraste singulièrement avec les discours de la propagande mainstream.

      Lire le commentaire dans son contexte

      Réagir à l’article Réagir à ce message Signaler un abus

    • votes : 10

      Par ELCHETORIX (xxx.xxx.xxx.158) 9 avril 15:33

      bonjour M Collon , excellente analyse géostratégique qui met en évidence le rôle à long terme de la domination de l’Empire sur les pays de la planète afin d’assurer leur hégémonie économique politique et militaire pour le siècle courant !
      Les cinq projets de cet Empire US donc occidental sont bien la feuille de route pour dominer le monde et imposer ce système économique capitaliste ultra-libéral qui ne profite pour aucun des peuples de la planète , cet Empire doit être remis en cause par les autres puissances et tous les peuples spoliés par ces multinationales qui ruinent l’environnement et le niveau de vie des peuples .
      Merci l’auteur pour ce deuxième volet qui démonte les faux arguments de ceux qui ont  » organisé  » cette agression en LIBYE .
      Le locataire du palais de l’élysée ne sert donc que les intérêts de ces  » importants  » qui ne pensent qu’à leurs profits et domination , en 2012 plus que jamais l’imposteur du palais doit dégager pour un représentant indépendant de cette oligarchie !
      RA .

      Lire le commentaire dans son contexte

      Réagir à l’article Réagir à ce message Signaler un abus

    • votes : 7

      Par Hijack (xxx.xxx.xxx.120) 9 avril 15:15

      Hijack donateur-d876a

      La Libye, c’est pas une guerre … mais une agression dans une révolution !

      Lire le commentaire dans son contexte

      Réagir à l’article Réagir à ce message Signaler un abus

    • votes : 6

      Par leypanou (xxx.xxx.xxx.147) 9 avril 13:17

      donateur-d876a

      Excellent article comme d’habitude que tous ceux qui s’intéressent à la géopolitique devraient lire pour justement pouvoir argumenter contre n’importe qui. J’aurais aimé qu’il mentionne un peu -à moins que cela n’ait été fait dans la partie 1- concernant la sécession du Soudan Sud, présentée comme une protection de la population du Sud, et avec l’aide de personnalités du show biz genre Clooney. Plus « on » est conscient, plus il y a des chances que cela change un jour. Merci encore une fois à Collon de cet excellent article. Autres références, les sites globalresearch et counterpunch ou dissidentvoice.
      Bonne lecture à tous.

      Lire le commentaire dans son contexte

      Réagir à l’article Réagir à ce message Signaler un abus

    Réagissez à l’article

    Réactions à cet article

    • votes : 3

      Par criticaldistance (xxx.xxx.xxx.159) 9 avril 11:40

      criticaldistance

      pourquoi Allemagne et Chine ont choisi l’abstention lors du vote de la résolution du conseil de sécurité et non le vote non, serait-ce qu’il y aurait des garanties sur les intérêts allemands et chinois ?

      Réagir à l’article Réagir à ce message Signaler un abus Lien permanent

    • votes : -12

      Par Kinini (xxx.xxx.xxx.37) 9 avril 12:37

      Langue de bois .Discours des années 70 !

      Allez ouste … »Dégage » ! C’est ce que dit,d’ailleurs, la rue dans le Monde arabe !Si vous êtes incapable de réadapter votre discours à ce qui se passe au Maghreb et au Proche-Orient ,de comprendre l’évolution intervenue dans l’esprit de la jeunesse ;cessez ,au moins vos projections de pacotille !

      Il est un fait incontournable que le processus de globalisation virtuelle est parvenu à homogénéiser,à ses avantages, les perceptions et les visions de l’Homme !Mais les idéologues,débordés par la force des tremblements de terre présents et ,certainement à venir, s’accrochent encore à leurs chimères d’analystes retardataires accusant l’Oncle Sam de leur jouer des tours.Qu’ils tentent d’ajuster à leurs fantasmes !Ridicules !

       

      Réagir à l’article Réagir à ce message Signaler un abus Lien permanent

    • votes : -8

      Par Julien (xxx.xxx.xxx.4) 9 avril 12:46

      Le pétrole est une arme ?
      -tout à fait, comme le blé, par exemple.

      300 millions « d’Arabes » ne feront jamais une nation.

      Le seul concurrent sérieux aux USA est la Chine. L’Allemagne n’est qu’une puissance économique et la Russie n’a pas les moyens de suivre.

      L’Iran qui défit ouvertement l’Arabie et déstabilise la région (Liban, Irak, Syrie, Palestine…) est sur la sellette. L’Arabie Saoudite :il faut « couper la tête du serpent « (L’Iran …

      La Chine devrait se montrer moins arrogante. Les Ouïghours et les Tibétains pourraient prendre exemple sur le « printemps Arabe »… smiley

      Merci à l’auteur

      Liste des bases militaires des États-Unis d’Amérique dans le monde.

      Réagir à l’article Réagir à ce message Signaler un abus Lien permanent

    • votes : 2

      Par LeManu (xxx.xxx.xxx.29) 9 avril 13:06

      LeManu

      Encore un article bien documenté, mais qui m’apparaît, par rapport au premier volet, moins rigoureux et franchement polémiste.
      Si les arguments, disons les têtes de chapîtres, sont bien réels, les raccourcis ou les manques sont nombreux.
      La question de CriticalDistance est pertinente : pourquoi en effet l’Allemagne ne défend-elle pas ses intérêts pourtant décrits comme très importants ? Cela m’a sauté aux yeux à la première lecture. Manque d’ambition Panafricaine ?
      S’il s’agissait d’autre part d’endormir le réveil arabe, celui-ci pourtant m’avait semblé avoir surpris tout-le-monde. Mais il aurait donc été prévu et instrumentalisé par Sarkozy-le-devin, quand on sait qu’il prépare l’opération en Libye depuis de long mois ? MAM appréciera…
      Sur l’unité africaine, il est évident qu’un Kadhafi à sa tête ne serait du goût de personne en occident, mais c’est ici l’unité elle-même qui est exposée comme le concept à éviter. Difficile à occulter politiquement et diplomatiquement, et les tumultes actuels tous azimuts démontreraient une bien piètre précipitation stratégique.
      La défense d’Israël ? Il serait, et il me semble bien que c’est le cas, plus constructif, dans ce conditions, pour l’Otan de « gérer » les réveils égyptien et syrien. Allez-donc faire un tour sur les sites israéliens pour constater le climat de parano où ce réveil a plongé le pays… Obama y est tout simplement ressenti comme « lâchant » Israël, fait géostratégique sans précédent. Vrai ou faux, avec un Avidgor au gouvernement, et quand on sait le calibre des arguments de Tsahal, attention à une explosion de violence irrationnelle. J’ai d’ailleurs bien peur qu’on y soit déjà : difficile, quand la passion s’en mêle, de déterminer un point de non-retour…

      En bref, beaucoup de vrai mais dans le désordre. Il y a quatre ou cinq sujet distincts (d’instinct ?) dans cet article au demeurant lucide, mais cet amalgame, ou compilation plutôt, me semble nuire à la compréhension spécifique du cas par cas et risque d’en fausser la vision de solutions adaptée.

      J’attends le 3° volet.

      Réagir à l’article Réagir à ce message Signaler un abus Lien permanent

    • votes : 6

      Par leypanou (xxx.xxx.xxx.147) 9 avril 13:17

      donateur-d876a

      Excellent article comme d’habitude que tous ceux qui s’intéressent à la géopolitique devraient lire pour justement pouvoir argumenter contre n’importe qui. J’aurais aimé qu’il mentionne un peu -à moins que cela n’ait été fait dans la partie 1- concernant la sécession du Soudan Sud, présentée comme une protection de la population du Sud, et avec l’aide de personnalités du show biz genre Clooney. Plus « on » est conscient, plus il y a des chances que cela change un jour. Merci encore une fois à Collon de cet excellent article. Autres références, les sites globalresearch et counterpunch ou dissidentvoice.
      Bonne lecture à tous.

      Réagir à l’article Réagir à ce message Signaler un abus Lien permanent

    • votes : -6

      Par Julien (xxx.xxx.xxx.4) 9 avril 13:18

      Aucun pays du M.O n’a la capacité d’attaquer Israël. La question est ailleurs.

      Lire l’article complet 

      Réagir à l’article Réagir à ce message Signaler un abus Lien permanent

    • votes : 7

      Par Hijack (xxx.xxx.xxx.120) 9 avril 15:15

      Hijack donateur-d876a

      La Libye, c’est pas une guerre … mais une agression dans une révolution !

      Réagir à l’article Réagir à ce message Signaler un abus Lien permanent

      • votes : 0

        Par kemilein (xxx.xxx.xxx.72) 10 avril 01:26

        kemilein

        du tout.
        c’est une intervention extérieur visant a déstabiliser le régime (condamnable par ailleurs, mais plus progressiste que d’autre) dans, non pas une révolution populaire, mais une guerre civile.

        en Libye pour faire simple, une moitié (Est) est monarchiste-islamiste (les rebelles)
        l’autre moitié (Ouest) pro-kadafi pour large part
        c’est bien une guerre qui va se dérouler entre deux faction et fraction du peuple lybien. ca n’a a mon sens aucun rapport avec la Tunisie et l’Egypte.

        pour terminer sur ce constat : les conséquences d’une guerre civile, qui tient plus de l’ethnicisme que du politique, sont terribles : Hutus et Tutsis (même si ces différences sont absurdes et servent la manipulation)

        afin de prévenir tout génocide sur place, il y aura une « invasion humanitaire » pour protéger les populations qui viennent d’accéder au pouvoir contre les représailles des perdants.

        Réagir à l’article Réagir à ce message Signaler un abus Lien permanent

      • votes : 3

        Par Hijack (xxx.xxx.xxx.120) 10 avril 17:44

        Hijack donateur-d876a

        Donc, c’est bien ce que je dis … pas une guerre !!!

        Réagir à l’article Réagir à ce message Signaler un abus Lien permanent

    • votes : 11

      Par Alexis_Barecq (xxx.xxx.xxx.182) 9 avril 15:21

      Alexis_Barecq

      Excellente analyse !

      Merci pour cet article, très éclairant, et qui contraste singulièrement avec les discours de la propagande mainstream.

      Réagir à l’article Réagir à ce message Signaler un abus Lien permanent

    • votes : 10

      Par ELCHETORIX (xxx.xxx.xxx.158) 9 avril 15:33

      bonjour M Collon , excellente analyse géostratégique qui met en évidence le rôle à long terme de la domination de l’Empire sur les pays de la planète afin d’assurer leur hégémonie économique politique et militaire pour le siècle courant !
      Les cinq projets de cet Empire US donc occidental sont bien la feuille de route pour dominer le monde et imposer ce système économique capitaliste ultra-libéral qui ne profite pour aucun des peuples de la planète , cet Empire doit être remis en cause par les autres puissances et tous les peuples spoliés par ces multinationales qui ruinent l’environnement et le niveau de vie des peuples .
      Merci l’auteur pour ce deuxième volet qui démonte les faux arguments de ceux qui ont  » organisé  » cette agression en LIBYE .
      Le locataire du palais de l’élysée ne sert donc que les intérêts de ces  » importants  » qui ne pensent qu’à leurs profits et domination , en 2012 plus que jamais l’imposteur du palais doit dégager pour un représentant indépendant de cette oligarchie !
      RA .

      Réagir à l’article Réagir à ce message Signaler un abus Lien permanent

    • votes : -3

      Par furio (xxx.xxx.xxx.194) 9 avril 17:14

      furio

      Le pétrole n’a rien à voir dans cette agression immonde pilotée par les sionistes.

      Réagir à l’article Réagir à ce message Signaler un abus Lien permanent

    • votes : -10

      Par Julien (xxx.xxx.xxx.25) 9 avril 18:27

      L’empire, l’empire…mieux vaut celui la que l’empire du milieu, la Chine avec son parti unique et ses apparatchiks qui sentent la naphtaline ou l’empire islamique avec des barbus qui rêvent de charia pour le monde alors que la jeunesse Arabe, Libanaise, Berbère, Égyptienne, Perse …n’en veut plus.

      L’OTAN est notre assurance tous risques

      Réagir à l’article Réagir à ce message Signaler un abus Lien permanent

    • votes : 5

      Par alibaba (xxx.xxx.xxx.235) 9 avril 18:35

      alibaba

      Bravo Monsieur Collon, vous avez tout dit et tout compris et de plus vous parlez très bien comme l’autre jouir chez Taddeï. Mais, si l’on vous comprend bien, ce n’est pas trop difficile de comprendre ce qui ce trame en coulisse, il suffit tout simplement de voir le coté pourris ou dégueulasse des choses et on est dans le vrai.

      Réagir à l’article Réagir à ce message Signaler un abus Lien permanent

    • votes : 4

      Par xray (xxx.xxx.xxx.151) 9 avril 18:50

      Pour une fois, je me sent dépassé. Rien à ajouter !

      DEPUIS 5 000 ANS ! QUOI DE NEUF ? 
      http://echo-agnostiques.over-blog.com/article-depuis-5-000-ans-quoi-de-neuf-55838469.html 

      Réagir à l’article Réagir à ce message Signaler un abus Lien permanent

    • votes : 3

      Par Croa (xxx.xxx.xxx.78) 10 avril 08:56

      Croa donateur-d876a

      Monsieur Buffett a raison, hélas smiley

      Réagir à l’article Réagir à ce message Signaler un abus Lien permanent

    • votes : 0

      Par LeGoJac (xxx.xxx.xxx.187) 10 avril 13:26

      Une analyse qui semble vouloir intensément un monde construit.
      Ceci ne laisse qu’une faible place aux rebonds successifs, aux opportunités, aux composantes multiples (la Chine est quasi inexistante dans l’article et pourtant omniprésente en Afrique, idem pour le bien faible poids de la Russie). Le résultat est le même, la bataille pour l’énergie et le pouvoir économique. C’est seulement la construction qui est différente à mon sens.

      Par contre la prochaine cible me paraît plus l’Algérie :
      - Pétrole
      - Gaz
      - AQMI
      - Ministres et état major avec de fortes envies de trahir comme dans les précédentes « révolutions populaires » étonnamment bien structurées du jour au lendemain.

      Réagir à l’article Réagir à ce message Signaler un abus Lien permanent

    • votes : 3

      Par Proudhon (xxx.xxx.xxx.216) 10 avril 17:17

      Proudhon donateur-d876a

      Je jalouse la Belgique d’avoir un véritable intellectuel qui a tout compris.
      Nous, pauvre France avec nos BHL, Gluxman et consorts, quelle déchéance…

    Japon : remise en cause de certitudes géologiques

    Classé dans : Politique/Societe — uriniglirimirnaglu @ 10 : 46

    Japon : remise en cause de certitudes géologiques dans Politique/Societe NS-earthquake-1904111-d1696Le méga-tremblement de terre de magnitude 9 baptisé “Tohoku earthquake“qui secouait le Japon le 11 mars dernier est certainement le mieux observé du fait du vaste réseau japonais de stations de mesure. Les données récupérées ont déjà permis une sérieuse analyse de l’évènement, comme on pouvait le découvrir lors de la réunion annuelle ce 14 avril de la Seismological Society of America in Memphis, Tennessee.

    Selon certains spécialistes tels Emile Okal de la Northwestern University à Evanston, Illinois, ou Barbara Romanowicz directrice du Berkeley Seismological Laboratory à l’Université de Californie “Il y a beaucoup de choses que nous croyions savoir et il est aujourd’hui terriblement évident que ce n’est tout simplement pas le cas. De nombreuses idées seront profondément remises en causes suite à ce tremblement de terre”.

    Il s’avère en effet que le comportement de la secousse “Tohoku” est nettement plus complexe que ce que l’on a pu voir ailleurs, selon les mesures d’un réseau de400 séismographes aux Etats-Unis. Plutôt qu’une “simple” rupture avec déplacement le long de la ligne de fracture – le cas classique – on voit ici une rupture multi-directionnelle, comme un feu d’artifice. La courte vidéo ci-dessous illustre le phénomène :

    Ces données impliquent non seulement une remise en cause de notre compréhension de la dynamiques des zones de subduction, mais aussi une réévaluation des zones à risque de part le monde. Rien, en effet, ne laissait penser que la zone de subduction à l’origine de ce tremblement de terre pouvait se comporter de telle manière.

    Pour Matt Pritchard de l’Université de Cornell à Ithaca, New York, une possible explication est que cette zone serait hautement hétérogène, mélangeant des éléments plutôt visqueux et glissants avec des éléments “accrochant” comme du Velcro. Les éléments “Velcro” auraient emmagasiné une énorme quantité d’énergie (de tension) avant de lâcher, transmettant cette énergie à des zones visqueuses qui se seraient alors fortement déplacées. Ce d’autant que la zone ne fait “que” 40 000 km² alors que pour un tremblement d’une telle magnitude elle devrait être nettement plus importante. En fait, selon Eric Kiser de l’Université de Harvard, prenant en comptes l’origine des secousses secondaires survenues après le 11 mars, la zone complète fait à peu près 100 000 km². Si toute cette surface avait bougé en même temps, le tremblement de terre aurait été encore bien plus important…

    Pour Hiroo Kanamori du California Institue of Technology, la zone de rupture est faite de deux parties distinctes : une le long de la tranchée du Japon dans l’océan Pacifique et responsable du tsunami dévastateur, et une autre plus profonde et plus proche des côtes responsable du tremblement proprement dit.

    Le déplacement brutal des plaques tectoniques pendant un tremblement de terre se mesure généralement en cm. Dans ce cas-ci, selon Takeshi Sagiya de l’Université de Nagoya au Japon et Guangfu Shao de l’Université de Californie, le déplacement alla jusqu’à 60 m – un chiffre énorme, du jamais vu. Ce d’autant que cette zone, vu son age (140 million d’années) n’était pas une candidate pour un méga-tremblement. Généralement, plus une zone est jeune donc fluide, plus on peut s’attendre à des mouvements de plaques importants. Pour Emile Okal, le cas du tremblement de 2004 dans l’océan Indien, le troisième plus important malgré un age avancé de la zone de subduction de 80 à 90 million d’années, pourrait être un évènement atypique du même ordre que Tohoku, et donc que la relation couramment admise entre age de la zone, vitesse de subduction et magnitude des secousses est fondamentalement à revoir.

    Selon Matt Pritchard, ces évènements indiquent que n’importe quelle zone de subduction pourrait en fait être candidate à une secousse de magnitude 9. Et donc, de nombreux endroits de la planète aujourd’hui réputés à faible risque seraient susceptible de connaître ce même type de phénomène.

    Source : New Scientist.

    par Vincent Verschoore (son site) lundi 25 avril 2011 – 46 réactions yahoo

    10%

    D’accord avec l’article ?

     

    90%

    (21 votes) Votez cet article

    2 moyens pour donner

    Don défiscalisé 10€ ou plus boudonizi dans Politique/Societe

    Obtenez une réduction fiscale de 66% avec un e-reçu. Un don de 10 € ne vous coûte que 3€40.

     

    Achat immédiat par SMS ou TEL
    1

    France Metropolitaine DOM/TOM Allemagne Australie Belgique Canada Espagne Etats Unis Grande Bretagne Israel Italie Luxembourg Maroc Russie Suisse

    2
    Envoyez CODE par SMS au 81038 3.00 € / SMS Appelez le 08 99 23 02 21 1.91 € / appel
    3

    -->

    Grâce à votre aide, AgoraVox peut continuer à publier plus de 1000 articles par mois. En donnant à la Fondation AgoraVox, vous offrez un soutien à la liberté d’expression et d’information.

    div.notation {width:125px !important} .forum-deplier {margin-left:25px;margin-top:3px;margin-bottom:3px} span.depl {color:#222;font-style: italic} span.depl a {color:#000;text-decoration:underline} a.arepl {color:#B81014;padding-left:3px;padding-right:3px} a.charte {padding-left:0;padding-right:0} h3.bestof{clear:none} a.tout_depl {float:right;width:200px;font-weight:bold;color:#B81014;padding:3px;border:solid 1px #B81014}

    Les réactions les plus appréciées

    Réagissez à l’article

    Réactions à cet article

    Comments (0)

    Comprendre la guerre en Libye (3/3)

    Classé dans : Politique/Societe — uriniglirimirnaglu @ 10 : 42

    A chaque guerre, c’est ainsi. Au début, il est presqu’impossible de s’y opposer. Le matraquage médiatique est tel qu’on est immédiatement catalogué comme complice d’un monstre. Après un certain temps, quand viendront les « bavures », les morts civils, les échecs militaires et les révélations sur « nos amis », le débat finira bien par s’ouvrir. Mais au début, c’est très dur.

    Comprendre la guerre en Libye (3/3) dans Politique/Societe L300xH240_Unplugthesige97a-09eae-72981Voir partie 1 et partie 2

    3ème partie : Pistes pour agir

    Pour débloquer ce débat, la bataille de l’info est la clé, comme nous le disions encore il y a une semaine. [1] Et cette bataille ne peut être menée que par chacun de nous, là où il est, en fonction des personnes rencontrées, en écoutant bien ce qui les influence, en vérifiant les infos avec eux, patiemment… Pour mener efficacement ce débat, il est très important d’étudier l’expérience de la désinformation dans les guerres précédentes.

    Les 5 principes de la propagande de guerre appliqués à la Libye

    Cette expérience, nous l’avons résumée dans les « cinq principes de la propagande de guerre », exposés dans notre livre Israël, parlons-en ! A chaque guerre, les médias veulent nous persuader que nos gouvernements font bien et pour ça, ils appliquent ces cinq principes : 1. Occulter les intérêts économiques. 2. Inverser la victime et l’agresseur. 3. Cacher l’Histoire. 4. Diaboliser. 5. Monopoliser l’info.

    Ces cinq principes ont été appliqués à nouveau contre la Libye, on s’en est rendu compte dans les pages précédentes. Pour finir, attirons l’attention sur le quatrième : la diabolisation de l’adversaire. Les va-t-en-guerre doivent toujours persuader l’opinion qu’ils n’agissent pas pour obtenir des avantages économiques ou stratégiques, mais bien pour éliminer une grave menace. Dans chaque guerre, depuis des décennies, le dirigeant adverse a toujours été présenté comme cruel, immoral et dangereux, avec les pires récits d’atrocités. Par après, beaucoup de ces récits – et parfois tous – se sont dégonflés, mais peu importe, ils avaient rempli leur rôle : manipuler l’émotion du public pour l’empêcher d’analyser les intérêts réellement en jeu. Impossible de revenir en arrière.

    Nous n’avons pas eu les moyens d’aller en Libye. Par contre, nous avons été en Yougoslavie, sous les bombes de l’Otan et nous avons constaté, et prouvé, que l’Otan avait menti systématiquement. [2] Nous l’avons constaté aussi en Irak. Quant à la Libye, cela y ressemble beaucoup, mais nous n’avons pas eu jusqu’ici les moyens de procéder à des test-médias sur les infos présentées. Notre équipe Investig’Action manque encore des moyens nécessaires. Mais plusieurs observateurs ont déjà repéré de forts indices de désinformation. Par exemple, les « six mille morts qui auraient été victimes des bombardements de Kadhafi sur des civils ». Où sont les images ? Il n’y avait aucune caméra, aucun téléphone portable là-bas comme il y en avait à Gaza, à la place Tahrir, à Tunis ou au Bahrein ? Aucune preuve, aucun témoignage fiable, des démentis par les satellites russes ou des observateurs de l’UE, et pourtant l’info a tourné en boucle inlassablement et plus personne n’ose la contredire sous peine d’être taxé de « complicité ».

    Une guerre civile, ce n’est jamais de la dentelle, mais ceci est vrai des deux côtés. Une info partiale essaiera toujours de nous faire croire que les atrocités sont commises d’un seul côté et donc qu’il faut soutenir l’autre. Mais il convient d’être très prudent sur de tels récits.

    Qui nous informe ?

    Ce qu’il faut pouvoir montrer autour de nous, c’est que la diabolisation ne tombe pas du ciel. Elle est diffusée par des médias qui prennent parti, souvent sans le dire. Et c’est quand même toujours la première question à se poser dans une guerre : m’a-t-on fait entendre l’autre partie ?

    Pourquoi en Europe et aux Etats-Unis, les médias sont-ils à fond contre Kadhafi ? Et pourquoi, en Amérique latine, en Afrique, en Asie, en Russie, dénonce-t-on au contraire une nouvelle croisade impérialiste ? Ils se trompent tous ? Les Occidentaux savent toujours tout mieux ? Ou bien chacun est-il influencé par ses médias ? Alors, devons-nous suivre aveuglément nos médias ou les tester ?

    Nous avons été abondamment abreuvés sur les côtés négatifs de Kadhafi. Mais qui nous a signalé ses aspects positifs ? Qui nous a parlé de son aide aux projets de développement africain ? Qui nous a dit que la Libye connaissait, selon les institutions internationales , le plus haut « indice de développement humain » de toute l’Afrique, loin devant les chouchous de l’Ouest comme l’Egypte ou la Tunisie ? Espérance de vie : 74 ans, analphabétisme réduit à 5%, budget de l’éducation à 2,7% du PIB et celui de la Défense à 1,1%.


    Distinguer deux questions différentes

    Il y a beaucoup d’intimidation intellectuelle dans le débat sur la Libye. Si vous dénoncez la guerre contre la Libye, on vous accuse de soutenir tout ce qu’a fait Kadhafi. Pas du tout. Il faut distinguer deux problèmes bien différents.

    D’une part, les Libyens ont parfaitement le droit de choisir leurs dirigeants, et d’en changer par les moyens qu’ils jugent nécessaires. Les Libyens ! Pas Obama, ni Sarkozy. Tout en faisant le tri dans les accusations contre Kadhafi, entre ce qui est vraiment établi et ce qui relève de la propagande intéressée, un progressiste peut très bien souhaiter que les Libyens aient un meilleur dirigeant.

    D’autre part, quand la Libye est attaquée parce que des pirates veulent faire main basse sur son pétrole, ses réserves financières et sa position stratégique, alors il faut dire que le peuple libyen souffrira encore plus sous le pouvoir de ces pirates et de leurs marionnettes. La Libye perdra son pétrole, ses entreprises, les réserves de sa banque nationale, ses services sociaux et sa dignité. Le néolibéralisme appliquera ses sales recettes qui ont déjà plongé tant de peuples dans la misère.

    Mais un bon dirigeant, ça n’arrive jamais dans les valises des envahisseurs et à coups de bombes. Ce que les Etats-Unis ont amené en Irak, c’est un Al-Maliki et un petit groupe de corrompus qui vendent leur pays aux multinationales. En Irak, on n’a toujours pas la démocratie, mais en outre, on a perdu le pétrole, l’électricité, l’eau, les écoles et tout ce qui permet une vie un peu digne. Ce que les Etats-Unis ont amené en Afghanistan, c’est un Karzaï qui ne règne sur rien sauf un quartier de Kaboul, pendant que les bombes US frappent des villageois, des fêtes de mariage, des écoles et que le commerce de la drogue ne s’est jamais aussi bien porté.

    Les dirigeants qui seraient imposés à la Libye par les bombes occidentales seraient pires que Kadhafi. Donc, il faut soutenir le gouvernement légal libyen lorsqu’il résiste à ce qui est vraiment une agression néocoloniale. Parce que toutes les solutions préparées par Washington et ses alliés sont mauvaises : que ce soit le renversement ou l’assassinat de Kadhafi, que ce soit la scission du pays en deux ou que ce soit la « somalisation », c’est-à-dire une guerre civile de basse intensité et de longue durée. Toutes ces solutions apporteront des souffrances aux populations.

    La seule solution dans l’intérêt des Libyens est la négociation, avec des médiateurs internationaux désintéressés qui ne soient pas partie au conflit, comme Lula. Un bon accord implique le respect de la souveraineté libyenne, le maintien de l’unité du pays, la préparation de réformes pour démocratiser et mettre fin aux discriminations régionales.

    Faire respecter le droit qui est le contraire du « droit d’ingérence »

    png_picto01e76f4-217d0 dans Politique/SocieteCe débat politique délicat, il faut toujours essayer de le ramener aux principes de base de la vie internationale : souveraineté des Etats, coexistence pacifique entre systèmes différents, non-ingérence dans les affaires intérieures. Les puissances occidentales aiment se présenter comme celles qui cherchent à faire respecter le droit. Mais c’est complètement faux.

    On nous dit que les Etats-Unis sont aujourd’hui beaucoup plus respectueux du droit international qu’au temps du cow-boy Bush, et qu’il y a eu cette fois une résolution de l’ONU. Ce n’est pas l’endroit pour discuter si l’ONU représente vraiment la volonté démocratique des peuples ou si les votes de nombreux Etats sont l’objet d’achats et de pressions. Mais on fera simplement remarquer que cette résolution 1973 viole le droit international et, tout d’abord, la Charte fondamentale… de l’ONU elle-même.

    En effet, son article 2 § 7 stipule : « Aucune disposition de la présente Charte n’autorise les Nations Unies à intervenir dans desaffaires qui relèvent essentiellement de la compétence nationale d’un Etat. ». Réprimer une insurrection armée est de la compétence d’un Etat même si on peut en regretter les conséquences. De toute façon, si bombarder des rebelles armés est considéré comme un crime intolérable, alors il faut d’urgence juger Bush et Obama pour ce qu’ils ont fait en Irak et en Afghanistan.

    De même, l’article 39 limite les cas où la contrainte militaire est autorisée : « L’existence d’une menace contre la paix, d’une rupture de la paix ou d’un acte d’agression » (contre un autre pays). La Libye ne correspond à aucun de ces trois cas, et cette guerre est donc, elle aussi, illégale. A remarquer, juste pour rire, que même le Traité de l’Otan précise dès son article 1 :« Les parties s’engagent, ainsi qu’il est stipulé dans la Charte des Nations Unies, à régler par des moyens pacifiques tous différends internationaux dans lesquels elles pourraient être impliquées. 

    On nous présente ce « droit d’ingérence humanitaire » comme une nouveauté et un grand progrès. En réalité, le droit d’ingérence a été pratiqué pendant des siècles par les puissances coloniales contre les pays d’Afrique, d’Asie et d’Amérique latine. Par les forts contre les faibles. Et c’est justement pour mettre fin à cette politique de la canonnière qu’ont été adoptées en 1945 de nouvelles règles du droit international. La Charte des Nations-unies a précisément interdit aux pays forts d’envahir les pays faibles et ce principe de la souveraineté des Etats constitue un progrès dans l’Histoire. Annuler cette conquête de 1945 et revenir au droit d’ingérence, c’est revenir aux temps des colonies.

    Alors, pour nous faire quand même approuver une guerre très intéressée, on joue la corde sensible : le droit d’ingérence serait nécessaire pour sauver des populations en danger. De tels prétextes étaient aussi utilisés dans le temps par la France, la Grande-Bretagne ou la Belgique coloniales. Et toutes les guerres impériales des Etats-Unis se sont faites avec ce genre de justifications.

    Avec les Etats-Unis et leurs alliés en gendarmes du monde, le droit d’ingérence appartiendra évidemment toujours aux forts contre les faibles, et jamais l’inverse. L’Iran a-t-il le droit d’ingérence pour sauver les Palestiniens ? Le Venezuela a-t-il le droit d’ingérence pour mettre fin au coup d’Etat sanglant du Honduras ? La Russie a-t-elle le droit d’ingérence pour protéger les Bahreinis ?

    En réalité, la guerre contre la Libye est un précédent qui ouvre la voie à l’intervention armée des Etats-Unis ou de leurs alliés dans n’importe quel pays arabe, africain ou latino-américain. Aujourd’hui, on va tuer des milliers de civils libyens « pour les protéger », et demain on ira tuer des civils syriens ou iraniens ou vénézuéliens ou érythréens « pour les protéger » pendant que les Palestiniens et toutes les autres victimes des « forts » continueront à subir dictatures et massacres….

    Montrer que l’intervention occidentale viole le droit et nous ramène aux temps des colonies me semble un thème à placer au centre du débat.

    Que faire ?

    Les Etats-Unis ont baptisé « Aube de l’Odyssée » la guerre contre la Libye. Or, leurs noms de code contiennent toujours un message adressé à notre inconscient. L’Odyssée, grand classique de la littérature grecque antique, relate le voyage de vingt ans entrepris par Ulysse à travers l’univers. A demi-mots, on nous dit ici que la Libye est le premier acte du long voyage des Etats-Unis pour (re)conquérir l’Afrique.

    Ils tentent ainsi d’enrayer leur déclin. Mais, au final, ce sera en vain, les Etats-Unis perdront inévitablement leur trône. Parce que ce déclin n’est pas dû au hasard ou à des circonstances particulières, il est dû à leur mode même de fonctionnement. En 1865, le célèbre théoricien libéral du capitalisme Adam Smith soutint le président US Abraham Lincoln pour l’abolition de l’esclavage : « L’économie de tout pays qui pratique l’esclavage des Noirs est en train d’amorcer une descente vers l’enfer qui sera rude le jour où les autres Nations vont se réveiller ».

    Mais en fait les Etats-Unis ont remplacé un esclavage par un autre. Au vingtième siècle, ils ont bâti leur prospérité sur la domination et le pillage de pays entiers, ils ont vécu comme des parasites et ils ont par là- même affaibli leurs capacités économiques internes. L’humanité a intérêt à ce que ce système prenne fin définitivement. Même la population des Etats-Unis y a intérêt. Pour qu’on cesse de fermer ses usines, de détruire ses emplois et de confisquer ses maisons afin de payer les bonus des banquiers et les dépenses de guerre. La population européenne aussi a intérêt à une économie non plus au service des multinationales et de leurs guerres, mais au service des gens.

    Nous sommes donc à un tournant, quelle « aube » allons-nous choisir ? Celle annoncée par les Etats-Unis, et qui nous mènera vers vingt ou trente années de guerres incessantes sur tous les continents ? Ou bien une aube véritable : un autre système de relations internationales, où personne n’imposera ses intérêts par la force et où chaque peuple choisira librement sa voie ?

    Comme à chaque guerre des vingt dernières années, une grande confusion règne dans la gauche européenne. Les discours pseudo-humanitaires relayés par les médias aveuglent parce qu’on oublie d’écouter l’autre version, d’étudier les guerres précédentes, de tester l’info.

    Notre site Investig’Action – michelcollon.info s’efforce d’aider chacun à s’informer, à informer et à débattre. Mais nos moyens sont trop limités comparés aux grands médias. Nous lançons donc un double appel à tous ceux qui le peuvent. 1° Rejoignez notre réseau de chercheurs bénévoles pour développer l’analyse des stratégies des Etats-Unis et des autres grandes puissances, l’analyse des relations économiques et politiques ainsi que des guerres en préparation . 2° Rejoignez notre collectif d’analyse critique « Test-médias ».

    Un monde sans guerre, ça dépend de chacun de nous.

    Michel Collon

    www.michelcollon.info

    [1] S’informer est la clé – Michel Collon lance un appel, www.michelcollon.info/S-informer-c-…

    [2] Kosovo, Otan et médias, débat entre Michel Collon, Jamie Shea (porte parole de l’Otan) et Olivier Corten (professeur de droit international), 23 juin 2000, DVD Investig’Action.

    par Michel Collon (son site) dimanche 10 avril 2011 – 64 réactions yahoo

    12%

    D’accord avec l’article ?

     

    88%

    (75 votes) Votez cet article

    2 moyens pour donner

    Don défiscalisé 10€ ou plus boudonizi

    Obtenez une réduction fiscale de 66% avec un e-reçu. Un don de 10 € ne vous coûte que 3€40.

     

    Achat immédiat par SMS ou TEL
    1

    France Metropolitaine DOM/TOM Allemagne Australie Belgique Canada Espagne Etats Unis Grande Bretagne Israel Italie Luxembourg Maroc Russie Suisse

    2
    Envoyez CODE par SMS au 81038 3.00 € / SMS Appelez le 08 99 23 02 21 1.91 € / appel
    3

    -->

    Grâce à votre aide, AgoraVox peut continuer à publier plus de 1000 articles par mois. En donnant à la Fondation AgoraVox, vous offrez un soutien à la liberté d’expression et d’information.

    DIV.notation { WIDTH: 125px !important } .forum-deplier { MARGIN-TOP: 3px; MARGIN-BOTTOM: 3px; MARGIN-LEFT: 25px } SPAN.depl { FONT-STYLE: italic; COLOR: #222 } SPAN.depl A { COLOR: #000; TEXT-DECORATION: underline } A.arepl { PADDING-LEFT: 3px; PADDING-RIGHT: 3px; COLOR: #b81014 } A.charte { PADDING-LEFT: 0px; PADDING-RIGHT: 0px } H3.bestof { CLEAR: none } A.tout_depl { BORDER-BOTTOM: #b81014 1px solid; BORDER-LEFT: #b81014 1px solid; PADDING-BOTTOM: 3px; PADDING-LEFT: 3px; WIDTH: 200px; PADDING-RIGHT: 3px; FLOAT: right; COLOR: #b81014; BORDER-TOP: #b81014 1px solid; FONT-WEIGHT: bold; BORDER-RIGHT: #b81014 1px solid; PADDING-TOP: 3px }

    Les réactions les plus appréciées