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5 avril 2014

¤ Révolutions colorées, révolutions des fleurs, printemps des peuples, présidents formés aux USA… Petit florilège

Classé dans : Politique/Societe — uriniglirimirnaglu @ 8 : 11

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Sources :

La faillite des révolutions colorées

Axe Atlantique :: Mercredi, 10 mars 2010 :: Xavier Moreau

La faillite des révolutions colorées

L’arrivée au pouvoir de Viktor Yanoukovitch est un nouveau revers pour la politique américaine d’expansion de l’OTAN. Cet échec intervient moins de deux ans après la débacle de l’armée géorgienne, pourtant entraînée et équipée par l’US army. La victoire de Yanoukovitch marque aussi l’échec de la révolution colorée la plus emblèmatique. Il semble, d’ailleurs, que le département d’Etat américain croit de moins en moins à ce système de subversion. Pour preuve, la prise du pouvoir au Honduras, par un parti pro-américain, en juin 2009, a été réalisée grâce à un coup d’état militaire. Il ne s’agit plus d’une manœuvre semi-pacifique et subtile, mais d’un putsch, comme la CIA en était friande pendant la guerre froide.

Malgré des succès en Serbie, en Ukraine et en Géorgie, peu de ces révolutions ont finalement abouti. En Asie centrale, elles ont toutes échoué et la tentative manquée en Ouzbékistan, en 2005, s’est terminée par le départ forcé des troupes américaines qui y étaient stationnées. En Biélorussie, le pouvoir de Loukachenko n’a jamais été ébranlé ne serait-ce qu’une heure. En Iran, le pouvoir d’Ahmadinejad est sorti vainqueur de l’affrontement.

Analyser les conditions qui ont favorisé la réussite de ces mouvements politiques permet de mieux comprendre l’évolution des régimes qui en sont issus.

Les révolutions colorées, comme les révolutions en général, ne réussissent que dans les régimes où l’autorité de l’Etat est considérablement affaiblie et discréditée. C’est le cas en Yougoslavie en 2000. La rue considère Milosevic comme le meilleur allié de l’OTAN. Il est accusé d’avoir abandonné successivement la Krajina, la Bosnie et le Kosovo, cela malgré la supériorité de l’armée serbe. C’est aussi le cas en Ukraine et en Géorgie. L’instabilité politique et économique a profondément miné la confiance des populations dans leurs dirigeants. A cela s’ajoute la présence d’oligarchies politico-économiques incontrôlables. Cet affaiblissement de l’autorité de l’Etat est une raison nécessaire mais pas suffisante. Le Tadjikistan, l’Ouzbékistan ou encore la Biélorussie connaissent également des situations économiques difficiles dans bien des domaines. Pourtant elles n’aboutissent pas à des révolutions. Pour survivre, ces régimes ont su maintenir un contrôle étroit sur les forces d’opposition potentielles et empêcher l’implication massive des ONG étrangères.

Pour réussir, une révolution colorée doit être précédée par la mise en place de réseaux et d’ONG dans le pays cible. Cela suppose une ouverture préalable de ce pays à l’influence américaine. Les administrations yougoslave, ukrainienne et géorgienne qui ont été renversées par les révolutions colorées ont toutes cru avoir trouvé dans les Etats-Unis, un allié fiable. Milosevic est l’un des premiers aparatchiki yougoslaves à se tourner vers les Etats-Unis dès les années 1970 (1). Il devient alors président de la BEOBANK, poste qu’il occupe à Belgrade et à New York. Dans les années 1990, il est l’interlocuteur privilégié des Américains. Il est même qualifié de Gorbatchev des Balkans dans la presse occidentale. Rêvant davantage d’une petite Yougoslavie dont il serait le maître que d’une grande Serbie, il joue la carte américaine quasiment jusqu’au bout. En Ukraine, c’est Léonid Koutchma qui lance, en 2002, l’idée de l’intégration à l’OTAN. Enfin, Shevernadzé en Géorgie, dont l’armée a été défaite par les indépendantistes abkhazes et ossètes, finit par se rapprocher des Occidentaux à partir de 2000 et signe un accord militaire avec les Américains en 2003. Comme le général Noriéga, le Shah d’Iran ou Saddam Hussein, ces chefs d’Etats se sont rendus compte trop tard que leur protecteur américain avait décidé de les remplacer. Entre temps, ils avaient laissé s’installer les réseaux et les ONG pro-américaines et s’étaient attirés l’animosité de la seule puissance capable de faire contrepoids dans la région.

La nécessité de garder les nouveaux présidents sous influence, et au besoin de les remplacer, explique le choix de personnalités aussi médiocres que Saakhachvili ou Youtchenko. Le fait, que Saakhachvili ou Youtchenko aient chacun mené leur pays respectif dans une impasse, importe moins que leur loyauté vis-à-vis de leur commanditaire. Le Président ukrainien ne s’y est d’ailleurs pas trompé. Au lendemain de son humiliante défaite au premier tour des élections présidentielles ukrainiennes, sa décision de promouvoir Stepan Bandera (2), grand massacreur de juifs et de Polonais, comme héro national ukrainien, sonne comme une vengeance vis-à-vis de l’Occident qui l’a abandonné. Saakhachvili, de son côté, n’a pas accepté de renoncer au pouvoir, malgré les incitations de ses parrains américains (3). Il ne doit sa survie politique qu’à la transformation de son administration en un régime policier répressif. Le département d’Etat américain est ainsi piégé. Un scénario à l’Ukrainienne ne manquerait pas de rapprocher deux peuples dont les destins ont été souvent liés. Pour les Etats-Unis, perdre le Caucase après avoir perdu l’Asie Centrale et l’Ukraine serait une catastrophe. Cela sonnerait le glas de la stratégie de refoulement de la Russie (4), appliquée consciencieusement par les administrations américaines depuis 20 ans. (more…)

22 janvier 2014

¤ Au cœur du Nouvel Ordre Mondial: le Dossier Rockefeller…

Classé dans : Complots prouvés,Politique/Societe — uriniglirimirnaglu @ 5 : 36

Sources :

- http://resistance71.wordpress.com/2011/09/28/au-coeur-du-nouvel-ordre-mondial-le-dossier-rockefeller-1ere-partie/

- http://resistance71.wordpress.com/2011/10/05/au-coeur-du-nouvel-ordre-mondial-le-dossier-rockefeller-2eme-partie/

- http://resistance71.wordpress.com/2011/10/11/au-coeur-du-nouvel-ordre-mondial-le-dossier-rockefeller-3eme-et-derniere-partie/

Nous avons traduit de larges extrait d’un livre de Gary Allen publie en 1976 « The Rockefeller File » ou « Le dossier Rockefeller »et qui n’a jamais ete traduit en français a notre connaissance (merci de nous dire si vous en trouvez trace).

Cet ouvrage est d’une importance capitale a notre sens, tout comme le sont ceux de l’historien de Stanford University Antony C. Sutton, pour la comprehension de ce qui est la dynamique implacable et destructrice du Nouvel Ordre Mondial. 

L’ouvrage se compose de 196 pages et serait trop long a traduire dans sa totalite, nous en avons donc selectionne ce que nous pensons en etre la « substantifique moelle » pour la traduction et la diffusion a notre lectorat (ceci etant subjectif bien entendu et nous encourageons tous ceux qui peuvent lire l’anglais de lire le livre en VO, il est disponible gratuitement sur la toile, une possibilite ici). La traduction etant consequente malgre tout, nous la publierons donc en trois episodes a raison de un par semaine.

Voici donc la 1ere partie du « Dossier Rockefeller »...

Note: Resistance 71 ne partage pas les convictions politiques et sociale de l’auteur, ceci n’enleve rien a la pertinence de cette etude unique, qui est de l’avis des specialistes, la meilleure etude jamais realisee sur la famille Rockefeller, car elle analyse les dessous du pouvoir d’une des familles les plus puissantes au monde, ses ramifications et ses consequences tentaculaires sur le monde d’aujourd’hui.

A titre d’exemple du livre, peu de personnes savent (c’est pourtant documente et a ete relaye par les grands journaux de l’epoque comme le Chicago Tribune…) que David Rockefeller (95 ans aujourd’hui) a eu un entretien prive a huis clos de deux heures et demies avec le premier sovietique Nikita Kroutchev a Moscou en Juillet  1964, et qu’a l’issue de cet entretien, plusieurs mois plus tard, Kroutchev fut depose et l’URSS prit certaines directions. Si cela n’est pas influer sur la politique mondiale, qu’en est-il donc ?

Les Rockefeller sont au cœur de la poussee elitiste pour un Nouvel Ordre Mondial, ce que nous vivons aujourd’hui, grande crise economique qui va aller en empirant et les multiples guerres imperialistes de controle ne sont que les stigmates du pire a venir… Si nous les laissons faire. La lutte contre la corporatocratie fasciste menee par les familles Rockefeller, Rothschild, Kuhn-Loeb etc et leurs buts de controle hegemonique et eugeniste est permanente et doit etre vue comme une mission citoyenne.

Ne croyez pas etre immunises contre le cancer ultra-capitaliste et ses corollaires fasciste brun ou fasciste rouge. Il nous ronge toujours plus, jour apres jour, mais il existe un antidote, que les peuples ont a porte de main depuis toujours mais ont ete endoctrines a ignorer. Il est grand temps de reagir contre ce parasitisme planetaire !

– Resistance 71 –

Le Dossier Rockefeller, 2eme partie

Le Dossier Rockefeller, 3eme et derniere partie partie

Le dossier Rockefeller (extraits)

De Gary Allen, 1976 (éditions 76 Press California, 196 pages)

~ Extraits traduits par Résistance 71 ~

Introduction:

-NdT: la préface du livre se présente sous la forme d’une lettre à entête du Congrès des Etats-Unis et a été écrite par un membre de la chambre des représentants (le parlement en France) d’alors, Lawrence P. McDonald.

La lettre est datée de Novembre 1975.

Voici ce que ce député dit dans sa lettre d’introduction au livre:

“Cher lecteur,

Les super-riches des Etats-Unis ont une puissance et des prérogatives inimaginables pour la plupart d’entre nous. Qui peut concevoir de posséder un empire privé incluant une centaine de maisons et propriétés, plus de 2500 serviteurs, des milliers d’objets de luxe et des millions de dollars sans en savoir réellement le chiffre exact ?

L’Amérique a une famille royale de la finance qui a connue tant de richesses depuis des générations. Il s’agit bien sûr des Rockefellers. Mais si les Rockefellers se contentaient de leurs richesses, si leurs possessions satisfaisaient tous leurs désirs, ce livre n’aurait jamais été écrit; tout comme je ne vous presserais pas de le lire.

L’argent seul n’est pas suffisant pour étancher la soif  et les extravagances des super-riches. Au lieu de cela, bon nombre utilisent leur immense richesse et l’influence que cette richesse leur donne, pour obtenir toujours plus de pouvoir. Un pouvoir jamais même rêvé par les tyrans et les despotes des temps anciens et moins anciens. Une puissance à l’échelle planétaire. Un pouvoir sur les gens et pas seulement sur les produits.

Ce livre “Le dossier Rockefeller” n’est pas un livre de fiction. Il est en fait une présentation compacte, puissante et effrayante de ce qui est peut-être l’histoire contemporaine la plus importante: la poussée des Rockefellers et de leurs alliés pour créer un gouvernement mondial, combinant le super-capitalisme et le communisme, sous le même toit, le tout sous leur contrôle.

Depuis plus de cent ans, depuis le temps où John D. Rockefeller Senior utilisa toutes les stratégies déviantes possibles et imaginables pour créer un monople pétrolier gigantesque, beaucoup de livres ont été écrits sur les Rockefellers, assez pour remplir une belle bibliothèque. J’en ai lu un certain nombre. Mais aussi loin que va ma connaissance en la matière, personne n’a osé révéler la partie la plus vitale de l’histoire des Rockefellers: à savoir que les Rockefellers et leurs alliés ont, depuis au moins 50 ans, suivi un plan soigneusement établi d’utiliser leur puissance économique pour établir un contrôle politique d’abord des Etats-Unis, pour ensuite contrôler le reste du monde.

Est-ce que je parle ici de conspiration, de complot ? Absolument. Je suis convaincu qu’un tel complot existe, un complot aux ramifications internationales, dont la planification a pris des générations et dont l’intention est extrêmement malfaisante. Vous trouverez la vérité, souvent surprenante, parfois désagréable, mais toujours d’une importance capitale dans les pages qui vont suivre.

Gary Allen a accompli un travail absolument remarquable pour rassembler ces centaines de faits éparpillés et d’indices cachés sur le puzzle Rockefeller et ce jusqu’à ce qu’un dessin remarquable et unique émerge.

L’image qui y est révélée une fois le dossier Rockefeller totalement ouvert va peut-être vous choquer. Dans ce livre, vous apprendrez pourquoi les Rockefellers suivent la politique qu’ils se sont assignée, quels sont leurs buts, où veulent-ils embarquer les Etats-Unis… et pourquoi il est plus qu’essentiel qu’ils soient arrêtés à temps.

Je vous conjure de lire ce “Dossier Rockefeller” et d’encourager vos amis à faire de même.”

Chapitre 1

[...] Les Rockefellers ont inventé une tactique, qui est utilisée aujourd’hui par la classe des super-riches: plus vous donnez l’impression de donner de l’argent, au plus riche et puissant vous devenez. Avec l’aide de politiciens captifs du système et guidées par quelques brillants esprits de firmes légales, des législations furent écrites et passées qui protégeraient l’élite des super-riches dont les Rockefellers font partie, de la taxation répressive qu’ils ont imposés à tout à chacun.

La clef de ce système est d’abandonner la propriété tout en conservant le contrôle… Il est souvent préférable d’avoir vos biens possédés par un trust ou une fondation, que vous contrôlez bien sûr, que de les avoir en votre nom propre[...]

[...] La maison Rockefeller n’est pas seulement une famille riche à succès, mais c’est un empire. Aucune famille n’a recherché délibérément autant de contrôle sur toutes les facettes de la vie américaine. Que ce soit le gouvernement, les affaires, l’énergie, la banque, la finance, les médias, la religion ou l’éducation, au centre même de la structure de ces pouvoirs vous trouverez l’argent des Rockefellers, les administrateurs des Rockefellers et leurs agents. Une telle infiltration, influançant chaque aspect important de la vie aux Etats-Unis, ne peut pas être une coïncidence[...]

Chapitre 2

“La concurrence est un pêché” (John D. Rockefeller Sr.)

[...] Quand John D fonda la Standard Oil, elle n’était qu’une parmi 27 autres raffineries de pétrole dans la région de Cleveland et certainement pas la plus importante. Mais cet homme d’affaire ambitieux qui déclara un jour que “la concurrence est un pêché”, élabora très tôt un plan pour avaler ou détruire ses concurrents. La simplicité, l’audacité et l’implacabilité de ce plan est effarant.

Il soudoya et força les compagnies ferrovières qui desservissaient la région de Cleveland (La Pennsylvanie, le lac Erie et central New York), de lui rétrocéder des commissions ou des ristournes non seulement sur son propre frêt, mais aussi sur celui de sa concurrence, sur chaque barril de pétrole que sa concurrence envoyait par le train. Au plus ils envoyaient par chemin de fer, et plus il gagnait ! Ce système permit à Rockefeller de diminuer ses prix et de pousser ses concurrents à la faillite sur la durée et ce en utilisant leur propre argent ! En un an tous ses concurrents capitulèrent[...]

[...] En 1890, la Standard Oil raffinait 90% du pétrole brut américain et ses opérations outre-mer se développaient très rapidement.[...]

Chapitre 3

[...] Ceci dit et de manière incroyable, le pétrole n’est pas le plus gros business des Rockefellers. Cet honneur est réservé à la finance internationale par la banque. Les banques de la famille Rockefeller (NdT: à l’époque où ce livre fut publié, rappelons-le, en 1976) sont la First National City Bank (NdT: aujourd’hui la Citi Bank) et la Chase Manhattan Bank (NdT: aujourd’hui la Morgan Chase). La Chase Manhattan Bank est la troisième banque mondiale (NdT: en 1976) et bien que seulement numéro trois, elles n’en est pas moins la banque qui a le plus d’influence.

La plus grande banque du monde (NdT: là encore en 1976) est la Bank of America en Californie, inventrice de la carte de crédit…

[...] La Chase Manhattan fut créée de la fusion de la Chase Bank des Rockefellers et de la Manhattan Bank contrôlée par la famille Kuhn-Loeb. Ce mariage fut un énorme succès pour les deux familles. En 1971 la Chase Manhattan Bank avait un patrimoine de 36 milliards de dollars[...]

[...] Très proche du système bancaire des Rockefellers nous trouvons les gigantesques compagnies d’assurance avec leurs investissements qui valent des centaines de millions de dollars. Les compagnies d’assurance vie jouent un rôle capital dans la finance parce qu’elles sont les principales pourvoyeuses de crédit à long terme, alors que les banques elles-mêmes sont plus pourvoyeuses de crédits à court et moyen terme… Le groupe banquier Rockefeller est intimement lié avec les conseils d’administration de trois des quatre plus grosses compagnies d’assurance vie: Metropolitan Life, Equitable Life et New York Life. Les actifs de ces trois géants étaient de 113 milliards de dollars en 1969.

D’après les recherches du professeur Knowles, le groupe de banques contrôlé par la famille Rockefeller, compte pour environ 25% de la totalité des biens possédés par les 50 top banques commerciales de la nation et tous les biens des 50 plus grosses compagnies d’assurance vie du pays.

Le contrôle par la famille Rockefeller de ces banques et compagnies d’assurance, lui donne un levier énorme sur l’économie américaine qui va au-delà de toute propriété directe[...]

[...] Résumons ce qui est connu (NdT: en 1976 toujours…): 37 des 100 plus grosses industries de la nation, 9 des 20 plus grosses compagnies de transport, qui est le plus gros service utilitaire de la nation vue sa taille, 3 des 4 plus grosses compagnies d’assurance, plus un grand nombre de plus petites entreprises engagées dans la production industrielle, la distribution, la vente de détail, les crédits, les investissements, sont contrôlés par la famille Rockefeller.

“La puissance de la fortune de la famille est au-delà de toute mesure”, a rapporté le Washington Post[...]

Chapitre 4

[...] La fondation Rockefeller originale fut fondée en 1901 et était appellée L’Institut Rockefeller pour la Recherche Médicale; elle fut partie intégrante d’un programme de relation publique pour améliorer l’image de Rockefeller…

Chaque année, les Rockefellers peuvent injecter jusqu’à la moitié de leurs revenus dans leurs fondations et déduire ces “dons” de leurs impôts. Nelson Rockefeller (NdT: ancien vice-président des Etats-Unis sous Gerald Ford) admît dans une audition au congrès que “la fondation ne paie aucuns impôts sur le revenu du capital et aucun impôt sur le revenu, ainsi ces fonds peuvent continuer de croître” [...]

[...] Collectivement, les fondations Rockefeller ont plus de 1,5 milliards de dollars en actif (NdT: en 1976, bien plus aujourd’hui…), mais elles ont aussi pouvoir de contrôle d’autres fondations très importantes comme les fondations Carnegie et Ford. Quand vous entendez le mot “Fondation Carnegie”.. Pensez “Rockefeller”. Depuis plusieurs années déjà, les fondations Carnegie ne sont que des ramifications de la pieuvre Rockefeller. Les directeurs des opérations des fondations Carnegie ont été depuis des années des membres du comité de corrdination Rockefeller. Le Council on Foreign Relation (CFR) est la colle qui cimente l’entité Rockefeller.

Le gros bébé de la fondation est la fondation Ford qui représetne plus de 3 milliards de dollars de biens en propre (NdT: là encore, chiffre de 1976… Bien plus aujourd’hui) [...]

[...] Tout comme la fondation Carnegie, la majorité des trustees de la fondation Ford sont des membres du CFR des Rockefellers[...]

[...] Le capitalisme monopolistique est impossible à moins d’avoir un gouvernement qui a le pouvoir d’étrangler toute véléité de concurrence.

La meilleure façon de contrôler ou d’éliminer la concurrence n’est pas d’être meilleur qu’elle sur le marché, mais d’utiliser le pouvoir du gouvernement pour l’exclure en grande partie du marché. Si vous désirez contrôler le commerce, la banque, les transports, et les ressources naturelles à une échelle nationale, vous vous devez de contrôler le gouvernement fédéral. Si vous et votre clique désirez établir un monopole mondial, vous vous devez de contrôler un gouvernement mondial.

Les Rockefellers ne sont pas des humanistes; ils sont des contrôleurs de pouvoir machiavéliques[...]

***

Au cœur du Nouvel Ordre Mondial… Le dossier Rockefeller 2eme partie…

= = Suite de notre traduction en trois parties de larges extraits du livre de Gary Allen « The Rockefeller File » = =

Dossier Rockefeller 1ere partie

Dossier Rockefeller 3eme partie

Chapitre 5

[...] Les Rockefeller ont maîtrisé à un point terrifiant l’art d’utiliser la puissance économique afin de bâtir une puissance politique qui va renforcer encore plus avant leur pouvoir économique et ainsi de suite, ad infinitum[...]

[...] La pierre angulaire de l’establishment Rockefeller est le Council on Foreign Relation (CFR). Le leadership du CFR est l’équivalent du cerveau de la pieuvre. David Rockefeller est le président du comité directeur (NdT: en 1975-1976, il est président honoraire aujourd’hui)…

Le CFR est basé à New York et est composé d’environ 1600 “initiés” au faîte des affaires de la nation dans les domaines de la haute finance, de la politique, de l’éducation supérieure, du commerce, des fondations et des médias audio-visuels et écrits… Pendant ses cinquante premières années d’existence, le CFR ne fut pratiquement jamais mentionné par les grands de la presse nationale. Mais quand vous réalisez que le CFR a pour membres les top exécutifs du New York Times, du Washington Post, du Los Angeles Times, de Time, Life, Fortune, Business Week, et des chaînes NBC, CBS (NdT: CNN, Fox News, MSNBC etc n’existaient pas dans les années 70… Ils ont rejoint le club depuis…) et bien d’autres, vous pouvez être certain qu’une telle anonymité n’est pas une coïncidence et qu’elle est parfaitement délibérée… Anticipant de manière évidente une attention publique grandissante au sujet du CFR, le New York Times et le New York magazine se fendirent de deux articles. La stratégie était d’admettre que le CFR avait de longue date agit en super-gouvernement non élu des Etats-Unis, mais de maintenir la ligne que cela avait été fait de manière altruiste, idéaliste et par dévotion abnégatoire envers le bien public. (NdT: ceci se passa de la même façon pour le groupe Bilderberg, dont l’existence même était niée il y a encore une dizaine d’année et le fait de le mentionner n’amenait que le déni et l’accusation d’élucubrations conspirationnistes. Aujourd’hui, la presse de masse est obligée d’en parler car le groupe ne peut plus avancer caché)[...]

[...] De fait, le CFR a servi d’agence pour l’emploi virtuelle pour le gouvernement fédéral, à la fois républicain ou démocrate. Dans son article du New York Times, Anthony Lukas observa: “Tout le monde sait comment fonctionne la fraternité de groupe pour gravir les échelons de la vie. Si vous voulez être dans la politique étrangère, il n’y a pas de meilleure fraternité que le Council on Foreign Relation et il faut en faire partie…” [...]

[...] Qu’essaient de faire les Rockefeller avec leur CFR ?

Pour la première fois dans l’histoire, nous avons un membre du CFR qui est prêt à parler contre l’organisation.

Il s’appelle Chester Ward et est un Amiral en retraite de la marine américaine, qui est devenu l’avocat général du tribunal militaire de la marine. Alors qu’il gravissait les échelons du succès au sein de la marine, il fut invité à rejoindre le “prestigieux” CFR. L’establishment anticipa le fait que comme beaucoup d’autres avant lui, l’Amiral Ward succomberait à la flatterie d’être invité dans le sein des saints du sanctuaire de l’establishment et qu’en faisant appel subtilement à son ambition personnelle, il resterait gentillement dans la ligne de conduite. Les “initiés” sous-estimèrent grandement la dureté de caractère de l’amiral Ward. Il devint très vite un opposant très vocal de l’organisation. L’amiral déclara:

“L’objectif de la majorité influente des membres du CFR n’a pas changé depuis depuis sa création en 1922 il y a donc plus de 50 ans. Dans le numéro du cinquantenaire de Foreign Affairs (la publication officielle du CFR), le premier article directeur était écrit par le membre du CFR Kingman Brewster Jr et intitulé “Réflexions sur notre but national”. Il ne se découragea pas et le nomma expressément comme suit: notre but national devrait être l’abolition de notre nationalité. Il déballa tous les arguments pour un gouvernement global…”

Si le CFR de la famille Rockefeller a “pour passion de renier la souveraineté” des Etats-Unis, a qui donc sommes-nous supposés la rendre ?

L’amiral Ward répond que le but est de “submerger la souveraineté et l’indépendance nationales dans un tout-puissant gouvernement mondial; et en accord avec l’amiral, environ 95% des 1600  membres du CFR sont au courant que cela est le véritable but du conseil, et ils soutiennent tous ce but ! [...]

[...] un des plus grands dangers pour les internationalistes du CFR est la peur que sufisamment de citoyens américains comprennent finalement ce qu’ils sont en train de faire et que dans la bonne vieille tradition d’un électorat en colère, ils “balancent les rats hors du navire”. Face a la possibilité qu’une centaine de mini-nations au sein du pays ne vous boudent, ou pire, que les citoyens du pays ne deviennent clairvoyants et sages concernant le plan de jeu que vous leur avez préparé, que feriez-vous ?

La réponse fut évidente pour les Rockefellers depuis plus de cinquante ans: vous créez un gouvernement mondial que vous contrôlez et vous avez ce gouvernement à la tète de tous les autres.

Ceci a été le plan établi depuis au moins les 54 dernières années (NdT: 1922, année de la création du CFR…) et depuis que papy pétrodollars lui-même donna de l’argent pour construire la Ligue des Nations à Genève[...]

[...] Un tel “Nouvel Ordre Mondial” de manière emphatique, ne veut pas dire une société rendue impotente débattant de sujets avec le CFR. Non, cela veut dire un régime international qui contrôle les armées du monde, les armes, les cours de justice, les collecteurs d’impôts (NdT: dont par exemple la fameuse inepte taxe carbone fait partie intégrante. Le but est de la payer directement au cartel banquier qui sera en contrôle du gouvernement mondial), les écoles, les gouvernements locaux et tout le reste[...]

[...] Le “Nouvel Ordre Mondial” planifié par les Rockefeller sera une dictature globale. Les conservateurs l’appelleront socialisme ou communisme; les gens de gauche l’appelleront fascisme. L’étiquette ne fait absolument aucune différence. Ce sera l’archipel du Goulag à l’échelle planétaire.

Bien sûr les promoteurs d’un tel gouvernement mondial déguisent leurs intentions derrière toute une série de propos à double sens. A titre d’exemple voici comment le sénateur Alan Cranston de Californie (qui fut pendant de nombreuses années le président de la dépendance des Rockefeller: United World Federalists), défendît la proposition d’un super-état:

“La proposition 64 de gouvernement mondial ne dit pas que nous devrons abandonner notre souveraineté. Elle propose simplement des moyens par lesquels nous pourrons exercer au mieux notre souveraineté impotente sur des choses vitales comme par exemple la prévention de la guerre. Elle propose que nous créions un gouvernement mondial limité et que nous y déposions notre souveraineté…” En clair, nous n’abandonnons rien, mais nous “déposons”, Orwell appelait cela la novlangue[...]

[...] Même Nelson Rockefeller (NdT: vice président du président Gérald Ford, qui était en fonction au moment de la publication de ce livre, juste avant l’élection de Jimmy Carter, qui lui aussi s’entourera de membres du CFR et de la commission trilatérale également créée par Rockefeller…) sait que la révolution américaine fut une protestion contre exactement la sorte de pouvoir centralisé dont il se fait l’avocat. L’empire britannique était le gouvernement mondial de l’époque. Nos pères fondateurs ne voulaient pas être inter-dépendants, ils voulaient être indépendants. Ils étaient d’accord de payer le prix pour cette indépendance, dans la même monnaie que tout homme libre doit toujours payer: en sang et en or.

Chapitre 6

[...] “De manière toute aussi important est l’influence du CFR sur les médias… Le CFR contrôle ou possède les journaux principaux, les magazines ainsi que les réseaux de radio et de télévision…” Amiral Chester Ward (CFR et amiral en retraite)

Les Rockefellers comme nous l’avons vu ne sont pas de ceux qui laissent l’opinion publique se forger par chance. C’est pourquoi ils ont aussi investi leur argent charitable si judicieusement dans les filières de l’éducation et de la religion. Il serait d’une grande naïveté d’assumer que la famille ne puisse pas exercer toute influence subtile ou moins subtile sur les médias de masse de la nation[...]

[...] Les Rockefellers se sont assurés que les faiseurs d’opinion et les preneurs de décision du domaine des médias et de la presse ont été proprement introduits et initiés dans leur loge du CFR[...]

[...] Feu Arthur Hays Sulzberger, chairman du comité directeur du New York Times (NdT: à cette période), était membre du CFR et aujourd’hui (NdT: en 1975-76, c’est pire aujourd’hui !), il y a au moins 11 personnes ayant de hautes fonctions au sein du New York Times qui sont membres du CFR[...]

[...] L’implication des Rockefeller dans les médias est multiple. Principalement, les plans du gang Rockefeller pour créer un gouvernement mondial monopoliste ne sont jamais, au grand jamais, discutés au sein de la grande machine de désinformation. Les médias décident ce dont on parlera dans le pays. Nous avons dans ce pays ce que le journaliste Kevin Phillips a appelé une “médiacratie”.

Une médiacratie peut s’occuper de quelqu’un comme Ralph Nader et en faire un héro populaire instantané; ou ils peuvent prendre un ennemi des Rockefeller et en créer une image telle qu’il apparaît comme un crétin, un bouffon, un bigot ou un paranoïaque dangereux[...]

[...] Les faiseurs d’opinion de Madison avenue, le think tank de la Rand Corporation ou de l’Institut Hudson, peuvent manipuler et de fait manipulent l’opinion publique. Les élitistes de l’establishment appellent cela “le façonage du consentement”, ce qui veut dire que nous sommes manipuler à croire les mottos que nous ajustons sur les bracelets de nos poignets. Les techniques développées par le Thought Trust des Rockefellers viennent juste d’être adoptées et plus brutalement mises en œuvre par les communistes. Avec l’argent, les Rockefeller ont acquis les médias et leur contrôle; avec les médias, la famille a conquis l’opinion publique. Avec le contrôle de l’opinion publique, elle a gagné la politique et avec le contrôle du paradigme politique, elle a pris le contrôle de la nation[...]

Chapitre 7

“Nous aurons un gouvernement mondial que vous le vouliez ou non, le tout est de savoir si ce sera par conquête ou par consentement.”

(James Warburg, membre du CFR, déclaration faite à l’occasion d’un témoignage devant le comité sénatorial des relations étrangères le 17 Février 1950)

[...] Une liste complète de toutes les organisations, mouvements, publications et programmes soutenant l’idée d’un gouvernement mondial, qui a leur tour sont gérés par l’axe Rockefeller-CFR de derrière le rideau, serait du volume d’un livre aussi volumineux que l’annuaire de téléphone de Los Angelès. De manière évidente nous ne pouvons mentionner ici qu’un petit nombre des éléments de la piste Rockefeller vers le gouvernement mondial.

Certainement le chemin le plus visible vers le gouvernement mondial est celui qui passe par l’organisation créée en 1945 par les rockefeller avec justement ce but: L’Organisation des Nations Unies; à cet égard, les médias sous contrôle ont créé l’illusion, le mythe que l’ONU est un organisme de débat sans fondement réel[...]

[...] Si les contrôleurs de la pensée travaillant pour les Rockefeller peuvent persuader suffisamment d’Américains d’accepter de soumettre volontairement la souverainté des Etats-Unis aux mains de l’ONU, la longue campagne pour le gouvernment mondial sera terminée. Le Nouvel Ordre Mondial sera en vigueur. Les Rockefeller désireraient payer beaucoup d’argent pour un tel coup d’état pacifique et sans effusion de sang.

De fait ils financent toutes les possibilités. Voici juste quelques organisations aux Etats-Unis qui sont financées et / ou dirigées par le consortium dirigé par les Rockefeller et leur CFR et qui font la promotion directe de l’abandon de la souveraineté américaine: (NdT: nous ne citerons ici que celles éventuellement les plus connues en France, la liste est bien plus longue dans le livre !…)

  •    American Associations for the United Nations
  •    Atlantic Union
  •    Chatham House
  •    CFR
  •    Federation of World Governments
  •    Institute of International Education
  •    Trilateral Commission
  •    United World Federalists

[...] Peu de temps après la création de la Commission Trilatérale, Zbigniew Brzezinski en fut nommé directeur. Celui-ci écrivit un article pour le journal du CFR (dont il est aussi membre) “Foreign Affairs”, dans lequel il déclara:

“Il y a tres peu de chance que le monde s’unisse volontairement derrière une idéologie commune d’un super-gouvernement. Le seul espoir pratique est que celui-ci réponde à une préoccupation sur sa propre survie…”

En clair, Brzezinski dit qu’il est temps d’oublier l’approche ouverte et bonne enfant sur le gouvernement mondial proposée par exemple par L’Union Atlantique. L’union volontaire ne sera pas effectuée à temps, mieux vaut essayer une approche nouvelle. Quelle est cette nouvelle approche ? De manière simple,  il s’agit d’imposer les mêmes contrôles sur les nations qu’un gouvernement mondial ne le proposerait, mais cette fois-ci sous le déguisement de résoudre des problèmes économiques, écologiques ou énergétiques[...]

[...] La Commission Trilatérale a été créée par David Rockefeller afin du guider ses pairs internationalistes dans l’utilisation de leur influence privée pour garantir que leur gouvernement reste dans la droite ligne, celle de la grande poussée vers la grande fusion globale. Le pays qui ignore ces avertissements et donne trop d’importance à ses problèmes domestiques, pourrait bien se retrouver confronté à des problèmes alimentaires, d’approvisionnement en carburant ou de crise financière, qui fera passer la grande dépression pour une randonnée champêtre à travers la terre promise.

Chapitres 8 & 9

“Il y a toujours eu une alliance continuelle, bien que cachée, entre les capitalistes, la politique internationale et les socialistes révolutionnaires internationaux et ce pour leur bénéfice mutuel.”

(Antony Sutton, historien, université de Stanford, Californie, dans son livre “Wall Street et la révolution bolchévique”)

Si beaucoup de biographes ont parlé de la fortune et de la puissance politique et économique quasi illimitée dont dispose la famille Rockefeller, très peu se sont frottés avec l’aspect le plus remarquable de cette famille: sa relation proche, voire intime, au travers de plusieurs générations, avec ce qui est supposé être leur ennemi juré: le communisme… Dire que tout n’est pas toujours ce qu’il paraît être relève du cliché, mais il n’y a pas de mystère plus grand que l’identité de l’ultime soutien au mouvement communiste international[...]

[...] Aujourd’hui, beaucoup de gens pensent que les communistes furent capables de s’imposer en Russie parce qu’ils furent capables de gagner le soutien des paysans qui en avaient assez de la tyrannie des Tsars. Ceci n’est pas ce qui se passa… Au moment où le tsar Nicolas II abdiqua, et pour les mois qui s’en suivirent, les leaders de la révolution bolchévique, Lénine et Trotsky, n’étaient même pas sur le sol russe. Lénine était en Suisse où il vivait en exil depuis 1905. Trotsky était lui aussi en exil, travaillant comme journaliste pour un journal communiste à New York.

Trotsky fut autorisé à retourner en Russie avec un passeport américain et Lénine fut introduit en Russie par l’intermédiaire du fameux train scellé[...]

[...] Les bolchéviques purent parvenir au pouvoir non pas parce que les masses populaires de Russie les ont rappelé pour mener la révolution; mais parce que des hommes puissants en Europe et aux Etats-Unis, incluant les membres de la famille Rockefeller, les envoyèrent en Russie. Mais alors que ces faits ont été en partie supprimés dans le narratif, le plus grand secret de toute cette période réside sans aucun doute avec le fait que le financement pour cette révolution provint en fait des super capitalistes occidentaux et principalement des Etats-Unis.

Un ouvrage à la documentation méticuleuse fut écrit par l’historien Antony C. Sutton sur le sujet: “Wall Street and the Bolshevik Revolution”

[...] Le chercheur du Hoover Institute de l’université de Stanford pose la question la plus évidente: quelle serait la motivation derrière une coalition entre les capitalistes et les bolchéviques ? Les avantages sont très clairs pour les communistes; mais quels seraient les bénéfices potentiels d’une telle union pour les super-capitalistes occidentaux?

Sutton suggère que la Russie était et est toujours aujourd’hui (NdT: rappel de la date: 1976), le plus gros marché non exploité au monde. De plus, la Russie d’hier et d’aujourd’hui représente le plus gros risque de compétition sur le marché pour l’Amérique et sa suprématie industrielle et financière.

“Wall Street”, dit Sutton, “doit avoir des sueurs froides en se représentant la Russie comme un second géant industriel à l’instar de l’Amérique”. En mettant en selle la Russie, avec un système économique improductif dépendant de l’Ouest pour des injections constantes de liquidité et de technologie afin de survivre, celle-ci pourrait être à la fois contrôlée et exploitée[...]

[...] Avec la révolution bolchévique, nous avons quelques uns des hommes les plus riches du monde qui financent un mouvement qui clâme que sa raison même d’exister est d’accaparer la richesse des cartels super-riches, des banquiers capitalistes comme les Rockefellers.

De manière évidente ces hommes n’ont aucune peur du communisme international. Il est donc très logique d’assumer que s’ils l’ont financé et sont enclins, avides même de coopérer avec celui-ci, ce doit être parce qu’ils le contrôlent. Peut-il y a voir une autre explication qui ait un sens ? N’oublions pas que pendant plus de 100 ans, ce fut une routine procédurière standard pour les Rockefeller et leurs alliés de contrôler les deux côtés de chaque conflit.

Ayant créé leur colonie en Russie, les Rockefellers et leurs alliés ont puissamment lutté depuis lors pour la maintenir en vie. Depuis 1918 cette clique s’est engagée à transférer argent et probablement plus important, de l’information technique et technologique vers l’URSS. Ceci est étudié dane le détail dans le triptique historique grandiose d’Antony Sutton “La technologie occidentale dans le développement économique soviétique”. Utilisant dans la plupart des cas des documents du département d’état américain, Sutton prouve sans doute possible que virtuellement tout ce que possède l’URSS a été acquis en occident, principalement aux Etats-Unis. Ce n’est pas une exagération que de dire que l’URSS est en fait made in the USA. Personne n’a même tenté de réfuter le travail de recherche de Sutton. C’est impossible. Mais la machine de la désinformation que compose notre médiacratie peut ignorer Sutton. C’est ce qu’elle fait. Totalement[...]

[...] Dans ses trois volumes historiques sur le développment technologique de l’URSS, le professeur Sutton prouve de manière conclusive qu’il n’y a pas un segment de l’économie soviétique qui n’est pas le résultat du transfert de technologie occidentale, surtout états-unienne.

Ceci ne peut pas être une simple coïncidence; depuis plus de cinquante ans les membres initiés de la clique réserve fédérale-CFR-Rockefeller ont soutenu et implémenté des politiques qui visaient à accroître la puissance de leur satellite: l’Union Soviétique. Ainsi, les Etats-Unis dépensent 90 milliards de dollars annuels dans un budget de défense (NdT: en 1975-76, il est bien plus considérable aujourd’hui, l’URSS ayant été remplacée par une autre “menace” également créée de toute pièce: la guerre contre le terrorisme et Al Qaïda..) dont le but est de se protéger contre un ennemi que les “initiés” bâtissent au fur et à mesure[...]

[...] En 1964 David Rockefeller et Nikita Kroutchvev ont eu un meeting à huis clos de deux heures et demie. Le Chicago Tribune du 12 Octobre 1964 rapporta:

“David Rockefeller a eu un briefing avec le président Johnson aujourd’hui en rapport avec sa récente réunion avec le premier Nikita Kroutchev de Russie… Le leader rouge a indiqué que les Etats-Unis et l’URSS devaient ‘faire plus de commerce’. Kroutchev, d’après Rockefeller, a dit qu’il désirerait voir les Etats-Unis étendre ses crédits à longs termes à l’Union Soviétique.”

En fait ce meeting entre Rockefeller et Kroutchvev eut lieu deux mois plus tôt en Juillet. Quelques soient les problèmes qui émergèrent de cette réunion, ils ne furent pas résolus avant que le président des Etats-Unis ait eu un briefing en Septembre avec Rockefeller. Un mois plus tard, Kroutchev fut déposé. David Rockefeller rencontra peu aprés son remplaçant sur les bords de la Mer Noire et en Octobre 1966, Lyndon Johnson annonça sa nouvelle politique de “réconciliation” avec l’Europe de l’Est. Ceci fut fait dans une période où le bloc communiste escaladait son aide au Vietnam, dont virtuellement tout le matériel militaire venait des usines de munitions et d’armement d’Europe de l’Est[...]

[...] Le Viet Cong et l’armée nord-vietnamienne recevaient 85% de leur armement et matériel de guerre des nations du pacte de Varsovie… Les USA ont équippé et financé les deux côtés de cette terrible guerre du Vietnam qui a tuée près de 55 000 soldats américains par proxy (NdT: et plus d’un million de Vietnamiens bien sûr…). Une fois de plus, les médias de masse ont laissé le public américain dans l’ignorance de cette vérité choquante et scandaleuse[...]

[...] Ainsi, par la possibilité d’achat de patentes pour les communistes, les Rockefeller sont virtuellement en charge de la recherche et du développement de la machine militaire soviétique. Leur but est de permettre aux soviétiques de produire en masse de la technologie made in USA. Insistons ici sur le fait que le transfert d’une telle connaissance technologique est bien plus important que la vente d’armes[...]

[...] Parce que les Rockefeller ont maintenant le contrat exclusif de suppléer des patentes américaines aux Soviétiques, ils sont, par définition, les agents de la grande machine rouge. Il va sans dire qu’ils sont les plus gros agents des communistes de l’histoire. Ou peut-être serait-il plus à propos de décrire les communistes comme les agents des Rockefeller ?

Un outil de plus en plus important pour le pillage des Etats-Unis par les Rockefeller et leurs cohortes est la banque Export-Import, connue sous le nom de Eximbank (NdT: qui existe toujours de nos jours et est très proche de l’administration Obama). Cette banque fut établie en 1934 afin de financer et de promouvoir le commerce avec l’URSS. Mais ce ne fut pas avant que Richard Nixon eut signé la “détermination présidentielle” le 18 Octobre 1972, que l’Eximbank commença à financer le commerce avec les Soviétiques[...]

[...] Comme faisant part de l’effort phénoménal de bâtir l’économie soviétique en pillant les Etats-Unis, par le crédit (NdT: çà ne date pas d’hier ces histoires de crédits…), Richard Nixon nomma William Casey comme directeur de la banque Export-Import (NdT: ce même William Casey deviendra directeur de la CIA sous George Bush père, de fait, depuis la création de la CIA après la seconde guerre mondiale, une très vaste majorité de ses directeurs ont été liés de près à Wall Street, de là à dire que la CIA est une ramification, création de Wall Street, il n’y a qu’un pas facilement franchissable…). Casey, membre du CFR contrôlé par les Rockefeller est l’homme parfait pour le travail que Nixon et Kissinger ont en tête[...]

[...] Mais David Rockefeller est sûr du repaiement de la dette. Les prêts de la Chase sont garantis par les contribuables américains à travers d’autres agences gouvernementales comme l’Overseas Private Investment Corporation (OPIC) et la Foreign Credit Insurance Association (FCIA). Gràce à cela, le contribuable américain est pris à l’hameçon jusqu’au dernier centime. De la même manière qu’avec les prêts de l’Eximbank, l’OPIC et la FCIA garantissent aux “hommes d’affaires” un profit quelque soit la manière dont l’affaire se termine. Ce qui se passe en fait, est que nous donnons aux soviétiques une usine de camions valant 2 milliards de dollars tout en assurant les Rockefeller de leur commission sur le contrat[...]

[...] “L’URSS est le plus grand marché non développé pour les Etats-Unis (NdT: dans les années 70)”, dit Alfred R. Wentworth, senior vice président de la Chase Manhattan Bank et directeur de l’agence moscovite récemment ouverte. “Ce marché s’ouvre maintenant et nos banques désirent participer à la multitude d’opportunités ainsi créées.” … Comme le magazine Newsweek titra: “Le Kremlin a maintenant un camarade à la Chase”[...]

[...] Le professeur Sutton a assemblé un puit d’abondance concernant les preuves, que personne n’a jamais essayé de réfuter. Dans un premier temps, il prouva que le système communiste d’état est un système stagnant incapable d’inovation et de productivité. Sa survie même au niveau basique a requis des transfusions régulières de fonds et de technologie. Sans aide de l’Ouest, l’URSS se serait effondrée depuis longtemps; mais sans elle, les Rockefeller et les autres super-riches n’auraient pas eu “l’ennemi” à disposition pour justifier leur plans de gouvernment mondial monopoliste. L’URSS fut d’abord sauvée par Herbert Hoover avec de la nourriture; puis est venu la NEP de Lénine, sa nouvelle politique économique, qui a rouvert les portes de la Russie aux super-capitalistes… La seconde guerre mondiale a vu des prêts de 11 milliards de dollars… Pendant la présidence de Kennedy, nous leur avons donné du blé pour nourrir les ouvriers d’usine. Pendant la guerre du Vietnam, les Etats-Unis ont envoyé de la logistique déterminante aux pays du bloc de l’Est, qui produisit au Nord-Vietnam son équipement de guerre pour tuer notre propre soldats. Aujourd’hui nous leur fournissons la plus grande usine de camion au monde, des ordinateurs très sophistiqués et de a technologie de production. Cerise sur la gâteau, le Wall Street Journal du 25 Avril 1975 titre: “Les Etats-Unis envoient en catimini de l’uranium à l’URSS afin de fabriquer du combustible nucléaire.”

Comme l’observa justement l’ex-secrétaire d’état à la marine James Forrestal: “La consistence n’a jamais étee une marque de stupidité. Si les diplomates qui ont mal géré notre relation avec l’URSS étaient simplement stupides, ils feraient de temps en temps une erreur en notre faveur.” En bref, ce qui se passe n’est pas simplement le pillage de notre économie, mais de la trahison pure et simple[...]

***

Chapitre 10

Le plan de jeu des Rockefeller est d’utiliser le contrôle de la population, de la production alimentaire et de l’énergie comme méthiode de contrôle des gens et des nations, ce qui mènera immanquablement à la grande fusion. Le gros du travail de sape pour établir cette stratégie est effectué par Henry Kissinger, qui fut un enployé personnel de Nelson Rockefeller pendant plus de dix ans avant que celui-ci ne le place dans le gouvernment Nixon. En de nombreuses occasions Herr Kissinger a déclaré que son but était de créer un “Nouvel Ordre Mondial” (NdT: chose qu’il réitéra à Wall Street en 2009 au début de la crise). A ce sujet, le journaliste Paul Scott révèle:

“Kissinger croit, selon ses aides de camps, qu’en contrôlant l’alimentaire, on eut contrôler les peuples, en contrôlant l’énergie, spécifiquement le pétrole, on peut contrôler les nations et leur système financier. En plaçant la nourriture et le pétrole ainsi que le système monétaire mondial sous contrôle international, Kissinger est convaincu qu’une première mouture de gouvernement mondial opérant sous les auspices de l’ONU peut devenir une realité avant 1980.”… De manière évidente, le plan est de s’emparer des biens d’autrui et de les placer sous le parapluie protecteur d’un gouvernement mondial contrôlé par les Rockefeller.

Cette nouvelle stratégie pourrait être appellée la “route de la crise” vers le Nouvel Ordre Mondial. (NdT: si la date de 1980 pour une première mouture ne fut pas respectée, observons la “route de la crise” depuis et son emballement aujourd’hui, surtout depuis l’évènement catalyseur nécessaire du 11 Septembre 2001…)…

Le plan, tel qu’il fut publiquement annoncé par le membre du CFR Richard Gardner, fonctionnaire à temps partiel du département d’état et professeur de droit et d’organisations internationales à l’université de Columbia, explique qu’au lieu d’essayer de faire de l’ONU une dictature mondiale complète dès le départ, l’establishment identifiera des problèmes dans différents pays. Ensuite ils proposeront des “solutions”, qui ne pourront être réalisées que par une sorte d’agence internationale, de façon que chaque pays concerné soit obliger de soumettre segment après segment son indépendance nationale[...]

[...] Mais si plus de nations parvenaient à l’indépendance alimentaire, le terreau pour une gouvernance mondiale disparaîtrait. Pour que les Rockefellers puissent créer leur Nouvel Ordre Mondial, ils doivent d’abord créer les famines et entretenir la peur de plus de souffrance. Tout ce dont on a besoin pour créer une famine est de mettre l’agriculture sous le contrôle d’une bureaucratie gouvernementale, et d’attendre un peu. Plus grosse est la bureaucratie et moins il faut attendre de plus une bureaucratie internationale est le nec plus ultra pour produire de la corruption et du blocage administratif au lieu de blé.

Entremêlée avec le contrôle alimentaire est la poussée pour plus de contrôle des populations. La gestion de la population (NdT: par la doctrine néo-malthusienne mâtinée de darwinisme-social) est un outil important pour construire le filet qui amènera les petits poissons vers le Nouvel Ordre Mondial. “L’explosion démographique” réelle ou totalement imaginée, est utilisée en parallèle avec les problèmes alimentaires, énergétiques et de change international afin d’imposer Big Brother[...]

[...] Pour les Rockefeller le socialisme n’est pas un sytème de redistribution de la richesse et spécifiquement pas de la leur, mais un système de contrôle des populations et de la concurrence. Le socialisme met le pouvoir aux mains du gouvernement et parce que les Rockefeller contrôlent le gouvernement, contrôle par le gouvernement veut en fait dire, contrôle par les Rockefeller. Vous ne le saviez peut-être pas… Mais vous pouvez être sûr qu’eux le savent ! [...]

Chapitre 11

[...] Il y a encore cinq ans de cela (NdT: 1970-71), pas une personne sur mille n’avait entendu le mot “écologie”; mais d’un seul coup d’un seul, nous sommes tous supposés paniquer à l’idée de la polution qui nous étouffe dans notre sommeil.

Les sources de financement de ce “mouvement spontané” furent les divers fondations Rockefeller, la fondation Carnegie, contrôlée par les Rockefeller et les fondations impliquées avec les Rockefeller comme celles de Mellon (Gulf Oil). Parmi les promoteurs publics les plus fervents du mouvement furent enrôlés Robert O. Anderson de Richfield Atlantic Oil (et membre du CFR) et Henry Ford le second de la compagnie Ford Motor (et membre du CFR). La tirelire principale du mouvement écologiste a été la fondation Ford (NdT: dont aujourd’hui Michelle Obama et sa mère sont de purs produits), dont pratiquement tous les trustees sont membres du CFR des Rockefeller. La fondation a littéralement déversée des millions de dollars (NdT: et continue à le faire aujourd’hui avec le renfort des néo-eugénistes des fondations Gates et Turner) pour développer des plans de contrôle de la population et de l’environnement de toute sorte[...]

[...] Le fond des frères Rockefeller, la fondation Rockefeller et le fond de la famille Rockefeller contribuent lourdement à la révolution environementaliste de laquelle la Standard Oil (NdT: mainenant Exxon-Mobil) profite très largement en pouvant mener les prix du pétrole en orbite[...]

[...] L’Aspen Institute (of Humanistic Studies) est lourdement financé par le fond des frères Rockefeller, nous espérons que cela ne choque pas trop; les Rockefeller ne sont pas les seuls intérêts pétroliers à financer le mouvemement écologique anti-pétrole. De gros donateurs ont été la fondation Gulf Oil, le trust de charité de la compagnie Humble, la fondation Mobil et la fondation de l’union pétrolière de Californie. Toutes ces entités étant bien sûr soit contrôlées soit en affaire avec les Rockefeller au travers du CFR[...]

[...] Les crises créées dans les domaines de l’énergie, de l’alimentation et de la population sont des leurres, créés de l’intérieur de façon à ce qu’elles puissent être “résolues” et qu’un “Nouvel Ordre Mondial” puisse être établi (NdT: le terme “New World Order” est ici utilisé par Gary Allen dans ce livre ecrit en 1975 et publié en 1976. Ce terme fut déjà utilisé par l’écrivain H.G. Wells pour le titre d’un de ses ouvrages publié en Janvier 1940…). Oui, les crises sont un grand élément fédérateur[...]

[...] Si le peuple américain avale les couleuvres de a propagande inspirée et financée par la famille Rockefeller, la prédiction d’une apocalypse faite de dépression économique et de famine deviendra une prophétie s’auto-réalisant. Si nous pouvons être réduits à l’état de panique au point de soumettre notre liberté au nom de notre survie, alors la dictature socialiste-fasciste du Nouvel Ordre Mondial des Rockefeller deviendra une réalité.

Chapitre 12

Quand John D. Rockefeller fut proche de monopoliser l’industrie du raffinement pétrolier, une de ses tactiques favorites et des plus efficaces était de capturer la concurrence depuis l’intérieur. Il plaçait ses hommes de main dans les bureaux de sa concurrence, ou soudoyait les employés des autres compagnies pour accomplir ses volontés.

Les descendants de John D. jouent maintenant le même jeu avec notre gouvernement. Cela ne fait absolument aucune différence quel parti est au pouvoir, que ce soit un gouvernement républicain ou démocrate, les gens des Rockefeller tiennent les positions clefs, spécifiquement dans les domaines de la politique étrangère et de la finance. La maison Rockefeller est le pouvoir éternel derrière le trône.

L’influence des Rockefeller sur la Maison Blanche a commencé en 1894 avec l’élection de William MacKinley; mais ce ne fut pas avant l’élection de Franklin Delano Roosevelt à la Maison Blanche qu’ils ne furent en position décisive de pouvoir déterminer la politique. Ce bien des façons, le New Deal de Roosevelt était une nouvelle donne de Rockefeller[...]

[...] Les Rockefeller ont fait du secrétariat au trésor (NdT: ministère des finances en France) une succursale virtuelle de la Chase Manhattan Bank…

Alors que le poste de secrétaire d’état au trésor (NdT: ministres des finances et du budget chez nous) est une position importante, celui de directeur du comité de la réserve fédérale l’est bien plus. La Réserve Fédérale est un mystère enrobé d’énigme pour la vaste majorité des Américains. Nánmoins, elle est essentielle et critique pour les manipulations économiques des Rockefeller. La famille fut instrumentale à créer ce sytème de Réserve Fédérale. Elle fut créée en 1910 au cours d’une réunion secrète sur l’île de Jekyll au large des côtes de Georgie, comme admit plusieurs annés plus tard par l’agent des Rockefeller Frank Vanderlip dans ses mémoires…

De cette réunion de l’île Jekyll naquît le rapport de la commission monétaire dont s’inspira la loi Aldrich, qui créa la réserve fédérale.

Le parti républicain étant vu comme étant trop associé aux intérêts de Wall Street, les conspirateurs décidèrent de faire promouvoir la loi par les démocrates comme un moyen de limiter la puissance de Wall Street !

La loi fut passée au congrès américain le 22 Décembre 1913, juste avant l’interruption de Noël.

Après le vote, Charles Lindbergh Sr, le père du célèbre aviateur, déclara au congrès:

“Cette loi établit le plus grand cartel banquier sur terre. Quand le président signera cette loi, le gouvernement invisible de la puissance de l’argent, dont l’existence est prouvée par l’enquête sur les trusts monétaires, sera légalisé. Voilà ce qu’est la loi Aldrich sous son déguisement… Cette nouvelle loi permettra au cartel banquier de créer de l’inflation quand ce mème cartel le jugera nécessaire pour ses intértêts…”

La loi sur la réserve fédérale était et est toujours vue hier et aujourd’hui, comme une grande victoire de la “démocratie” sur le “cartel de l’argent”. Rien ne peut être plus loin de la réalité. Le concept même du système des banques centrales fut inventé par ceux à qui on voulait retirer le pouvoir financier.

Quel est le degré de puisance de notre “banque centrale” ? Elle contrôle notre volume monétaire est les taux d’intérêts et manipule de la sorte toute l’économie, créant à volonté de l’inflation, de la déflation, des récessions ou des boums économiques; elle peut aussi influer grandement et à volonté sur le marché boursier. La réserve fédérale est si puissante que le parlementaire Wright Patman, président du comité parlementaire des finances affirme:

“Aujourd’hui aux Etats-Unis, nous avons deux gouvernements de facto, nous avons le gouvernement dûment constitué et nous avons un gouvernement indépendant, incontrôlé et incoordonné avec l’entité de la réserve fédérale, qui possède le pouvoir de créer la monnaie alors que celui-ci est réservé au congrès de par la constitution.”

A cet effet, la réserve fédérale gouverne les présidents, les parlementaires et les ministres des finances[...]

[...] Sous la brillante expertise des gérants monétaires agents des Rockefeller et du CFR, le dollar a perdu les trois-quarts de son pouvoir d’achat depuis 1940. (NdT: et bien plus depuis 1976…). La vitesse de dépréciation s’accélère. Bientôt votre dollar papier, complètement détaché de quelque valeur or ou argent que ce soit par les bons soins des agents Rockefeller, ne vaudra plus le papier sur lequel il est imprimé (NdT: n’est pas imprimé devrait-on mème dire aujourd’hui, puisque la masse de l’argent est une masse virtuelle qui n’existe pas et n’existera jamais, elle n’est qu’une illusion créée sur des écrans ordinateurs…). Ceci ne présente pas de problèmes pour les Rockefeller qui ne doivent pas vivre sur un revenu ou une pension de retraite fixes.

L’Amérique d’aujourd’hui est programmée pour une autre débâcle du style de 1929 (NdT: écrit en 1976… visionnaire, pas tant que cela car si prévisible…)[...]

[...] Les Rockefeller aiguisent maintenant leurs tondeuses à moutons et vont passer le monde à une nouvelle tonte. Cette fois-ci sera sans doute la dernière. En 1929, l’Amérique était loin d’un système de gouvernement total. La prochaine dépression sera utilisée comme prétexte pour l’établissement de contrôles socio-fascistes dans le pays et d’un super état mondial de manière internationale.

De la même façon que les Rockefeller utilise la banque Export-Import comme d’un outil pour piller le capital et pour seuvrer l’économie américaine de crédit ainsi que ses citoyens sur-impôsés, ils utiliseront la Banque Mondiale des Nations-Unies (NdT: et le FMI) comme un autre moyen de siphoner dans le porte-feuille du contribuable états-unien.

EPILOGUE

[...] Nous avons montré que la maison Rockefeller vaut des milliards de dollars et possède un moyen de levier sur ses centaines de millairds de plus au travers de son influence sur les mega-banques, les institutions financières, la production manufacturière et pétrolière. La famille a utilisé des fondations et leurs réseaux pour préserver et faire multiplier sa richesse ansi que pour façonner l’opinion publique par le biais de l’éducation, des médias et de la religion. A travers le Conseil en Relations Etrangères (CFR), elle a augmenté son influence sur le gouvernement, la réserve fédérale, la communication et l’éducation. Une soif sans fin, quasi psychopathique pour le pouvoir monopoliste, a motivé trois générations de Rockefeller. Parce que les Etats-Unis sont un pays de grande taille, diversifié et une nation décentralisée, cela a pris à la famille cent ans pour bâtir l’échaffaudage qui étranglerait finalement la liberté. Maintenant elle est prête à nous mettre la corde au cou et à tirer le levier de la trappe.

La question est: Pourra t’on couper la corde avant que les Rockefeller ovrent la trappe ? La réponse la plus honnête et la plus réaliste est celle-ci: peut-être…

[...] La résistance au Nouvel Ordre Mondial des Rockefeller demande la même motivation et les mêmes efforts que cela a pris pour vaincre Hitler. Heureusement, cela ne devrait pas demander le même sacrifice en vies humaines que d’autres guerres ont causé, si en fait le temps, l’argent et l’effort de le faire sont faits maintenant, avant que la dernière résistance possible ne se fasse de derrière des clôtures de fils de fer barbelés.

Ce livre n’a pas été écrit pour vous distraire ou simplement vous informer, ni même pour vous faire peur. Il a été écrit pour donner une épée aiguisée qui pourra couper la corde que le bourreau nous passera autour du cou. Nous l’avons publié. Le reste est de votre ressort. Si vous ne faites rien de cette connaissance, les Rockefeller eux seront sans pitié.

 

 

Cette entrée a été publiée le octobre 11, 2011 à 3:37 et est classée dansN.O.Mnéo-libéralisme et paupérisationneoliberalisme et fascisme,politique et lobbyismepolitique et socialpresse et médiarésistance politique avec des tags . Suivez tous les commentaires de cet article par flux RSS 2.0. Vous pouvez poster un commentaire ou rétrolier depuis votre site.

23 Réponses à “Au cœur du Nouvel Ordre Mondial… Le Dossier Rockefeller, 3eme et derniere partie…”

  1. merci

    Chapitre 12-Réserve Fédérale
    Sa création et son mode de fonctionnement sont aussi hallucinants qu’est le silence et/ou pseudo-technique économico-scientifico-truc qui l’entoure.
    A l’aide de graphiques simples cela pourrait s’expliquer aux enfants et mettrait à jour de manière criante les exactions de ce cartel d’enflures.
    Quant à ce que l’explication se fasse jour sur des médias à forte audience, il y a un goufre.
    Tout ça pour dire que le système de la Réserve Fédérale est d’une telle simplicité et d’une efficacité si redoutable que si ils tiennent à ce que personne n’y comprenne rien, c’est que c’est le maillon faible.

    • Et oui, tout le système des banques centrales dont le QG est la Bank for International Settlements (BIS) de Bâle est régit par le cartel des grosses banques privées, les six mega-banques américaines et les grosses banques européennes dont la Deutsche Bank (qui est essentiellement derrière le BCE et qui est privée) la Société Générale et BNP-Paribas.. Pour la France, la Banque de France est privatisée depuis la loi Pompidou (ex-fondé de pouvoir de a banque Rothschild) / Giscard en 1973… La Banque de France prête l’argent à l’état français comme la réserve féderale le fait aux Etats-Unis et les impôts des contribuables ne servent en fait qu’à rembourser les intérêts de la dette.

      Ceux qui croient encore que leurs impôts paient pour les écoles, routes et autres services publiques sont bien naïfs.
      Plus de 90% des impôts sur le revenus (et le peu payés par les grosses entreprises..) servent à payer les INTERETS de la dette, oublions le solde !
      C’est le même système partout, car régit par le système des banques centrales, qui utilise le principe frauduleux de la réserve fractionnelle et l’usure sur les intérêts dûs.

      Il faut balayer toute cette fumisterie au plus vite et renoncer au remboursement de ces dettes odieuses, car basées sur un système frauduleux, une escroquerie qui a enchaînée les peuples au remboursement d’une dette qui n’a pas lieue d’être dans sa très vaste majorité !

      Personne des médias presstitutes ne publiera ces informations, et ceux qui le font sont de suite vilipendés et ostracisés au moyen désormais « classique » de l’étiquette « théoriciens du complot »… Tout cela est réel et fonctionnel et ruine l’humanité. Gary Allen a écrit et nous a prévenu en … 1976 avec ce livre, que la prochaine grande crise sera la dernière, car les Rockefeller et consorts, l’utiliseront pour l’établissement du Nouvel Ordre Mondial, d’abord financier et économique répondant un la satisfaction d’un monopole oligarchique absolu.

      Un autre livre qui ne traite que de la création de la réserve fédérale: « The creature of Jekyl Island » de l’excellent Edward. G. Griffin, livre également écrit à la fin des années 70, début des années 80.

      Nous sommes prévenus, et la lutte est de tous les instants !

  2. Un témoignage intérressant sur la situation en Libye.

    Comment t’es-tu retrouvé en Lybie ? La Russie ne prête pourtant pas son appui à Kadhafi.

    – J’ai été chargé d’un voyage d’affaire au printemps de cette année à Alger, en représentation commerciale. Mais l’objectif principal était d’atteindre précisément Tripoli. En accord avec l’ambassade, par la « caravane » j’ai rejoint l’état-major de Mouammar Kadhafi. Nous nous sommes sans tarder occupés de la formation du personnel de la 32e brigade blindée, que commandait et commande Khamis Kadhafi : formation et entraînement à la conduite de la guerre en milieu urbain. Le fait que Tripoli serait intenable est devenu clair aux alentours de juin-juillet. On a alors entraîné les brigades au combat de petits groupes autonomes, autant en milieu urbain qu’en-dehors des endroits habités. On a insisté particulièrement sur la formation aux actes de sabotage.
    Les soldats et officiers de la 32e sont bien préparés. Quelques-uns ont été formés au SAS ou en France. Mais en Libye on estime beaucoup l’école militaire russe.
    La tactique de combat par groupes peu nombreux a vu le jour par expérience des partisans de la Seconde guerre mondiale, et de la Tchétchénie. Ces petits groupes de 20-30 personnes trouvent des colonnes armées, minent les lieux de passage et après exécution des manoeuvres de diversion regagnent un endroit sûr.

    Tu dis « nous ». S’agit-il de la Russie, ou de personnes qui étaient avec toi en Libye ?

    – Je n’étais évidemment pas seul là-bas. Tout ce que je peux dire maintenant, c’est que nos gars sont avec Kadhafi. De Russie, pour l’essentiel des officiers à la retraite, ayant abrégé leur carrière dans l’armée russe, et aussi des spécialistes des territoires de l’ex-URSS.
    Tu n’as finalement pas répondu, pourquoi t’a-t-on envoyé à Tripoli, alors que le pouvoir russe a officiellement déclaré que Kadhafi devait partir ?

    – Qui peut interdire à un dignitaire haut placé d’envoyer un subordonné à Alger en voyage d’affaire ? Par exemple, pour une collaboration de type militaro-technique ? Ce qui se dit dans le cabinet n’est jamais destiné à toutes les oreilles. Mon travail est évalué selon ses résultats, pas selon des compte-rendus.
    Les professionnels comprennent que l’attaque sur la Libye est un volet d’actions programmées. Suivent la Syrie, l’Algérie, le Yémen, l’Arabie Saoudite, l’Iran, l’Asie Centrale et la Russie. L’ordre n’a pas d’importance. Mais la Russie y est, probablement en dernier. En attendant on l’entoure de régimes fantoches hostiles, de radars et de bases militaires, on s’affaire à la corrompre par tous les moyens et en développant un climat de protestation à l’intérieur.

    Après cette mission tu es resté en service ?

    – J’ai déjà envoyé une demande de mise à la retraite. Je sais qu’on est en train d’étudier mon dossier personnel. Pas forcément pour me décorer. Mais j’ai l’ancienneté, un appartement, et pas de famille. Mais je n’ai pas encore pensé à retourner en Russie. Beaucoup de choses ont évolué cette année, j’ai pris certaines décisions à mon sujet. Sans la paperasse, je n’en resterai pas moins militaire.

    Tu dis que tenir Tripoli était impossible. Quelle était l’erreur dans la défense ?

    – L’erreur n’était pas dans la défense, mais dans l’appréciation du conflit. Dans le fait que Kadhafi vivait dans deux mondes parallèles. Il n’a pas entretenu une politique comme, par exemple, le leader Nord-Coréen. Et il n’a pas cru à une agression de son pays, jusqu’au dernier moment. Même à la mi-août, quand les bombardements avaient commencé à Tripoli et dans d’autres villes, il s’entretenait encore avec Berlusconi, avec Sarközy. Ils lui faisaient un baratin, qu’il n’y aurait pas d’opérations terrestres sur Tripoli. Il y a quelques années, il avait été proposé à Kadhafi d’installer un puissant système de DCA intégrale. Cela aurait été possible par l’intermédiaire de quelques anciennes républiques soviétiques. Mais il considérait qu’une telle initiative ne ferait qu’irriter les Etats-Unis et l’Europe. Je le répète, l’Italie et la France, et même la Grande-Bretagne, avaient promis qu’il n’y aurait pas d’opérations militaires terrestres contre le Libye.
    L’erreur résidait aussi dans le fait d’avoir voulu mettre sous surveillance trop longtemps les officiers libyens achetés. Il aurait fallu les arrêter sans attendre, ne pas laisser la contagion se répandre impunément. L’intention de Kadhafi était par-là de démasquer d’autres traîtres. L’indécision de Kadhafi quant à ses idées personnelles sur le cours de ce conflit a servi, d’ailleurs, de facteur pour convaincre certains officiers de premier rang à passer, moyennant aussi une paire de millions de dollar, du côté des rebelles. Imaginez que partout où il pleut déjà, vous vous prenez des pierres sur la tête, et vous dites que ça va aller, que ça passera. Dans ce climat comment pouvez-vous inspirer confiance ? En particulier vis-à-vis de ceux qui seront les plus utiles aux ennemis ? Le facteur humain est ce qu’il est, surtout en Afrique.

    Comment avez-vous pu sortir sains et saufs de Tripoli ?

    – On a été avertis par Al-Jazeera et CNN. On a vu les images de la « victoire » des insurgés, filmés au Qatar. On avait déjà entendu parler des décors de la Place verte de Tripoli, dans un désert proche de Doha. On savait ce qu’ils y faisaient. C’était pour les rebelles et les saboteurs le signal de l’attaque. Immédiatement après, dans chaque ville des « cellules dormantes » d’insurgés ont commencé à construire des barrages, à s’introduire dans les postes et appartements des officiers fidèles à Kadhafi. Dans le port, on a assisté au débarquement de troupes étrangères. Un des flancs a cessé de répondre. Le général Eshkal a cédé ses positions sans combattre. Kadhafi avait donné l’ordre de ne pas souffler sur les braises et de se replier. Ne pas transformer Tripoli en chaudron où se mélangeraient militaires et civils. Quelques centaines de kamikazes ont refusé d’exécuter cet ordre et sont restés à se battre dans la ville, en tentant de porter le plus de perte à l’ennemi, le distraire de la poursuite du leader et du commandement. Ils continuent toujours leur résistance. Cela fait plus d’un mois qu’il reste à Tripoli des quartiers où même les islamistes ne s’aventurent pas. C’est leur choix, c’est leur ville, et je les comprends.
    L’assaut a commencé. On est sorti de la caserne de Bab al-Azizia vers un petit immeuble au sud de la capitale. On a alors littéralement abandonné la ville avec un groupe de véhicules pour se diriger vers un endroit sûr. Il était temps en l’occurence, trois bombes lourdes anti-bunker GBU sont tombées sur l’immeuble. Les véhicules étaient des jeeps ordinaires, aucune « mercedes » spécialement pour Kadhafi. Pourquoi attirer l’attention ? Quoique je ne doute pas que les américains à de nombreuses occasions savaient où se trouvait Kadhafi. Mais les missiles et les bombes arrivaient 5 minutes après notre départ. Comme s’ils essayaient de lui montrer qu’il pouvait être anéanti à n’importe quel moment mais que pour l’heure ils se défendaient de le faire. Dans ce conflit libyen une grosse partie est informationnelle et psychologique.

    Les membres de la famille qui sont restés en Libye sont-ils ensemble ?

    – Non, la famille de Kadhafi s’est séparée d’emblée. C’était la décision la plus efficace. Les habitants libyens disent que si ce n’est pas Kadhafi lui-même qui revient, ce sera quelqu’un de sa famille. Actuellement certains sont en Tunisie, certains en Algérie, certains au Niger. Mais les frontières sont poreuses. Khamis est resté dans la banlieue de Tripoli pour organiser la résistance. Saïf est à Bani-Walid. Ni le colonel même, ni ses enfants ne se trouvent à un même endroit, ils se déplacent régulièrement. Le problème le plus complexe est de rester en contact. Les ondes sont contrôlées par l’aviation militaire et les ressources techniques de la 6e flotte US, la DIA et la NSA. Je n’ai donc pas couru le risque de communiquer des images ou des vidéos. Elles prennent plus de temps que d’envoyer des « paquets » d’informations en texte. L’accès à internet est très limité, l’OTAN sait dans quelles régions on se trouve et bloque n’importe quel réseau.

    Oui, les photographies des prisonniers anglais ont visiblement manqué. Comment cela s’est-il passé ?
    Comment saviez-vous qu’il s’agissait de membres du SAS, vu qu’ils ne portaient aucun document ?

    – Il y aura des photographies. Les prisonniers eux-mêmes et l’humiliation publique de l’armée sont des arguments. La guerre est la guerre, mais il y a toujours une table de négociations. Plus on a d’atouts, plus le dialogue est facile. Il s’agissait d’un groupe de saboteurs de 30 personnes. La majorité de l’armée qatariote, et 13 anglais et français. Ils menaient une infiltration profonde de Bani-Walid, probablement pour évaluer les forces principales. Mais ils ne connaissaient pas très bien les environs. Des locaux ont reporté qu’ils vadrouillaient près de la ville. On a pu mener une opération et les capturer. Les qatariotes ont été exécutés par les libyens, qui les haïssent fortement. Comment, disent-ils, un musulman peut-il entrer dans la maison d’un autre musulman et tuer sa famille ? Donc, « yaddam » (peine de mort) et point final. Les anglais et français ont été séparés, interrogés et conduits dans un abri antiaérien. On a pris leurs noms, matricules et grades, les a photographiés et tout envoyé par mail à l’adresse des ministères des affaires étrangères britannique et français. On a proposé de les relâcher sans aucune condition, à n’importe quelle endroit de Libye.
    A propos, le véhicule qui s’est chargé des transmissions a été détruit par un missile quelques heures plus tard, quand il revenait en ville. C’est dire à quel point les ondes sont contrôlées de près. Quand la Grande-Bretagne a refusé ses soldats, on a envisagé de les transférer en Algérie, de là réunir une conférence de presse pour informer le monde. Je me suis trouvé dans une unité avec les hommes de Moussa Ibrahim, en route pour l’Algérie à discuter de la conférence de presse. Il y avait des difficultés diplomatiques, on n’était pas sûrs de passer la frontière, on songeait à une localité frontalière. En cours de route des hélicoptères nous ont pris pour cible. Une explosion m’a éjecté de la plate-forme ouverte de la jeep. Des touaregs m’ont ramassé et aidé à me transporter hors du pays. D’où je me suis retrouvé ici en traitement. Tout ne s’est pas passé comme prévu, mais je suis vivant.

    Y a-t-il un risque pour la Russie du côté de l’OTAN et des USA ?

    – Bien sûr. Dans une première étape il n’y aura pas d’opposition ouverte. Leur tâche essentielle sera d’enflammer le Caucase à l’aide des radicaux islamistes, entraîner le sud de la Russie localement, mais de façon progressive. A cette heure-ci au Maghreb des musulmans radicaux apparaissent au pouvoir. Des combattants d’« Al-Qaida » et divers groupuscules extrémistes. Et entre la Russie et la Méditerranée l’étendue est bien moins grande qu’avec l’Afghanistan, peu de montagnes et moins hautes. C’est avantageux pour les USA, pour l’Europe et la Russie non. Abdelhakim Belhadj, commandant militaire à Tripoli, est un prétendant au pouvoir dans le nouveau gouvernement libyen. C’est le leader du Groupe islamique combattant en Libye (GICL), figurant dans la liste des organisations terroristes du Département d’Etat des USA.

    Il n’y a pas d’autres prétendants ?

    – Si. Le colonel-transfuge Khalifa Haftar, qui a vécu 20 ans aux USA. Un ancien juge militaire sous Kadhafi, Mohamed Bachir Al-Khaddar. Pour faire court, Belhadj est une créature du Qatar ; Al-Khaddar est issu des oligarques de Misrata, soutenu par les français ; Haftar lui fait partie des oligarques promus de Benghazi, soutenu par les américains.
    Si Belhadj entre au gouvernement, et il le fera, il sera reçu dans les capitales du monde entier. Belle image qu’un combattant lié aux terroristes caucasiens entre au Kremlin, serre la main du président.
    Il y a aussi le problème du pillage incontrôlé des armes des dépôts de l’armée libyenne. Une grande partie part dans les cales des cargos vers le Caucase. Des ports d’Afrique du nord aux rives du Caucase il n’y a que 48 heures. Il est regrettable que ceux qui appellent à la sécurité des citoyens ne soient pas capables de lire les rapports de l’OTAN. Ceux-ci indiquent noir sur blanc que l’exportation illégale d’armes volées en Libye est un des problèmes majeurs de sécurité mondiale.

    Qu’est-ce qui est propre à cette guerre libyenne ? En quoi se distingue-t-elle des conflits armés que tu as déjà connus ?

    – Chaque guerre est unique. En Libye, elle est éclectique. Propagande massive de la Seconde guerre mondiale, territoires brûlés comme au Vietnam, corruption et désertion comme en Irak… Elle a ses « partisans biélorusses ». Et comme dans chaque guerre un nombre importants de civils meurent. Mais ce conflit est vraiment unique. D’un côté des guerriers touaregs du désert avec des fusils de 1908 et des amazighs en machettes. De l’autre, des bombes aériennes guidées et des missiles à guidée laser, des avions sans pilotes. Un choc des civilisations et des âges.

    Le territoire sur lequel se déroule le conflit est sûrement un des plus vastes depuis la Seconde guerre mondiale, et les intérêts en jeu y sont au moins équivalents.
    L’information et la psychologie jouent un rôle important. Les avions américains sont constamment en survol du territoire libyen pour tracter de la propagande. Les reportages orientés d’« Al-Jazeera », la BBC, CNN, Reuters et d’autres sont coordonnés pas le centre informationnel de l’OTAN. « Terreur et brouillard » conviendrait mieux comme devise que « Protecteur unifié ».

    Quels principaux défis se posent maintenant aux partisans de Kadhafi ?
    – C’est simple, ce sont des maths. Sur 100% de la population on a 5-10% d’oppositon et 5-10% de loyalistes. Quelle que soit la façon dont le leader se comporte, certains le critiqueront, d’autres seront toujours loyaux envers lui. Mais ni les uns ni les autres ne déterminent rien, ce sont les 80-90% restants, dont l’opinion peut balancer d’un côté ou de l’autre. Ici l’équilibre est rompu par une propagande habile des médias de masse occidentaux. Mais les ennemis de Kadhafi ont trop fait pencher la balance, elle pourrait rebalancer de l’autre côté avec autant de force. Et cela ne se fera pas nécessairement par l’armée ou la politique. Je dirais même : pas nécessairement sur le seul territoire libyen. Le but de partisans de la Jamahiriya sera, comme au tribunal, de présenter minutieusement des preuves et des arguments. Les gens sentent bien au fond, qui est ami ou ennemi, ce qui est bon ou mauvais. Ce n’est pas le côté militaire qui importe. La guerre aura été comme un appendice.

    Sur le plan militaire beaucoup dépendra du soutien des rebelles par les forces de l’OTAN, en particulier l’aviation et la radio. S’ils réduisent le nombre de raids aériens comme ils l’ont promis et qu’ils cessent de contrôler le réseau, il n’y a plus de problème à se débarrasser des clowns du CNT. Avec les radicaux en revanche ça restera délicat. Ils savent manier la gâchette, n’ont nulle part où fuir, et la Libye leur est étrangère. Des sociétés militaires privées vont probablement faire leur entrée dans le pays pour assurer la garde des pipe-lines et des raffineries. De telles infos arrivent déjà de Brega et Ras-Lanouf : des troupes ont tenté de débarquer et de s’établir, jusqu’ici sans succès. Le défi sera de s’en prendre régulièrement à ces sites. Les protéger de roquettes venant du désert est impossible. En Europe on comprendra que chaque baril ne sera pas donné. En terme de dollars, et de vies humaines. Mais les dirigeants des SMP ne sont pas idiots, demander un tel prix pour leur service ne sera pas rentable. Et attribuer la garde à l’armée régulière est aberrant, ils ont d’autres occupations.

    Qui les libyens soutiennent-ils malgré tout ? Kadhafi ou le nouveau pouvoir ?
    – Je ne me presserais pas à l’appeler « nouveau pouvoir ». Evidemment le peuple soutient ceux qui leur donnent du travail, de la nourriture, et surtout la sécurité. C’est vrai que Kadhafi était critiqué en Libye. Mais c’était une opposition raisonnable, aucun d’entre eux n’aurait pensé à prendre les armes et massacrer des civils pour autant. Et ils étaient une minorité. Le soit-disant nouveau pouvoir, y compris les radicaux, ne sont pour l’instant pas en mesure d’apporter la stabilité, parce que la majorité du peuple reste, si ce n’est pour Kadhafi, du moins pour « l’époque de Kadhafi ».

    Mais en Orient tout se résout traditionnellement par la force et l’argent. Si les loyalistes obtiennent une séries de victoires convaincantes, alors le peuple sera derrière. Tant que certaines villes résistent, que les kadhafistes mènent des sorties dans tout le pays, le peuple est dans l’embarras quant à la raison pour laquelle on le libère et de quoi on le libère. Il compare ce qui était avant et ce que c’est devenu maintenant, et personne n’aime les conclusions. Si les positions sont abandonnées à Syrte, à Bani-Walid, et d’autres villes de la résistance, alors l’opinion publique sera du côté du nouveau pouvoir, par peur, parce qu’il ne restera pas d’autre choix. Les développements dans la région seront très rapides. Dans les prochains mois les grandes lignes vont se dessiner. Si l’armée peut s’approvisionner et poursuivre son action normalement, la victoire sera du côté de Kadhafi et de la Jamahiriya.
    Que ressentent les libyens aujourd’hui (en dehors des soldats de Kadhafi et des rebelles du CNT) ?
    – Ils se sentent dupés, battus, violés, et pas plus libres qu’avant. Imaginez-vous qu’on bombarde votre pays sous prétexte d’aide humanitaire, qu’à peine les dernières bombes tombées les capitalistes se partagent les champs pétroliers et les raffineries, et que des popes radicaux pénètrent dans toutes les maisons, expliquant aux gens comment vivre, et que ceux qui ne sont pas d’accord sont fusillés. Les gens se recroquevilleraient par instinct de conservation, signeraient volontiers pour survivre quelques papiers et hisseraient de nouveaux drapeaux, pourvu qu’ils aient leur ration et l’accès à l’eau et l’électricité. Ils guetteraient le retour de l’armée, en s’enfuyant dans les bois, en attendant le retour de l’ancien temps. Voilà ce que pensent vraisemblablement les libyens aujourd’hui. Mais comme beaucoup de sang a coulé, rien ne subsistera comme avant.

    Tu parles arabe ?
    – « Men aaesh kouman arbaïn yaouman sar minkhoum ». C’est un proverbe arabe : « Quiconque a vécu 40 jours avec un peuple en fait partie. » Si je ne parlais pas arabe, on ne m’aurait pas envoyé.
    Quand penses-tu revenir en Libye ?
    – D’ici quelques jours déjà je serai dans un pays limitrophe. A 90% les frontières ne sont pas contrôlées par les rebelles. Je garde le contact avec Khamis et les nôtres. Ils m’attendent.

    http://www.geopolintel.fr/article407.html

  3. « Les professionnels comprennent que l’attaque sur la Libye est un volet d’actions programmées. Suivent la Syrie, l’Algérie, le Yémen, l’Arabie Saoudite, l’Iran, l’Asie Centrale et la Russie. L’ordre n’a pas d’importance. Mais la Russie y est, probablement en dernier. En attendant on l’entoure de régimes fantoches hostiles, de radars et de bases militaires, on s’affaire à la corrompre par tous les moyens et en développant un climat de protestation à l’intérieur. »

    Très bien vu, pour la Russie et ce qui explique le voyage de Sarkozy en Turquie ( sous de faux prétextes, le génocide arménien, car en Arménie se trouvent des bases occupées par les russes) et en Georgie et comme pour le Quatar au Maghreb, ils sont en train d’embaucher tous ceux qui veulent participer à ces destabilisations.

    Ainsi pour la Russie, les dernières déclarations du président de la république polonais sur les républiques baltes qui doivent entrer dans l’Union européenne et pourquoi ces déclarations publiques pour sonder la population polonaise et les habitants de ces républiques qui donneront leur avis.

    • Oui et surtout, le retour en 2012 de Poutine aux affaires… Fini les « ronds de jambes » devant l’empire. C’etait la fonction (concertee) de Medvedev.
      Poutine va remettre tout cela en place. Il est en Chine en ce moment, ici sa derniere interview avec la chaine de television chinois anglophone CCTV dont le transcript as ete publie par RT. On peut voir que la ccoperation sino-russe devient synergetique devant l’empire.
      L’interviewer est le redacteur en chef adjoint de l’agence Xinhua et a un moment il demande a Poutine comment il « verrait une cooperation sino-russe dans une forme de ‘nouvel ordre mondial’ « … Poutine le rembarre gentiment… Brillantissime !

      Nous le traduirons peut-etre…

      transcript en anglais ici:
      http://rt.com/politics/official-word/russia-china-economy-putin-637/

      • emma b. dit :
        octobre 12, 2011 à 1:04

        ils n’ont quand même pas fini de s’épuiser à pondre leur nouvel ordre mondial que les Rockefeller et autres veulent à tous prix et pour le momment ce groupe est inattégnable. Ils ne commenceront à dégurpir ou à se redéployer que lorsque les système bancaire et financier sera mis à mal, ce qui n’est pas le cas, mais ce système fracassé dans ses entrailles s’est rappelé à notre bon souvenir nous les peuples pour qu’on les renfloue, par le biais de la classe politique pourrie gauche-droite qui n’a pas bougé d’un iota pendant ces 3 ans et les sert, sauf que les peuples ont ces jours-ci ou cette année-ci la preuve qu’ils ne valent rien. La classe politique a couvert les banques qui avaient des dirigeants escrocs en Irlande, Islande, Grèce, Autriche et Dexia et autres parce que incompétents ou complices, ils ne pouvaient faire autrement. ces banques avec des dirigeants escrocs ont tranquillement sur ces 3 années faits leurs bagages et pour les autres continué à spéculer.

        Mais là la classe politique est sur la sellette et est sommée d’agir, car les sondages indiquent que plus personne ne leur fait confiance et les médias continuent à les couvrir et ces campagnes électorales vont être révélatrices, car Sarkozy est haï mais Obama également. L’opinion américaine dans son ensemble est dans les mêmes dispositions que l’opinion française vis à vis d’Obama et on ces primaires révèlent chez nous avec le succés de Montebourg qu’ils ne veulent plus entendre parler de ce PS non plus incarné par Hollande-Aubry dont ils n’attendent rien.

  4. « Que ressentent les libyens aujourd’hui (en dehors des soldats de Kadhafi et des rebelles du CNT) ?
    – Ils se sentent dupés, battus, violés, et pas plus libres qu’avant »

    c’est une évidence !

    Merci pour cet excellent compte rendu !

  5. …racket mafieux suite
    sans compter que la notion même d’intérêts est une fumisterie devenue dogme : pourquoi donc payer des intérêts sur une somme empruntée ?
    Et puis, payer des intérêts sur une somme empruntée à une institution laquelle ne possède d’ailleurs même pas cette somme : le pognon à la base n’existant pas, c’est à s’étrangler…
    Toute l’économie mondiale est basée sur des inventions humaines telles les mathématiques, sciences économiques devenues exactes mais qui n’ont aucun fondement si ce n’est le vol caractérisé. Du Monopoly meurtier.

    Remerciements également aux commentateurs.

    • Absolument… Pourquoi utiliser le système monétaire pour l’échange. Tout est basé sur la notion de propriété, de profit et donc de l’inégalité sociale à la racine qui fausse les cartes dès le départ. Il est impossible de concevoir même l’idée de liberté et de « démocratie » dans une société fondamentalement inégalitaire où une minorité possède, est dispensée du travail et exploite la vaste majorité qui dans un contexte économique fabriqué et usurpé doit vivre (plus ou moins bien) de son labeur qu’elle vend n’ayant rien d’autre à proposer.
      Albert Camus disait dans « L’homme révolté » qu’il n’y a jamais eu de révolution dans l’Histoire, qu’il ne peut y en avoir qu’une seule qui libèrera l’humain et le monde une fois pour toute. Il conclut en disant que les anarchistes avaient montré la voie de l’émancipation.

      Il est de plus en plus évident que c’est la seule solution viable à long terme. L’humanité se rendra à cette évidence, nous sommes sur le chemin.
      L’état est un passage obligé de l’Histoire tout comme le capitalisme et son corollaire induit pour mieux contrôler: le communisme autoritaire d’état.

      La grain de l’idée de la société libertaire a été semée il y a longtemps (pas si longtemps en fait à l’échelle de l’Histoire), elle germe, lentement mais sûrement dans une terre pas très fertile…

      http://resistance71.wordpress.com/2011/10/12/crise-societaire-solutions-libertaires-le-programme-de-la-fai/

  6. emma b. dit :
    octobre 12, 2011 à 4:02

    Oui nous ne sommes pas innocents dans l’affaire cependant et nous nous sommes laissés manipuler dans tout le sens du terme et à tous les niveaux.

    les politiques ont ouvert les vannes avec la liberté de circulation des capitaux, des marchandises et des hommes mais partout à la fois et à l’échelle planétaire et nous l’Europe avons été le gros dindon de la farce, car c’est sur nous que s’est appuyé le système jusqu’à plus soif.

    les politiques étaient corrompus et corruptibles à grande échelle ou incompétents, car ceux qui ne l’étaient pas regardaient faire et certains peu nombreux se sont élevés dans certains domaines, exemple le Médiator, contre cette corruption ou contre cette farce.

    l’opinion elle s’est laissé berner à partir des loisirs (football) médias, presse, consommation et nous nous apercevons ces derniers mois que la presse et les médias n’ont qu’un rôle, nous manipuler à l’échelle planétaire. Il n’y a qu’à voir, Berlusconi, en Italie, Murdoch en Angleterre et chez nous et ils continuent, sauf que cela se vent de moins en moins ( la presse) et on regarde de moins en moins la télé, mais sur les actualités ou les campagnes électorales nous dépendons d’eux tout en étant lucides pour un noyau important d’entre nous.

    Mais ils continuent, n’ont de visibilité que les partis UMP-PS et les partis d’extrême gauche passent à la trappe, même si il n »y a pas beaucoup à attendre. ils se contenteront donc du centre droit du PS ( Aubry ou Hollande ) sauf que les français commencent à ne plus en vouloir, vote Montebourg et Joly au lieu de Hulot qui était le cheval de troie des entreprises du CAC 40, dont Bouygues.

    ce ne sont pas des avancées majeures mais en quelques mois ce n’est pas si mal.
    cette campagne ne va pas être indigeste, mais cocasse, car la droite a pêrdu sur tous les tableaux, par les affaires,( remercions ceux qui les ont fait sortir et qui ont montré combien était pourri le sommet de l’etat ) la perte du Sénat et ces primaires PS qui voient les 2 postulants se faire voler la vedette et sur tous les blogs se manifeste le rejet de ces deux-là dont on attend rien.

    • très juste tout cela.. qu’en concluez-vous ?

      • Ecore merci pour cette traduction
        je termine ce texte en pdf
        http://www.a-c-r-f.com/documents/MALYNSKY-PONCINS-La_Guerre_occulte.pdf
        peut être que cela peut intéresser votre lectorat
        c’est dans la même veine !
        Cordialement,
        Patrice Sanchez

      • emma b. dit :
        octobre 13, 2011 à 9:08

        Que tout va bien et qu’on a raison d’être aussi optimiste, tout en considérant qu’on est dans une situation dramatique, car les montagnes d’argent qu’on nous a volées ne reviendront pas par enchantement et ceux qui les ont volé vont avoir à coeur depuis les banquiers jusqu’à ceux qui tiraient les ficelles tout en haut, où ils sont 1%, de les mettre à l’abri car la tourmente est maintemenant où on fait sauve qui peut est au niveau des banquiers de la classe politique , mais il ne faudra pas les oublier pour les mettre en cause et leur demander des comptes.

        De même l’Empire se fracasse sur des réalités et doit se servir de plus en plus de supplétifs qui sont aussi véreux qu’eux, d’un côté Al Quïda et le Quatar qui eux n’ont pas un grand avenir si ce n’est semer le chaos mais aussi la Turquie qui va faire carton plein au Proche Orient mais avec des peuples qui ne n’en veulent pas et surtout de leur barbarie et les polonais d’un autre côté, erigés en « tigre »auqel on ne croit plus mais le peuple polonais est pris dans les rêts du catholicisme, donc les médias et le catholicisme font encore un travail de sape, mais il y a une tendance d’extrême gauche ultra minoritaire qui se lève donc c’est la même voie du renouveau pour eux, avec un décalage par rapport à nous et ils sont de ce fait 70 % de la population pour le gaz de schiste et une armada d’entreprises américaines et autres pour le gaz de schiste mais aussi sur tous les secteurs,en train d’explorer pour piller le pays

        Et la Coalition pour la Lybie et l’évolution du printemps arabe,
        consciente de cela toujours dans les plus gros montages mensongers pour agencer qu’ils ont toujours la situation en main, ce qui n’est pas le cas.

        • Concrètement on fait quoi ?…

        • emma b. dit :
          octobre 13, 2011 à 2:21

          Moi, je me repose, vous votre travail c’est d’interesser ces jeunes qui peuvent oeuvrer pour une société libertaire vous être très utile mais attention à tous ces altermondialistes issus des classes bourgeoises en rupture pour certains et qui ont gonflés les effectifs et cela n’a rien donné. il y en a encore aujourd’hui dans les manifs et quand je vois 500 000 personnes dans la rue en GB contre l’augmentation des frais universitiares et il n’y a rien à l’arrivée, les jeunes se sont expatriés en masse pour aller faire des études à Maastrich, cela veut dire que ce 1% et ces masses ne peuvent rien contre une classe politique ou castes qui tient encore tous les verrous, mais au moins comme je vous le disais, on le sait et l’oipinion dans son ensemble le sait, c’est pourquoi le vote Montebourg a crée comme un vent de panique et pour moi c’est très important, je vais donc suivre cela de très près et continuer à informer partout où je le peux, c’est mon travail et cela me plait bien.

          Comme je vous le disais, l’empire est mal en point, je suis en train d’étudier la question mais il emploie toutes les méthodes pour garder la main . les manifs sont de grande ampleur mais nouveauté, black out total par la presse et répression .

          Même sur le printemps arabe où il y a tant de prétendants à le changer, Al Quaîda, le Quatar, la Turquie, la Coalition est obligée de changer de disque et est en train de pondre une mouture nouvelle concernant l’intérêt qu’elle y porte.

          le disque on capture Kadhafi et ses fils, hier encore ça marchait et c’est faux, donc on peaufine autre chose.

        • Oui, ce qui nous intéresse est l’éveil du plus grand nombre, mais aussi par cet éveil d’en faire quelque chose: reprendre une conscience sociale perdue depuis belle lurette à l’érosion de la société de consommation et de canaliser les volontés pour un véritable changement, pas un ersatz de pseudo-démocrtaie comme à l’accoutumée.
          Nous partirons en campagne anti-vote et désobéissance civile vers la fin de l’année et participerons à la focalisation des énergies pour une conscience libertaire plus avancée… En attendant que la masse critique soit là…
          L’oligarchie elle va accélérer le processus de déliquescence sociétaire, retirer le bouchon de la baignoire économique, pour vidanger, déclencher une guerre majeure (pas forcément mondiale, mais majeure) pour forcer l’avènement de leur gouvernance mondiale.

          2012 va être intéressante…

  7. Divina insidia pour vous remercier de ce majesteux travail si instructif

    http://www.megaupload.com/?d=3JLKRJEJ

  8. emma b. dit :
    octobre 13, 2011 à 2:29

    N’oubliez pas la presse on la lit de moins en moins, les médias on y croit de moins en moins de ces discussions entre soi, mais pour les actualités hélas et la campagne électorale, on dépend d’eux, alors visibilité sur les partis et financements qui va avec, car jer suppose que les entreprises du CAC 40, si ils doivent changer de cheval en ont deux là avec Aubry et Hollande, elles vont mettre le paquet.

    Je ne sais ce qui s’est produit ou si certains ont le pouvoir de manipuler les secteurs sur le territoire. pour suivre Aubry et Hollande je n’ai pas pu, bien que j’imaginais que cela allait être fort ennuyeux, j’ai été privé de son et ce matin tout était rétabli, donc cela ne venait pas de mon poste, c’est quand même plus que curieux, mais aujourd’hui tout est possible.

    • Quel courage !.. Ecouter les balivernes de tout ce ramassis de branquignols de « gauche » ou de « droite »…
      La télé, faut la foutre à la poubelle, c’est une mesure de salubrité publique.

  9. emma b. dit :
    octobre 13, 2011 à 4:12

    je ne les ai pas écouté quand ils se sont produits à 6 mais comme j’ai vu sur les blogs le lendemain du vote en faveur de Hollande et Aubry que Montebourg recueillait toutes les faveurs, j’ai considéré que si je voulais avoir quelque influence il fallait que je trouve les bons arguments mais ravie de constater que je me suis échiné des mois durant à dire qu’on n’avait rien à attendre du PS, tout en constatant qu’il y en avait beaucoup qui croyait encore mais maintenant c’est clair, c’est 95% qui n’y croient plus, c’est un très bon score en quelques mois.

    Moi, je reste lucide et pragmatique. On va avoir encore quelques mois pour constater qu’ils ne résoudront rien, alors c’est tout gain et pendant ce temps les gens vont aussi prendre en plein qu’ils vont devoir rembourser ces tas de dettes, cela fera avancer encore les choses.

    Après on avisera pour préparer cette société nouvelle que tout le monde veut !

  10. un pion sur l’échéquié qui refuse de l’accepter dit :
    septembre 2, 2013 à 1:06

    C’est drôle un internaute « Farid » a écrit en 2011 :
    « Les professionnels comprennent que l’attaque sur la Libye est un volet d’actions programmées. Suivent la Syrie, l’Algérie, le Yémen, l’Arabie Saoudite, l’Iran, l’Asie Centrale et la Russie. L’ordre n’a pas d’importance ».

    Depuis il y a eu l’Iran qui a été attaqué avec des preuves inventés par les USA…
    Nous sommes en Septembre 2013 et nos pays parlent d’attaquer la Syrie ^^

    La Russie elle se fait encerclé c’est vrai, nos pays essayent de la déstabiliser en inventant des choses, ou en les montrant comme des monstres car ils refusent d’accepter le mariage homosexuel entre autre.

    Comme quoi… vrai ou pas, force est de constater que l’analyse et les prémonitions se tiennent depuis 2 ans

21 septembre 2013

¤ Résistance mondiale à la realpolitik… De Kissinger à Obama

Classé dans : Politique/Societe — uriniglirimirnaglu @ 8 : 57

Source : http://resistance71.wordpress.com/2013/09/20/resistance-mondiale-a-la-realpolitik-de-kissinger-a-obama/

¤ Résistance mondiale à la realpolitik… De Kissinger à Obama dans Politique/Societe how-the-chosen-ones-ended-australias-sporting-prowess-and-revealed-its-secret-pastDans un âge de “réalistes” et de vigiles

Peut-on être optimiste ?

John Pilger, 19 Septembre 2013

 url de l’article: http://www.counterpunch.org/2013/09/19/in-an-age-of-realists-and-vigilantes/

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

Le plus important anniversaire de l’année fut le 40ème anniversaire du 11 Septembre 1973 et l’écrasement du gouvernement démocratique au Chili par le général Augusto Pinochet et Henry Kissinger, alors ministre des affaires étrangères américain. Les archives de la sécurité nationale à Washington viennent de poster de nouveaux documents qui révèlent beaucoup à propos du rôle de Kissinger dans une atrocité qui a coûtée des milliers de vies humaines.

Dans des enregistrements audios déclassifiés, on peut entendre Kissinger planifiant avec le président Nixon le renversement du président Salvador Allende. Ils sonnent comme de vrais voyous mafieux. Kissinger met en garde que “l’effet de modèle” qu’a la démocratie réformiste d’Allende peut-être “insidieuse”. Il dit au directeur de la CIA Richard Helms: “Nous ne laisserons pas le Chili descendre dans les égoûts”, ce à quoi Helms répond:”Je suis avec vous là-dessus.” Avec le massacre en cours d’accomplissement, Kissinger réfute un avertissement de ses vétérans de chancellerie concernant la dimension de la répression. Secrètement il dit à Pinochet: “Vous avez rendu un grand service à l’occident”.

J’ai personnellement connu un bon nombre des victimes de Pinochet et de Kissinger. Sara De Witt, étudiante à l’époque, m’a montré l’endroit où elle fut battue, violée et électrocutée. En un jour blafard de la banlieue de Santiago, nous avons été à l’ancien centre de torture connu sous le nom de Villa Grimaldi, où des centaines de personnes, comme elle, souffrirent terriblement et furent assassinées ou “disparues”.

Comprendre la criminalité de Kissinger est vital quand on essaie de mesurer ce que les Etats-Unis appellent la “politique étrangère”. Kissinger demeure une voix influente à Washington, admiré et consulté par Barack Obama. Quand Israël, l’Arabie Saoudite, l’Egypte et le Bahreïn commettent des crimes avec la complicité des Etats-Unis et ses armes, leur impunité et l’hypocrisie d’Obama sont du Kissinger pur sucre. La Syrie ne doit pas avoir d’armes chimiques, mais Israël peut en avoir et les utiliser. L’Iran ne doit pas avoir de programme nucléaire, mais Israël peut avoir plus d’armes nucléaires que la Grande-Bretagne. Ceci est connu sous le vocable de “réalisme” ou de realpolitik par les intellectuels états-uniens et les think-tanks qui clâment une expertise quelconque en “contre-terrorisme” et en “sécurité nationale”, qui ne sont que des termes orwelliens voulant dire juste l’inverse.

Ces dernières semaines, le quotidien the New Statesman a publié des articles de John Bew, un universitaire au département des études de guerre du King’s College, rendu célèbre par le guerrier de la guerre froide Laurence Freedman. Bew se lamente du vote parlementaire qui a stoppé Cameron de rejoindre Obama pour une attaque illégale de la Syrie et de l’hostilité de la plupart de peuple britannique envers le bombardement d’autres nations. Une note à la fn de l’article dit qu’il va “prendre la chair Henry A. Kissinger des affaires étrangères et des relations internationales” à Washington. Si ceci n’est pas de l’humour noir, c’est une profanité envers ceux comme Sara De Witt et les inombrables autres victimes de Kissinger, ainsi que ceux qui sont morts dans l’holocauste de ses bombardements secrets avec Nixon du Cambodge.

Cette doctrine du “réalisme” a été inventée aux Etats-Unis après la seconde guerre mondiale et fut financée par les fondations Ford, Carnegie et Rockefeller, l’OSS (prédécesseur de la CIA) et le CFR. Dans les plus grandes universités, on enseigna aux élèves de regarder et d’analyser les peuples en fonction de leur utilité, de leur degré de disposition, en d’autres termes, en fonction de “leur menace envers nous”. Ce narcissisme servit à justifier de la guerre froide, ses mythes moralisateurs et ses risques cataclysmiques et quand ceci fut terminé, la “guerre contre la terreur”. Un tel “consensus transatlantique” trouve souvent écho en GB avec l’élite britannique si nostalgique de l’ère impérialiste. Tony Blair l’a utilisé afin de pouvoir commettre ses crimes et de les justifier jusqu’à ce que ses mensonges ne le rattrappent. La mort violente de plus de 1000 personnes par mois en Irak fait partie de son héritage et pourtant ses points de vue sont toujours courtisés et son chef collaborateur Allistair Campbell est un conférencier d’après dîners et le sujet d’entretiens obséquieux. Tout le sang versé, semble t’il, a été nettoyé.

La Syrie est le projet courant. Débordé par la Russie et l’opinion publique, Obama a maintenant embrassé “la voie de la diplomatie”. Vraiment ? Un négociateur russe et états-unien sont arrivés à Genève le 12 Septembre, les Etats-Unis ont augmenté leur soutien logistique aux milices affiliées à Al Qaïda avec des armes acheminées clandestinement depuis la Turquie, l’Europe de l’Est et les pays du Golfe. Le parrain n’a aucune intention de faire faux-bond à ses proxies en Syrie. Al Qaïda fut créé par l’opération Cyclone pour armer les moudjahidines en Afghanistan occupé par l’URSS. Depuis lors, les djihadistes ont été utilisés pour diviser les sociétés arabes et pour éliminer la menace du nationalisme pan-arabe aux intérêts occidentaux et à l’expansion coloniale hors-la-loi d’Israël. Voilà le “réalisme” à la Kissinger. (more…)

8 novembre 2012

¤ L’histoire secrète de la Guerre du Kippour.

Classé dans : Politique/Societe — uriniglirimirnaglu @ 3 : 39

dimanche 14 octobre 2012

source : http://leschroniquesderorschach.blogspot.fr/2012/10/lhistoire-secrete-de-la-guerre-de.html

 

¤ L'histoire secrète de la Guerre du Kippour. dans Politique/Societe Sadate

J’ai récemment reçu à Moscou une chemise bleu-marine datée de 1975, qui contenait l’un des secrets les mieux gardés de la diplomatie du Moyen Orient et des USA. Le mémoire rédigé par l’ambassadeur soviétique au Caire Vladimir M. Vinogradov, apparemment le brouillon d’un rapport adressé au Politbureau soviétique décrit la guerre d’octobre 1973 comme un complot entre les dirigeants israéliens, américains et égyptiens, orchestré par Henry Kissinger. Cette révélation va vous choquer, si vous êtes un lecteur égyptien. Moi qui suis un Israélien et qui ai combattu les Égyptiens dans la guerre de 1973, j’ai été choqué aussi, je me suis senti poignardé, et je reste terriblement excité par l’incroyable découverte. Pour un Américain cela pourra être un choc.

A en croire le dit mémoire (à paraître in extenso dans le magazine prestigieux Expert de Moscou), Anouar al Sadate, qui cumulait les titres de président, premier ministre, président de l’ASU, commandant en chef des armées, avait conspiré de concert avec les Israéliens, avait trahi la Syrie son alliée, condamné l’armée syrienne à sa perte, et Damas à se retrouver bombardée, avait permis aux tanks de Sharon de s’engager sans danger sur la rive occidentale du Canal de Suez, et en fait, avait tout simplement planifié la défaite des troupes égyptiennes dans la guerre d’octobre 1973. Les soldats égyptiens et officiers se battirent bravement et avec succès contre l’armée israélienne -trop bien, même, au goût de Sadate, puisqu’il avait déclenché la guerre pour permettre aux USA de faire leur retour au Moyen Orient. Tout ce qu’il réussit à faire à Camp Davis, il aurait pu l’obtenir sans guerre quelques années plus tôt.

Il n’était pas le seul à conspirer: selon Vinogradov, la brave grand’mère Golda Meir avait sacrifié deux mille des meilleurs combattants juifs ( elle ne pensait pas qu’il en tomberait autant, probablement) afin d’offrir à Sadate son heure de gloire et de laisser les USA s’assurer de positions solides au Moyen Orient. Le mémoire nous ouvre la voie pour une réinterprétation complètement inédite du traité de Camp David, comme un pur produit de la félonie et de la fourberie.  (more…)

8 septembre 2012

¤ Retour sur les préparations de la guerre en Libye

Classé dans : Politique/Societe — uriniglirimirnaglu @ 2 : 01
source : http://laguerrehumanitaire-lefilm.tumblr.com/ publié en janvier 2012

La coalition emmenée par la France en Libye n’a fait l’objet d’aucune protestation au sein de l’hexagone. Aucune manifestation, aucun rassemblement anti-guerre. Pourtant, il y a huit ans, lors de la guerre en Irak à laquelle la France ne participait pas, la gauche anti-impérialiste s’est mobilisée dans la création d’un mouvement pacifiste important. Il semblerait que les acteurs de la gauche aient été leurrés par l’effervescence du printemps arabe et la protection des civils, objectif officiel de la guerre en Libye.

Il aura fallu attendre le 12 septembre pour que l’association Survie, fer de lance du rejet du néocolonialisme français en Afrique, daigne écrire ce qu’est cette guerre, près de six mois après le début des bombardements. Les mots sont justes, « si l’opinion française, tous partis politiques confondus, s’est laissée prendre à cet amalgame grossier, l’opinion africaine, quasi unanime mais inaudible, ne s’y est pas trompée. Elle qui a vu dans les interventions en Côte- d’Ivoire et en Libye une entreprise de reconquête impérialiste » .

Les prétendus objectifs humanitaires de la guerre ont détourné l’opinion publique des véritables causes de l’agression libyenne : pétrole, eau, richesses africaines constituent bien, parmi d’autres, les réels enjeux de cette guerre coloniale. Le mythe de la protection des civils ne tient plus une seconde face à l’observateur attentif. Comme l’écrivent 14 députés communistes et apparentés en aout 2011,« le mythe de la protection des civils a fait long feu. La manipulation consistait à faire croire à l’imminence d’un bain de sang en Cyrénaïque et à une répression sans nom de la part des forces de Mouammar Kadhafi. Or, comme l’écrivait l’Humanité depuis Benghazi, les responsables hospitaliers de cette ville ont comptabilisé 250 morts suite à la répression. Un chiffre n’ayant rien à voir avec les milliers de morts annoncés ! Un rapport livré par une spécialiste d’Amnesty International ayant passé plus de 3 mois en Libye, confirme que « le nombre de morts a été grandement exagéré ». Les 20 et 21 mars, la chaîne d’information al-Jazira affirmait que « les avions et les hélicoptères de Kadhafi bombard(aient) Tripoli, secteur par secteur, faisant des centaines de victimes ». Pourtant, d’après les témoignages recueillis sur place, « de tels bombardements n’ont pas eu lieu ». « Dans un quartier du centre, on nous montre un immeuble que l’aviation de Kadhafi aurait bombardé, et dont il ne restait plus rien selon Al-Jazira. Mais l’immeuble est intact » (France Soir du 9 avril). Comme les « armes de destruction massives » en Irak, la « protection des civils » n’a donc été que le prétexte de cette guerre, elle n’en constitue pas le mobile » .

Ces députés, qui souhaitent l’ouverture d’une commission d’enquête à l’Assemblée Nationale, se proposent de répondre à trois questions :

– Quelle est la nature de l’intervention militaire en Libye, quels sont ses objectifs ?

– Quelles activités économiques sont particulièrement en jeu ?

– Pourquoi la coalition a-t-elle ciblé des édifices n’ayant aucun intérêt militaire ?

Ces questions sont primordiales et devront être élucidées afin d’empêcher que cette guerre ne se reproduise sous d’autres latitudes. Pourtant, une dernière question demeure : si les arguments corroborant à l’entrée en guerre sont des inventions, cela veut-il dire que les révoltes de février à Benghazi ont servi de prétexte à une intervention militaire planifiée de longue date ? Or si cette guerre est planifié de longue date, cela s’est fait avec des « marionnettes » libyennes qui seront placés par les chancelleries occidentales au centre du nouveau pouvoir libyen contre les intérêts du peuple Libyen. C’est exactement ce qu’il se passe actuellement en Libye, avec la nomination, entre autre, de Khalifa Hiftar à la tête de l’État major de la nouvelle armée libyenne, parachuté depuis Washington.

Nous avons toutes les raisons de penser que cette guerre ne sort pas de nulle part mais a été envisagée depuis un certain nombre d’années. Cet article se propose d’étudier les relations troubles entre certains libyens et les puissances occidentales de la coalition libyenne. L’étude du personnage d’Ashur Shamis est très révélatrice. Elle montre très clairement les liens existant entre les Etats Unis, l’Angleterre, le Conseil National de Transition (CNT) Libyen et des groupes de la « nébuleuse islamique ». Afin d’assouvir leurs projets colonialistes et impérialistes, les Etats Unis et l’Angleterre ont collaboré avec un certain nombre de Libyens éperdu de pouvoir et d’argent, et/ou des islamistes radicaux. Parmi eux, Ashur Shamis. (more…)

26 avril 2011

Comprendre la guerre en Libye (1/3)

Classé dans : Politique/Societe — uriniglirimirnaglu @ 11 : 27

Partie 1 : Des questions qu’il faut se poser à chaque guerre
Partie 2 : Les véritables objectifs des USA vont bien au-delà du pétrole
Partie 3 : Pistes pour agir

Des questions qu’il faut se poser à chaque guerre

Comprendre la guerre en Libye (1/3) dans Politique/Societe Obama-Libya-f324-91d8d-2c9ca27 fois. Les Etats-Unis ont bombardé un pays à 27 reprises depuis 1945. Et chaque fois, on nous a affirmé que ces actes de guerre étaient « justes » et « humanitaires ». Aujourd’hui, on nous dit que cette guerre est différente des précédentes. Mais on l’avait dit aussi la fois passée. Et la fois d’avant. On le dit chaque fois. N’est-il pas temps de mettre sur papier les questions qu’il faut se poser à chaque guerre pour ne pas se faire manipuler ?

Pour la guerre, il y a toujours de l’argent ?

Dans le pays le plus puissant du globe, quarante-cinq millions de gens vivent sous le seuil de pauvreté. Aux Etats-Unis, écoles et services publics tombent en ruines, parce que l’Etat « n’a pas d’argent ». En Europe aussi, « pas d’argent » pour les retraites ou pour créer des emplois.

Mais lorsque la cupidité des banquiers provoque une crise financière, là, en quelques jours, on trouve des milliards pour les sauver. Ce qui a permis à ces mêmes banquiers US de distribuer l’an dernier 140 milliards $ de récompenses et bonus à leurs actionnaires et traders spéculateurs.

Pour la guerre aussi, il semble facile de trouver des milliards. Or, ce sont nos impôts qui paient ces armes et ces destructions. Est-il bien raisonnable de faire partir en fumée des centaines de milliers d’euros à chaque missile ou de gaspiller cinquante mille euros de l’heure avec un porte-avions ? A moins que la guerre soit une bonne affaire pour certains ?

Pendant ce temps, un enfant meurt de faim toutes les cinq secondes et le nombre de pauvres ne cesse d’augmenter sur notre planète en dépit des promesses.

Quelle différence entre un Libyen, un Bahreini et un Palestinien ?

Présidents, ministres et généraux jurent solennellement que leur objectif est seulement de sauver des Libyens. Mais, au même moment, le sultan du Bahrein massacre des manifestants désarmés grâce aux deux mille soldats saoudiens envoyés par les Etats-Unis ! Au même moment, au Yemen, les troupes du dictateur Saleh, allié des USA, tuent 52 manifestants à la mitrailleuse. Ces faits n’ont été contestés par personne, mais le ministre US de la Guerre, Robert Gates, a juste déclaré : « Je ne crois pas que ce soit mon rôle d’intervenir dans les affaires internes du Yemen » [1].

Pourquoi ce « deux poids, deux mesures » ? Parce que Saleh accueille docilement la Vème Flotte US et dit oui à tout ce que lui commande Washington ? Parce que le régime barbare d’Arabie saoudite est complice des multinationales pétrolières ? Il y aurait de « bons dictateurs » et de « mauvais dictateurs » ?

Comment les USA et la France peuvent-ils se prétendre humanitaires ? Lorsqu’Israël a tué deux mille civils en bombardant Gaza, ont-ils instauré une « no fly zone » ? Non. Ont-ils pris des sanctions ? Aucune. Pire : Javier Solana, alors responsable des Affaires étrangères de l’U.E. a déclaré à Jérusalem : « Israël est un membre de l’Union européenne sans être membre de ses institutions. Israël est partie prenante à tous les programmes » de recherche et de technologie de l’Europe des 27. Ajoutant même : « Aucun pays hors du continent n’a le type de relations qu’Israël entretient avec l’Union européenne. » Sur ce point, Solana dit vrai : l’Europe et ses fabricants d’armes collaborent étroitement avec Israël dans la production des drônes, missiles et autres armements qui sèment la mort à Gaza.

Rappelons qu’Israël a chassé sept cent mille Palestiniens de leurs villages en 1948, refuse toujours de leur rendre leurs droits et continue à commettre de multiples crimes de guerre. Sous cette occupation, 20% de la population palestinienne actuelle a séjourné ou séjourne dans les prisons d’Israël. Des femmes enceintes sont forcées d’accoucher attachées à leur lit et renvoyées immédiatement dans leurs cellules avec leurs bébés ! Mais ces crimes-là sont commis avec la complicité active des USA et de l’UE.

La vie d’un Palestinien ou d’un Bahreini ne vaut pas celle d’un Libyen ? Il y aurait les « bons Arabes » et les « mauvais Arabes » ?

Pour ceux qui croient encore à la guerre humanitaire…

Dans un débat télévisé que j’ai eu avec Louis Michel, ancien ministre belge des Affaires étrangères et commissaire européen à la Coopération au développement, celui-ci m’a juré – la main sur le cœur – que cette guerre visait à « mettre en accord les consciences de l’Europe ». Il a été appuyé par Isabelle Durant, dirigeante des Verts belges et européens. Ainsi, les écologistes « peace and love » ont muté va-t-en-guerre !

Le problème, c’est qu’on nous parle de guerre humanitaire à chaque fois, et que ces gens « de gauche » comme Durant s’y sont à chaque fois laissé prendre. Ne feraient-ils pas mieux de lire ce que pensent vraiment les dirigeants US au lieu de juste les écouter à la télévision ?

Ecoutez par exemple, à propos des bombardements contre l’Irak, le célèbre Alan Greenspan, qui fut longtemps directeur de la réserve fédérale des USA. Il écrit dans ses mémoires : « Je suis attristé qu’il soit politiquement incorrect de reconnaître ce que chacun sait : la guerre en Irak était essentiellement pour le pétrole » [2]. Ajoutant : « Les officiels de la Maison-Blanche m’ont répondu : ‘Eh bien, malheureusement, nous ne pouvons parler du pétrole’. » [3]

Ecoutez, à propos des bombardements contre la Yougoslavie, John Norris, directeur de com de Strobe Talbott qui était alors vice-ministre US des Affaires étrangères, chargé des Balkans. Norris écrit dans ses mémoires : « Ce qui explique le mieux la guerre de l’Otan, c’est que la Yougoslavie résistait aux grandes tendances des réformes politiques et économiques (il veut dire : refusait d’abandonner le socialisme), et ce n’est pas notre devoir envers les Albanais du Kosovo. » [4]

Ecoutez, à propos des bombardements contre l’Afghanistan, ce que disait alors l’ancien ministre US des Affaires étrangères Henry Kissinger : « Il existe des tendances, soutenues par la Chine et le Japon, à créer une zone de libre échange en Asie. Un bloc asiatique hostile combinant les nations les plus peuplées du monde avec de grandes ressources et certains des pays industriels les plus importants serait incompatible avec l’intérêt national américain. Pour ces raisons, l’Amérique doit maintenir une présence en Asie… » [5]

Ceci confirmait la stratégie avancée par Zbigniew Brzezinski, qui fut responsable de la politique étrangère sous Carter et est l’inspirateur d’Obama : « L’Eurasie (Europe + Asie) demeure l’échiquier sur lequel se déroule le combat pour la primauté globale. (…) La façon dont les Etats-Unis ‘gèrent’ l’Eurasie est d’une importance cruciale. Le plus grand continent à la surface du globe en est aussi l’axe géopolitique. Toute puissance qui le contrôle, contrôle par là même deux des trois régions les plus développées et les plus productives. 75% de la population mondiale, la plus grande partie des richesses physiques, sous forme d’entreprises ou de gisements de matières premières, quelque 60% du total mondial. » [6]

guerrejpg-30ed33-ddf9a dans Politique/Societe

A gauche, n’a-t-on rien appris des médiamensonges humanitaires des guerres précédentes ?

Quand Obama le dit lui-même, vous ne le croyez pas non plus ?

Ce 28 mars, Obama a justifié ainsi la guerre contre la Libye :

« Conscients des risques et des coûts de l’action militaire, nous sommes naturellement réticents à employer la force pour résoudre les nombreux défis du monde. Mais lorsque nos intérêts et valeurs sont en jeu, nous avons la responsabilité d’agir. Vu les coûts et les risques de l’intervention, nous devons chaque fois mesurer nos intérêts face à la nécessité d’une action. L’Amérique a un important intérêt stratégique à empêcher Kadhafi de défaire ceux qui s’opposent à lui. »

N’est-ce pas clair ? Alors, certains disent : « Oui, c’est vrai, les Etats-Unis n’agissent que s’ils y trouvent leur intérêt aussi. Mais au moins, à défaut de pouvoir intervenir partout, on aura sauvé ces gens-là. »

Faux. Nous allons montrer que seuls les intérêts seront défendus. Pas les valeurs. D’abord, chaque guerre US fait plus de victimes qu’il n’y en avait avant (en Irak, un million de victimes directes ou indirectes !). Ensuite, l’intervention en Libye en prépare d’autres…

Qui refusait de négocier ?

Mais, dès que vous émettez un doute sur l’opportunité de cette guerre contre la Libye, tout de suite, on vous culpabilise : « Vous refusez donc de sauver les Libyens du massacre ? »

Question mal posée. Supposons que tout ce qu’on nous a raconté se soit vraiment passé. Premièrement, arrête-t-on un massacre par un autre massacre ? Nous savons qu’en bombardant, nos armées vont tuer de nombreux civils innocents. Même si, comme à chaque guerre, les généraux nous promettent que celle-ci sera « propre », nous avons l’habitude de cette propagande.

Deuxièmement, il y avait un moyen beaucoup plus simple et efficace de sauver des vies tout de suite. Tous les pays d’Amérique latine ont proposé d’envoyer immédiatement une mission de médiation, présidée par Lula. La Ligue arabe et l’Union africaine soutenaient cette démarche et Kadhafi avait accepté (proposant aussi d’envoyer des observateurs internationaux pour vérifier le cessez-le feu).

Mais les insurgés libyens et les Occidentaux ont refusé cette médiation. Pourquoi ? « Parce que Kadhafi n’est pas de bonne foi », disent-ils. Possible. Tandis que les insurgés et leurs protecteurs occidentaux ont toujours été de bonne foi ? A propos des Etats-Unis, il est utile de rappeler comment ils se sont comportés dans toutes les guerres précédentes à chaque fois qu’un cessez-le-feu était possible…

En 1991, lorsque Bush père a attaqué l’Irak parce que celui-ci avait envahi le Koweit, Saddam Hussein a proposé de se retirer et qu’Israël évacue aussi les territoires illégalement occupés en Palestine. Mais les USA et les pays européens ont refusé six propositions de négociation. [7]

En 1999, lorsque Clinton a bombardé la Yougoslavie, Milosevic avait accepté les conditions imposées à Rambouillet, mais les USA et l’Otan en ont rajouté une, volontairement inacceptable : l’occupation totale de la Serbie. [8]

En 2001, lorsque Bush fils a attaqué l’Afghanistan, les talibans avaient proposé de livrer Ben Laden à un tribunal international si on fournissait des preuves de son implication, mais Bush a refusé de négocier.

En 2003, lorsque Bush fils a attaqué l’Irak sous prétexte d’armes de destruction massive, Saddam Hussein a proposé d’envoyer des inspecteurs, mais Bush a refusé car il savait que les inspecteurs ne trouveraient rien. Ceci a été confirmé par la divulgation du mémo d’une réunion entre le gouvernement britannique et les dirigeants des services scecrets briatnniques en juillet 2002 : « Les dirigeants britanniques espéraient que l’ultimatum soit rédigé en des termes inacceptables afin que Saddam Hussein le rejette directement. Mais ils étaient loin d’être certains que cela marcherait. Alors, il y avait un Plan B : les avions patrouillant dans la « no fly zone » jetant de nombreuses bombes en plus dans l’espoir que ceci provoquerait une réaction qui donnerait une excuse pour une large campagne de bombardements. » [9]

Alors, avant d’affirmer que « nous » disons toujours la vérité tandis que « eux » mentent toujours, et aussi que « nous » recherchons toujours une solution pacifique, tandis que « eux » ne veulent pas de compromis, il faudrait être plus prudents… Tôt ou tard, le public apprendra ce qui s’est vraiment passé lors des négociations en coulisses, et constatera une fois de plus qu’il a été manipulé. Mais il sera trop tard, et on ne ressuscitera pas les morts.


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La Libye, c’est comme la Tunisie et l’Egypte ?

Dans son excellente interview publiée il y a quelques jours par Investig’Action, Mohamed Hassan posait la bonne question : « Libye : révolte populaire, guerre civile ou agression militaire ? ». A la lumière des recherches récentes, il est possible de répondre : les trois, en fait. Une révolte spontanée, rapidement récupérée et transformée en guerre civile (qui avait été préparée), le tout servant de prétexte à une agression militaire. Qui, elle aussi, avait été préparée. Rien ne tombe du ciel en politique. Expliquons-nous…

En Tunisie et en Egypte, la révolte populaire a grandi progressivement en quelques semaines, s’organisant peu à peu et s’unifiant sur des revendications claires, ce qui a permis de chasser les tyrans. Mais quand on analyse l’enchaînement ultra-rapide des événements à Benghazi, on est intrigué. Le 15 février, manifestation des parents de prisonniers politiques de la révolte de 2006. Manifestation durement réprimée, comme cela a toujours été le cas en Libye et dans les autres pays arabes. Et, à peine deux jours plus tard, re-manifestation, mais cette fois, les manifestants sont armés et passent directement à l’escalade contre le régime de Kadhafi. En deux jours, une révolte populaire devient une guerre civile ! Tout à fait spontanément ?

Pour le savoir, il faut examiner ce qui se cache sous le vocable imprécis « opposition libyenne ». A notre avis, quatre composantes aux intérêts très différents. 1° Une opposition démocratique. 2° Des dignitaires de Kadhafi « retournés » par l’Ouest. 3° Des clans libyens mécontents du partage des richesses. 4° Des combattants de tendance islamique.

Qui compose cette « opposition libyenne » ?

Dans cet enchevêtrement, il est important de savoir à qui on a à faire. Et surtout quelle faction a été intégrée dans les stratégies des grandes puissances…

1° Opposition démocratique. Il est légitime d’avoir des revendications face au régime Kadhafi, dictatorial et corrompu comme les autres régimes arabes. Un peuple a le droit de vouloir remplacer un régime autoritaire par un système plus démocratique. Cependant, ces revendications sont jusqu’ici peu organisées et sans programme précis. On rencontre aussi, à l’étranger, des mouvements révolutionnaires libyens, également assez disparates, mais tous opposés à l’ingérence étrangère. Pour diverses raisons que l’on va clarifier, ce ne sont pas ces éléments démocratiques qui ont grand chose à dire aujourd’hui sous la bannière des USA et de la France.

2° Dignitaires « retournés ». A Benghazi, un « gouvernement provisoire » a été instauré et est dirigé par Mustapha Abud Jalil. Cet homme était, jusqu’au 21 février, ministre de la Justice de Kadhafi. Deux mois plus tôt, Amnesty l’avait placé sur la liste des plus effroyables responsables de violations de droits humains d’Afrique du nord ». C’est cet individu qui, selon les autorités bulgares, avait organisé les tortures de infirmières bulgares et du médecin palestinien longtemps détenus par le régime. Un autre « homme fort » de cette opposition est le général Abdul Fatah Younis, ex ministre de l’Intérieur de Kadhafi et auparavant chef de la police politique. On comprend que Massimo Introvigne, représentant de l’OSCE (Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe) pour la lutte contre le racisme, la xénophobie et la discrimination, estime que ces personnages « ne sont pas les ‘démocrates sincères’ des discours d’Obama, mais parmi les pires instruments du régime de Kadhafi, qui aspirent à chasser le colonel pour prendre sa place ». (1)

3° Clans mécontents. Comme le soulignait Mohamed Hassan, la structure de la Libye est restée fortement tribale. Durant la période coloniale, sous le régime du roi Idriss, les clans de l’est dominaient et les richesses pétrolières leur profitaient. Après la révolution de 1969, Kadhafi s’est appuyé sur les tribus de l’ouest et c’est l’est qui a été défavorisé. Il faut le regretter, un pouvoir démocratique et juste doit veiller à combattre les discriminations entre régions. On peut aussi se demander si les anciennes puissances coloniales n’ont pas encouragé les tribus mécontentes à saper l’unité du pays. Ce ne serait pas la première fois. Aujourd’hui, France et USA misent sur les clans de l’est pour prendre le contrôle du pays. Diviser pour régner, un vieux classique du colonialisme.

4° Eléments d’Al-Qaida. Des câbles diffusés par Wikileaks avertissaient que l’Est de la Libye était, proportionnellement, le premier exportateur au monde de « combattants – martyrs » en Irak. Des rapports du Pentagone décrivaient un « scénario alarmant » sur les rebelles libyens de Benghazi et Derna. Derna, ville de 80.000 habitants à peine, serait la première source de jihadistes en Irak. De même, Vicent Cannistraro, ancien chef de la CIA en Libye, signale parmi les rebelles beaucoup d’ « extrémistes islamiques capables de créer des problèmes » et que les « probabilités [sont] élevées que les individus les plus dangereux puissent avoir une influence dans le cas où Kadhafi devrait tomber ». (1).

Evidemment, tout ceci s’écrivait lorsque Kadhafi était encore « un ami ». Mais ça montre l’absence totale de principes dans le chef des USA et de leurs alliés. Quand Kadhafi a réprimé la révolte islamiste de Benghazi en 2006, ce fut avec les armes et le soutien des Occidentaux. Une fois, on est contre les combattants à la Ben Laden. Une fois, on les utilise. Faudrait savoir.

Parmi ces diverses « oppositions », quel élément l’emportera ? C’est peut-être aussi un but de l’intervention militaire de Washington, Paris et Londres : veiller à ce que « les bons « l’emportent ? Les bons de leur point de vue évidemment. Plus tard, on utilisera la « menace islamique » comme prétexte pour s’installer durablement

En tout cas, une chose est sûre : le scénario libyen est différent des scénarios tunisien ou égyptien. Là, c’était « un peuple uni contre un tyran ». Ici, on est dans une guerre civile, Kadhafi disposant du soutien d’une partie de la population. Et dans cette guerre civile, le rôle qu’ont joué les services secrets US et français n’est déjà plus si secret que ça…

Quel a été le rôle des services secrets ?

En réalité, l’affaire libyenne n’a pas commencé en février à Benghazi en février, mais à Paris le 21 octobre 2010. Selon les révélations du journaliste italien Franco Bechis (Libero, 24 mars), c’est ce jour-là que les services secrets français ont préparé la révolte de Benghazi. Ils ont alors « retourné » (ou peut-être déjà avant) Nuri Mesmari, chef du protocole de Kadhafi, qui était quasiment son bras droit. Le seul qui entrait sans frapper dans la résidence du guide libyen. Venu à Paris avec toute sa famille pour une opération chirurgicale, Mesmari n’y a rencontré aucun médecin, mais se serait par contre entretenu avec plusieurs fonctionnaires des services secrets français et de proches collaborateurs de Sarkozy, selon le bulletin web Maghreb Confidential.

Le 16 novembre, à l’hôtel Concorde Lafayette, il aurait préparé une imposante délégation qui allait se rendre deux jours plus tard à Benghazi. Officiellement, il s’agissait de responsables du ministère de l’Agriculture et de dirigeants des firmes France Export Céréales, France Agrimer, Louis Dreyfus, Glencore, Cargill et Conagra. Mais, selon les services italiens, la délégation comportait aussi plusieurs militaires français camouflés en hommes d’affaires. A Benghazi, ils rencontreront Abdallah Gehani, un colonel libyen que Mesmari a indiqué comme étant prêt à déserter.

A la mi-décembre, Kadhafi, méfiant, envoie un émissaire à Paris pour essayer de contacter Mesmari. Mais la France l’arrête. D’autres Libyens se rendent visite à Paris le 23 décembre, et ce sont eux qui vont diriger la révolte de Benghazi avec les milices du colonel Gehani. D’autant que Mesmari a fourni aux Français de nombreux secrets de la défense libyenne. De tout ceci, il ressort que la révolte à l’est n’est donc pas si spontanée qu’on nous l’a dit. Mais ce n’est pas tout. Il n’y a pas que les Français…

Qui dirige à présent les opérations militaires du « Conseil national Libyen » anti-Kadhafi ? Un homme tout juste arrivé des USA le 14 mars, selon Al Jazeera. Décrit comme une des deux « stars » de l’insurrection libyenne par le quotidien britannique de droite Daily Mail, Khalifa Hifter est un ancien colonel de l’armée libyenne, passé aux Etats-Unis. Celui qui fut un des principaux commandants militaires de la Libye jusqu’à la désatreuse expédition au Tchad fin des années 80, a ensuite émigré aux USA et vécu ces vingt dernières années en Virginie. Sans source de revenus connue, mais à petite distance des bureaux… de la CIA. [10] Le monde est petit.

Comment un haut militaire libyen peut-il entrer aux Etats-Unis en toute tranquillité, quelques années après l’attentat terroriste de Lockerbie, pour lequel la Libye a été condamnée, et vivre vingt ans tranquillement à côté de la CIA ? Il a forcément dû offrir quelque chose en échange. Publié en 2001, le livre Manipulations africaines de Pierre Péan retrace les connexions d’Hifter avec la CIA et la création, avec le soutien de celle-ci, du Front National de Libération Libyen. Le seul exploit du dit Front sera l’organisation en 2007, aux USA, d’un « congrès national » financé par le National Endowment for Democracy [11], traditionnel intermédiaire de la CIA pour arroser les organisations au service des Etats-Unis…

En mars de cette année, à une date non communiquée, le président Obama a signé un ordre secret autorisant la CIA à mener des opérations en Libye pour renverser Kadhafi. Le Wall Street Journal, qui relate ceci le 31 mars, ajoute : « Les responsables de la CIA reconnaissent avoir été actifs en Libye depuis plusieurs semaines, tout comme d’autres services occidentaux. ».

Tout ceci n’est plus très secret, ça figure depuis un bon moment sur Internet, et ce qui est étonnant, c’est que les grands médias n’en aient pas dit un mot. Pourtant, on a déjà connu de nombreux exemples de « combattants de la liberté » ainsi armés et financés par la CIA. Par exemple, dans les années 80, les milices terroristes contras, mises sur pied par Reagan pour déstabiliser le Nicaragua et renverser son gouvernement progressiste. N’a-t-on rien appris de l’Histoire ? Cette « gauche » européenne qui applaudit aux bombardements n’utilise pas Internet ?

Faut-il s’étonner que les services italiens « balancent » ainsi les exploits de leurs confrères français et que ceux-ci « balancent » leurs collègues US ? Seulement si on croit aux belles histoires sur l’amitié entre « alliés occidentaux ». On va en parler…

A SUIVRE :

2. Les objectifs des USA vont bien au-delà du pétrole

3. Pistes pour agir

www.michelcollon.info

Notes


[1] Reuters, 22/3.

[2] Sunday Times, 16 septembre 2007.

[3] Washington Post, 17 septembre 2007.

[4] Collision Course, Praeger, 2005, p.xiii.

[5] Does America need a foreign policy ?, Simon and Schuster, 2001, p. 111.

[6] Le Grand Echiquier, Paris 1997, p. 59-61.

[7] Michel Collon, Attention, médias ! Bruxelles, 1992, p. 92.

[8] Michel Collon, Monopoly, – L’Otan à la conquête du monde, Bruxelles 2000, page 38.

[9] Michael Smith, La véritable information des mémos de Downing Street, Los Angeles Times, 23 juin 2005.

[10] McClatchy Newspapers (USA), 27 mars.

[11] Eva Golinger, Code Chavez, CIA contre Venezuela, Liège, 2006

par Michel Collon (son site) vendredi 8 avril 2011 – 53 réactions yahoo

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Réactions à cet article

  • votes : 10

    Par jako (xxx.xxx.xxx.172) 8 avril 11:38

    jako donateur-d876a

    Hé oui, sans les lunettes roses et le gaz qui va avec le monde est bien moins joli en effet.
    Je ne veux pas chipoter mais le missile de « croisière » français utilisé coute 3,2 millions de ros, une vingtaine auraient été utilisé déja…

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    • votes : -2

      Par HELIOS (xxx.xxx.xxx.64) 8 avril 13:29

      HELIOS

      Désolé de vous contredire, mais vous ne pouvez pas evaluer et dire qu’un missile de croiseure coute 3,2 Millions d’Euros !

      Il coute le prix des materiaux et des salaires des ouvriers qui ont été utilisés pour le fabriquer ce qui ne doit guerre depasser quelques milliers d’Euros.

      Vous n’avez pas le droit de dire que les investissements en recherche, les frais financiers divers et tout ce que vus pouvez imaginer rentre dans le prix CAR tout ce bazard est payé dans un contexte de permanence et de globalité et non pas a affecter a un missile.

      A titre d’exemple, quand vous utilisez votre vehicule, on vous dit que le km coute, mettons 2 euros. Là aussi c’est faux, il ne coute que le prix du carburant et la part relative a qq pieces d’usure. L’ammortissement, l’assurance etc rentrent dans des frais de possession qui courent quels que soient les km parcourus, exactement comme les frais d’etudes du missile ne peuvent rentrer dans celui qu’on envoie sur Khadafi.

      C’est aussi pour ce type de confusion que les verts nous expliquent qu’il est plus cher d’utiliser sa voiture que les transports en commun et qui calculent le prix du billet sur le (faux) prix que vous coute votre deplacement dans votre auto. Comme le calcul est faux, personne ne veut prendre le transport en commun au prix proposé !

      Votre raisonnement est absolument deformé par la vue finaciere qu’on nous impose pour justifier les facturations exhorbitantes de produits et services qui sont tres tres loin des valeurs reeles.

      Bonne journée a tous

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    • votes : 6

      Par jako (xxx.xxx.xxx.172) 8 avril 14:08

      jako donateur-d876a

      Bonjour Helios
      Je m’excuse en effet, sur d’autre source le cout est estimé aux alentour de 850.000 ros mais bon , cette magie de technologie fabriquée en très peux d’exemplaires ( le SCALP ) à un cout en recherche très important. Ce qui m’importe pour le prix c’est que cela sort de la poche de l’ETAT et donc de la mienne et que tout cela se passe alors que l’on entend sans cesse « les caisses sont vides »

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    • votes : 10

      Par Gilbert (xxx.xxx.xxx.102) 8 avril 14:25

      Gilbert

      @ HELIOS

      Le coût d’un missile SCALP, commercialisé par MBDA est de l’ordre du million d’euros par unité. Vous confondez le coût de revient pour l’entreprise et le prix de vente du missile. Effectivement, pour que l’entreprise fabrique une missile supplémentaire, cela ne lui coûte que le prix des matières premières et de la production. Cependant, lorsque l’armée (et donc l’état, avec l’argent du contribuable) achète un missile, il le paie au prix fort, qui permettra à l’entreprise d’être profitable. L’état supportera donc les coûts de R&D et autre.

      http://www.marianne2.fr/blogsecretdefense/Libye-la-facture-des-missiles-de-croisiere-Scalp-s-eleve-deja-a-plus-de-neuf-millions-d-euros_a212.html

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    • votes : 0

      Par HELIOS (xxx.xxx.xxx.64) 8 avril 18:37

      HELIOS

      On est d’accord Gilbert sur la forme, pas sur le fond !

      Mon boulot consiste à monter des « programmes » ou des » projets »…
      je peux vous garantir que les etudes faites par MBDA (rappelons que cette boite est la descendante de l’aerospatiale, de Matra et d’autres) ONT ETE PAYEES déja par l’etat !

      Petit rappel :
      Quand les armées desirent qq chose, elles s’adressent a des enrtreprises qui vont faire des etudes de faisabilités, des etudes techniques (la conception, les demonstrateurs le premieres versions) QUI SERONT INTEGRALEMENT PAYEES. Normal, personne ne bosse pour rien !
       
      Il n’y a pas d’investissement de la part de ces entreprises, si ce n’est leurs bureaux de recherche qui rentrent dans le contexte de competence. En effet si on s’adresse a ces boites (MBDA), c’est qu’elles ont les competences pour faire les missiles (par exemple) et c’est cette recherche interne qui fait leur notoriété, leur competence et justifie la vente au client (l’armée) de ses ingenieurs pour les etudes (de ces missiles).

      Donc, si vous suivez bien, et par exemple, MBDA est une boite qui a des competences, qui VENDS DES ETUDES… et une fois les etudes terminées et payées, MBDA va fabriquer les missiles. Vous comprenez bien que l’etat a donc assumé tout l’investissement en etudes de ses missiles, et lorsqu’ils sont construits (par MBDA) on peut dtre schematiquement qu’il ne reste plus que ce prix de fabrication..

      Vous ne pouvez pas inclure ces investissements de l’etat dans le cout des missiles car c’est le boulot même de l’armée de faire faire ces etudes en plus de faire la guerre. Dans le cout des missiles, vous n’incluez pas le cout des pingouins de l’etat major, ni des majorettes sur les champs elysées au 14 juillet. Vous ne pouvez donc pas attribuer le prix des etudes que l’armée a demandé a diverses boites pour ses armes, car elle fait la son boulot normal.

      Et vous n’avez pas le droit non plus de dire que MBDA doit repercuter dans le cout des missiles le prix des etudes, vue que ces etudes ont déja été payéees une fois.

      En conclusion, je mainteins, même si le prix apparent est de 1 Million d’Euro l’unité, c’est soit un abus de la part de MBDA et dans ce cas une faute de la part des militaires qui passent le contrat et qui payent, soit une manipulation destinée a laisser croire au public que ces missiles sont hors de prix avec les suppositions que cela entraine…

      Le prix de ces missiles, en simplifiant a l’extreme se decompose en une « bombe » portée par un missile autoguidable et doté d’un GPS. La dedans combient pensez vous que cela doit couter ?

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  • votes : -10

    Par Yves Rosenbaum (xxx.xxx.xxx.222) 8 avril 12:12

    Yves Rosenbaum

    Je suis parfaitement d’accord avec votre analyse, notamment sur les véritables raisons qui ont poussé les Etats-Unis à intervenir en Libye. Toutefois, cela n’empêche pas de se poser la question : « Que serait-il advenu de la Libye et des populations civiles des régions insurgées si on avait laissé Khadafi poursuivre sa répression ? » Il s’agit certes d’un alibi parfait pour les « interventionnistes », mais cette question méritait, je trouve, d’être mentionnée

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    • votes : -6

      Par joelim (xxx.xxx.xxx.104) 8 avril 13:36

      joelim donateur-d876a

      +1. Dommage que l’article par ailleurs intéressant n’en parle pas.

      Réagir à l’article Réagir à ce message Signaler un abus Lien permanent

    • votes : 14

      Par Madoff (xxx.xxx.xxx.249) 8 avril 14:15

      Les rapports établissant que khadafi avait ordonné d’ouvrir le feu sur la foule ont été démentis , dans ces conditions comment pouvez vous faire la différence entre une insurrection et une guerre civile ?
      D’autant plus que les groupes ethniques opposés à khadafi l’ont toujours été depuis la chute de la royauté et la prise du pouvoir par Khadafi qui à l’époque était bien une révolution .
      Il y a même des rapports qui prouvent que durant l’exil de certains groupuscules , ceux ci était financé et entraîné par l’Arabie Saoudite avec la complicité implicite du gouvernement américain .
      On retrouve également des rapports établissant la présence dans le camp des insurgés d’agent de la CIA et d’agents d’Al Qaida …

      Posez vous la question , est ce que maintenant Al Qaida est devenu un symbole de liberté et de démocratie au moyen Orient ? Tellement important que nous nous devons de les aider à vaincre l’armée de Khadafi ?

      Je m’y refuse , ce qui est excellent ce sont les gens à qui ont explique depuis des années que Al Qaida est une création de la CIA qui a orchestré le conflit de civilisation , et lorsque la preuve est sous leur yeux , qu’il est prouvé que l’empire s’est bien foutu de leur gueule , il signe et accepte de les aider militairement …
      On marche sur la tête … Il y a même des gens pour approuver…

      Réagir à l’article Réagir à ce message Signaler un abus Lien permanent

    • votes : 12

      Par soulmanfred (xxx.xxx.xxx.94) 8 avril 14:34

      soulmanfred

      Que serait-il advenu de la Libye et des populations civiles des régions insurgées ..

      La réponse est simple , la communauté internationale à annihilée toute forme de début de réponse à votre question , en s’immisçant dans un conflit civil elle déforme la réalité à sa convenance . Dans une guerre civile il y a des morts de toute façon , un peuple doit être maître de son destin , s’il avait fallu 10000 morts en Libye pour que ce pays puisse s’émanciper et faire tomber son dictateur il fallait laisser l’histoire suivre son cours sans intervention extérieur . Si vraiment Kadhafi était un danger pour son peuple il fallait ne plus lui donner de crédit diplomatique en le recevant avec tapis rouge partout ou il se rendait , ne plus lui vendre d’armes , ne plus lui acheter de pétrole , à partir de là il se serrait affaiblit et sa chute n’aurait été que plus facile . Le problème c’est qu’en laissant faire le peuple celui ci peut se choisir un nouvel homme fort totalement indépendant qui n’entre pas dans les plans de la communauté internationale , à l’image d’ Allende qui ne se manipule pas ou ne s’achète pas , mieux vaut prendre les devants et remodeler le pays suivant le bon vouloir de la maison blanche .

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    • votes : 6

      Par Ouallonsnous ? (xxx.xxx.xxx.51) 8 avril 18:07

        »Que serait-il advenu de la Libye et des populations civiles des régions insurgées si on avait laissé Khadafi poursuivre sa répression ? »

      C’est une excellente question, mais on peut d’emblé tabler sur un arrêt de la gravité de la « répressioon », si toutefois il y avait réellement répression, (dans un état totalitaire et dictatorial, bien difficile à discerner ; les médias des agresseurs ayant beau jeu à fabriquer de la répression aux yeux de ceux qui ne vivent pas en Lybie) à partir du moment où ont ne fournissait pas 50 000 mercenaires recrutés pour le compte de Khadafi par la sté israélienne GLOBAL CST.

      Tout cela semble une fois encore une colossale intoxication de l’opinion publique mondiale par les éternels fauteurs de guerre et colonialistes que sont les anglo-USraéliens et leurs « laquais » de l’UE !

      Réagir à l’article Réagir à ce message Signaler un abus Lien permanent

    • votes : 1

      Par joelim (xxx.xxx.xxx.104) 8 avril 18:51

      joelim donateur-d876a

      Posez vous la question , est ce que maintenant Al Qaida est devenu un symbole de liberté et de démocratie au moyen Orient ? Tellement important que nous nous devons de les aider à vaincre l’armée de Khadafi ?

      Justement c’est une façon de rompre avec le choc des civilisations. 

       

      Ce n’est plus : la nébuleuse (bien nommée) Al-quaeda d’un côté, et l’occident beau-parleur de l’autre.

       

      D’ailleurs les néo-cons sont plutôt contre. Justement car ça brouille la lisibilité de leur « chorale de marche » (j’entends par là le chœur médiatique géré par les industriels et financiers).

       

      Certes les EUA (qui sont l’OTAN) n’auraient pas du s’en mêler. Il faudrait qu’un jour il n’y ait plus une botte de GI en dehors de leur cher pays. Juste pour remettre les compteurs à zéro. En pénitence des deux guerres dont ils ne veulent pas économiquement se passer. Et oui des guerres économiques. Ce furent les premiers pas du IIIe millénaire. Espérons que de cette fumure renaîtra quelque chose.

       

      Et nous devions-nous y aller ? Au niveau des principes (que nous disons représenter droits de l’homme et tout ça) pouvions-nous ne pas répondre à tel appel, vu le contexte… Mais pour moi répondre ce n’est pas attaquer mais défendre.

       

      Sinon j’ai du mal à croire qu’une cabale pour renverser Kadhafi a été fomentée AVANT les révolutions arabes commencées en Tunisie en décembre 2010, donc bien après octobre.

       

      Quant à l’uranium appauvri, c’est aux EUA de se justifier. Il est très étonnant qu’aucun media ne leur demande : combien d’UA ont été amenés, déversés ou pulvérisés en Libye ? Et en Irak ? et au Kosovo ? et en Afghanistan ? Etc etc. Les médias français sont peu curieux de nature. smiley 

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  • votes : -3

    Par Kinini (xxx.xxx.xxx.110) 8 avril 12:17

    Le charlatanisme politique est un fléau intellectuel procédant du populisme et du sophisme .Et le processus politique ne se décline pas toujours ,nécessairement , du « binarisme » de la Moralité/Immoralité et de l »’amalgame.Mais des intérêts des hommes,du moment considéré et de la valeur des hommes ,en action, qui soupèsent l’efficacité des perspectives.Dans ce cadre, la prudence imposerait d’écouter la variété des approches pour ne pas succomber aux effets des « cécités idéologiques » !

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    • votes : 8

      Par Bélial (xxx.xxx.xxx.12) 8 avril 14:30

      Bélial

      Très étrange cette interview dans laquelle Zbigniew Brzezinski l’homme de la stratégie d’armer les talibans contre l’URSS et du tittytainment (voir wikipédia) passerait presque pour un gentil (comparé aux néoconservateurs).
      Très étrange ce mélange d’idéalisme (America doit guider le monde vers la paix la justice l’amour les gros 4×4 et la démocratie) et de pragmatisme tout empreint de realpolitik (laisser faire les émirs au Bahrein et en Arabie Saoudite… et faire de la géostratégie en Lybie)

      Réagir à l’article Réagir à ce message Signaler un abus Lien permanent

  • votes : 9

    Par criticaldistance (xxx.xxx.xxx.64) 8 avril 12:19

    criticaldistance

    Un Américain s’exprimant dans un documentaire sur Kadhafi diffusé récemment disait qu’une intervention en Libye (la précédente) était l’occasion d’envoyer un message à peu de frais (militaires) .

    Il y a plusieurs sortes de clivages : Etats amis, incontrôlables, ou ennemis ; Etats démocratiques, autoritaires, ou totalitaires ; Etats non dangereux, ou militairement menaçants, avec ou sans risque de guerrilla, ou terroristes ; Etats aux ressources naturelles importantes, moyennes, ou faibles .

    La Libye est un Etat autoritaire incontrôlable ex ennemi non menaçant aux riches ressources naturelles, d’où l’intérêt d’une intervention, alors que Kadhafi a irrité la France et qu’une guerre juste améliorerait l’image du gouvernement .

    Chine et Corée du Nord sont hors d’atteinte .

    Une intervention en Iran serait difficile .

    L’Arabie saoudite est un Etat intégriste ’ami’ aux riches ressources naturelles, ainsi que Bahreïn .

    La Birmanie a été blanchie par Kouchner !

    En Syrie, au Yémen, comme au Darfour, il y a moins de ressources naturelles .

    L’Irak était comme l’est la Libye un Etat autoritaire incontrôlable non menaçant (après la première guerre du golfe) avec de riches ressources naturelles .

    Réagir à l’article Réagir à ce message Signaler un abus Lien permanent

    • votes : 3

      Par Bélial (xxx.xxx.xxx.12) 8 avril 14:16

      Bélial

       »

      Il y a plusieurs sortes de clivages : Etats amis, incontrôlables, ou ennemis ; Etats démocratiques, autoritaires, ou totalitaires ; Etats non dangereux, ou militairement menaçants, avec ou sans risque de guerrilla, ou terroristes ; Etats aux ressources naturelles importantes, moyennes, ou faibles .  »

      = l’axe du bien, l’axe du mal, l’axe du pas trop mal et l’axe du peut mieux faire.

      Réagir à l’article Réagir à ce message Signaler un abus Lien permanent

  • votes : 15

    Par le folisophe (xxx.xxx.xxx.147) 8 avril 12:20

    le folisophe

    merci MONSIEUR COLLON, vous etes a l’information ce que le decodeur est a Canal plus, l’abonnement en moins.

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  • votes : 19

    Par Jean-Fred (xxx.xxx.xxx.61) 8 avril 12:27

    donateur-d876a

    Merci pour ce brillant exposé ! J’espère que d’autres médias se joindront à Agoravox pour diffuser largement votre article.

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    • votes : 5

      Par LeManu (xxx.xxx.xxx.29) 8 avril 18:09

      LeManu

      Comme dit l’auteur lui-même, il n’a fait que compiler des éléments déjà publiés de manière disparate : Je dois avouer que même en n’ayant rien appris de nouveau, le simple exposé , si bien articulé, de trous ces éléments reliés les uns aux autres fait clairement apparaître la logique géostratégique, pour ne pas tout simplement l’appeler « coloniale » de l’action de Sarkobama.
      Excellent travail de synthèse, des révoltes de Bengazi en 2006 jusqu’à l’article récent du Libero (traduction ici) (original ici : pdf), l’article est complet, et, cohérent, il permet une vision globale (à tous les sens du terme) de « l’affaire » libyenne.

      Bravo à un auteur qui ne s’en laisse pas conter – Je partage illico.
      Manu

      PS : à quand la même chose sur le sanglant putch de Sarkobama en Côte d’Ivoire, les boucheries passées, présentes et avenir qu’il a et qu’il va entrainer… pour combien d’année ?

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  • votes : 16

    Par tinga (xxx.xxx.xxx.165) 8 avril 12:37

    La gauche européenne est un leurre, elle n’existe pas, on le voit bien pour toutes les grandes décisions, comme l’entrée en guerre de notre pays, gauche et droite sont les doigts d’une même main, la gauche c’est pour faire croire à quelques naïfs qu’il y a une opposition, mais l’agression contre la Libye montre bien que ces ordures partagent le même agenda. 

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    • votes : 10

      Par L’Etna (xxx.xxx.xxx.67) 8 avril 13:22

      Très bon article.

      La stratégie est toujours la même : surfer sur un vague d’émotion, pour faire accepter l’impossible c’est à dire la guerre.Est ce que l’opinion aurait réagi pareil si on nous avez dit « nous attaquons la Libye car ce pays recèle une des plus grande reserve pétrolière du monde, et qu’il serait possible d’armer et de soutenir des clans opposes à Kadhafi pour à moyen terme soit s’emparer du pétrole soit en obtenir un meilleur prix ».

      Car il semble maintenant que ces révolutionnaires n’était que des clans ou faction opposées au général et non un peuple unis contre la dictature.Et même si ça avait été un peuple unis pour la démocratie est ce qu’il faut pour cela les aider militairement, ou plutôt les laisser faire totalement leur révolution avec ce que cela engendre comme sacrifices ?

      Enfin si nous intervenons c’est surement pour d’autres raison qu’un coup de pouce vers une démocratie.

       

       

       

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    • votes : 8

      Par Defrance (xxx.xxx.xxx.202) 8 avril 14:41

      Defrance

      Vus avez parfaitement raison, et aux USA ils sont parvenu a avoir deux blocs soit disant opposés appelés DÉMOCRATE pour l’un et RÉPUBLICAIN pour l’autre ! comme si un démocrate ne pouvait pas etre aussi républicain et l’inverse ?

       

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    • votes : 1

      Par Ariane Walter (xxx.xxx.xxx.232) 8 avril 21:21

      Ariane Walter

      Tinga, j’aime votre expression, très juste : les doigts d’une même main.

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  • votes : 25

    Par soulmanfred (xxx.xxx.xxx.94) 8 avril 12:58

    soulmanfred

    Parfaite démonstration Mr Collon , le problème dans cette affaire est que Kadhafi est un parfait bouc émissaire , ce despote convient parfaitement dans la vitrine médiatique de guerre us , tout comme Saddam en son temps , il est parfait dans son rôle : vous avez vu ce salaud de Kadhafi qui massacre son peuple ? Et bien on va s’en occuper ! 

     

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  • votes : 13

    Par Yoann (xxx.xxx.xxx.160) 8 avril 13:02

    Yoann

    Excellent article Mr Michel Collon, merci pour ce rare moment de lucidité dans ce monde de brutes …

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  • votes : -9

    Par lerma (xxx.xxx.xxx.85) 8 avril 13:37

    lerma

    Le mouvement de libération des masses en sachant les tyrans et dictateurs a commencé avec la révolution tunisien

    KADHAFI est le 1er tyran qui utilise les armes contre son peuple au lieu de quitter le pouvoir avec les valises pleines d’argents

    Oui la révolution des résistants face à la dictature du tyran est légitime et il faut arrêter de voir la main des européens ou des américains,à chaque fois qu’un arabe exprime sa légitime revendication de liberté…comme vous en France..

    http://www.tvargentine.com

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    • votes : 2

      Par dom y loulou (xxx.xxx.xxx.195) 8 avril 23:25

      dom y loulou

      « KADHAFI est le 1er tyran qui utilise les armes contre son peuple au lieu de quitter le pouvoir avec les valises pleines d’argents »

      dites lerma, vous avez reçu combien de vaccins ? parce que je me souviens très bien de vos diatribes contre le boucher de bagdad qui utilisait d’horribles armes rothschild contre les kurdes… oui Saddam… oui pas sa dame…
      oublié ?
      les grands stratèges de la FED americaine et londonienne en sous-papes… aiment manifestement resservir les mêmes plats avariés pour pousser plus loin l’ABOMINATION.

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  • votes : 4

    Par ROBERT GIL (xxx.xxx.xxx.152) 8 avril 13:40

    Pourquoi les occidentaux ont attaqué la Libye quand ils n’ont pas bougé ni en Tunisie ni en Egypte, ni en Côte d’Ivoire, ni à Gaza… ? Là est la question ! 

    Kadhafi n’est pas qualifié de dictateur parce qu’il fait tirer sur la foule. Il se passe la même chose en Arabie Saoudite, au Bahreïn et dans d’autres pays que nous soutenons, et les dirigeants de ces pays reçoivent tous les honneurs de l’Occident. Kadhafi est un dictateur parce en 1969 il a nationalisé le pétrole libyen.

    Le gouvernement de transission deja reconnu par Paris, est composé uniquement de personne ayant des rapports etroit avec l’occident ou ayant fait leur etudes aux USA !

    http://2ccr.unblog.fr/2011/03/23/en-lybie-sauvons-le-petrole/

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  • votes : 7

    Par Defrance (xxx.xxx.xxx.202) 8 avril 14:21

    Defrance

    Bravo Monsieur Collon,

    Il y a aussi, a mon humble avis la Publicité pour le matériel que la France et la Suede tentent de vendre au Bresil ? Avez vous remarqué que les Suedois qui avaient laissé libre cours aux démonstration des Rafales et ont ensuite envoyés six Grippen ? De leur coté les anglais ne parlent que des exploits de leurs appareils ce qui montre bien que l’alibi de la guerre de protection passe au minimum au second rang.
     Pour ce qui me concerne je pense que l’intervention est arrivée trop tard pour être vue comme un acte de protection, l’ONU est une machine qui met trop de temps a se mettre en branle et Kaddafi aurait pu tomber très vite une semaine plus tôt ?

     Les règlements de l’ONU devraient être revus pour interdire le droit de véto aux fournisseurs d’armes qui sont présentes sur le champs d’opération ?? Ex les Russes ne souhaitaient pas que le monde entier voit ses T55 s’ouvrir comme de vulgaires boites de conserves ?

     Cela dit Kaddafi n’était pas plus dangereux que bien d’autres a condition de le tenir a distance plutôt que de le recevoir sous sa tente dans les jardins de l’Élysée ? A ce propos il eut été facile de l’arrêter a cette période…… mais il avait annoncé l’achat de rafales, alors le business a pris le dessus !! 

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  • votes : 6

    Par dom y loulou (xxx.xxx.xxx.55) 8 avril 14:51

    dom y loulou

    le congrès amerloque, sous l’oeil avisé du prix nobel de la paix (sic) a enclenché une loi qui permet aux USA les meurtres commandités sur « toute personne peut-être liée à des activités terroristes, à l’étranger comme aux USA »

    formidable le 4ème Reich n’est-ce pas ?

    en tous les cas les nouvelles photos divulguées de Libye qui « prouvent la brutalité du régime kadhafi » ne signifient rien, les rebelles al kaida de benghazi, lourdement armés par les grands dieux, ont tout aussi bien pu les faire et les étaler là au moment opportun.

    de toute façon les GIs vont devenir schizos car là-bas ils doivent combattre al kaida et là « aider » al kaida en bombardant leurs ennemis… ils vont pêter une diurite je penses.

    et nous aussi si nous pensons que les merdias nous disent quoique ce soit d’autre que des mensonges qui servent les intérêts sionistes unilatéraux.

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  • votes : -7

    Par Tristan Valmour (xxx.xxx.xxx.117) 8 avril 14:53

    Bonsoir Michel Collon

    Article intéressant mais assez partial. Permettez-moi alors de tenter d’être objectif.

    Je crois qu’il n’y a jamais eu dans toute l’histoire de l’humanité d’Etat non expansionniste. Et on pourrait sans doute affirmer la même chose au sujet des religions et autres idéologies. Alors, peut-on reprocher aux US autre chose que de réussir là où les autres ont échoué ? Et a qui imputer la faute ? Moi, je l’impute aux dirigeants de chaque pays qui trahissent les intérêts des leurs, ni aux US ni à Israël. Lorsque la France avait une voix indépendante, et les moyens de la faire entendre, elle était respectée. Mais de Gaulle n’est plus, et n’a eu comme successeurs que des traîtres et des gens guidés par leur seule ambition personnelle.

    La seule guerre juste est celle que l’on mène pour défendre ses terres. Toute autre guerre, même animée des meilleures intentions du monde ne peut être qualifiée de juste ; elle est toujours trouble. Et dans toute guerre, ce sont toujours des pauvres malheureux, dans les deux camps, qui meurent, civils et militaires.

    Il faut distinguer les politiques américaines et israéliennes des américains et des israéliens, au risque que se constituent des amalgames dont pourraient souffrir les peuples américains et israéliens dont la valeur et le droit à vivre une vie digne et humaine ne sont pas moindres que les nôtres.

    Même si la politique américaine est interventionniste, je ne vais pas pleurer sur le sort de Khadafi qui n’est pas connu pour être un grand démocrate, et qui a causé de grands torts à la France. D’autre part, je suis intimement convaincu qu’un dirigeant qui aurait le soutien de son peuple, c’est-à-dire qui mènerait une politique selon le principe de l’intérêt général, et qui communiquerait sincèrement avec son peuple, ne craindrait pas les ambitions américaines. Mieux encore, ce dirigeant pourrait être montré en exemple et inspirer les opinions publiques américaines et israéliennes. Mais, comme nous pouvons le constater, ce sont souvent des dictateurs qui sont pris pour cibles.

    Il y a certes deux poids deux mesures, mais les choses ont toujours été ainsi en politique. Si je condamne également l’intervention de l’Etat d’Israël à Gaza et suis horrifié par le sort des Palestiniens, il ne faut pas oublier ce qu’ont subi les Juifs tout au long de l’histoire de l’humanité. Jamais on ne devra oublier qu’aucun autre peuple (je mélange sciemment religion et peuple) n’a subi autant d’affres pour ce qu’il est que le peuple Juif. Ce, de l’antiquité jusqu’après la seconde guerre mondiale. Certes, les Noirs et les Indiens d’Amérique ont aussi éprouvé un génocide – et en la matière il ne saurait y avoir de moins mauvais génocide -, mais c’était dans l’objectif de s’approprier leurs richesses.

    Dans toutes ces affaires, il y a au final un seul coupable : le désir atavique de spolier et dominer autrui. Triste humanité.

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    • votes : 9

      Par criticaldistance (xxx.xxx.xxx.29) 8 avril 15:35

      criticaldistance

      commentaire maladroit, la fin enlève toute crédibilité, en hiérarchisant les drames, en confondant des juifs et les juifs

      des juifs sont morts dans des conditions atroces, d’autres juifs colonisent un territoire en violation du droit international

      de quoi la surreprésentation des juifs dans les media, chez les banksters, est-elle le nom ?

      une société oligarchique, néo-féodale

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  • votes : 7

    Par criticaldistance (xxx.xxx.xxx.29) 8 avril 15:26

    criticaldistance

    il faudrait aussi une critique du rôle de l’histrion BHL  smiley

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  • votes : 5

    Par spartacus (xxx.xxx.xxx.49) 8 avril 15:31

    spartacus

    Nos modes de consommations et nos impots nous rendent complices de tous ces massacres perpétrés au nom du « bien » .
    Nous seul moyen de pression sur le système et de boycotter toutes marques soutenant les projet du NWO.
    refuser que nos impots servent à erradiquer toutes forme d’opposition à l’oligarchie mondiales pour lesquelles travaillent avec zele nos politiques.
    Sans une action de masse, nous ne pourrons jamais renverser le processus.

    Réflection utopique, je sais.

    il sera bientôt trop tard pour une quelconque réaction d’indignation et d’opposition.

    j’ai bien peur que le point de non retour est franchi.

    La gouvernence mondiale est en marches et bientôt opérationnelle.

    après toutes éliminations ds opposition qui perdurent dans le monde, ils viendront s’occuper de ceux qui pensent autrement ne seraissent que par leurs écrits, c’est à dire nous !!!!!

    « SEDITION »

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  • votes : 9

    Par Lisa SION 2 (xxx.xxx.xxx.140) 8 avril 15:42

    Lisa SION 2

    Bonjour monsieur Collon, vous m’avez convaincu, me voilà collonniste !

    J’ai suivi avec plaisir votre intervention chez Taddéi et j’ai aimé le courage dont vous faisiez preuve d’engager le débat sur un voie vierge, totalement infréquentée, où personne n’était prêt à vous suivre, mais vous avez été net et convainquant, déclarant que depuis toujours la presse n’est que la voie de son maitre, voilant les faits graves et occultes derrière des petits faits divers dont on peut affirmer malheureusement eux seuls sont véridiques. vous êtes gagnant en ce sens, qu’aucun de Vos contradicteurs ce soir là n’a été plus convainquant, depuis le doute les gagne j’en suis sur !

    ravi de vous savoir sur Agoravox. L.S.

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  • votes : 3

    Par boris (xxx.xxx.xxx.25) 8 avril 15:46

    boris

    Torcher le cul merdeux des dictateurs peut effectivement paraître louable, dans le même temps l’empressement a dérouler le pq est toujours suspect.

    En ce qui concerne Kadhafi ce qui est troublant c’est que son pays n’a pas tant de pétrole que ça, contrairement a ce qui a été dit un peu plus haut, ses réserves pétroliféres ne représentent que de 2% des réserves mondiales.

    Les US se pré-positionne dans le secteur car d’autres pays voisins détiennent aussi le précieux liquide noir et puis ça rapproche de l’Iran.

    Quant à Sarko, c’est un mix, côte de popularité en baisse, financement occulte, agitation pro atlantique, imitation caractérisée pour faire comme les grands.

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    • votes : 1

      Par soulmanfred (xxx.xxx.xxx.94) 8 avril 17:39

      soulmanfred

      La Libye rejoint les Nations-Unies le 14 décembre 1955. Quelques mois plus tard, le 30 avril 1956, un forage effectué dans le sud-ouest du pays par la Libyan American Oil met au jour un premier gisement de pétrole15. En 1959, des gisements bien plus importants sont découverts à Zilten par la compagnie Esso Standard Libya. En 1965, la Libye exporte quelque 58,5 millions de tonnes d’« or noir », via des installations modernes (terminal de Marsa El Brega). Elle est à cette époque le premier producteur d’Afrique15. La manne pétrolière permet au pays de développer ses infrastructures, encore rudimentaires au début des années 1960.

      Le pétrole Libyen est parmi les plus raffiné au monde et donc la première réserve d’Afrique , le pétrole Irakien 4ème réserve au monde.. L’aghanistan :


      L’Afghanistan, l’un des pays les plus pauvres du monde, a dans son sous-sol des ressources pétrolières et minérales estimées à un millier de milliards de dollars, a affirmé aujourd’hui son président Hamid Karzaï.La Côte d’Ivoire et ses 50 milles barils jours ne sont pas négligeables non plus … 


      Réserves prouvées fin 2008 en millions de barils :

       

      Arabie saoudite  19,87 % 

      Canada        13,27 % 

      Iran            10,14 % 

      Irak             8,57 % 

      Koweït         7,75 % 

      Venezuela     7,40 % 

      Émirats Arabes    7,29 % 

      Russie          4,47 % 

      Libye            3,25 % 

      Nigeria        2,70 % 

      Kazakhstan    2,24 % 

      États-Unis   1,59 % 

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  • votes : 1

    Par Marc P (xxx.xxx.xxx.225) 8 avril 16:26

    En effet, un grand merci Monsieur COLLON !

    « Mais les insurgés libyens et les Occidentaux ont refusé cette médiation. Pourquoi ? « Parce que Kadhafi n’est pas de bonne foi », disent-ils. »

    C’est il me semble un peu court pour être vrai ou être suffisant… Aussi n’y a-t-il pas une raison inavouable mais décemment recevable à ce refus ?

    Je m’autorise encore à l’espérer…

    Car une « no flight zone » même avec des interventions aériennes ou maritimes air-sol ou mer sol ne semblaient pas suffir pour renverser Khadafi avec pas ou peu de victimes… Le choix de la guerre a du quand même être sérieusement sous-pesé… Toutefois le cynisme des puissants n’est pas non plus à exclure…

    Cordialement.

    Marc P

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  • votes : 1

    Par Madoff (xxx.xxx.xxx.249) 8 avril 17:00

    Quelqu’un pourrait nous faire l’analyse du drapeau constamment brandi par les  » insurgés  » lybiens ( bon on ne compte pas agents de la CIA et Al Qaida sinon on va être confus )

    Merci par avance ,

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    • vote : 0

      Par Loatse (xxx.xxx.xxx.42) 8 avril 21:40

      Loatse

      @Madoff,

      Il s’agit du drapeau de l’ancienne monarchie lybienne dirigée par Idris 1er.
       
      Il dérive du drapeau de la Cyrénaïque, dont le roi Idris était Emir . Noir avec croissant et étoile, il était inspiré de celui de l’Empire Ottoman (auquel appartenait le territoire libyen jusqu’au 18 octobre 1912 où il fut cédé à l’Itale Les bandes rouge et verte furent ajoutées pour représenter le Fezzan et la Tripolitaine.

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    • vote : 1

      Par Madoff (xxx.xxx.xxx.249) 12 avril 15:19

      Merci Loatse

      En gros on défend des démocrates monarchistes si j’a ibien compris ?

      C’est bien … Continuons dans la logique c’est parfait :)

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  • votes : 2

    Par Montagnais (xxx.xxx.xxx.18) 8 avril 17:25

    Montagnais

    Excellent article.

     

    C’est BHV qui va pas être content !

     

    Déjà qu’il vous traite de cul de plomb, d’imbécile, de Munichois, d’autres noms d’oiseaux.. 

    http://www.lepoint.fr/editos-du-point/bernard-henri-levy/libye-monsieur-de-norpois-est-de-retour-07-04-2011-1316771_69.php



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  • votes : 3

    Par Hijack (xxx.xxx.xxx.120) 8 avril 17:30

    Hijack donateur-d876a

    Excellente analyse de M. Collon, comme d’habitude !

    Rien d’autre à ajouter, tout est dit !

    http://www.michelcollon.info/

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  • votes : 2

    Par francis (xxx.xxx.xxx.157) 8 avril 18:35

    francis

    Excellente analyse de Mr collon, c’est vraiment cela.

    Mais, d’autre part, je suis surpris de la qualité des commentaires de nos amis internautes.

    Chapeau bas donc !

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  • vote : 0

    Par joelim (xxx.xxx.xxx.104) 8 avril 19:06

    joelim donateur-d876a

    L’auteur dit : Il y aurait de « bons dictateurs » et de « mauvais dictateurs » ?

    Pas bon ou mauvais mais plus ou moins mauvais. On peut s’appuyer sur des critères pas trop subjectifs de redistribution des richesses, de non-torture, de justice, de non-corruption, de liberté d’expression.

    Kadhafi était-il le pire ? C’est surtout que nous français on a une certaine responsabilité dans son armement. Et donc, dans son aptitude concrète à mater / massacrer la rebellion. Qui fut certainement inconsciente de se rebeller mais je pense que ça participe du mouvement initié en Tunisie et repris en Egypte. Les revendications sont les mêmes.

    Aurions-nous été moralement responsables d’un massacre si on (les français) n’avions rien fait ? Je pense que oui car avec les armes fournies et la stratégie de Kadhafi aucune révolution ne peut espérer gagner. Donc quand on dit « laissons faire tout ça » c’est comme si on disait à une mère qu’on a armé son mari fou et qu’on ne peut rien pour elle. Certes Kadhafi aurait pu s’armer ailleurs qu’en France mais alors on n’aurait pas la même responsabilité.

    Qu’il y ait des arrières pensées des cons qui nous gouvernent, c’est inévitable. Mais je crois que ce n’est pas une raison pour croire que cette révolution libyenne ne soit qu’une instrumentalisation machiavélique de l’occident, parce que intel a rencontré intel… Je pense même que c’est une façon aussi d’instrumentaliser les gens. Ici, les libyens qui souffrent sous le régime Kadhafi.

    Je sais que ma position est en porte-à-faux de la plupart qui interviennent ici, mais ce n’est pas grave. smiley Il est sain d’avoir des avis différents, quand ils sont étayés.

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    • vote : 0

      Par Madoff (xxx.xxx.xxx.249) 12 avril 15:43

       » Et donc, dans son aptitude concrète à mater / massacrer la rebellion  »

      Votre position n’est pas en porte-à-faux mais juste mal informée.
      Les différents témoignages décrivant des massacres de population désarmées à Tripoli ont toutes étés démentis. Aujourd’hui on ne peut avoir aucune certitude sur ce qu’il s’est réellement passé.
      Maintenant on assiste à une lutte entre 2 camps armés , ce qui n’a RIEN A VOIR avec la situation égyptienne et tunisienne ou l’ ENSEMBLE de la population a demandé le départ du gouvernement.

      je pense que vous êtes très crédule ou très pessimiste lorsque vous nous dites :
       » Mais je crois que ce n’est pas une raison pour croire que cette révolution libyenne ne soit qu’une instrumentalisation machiavélique de l’occident, parce que intel a rencontré intel.  »

      Déjà vous désinformez il ne s’agit pas d’une révolution mais d’une guerre civile avec des bases triviales et ethniques qui vous semblent etrangères.
      Le drapeau brandit par les  » rebelles  » ( ce terme est déjà plus adapté à la situation ) fait référence à l’ancienne monarchie au pouvoir … Pas très démocratique tout ca.

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  • vote : -1

    Par Julien (xxx.xxx.xxx.4) 8 avril 19:57

    les intérêts des uns sont contraires aux intérêts des autres et cela engendre des conflits ?
    -ben oui !

    La question est : jusqu’où mes ennemis me poussent ils à aller pour défendre mes intérêts et mes valeurs ? (quoiqu’en dise l’auteur)

    L’Iran en garde contre l’annexion du Bahreïn par l’Arabie Saoudite.
    Quant à ISRAELet la Libye dans tout ça ?
    -regardez la carte de la méditerranée !

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  • votes : 6

    Par soulmanfred (xxx.xxx.xxx.94) 8 avril 20:00

    soulmanfred

    Faudrait quand même bien se mette dans la tête que de ne pas soutenir la guerre en Libye ne signifie pas nécessairement être un pro Kadhafi , la liberté a un prix et les Libyens doivent le payer même si le coût est élevé en vies humaines , nous n’avons rien à foutre là bas , et l’excuse qui prétend : comme nous avons vendu des armes au tyran il est donc de notre responsabilité de le faire tomber me fait franchement rigoler , et avant cette révolution ces armes avaient un but humanitaire peut être ? Et les pros Kadhafiste on leur balance des bombes à eau ?

     

    La Libye avec Kadhafi en tête ont bouté les US et UK de leur pays en 69 , car la standard oil (tiens tiens encore eux) voulait faire main basse sur leur pétrole , du coup nos médias avaient nommé ça un coup d’état et pas une révolution bien sur !!!!

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  • votes : -2

    Par joelim (xxx.xxx.xxx.104) 8 avril 21:02

    joelim donateur-d876a

    nous avons vendu des armes au tyran il est donc de notre responsabilité de défendre ceux qui en seraient les victimes, oui. Mais pas plus. Je ne suis pas pour cette guerre au-delà de cette défense. Qui certes peut supposer de détruire ces armes (et si on ne peut faire autrement ceux qui les utilisent). Oui c’est un problème délicat, qu’il faut affronter avec courage.

    Sur l’argument du pétrole : en quoi une nébuleuse indéfinie et rebelle serait-elle « plus mieux » que le vieux kadhafi pour acheter le pétrole libyen ? J’estime la question pertinente (même si c’est BHL qui l’évoque). Pour moi l’argument « ils le font pour le pétrole » n’est pas valide, ce qui montre que l’on doit tous se méfier de ses raisonnements : possibilité n’est pas preuve. 

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    Par Julien (xxx.xxx.xxx.4) 8 avril 23:40

    Quelle différence entre un Libyen, un Bahreini et un Palestinien ?

    Un Libyen de l’est risque le massacre (alors qu’il nous donne des gages conformes à nos intérêts et nos valeurs) , le Bahreïni est chiite dans un état sunnite (voir le lien plus haut) et le Palestinien est et reste dans la négation d’Israël.

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    Par Chris83 (xxx.xxx.xxx.154) 9 avril 01:13

    Merci pour cet article, mais dommage que vous ne preniez pas en compte ce fait majeur sinon central dans les bouleversements des pays du Maghreb et du Moyen-Orient :

    Tamar et Léviathan, deux nouveaux gisements de poids dans l’Est Méditérranéen

    Dans cet article, Richard Rozoff évoque brièvement la Libye, seule nation africaine à ne pas faire partie du Dialogue Méditerranéen, mais qui pourrait bien y adhérer après intervention américano-militaire de l’OTAN, ce qui arrangerait bien les affaires du gaz israëlien…
    La partie n’est pas jouée, mais les pions sont en place.

    (All the African nations on the Mediterranean except for Libya are members of NATO’s Mediterranean Dialogue partnership : Algeria, Egypt, Morocco and Tunisia. A new government in Libya, especially one installed after a U.S.-NATO military intervention, would be expected to join the Mediterranean Dialogue.)

    L’Egypte en conflit ouvert avec Israël pour le gaz de Tamar et Léviathan

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    Par Croa (xxx.xxx.xxx.216) 9 avril 22:37

    Croa donateur-d876a

    « Ainsi, les écologistes « peace and love » ont muté va-t-en-guerre ! »

    L’auteur confond « les écologistes » et « Les Verts » !  smiley

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    Par Croa (xxx.xxx.xxx.216) 9 avril 23:07

    Croa donateur-d876a

    « et ce qui est étonnant, c’est que les grands médias n’en aient pas dit un mot. »

    C’est vous qui m’avez étonné, Monsieur Collon smiley

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