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16 mars 2014

¤ Disparition du Boeing de Malaysia Airlines : survol à basse altitude des Maldives et atterrissage secret sur l’île base US de Diego Garcia ?

Classé dans : Outils/Bon à savoir,Politique/Societe — uriniglirimirnaglu @ 11 : 36

Source : Agoravox, article d’Ariane Walter intitulé « Malaisya Airlines : Vingt ingénieurs de « Freescale » à bord », avec ses commentaires (version du dimanche 16 mars 2014 à 10h15)

avec une mise à jour du 24 mars 2014 car un article de croah.fr (http://croah.fr/corbeau-dechaine/boeing-777-lavion-aurait-survole-les-iles-maldives/) indique que le Boeing (dont on nous dit désormais qu’il s’est abîmé dans l’océan indien au nord-ouest de l’Australie) aurait été vu survolant une des îles Maldives à très basse altitude… Or la ligne qui va des Maldives au supposé point de chute dans la mer passe au dessus de… l’île US de Diego Garcia…! D’ailleurs on apprend aussi que l’aéroport de cette île était tout comme celui des Maldives programmé dans le simulateur de vol du pilote… http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/auto-transport/actu/0203380158047-boeing-disparu-le-simulateur-de-vol-du-pilote-livre-ses-premiers-secrets-657795.php

et toujours avec une mise à jour du 22 mars 2014 grâce à un article de Minurne Résistance daté du 21 mars 2014 : « VOL MH370 : UNE AUTRE HYPOTHESE ? (par Maurice D.)« , selon lequel un brevet a été déposé par Freescale et … quatre des passagers de l’avion disparu… quatre jours après leur disparition… !!!

Extrait de l’article : « Quatre jours après la disparition de l’avion, le Bureau international des brevets en a enregistré un, pris par un groupe de scientifiques, quatre Chinois tous originaires de Suzhou, une ville située près de Shangaï et un Américain, chacun en détenant 20 % : Peidong Wang, Zhijun Chen, Zhihong Chen, Li Yin et… Freescale semiconductor d’Austin au Texas. Quatre individus et une société. Or, coïncidence nous dira-t-on, mais il n’y aura que les idiots et les naïfs pour le croire, il y avait justement à bord du vol MH370 toute une équipe de Chinois et de Malais se rendant à Pékin « pour affaires », dont Wang, les deux Chen, Yin et des cadres de Freescale (voir le lien en fin d’article). Au total une vingtaine de personnes, rien que des ingénieurs et des cadres supérieurs. Car le brevet en question intéresse énormément les Chinois en train de faire un effort de guerre considérable pour développer leur marine autant que leur aviation. »

Malaisya Airlines : Vingt ingénieurs de « Freescale » à bord

¤ Disparition du Boeing de Malaysia Airlines : survol à basse altitude des Maldives et atterrissage secret sur l'île base US de Diego Garcia ? dans Outils/Bon à savoir malaysia-8ab63 Il y avait donc vingt employés du groupe Freescale à bord du Boeing 777 de la Malaysia Airlines. Ils étaient en route pour une réunion d’affaire en Chine.C’est le PDG du groupe, Greg Loewe, qui l’a annoncé dans un communiqué précisant que douze d’entre eux étaient de nationalité malaisienne, huit de nationalité chinoiseFreescale Semiconductor est une firme basée à Austin. Elle dispose d’une équipe de spécialistes dédiée à l’appui aux forces de défense. Les produits commerciaux de Freescale couvrent divers secteurs : -Les Communications sur le champ de bataille -L’avionique -Les bandes radar HF par L et S -Le guidage des missiles -La guerre électronique -L’identification, ami ou ennemi (IFF ) OK…Personne n’en parle dans les media mainstream. Est-on là au cœur des raisons de cette disparition ? il paraît évident que ce ne sont pas des laveurs de vitres qui faisaient ce voyage mais des ingénieurs de haut niveau.Alors ?Les chroniques de Rorschach approfondissent ainsi le sujet :« Concernant le mystère du vol MH370, deux informations importantes n’ont pas été diffusées. 1)- A l’aide de l’armement électronique d’aujourd’hui, un avion peut sembler disparaître. 2) Les vingt passagers de Freesacle sont liés à des contractants US de la Défense dans le domaine de l’armement électronique high tech. Les capacités de la guerre électronique comprennent des armes qui permettent de cacher des avions. Cet armement électronique est non seulement disponible, il est d’ores et déjà en cours de déploiement. A-t-il été utilisé pour masquer ou camoufler l’avion disparu ? » Mais voyons ce que sont ces nouvelles techniques : « De nouvelles armes électroniques permettent le brouillage , l’aveuglement , l’assourdissement et plus encore, de sorte qu’un avion pourrait disparaître des radars de détection tandis que les systèmes de sécurité ne seraient pas activés . Au niveau du radar les stratégies de contre-mesures électroniques basiques utilisées dans la guerre électronique sont : 1 ) les interférences radar 2 ) la modification des cibles 3 ) la modification des propriétés électriques de l’air . Par exemple, un rapport d’évaluation du renseignement américain a conclu qu’une attaque israélienne contre l’Iran irait bien au-delà des frappes aériennes avec des avions de combat et verrait probablement le déploiement d’armes électroniques contre le réseau électrique, l’Internet, les réseaux de téléphonie mobile ainsi que les fréquences d’urgence utilisées par les premiers secours en Iran. Autre exemple, Israël a développé une arme capable d’imiter un signal de maintenance qui commande au réseau des portables de  » se mettre en veille  » stoppant ainsi efficacement les transmissions. En 2007, l’armée syrienne a obtenu un avant-goût de cette guerre quand les radars de défense aérienne du pays ont étés leurrés par les forces Israéliennes. Dans un premier temps, elles ont fait en sorte qu’ils ne montrent aucun avion dans le ciel puis l’instant d’après, elles ont fait en sorte que les radars montrent des centaines d’avions. L’année dernière, il a été annoncé que la nouvelle technologie de la furtivité des avions les rend invisible non seulement au radar mais également à l’œil humain à la manière d’une cape d’invisibilité.  » A-t-on à faire à un détournement fait pour éliminer ou capturer ces cerveaux ?Ce matin un nouvel élement, révélé par le Nouvel Obs, rend cette thèse possible : Deux sources proches de l’enquête ont indiqué à Reuters que des données radar suggèrent que le vol MH370, qui a disparu samedi sans laisser de traces, a été délibérément orienté vers les îles Andaman,. Un avion non identifié qui pourrait être le Boeing 777 en question suivait un cap défini par des « waypoints », ce qui suppose que quelqu’un ayant des compétences en matière de pilotage se trouvait aux commandes lorsqu’il a été repéré pour la dernière fois par des radars militaires au large de la côte nord-ouest de la Malaisie, dit-on de mêmes sources. Tout ceci n’est-il pas su depuis longtemps par les différents gouvernements. ? Pourquoi perdre du temps à chercher des débris qui n’existent pas ? Y a-t-il des négociations secrètes ? A-t-on sacrifié 219 passagers pour éliminer 20 savants ? Ou a-t-on enlevé 20 cerveaux pour utiliser leurs connaissances ? Que sont devenus les autres passagers ? (more…)

11 novembre 2013

¤ Armes planétaires et modification militaire du climat : chemtrails, géo-ingénierie atmosphérique et guerre contre l’environnement

Source : http://www.cielvoile.fr/article-armes-planetaires-et-modification-militaire-du-climat-chemtrails-geo-ingenierie-atmospherique-et-121039905.html

Samedi 9 novembre 2013
 chemtrails.jpg
NDÜ :

Dans l’article ci-dessous : Remarque sur les contrails persistants (ou traînées de condensation persistantes)

Ce que certains appellent chemtrails, le GIEC et d’autres les considèrent comme des traînées de condensation persistantes, effet normal des gaz d’échappement des avions aujourd’hui.

Dans son livre de 2006, « La guerre météorologique », Jerry Smith explique que les traînées persistantes ne sont pas nécessairement des chemtrails (traînées chimiques). A partir des années 1990, explique-t-il, tous les réacteurs ont été modifiés avec un « double flux de dérivation », qui augmente la consommation de carburant et, qui a comme effet secondaire de laisser des traînées persistantes qui se transforment en cirrus après plusieurs heures. C’est à cette période que les observations de chemtrails ont commencé.

La raison pour laquelle les avions de nos jours laissent des traînées persistantes, explique Marshall Smith, un ancien ingénieur en aéronautique de la NASA, est que les particules de suie dans les gaz d’échappement des anciens avions fournissaient un noyau autour duquel des cristaux de glace se formaient, donnant une traînée. Mais du fait de leur couleur foncée, les particules de suie absorbaient l’énergie solaire qui faisait fondre les cristaux de glace, et dissiper la traînée. Aujourd’hui, les gaz d’échappement d’un avion, plus propres et donc  plus clairs, laissent l’énergie solaire les traverser, ainsi les traînées de condensation persistent et se transforment en ​​cirrus élevés et persistants de  24 à 36 heures.

Smith admet que ce processus n’exclut pas des dispersants métalliques ou biologiques dans les rejets  chimiques d’avions, et il précise également que ces dispersants peuvent être pulvérisés sans laisser de traînées, en fonction de la matière particulaire, de l’humidité et de la température atmosphérique. Mais, plus tard, en 2009, il a publié ce qui suit:

 Donc la « théorie» des chemtrails est que les traînées de condensation des avions sont « normales » si elles disparaissent en quelques minutes, alors que les « chemtrails », ou traînées chimiques persistent pendant des heures, et donc ne seraient pas « normales » et devraient contenir des éléments inconnus qui les rendraient persistantes … Les traînées d’avions persistantes peuvent être entièrement expliquées par la science sans avoir à recourir à un scénario de « théorie du complot ». Elles semblent dues à  l’introduction d’un réacteur à double flux dérivés, à l’amélioration des carburéacteurs (JP- 8) et au « réchauffement climatique ». [13]

http://www.globalresearch.ca/military-weather-modification-chemtrails-atmospheric-geoengineering-and-environmental-warfare

Par Rady Ananda – Global Research – Le 3 Novembre 2013 – Traduction Ciel voilé

Développé en 1988 par le Programme pour l’Environnement des Nations Unies et l’Organisation Météorologique Mondiale des Nations Unies, le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) vient de publier son cinquième rapport d’évaluation [1] et maintient son silence sur les applications militaires de modification du climat qui continuent de fausser les données.

« Les phénomènes météorologiques et climatiques extrêmes » sont liés au changement climatique, alors qu’aucune mention n’est faite sur les programmes gouvernementaux visant délibérément à modifier les conditions météorologiques et à provoquer les tremblements de terre, la sécheresse, la pluie et les tsunamis.

Le programme actuel de modification artificielle du temps, au moins aux États-Unis, date de plus de 70 ans. Des messages d’intérêt public imprimés dans les journaux des années 1960 mettent en garde contre l’intention du gouvernement de modifier la météo.

Life Magazine, dans les années 50 et 60, donnait continuellement des informations sur les programmes de modification du temps aux États-Unis, y compris sur le projet Stormfury qui a détourné la trajectoire des ouragans et réduit leur intensité de 1962 à 1983. Le silence permanent et absolu du GIEC sur ces programmes est assourdissant.

Avec des connaissances d’initié, un chapitre du livre paru en 1968 « A moins que la Paix n’arrive : une prévision scientifique des armes à venir »,  prédit le développement de technologies qui utiliseront la planète elle-même comme une arme. Le chapitre « Comment détruire l’environnement» [2] a été écrit par le géophysicien et membre du Comité consultatif scientifique du Président Johnson, le Dr Gordon JF Mac Donald. Il y déclare:

«  La clé de la guerre géophysique est l’identification des instabilités environnementales auxquelles l’ajout d’une petite quantité d’énergie permettrait de dégager de largement plus grandes quantités d’énergie. »

Ce chapitre envisage quatre armes planétaires dont Mac Donald prédit qu’elles seront entièrement développées au XXIème  siècle, à partir de l’état de la recherche à son époque :

• modification du climat;
• génération de tremblement de terre;
• génération de tsunami et de leur direction, et
• Contrôle du comportement de masse via la manipulation électromagnétique de l’ionosphère.

L’idée est reprise dans plusieurs projets de géo-ingénierie détaillés dans le livre d’Eli Kintisch « Détruire la planète », au chapitre intitulé « La poursuite des leviers ». Il explique que  « de petits changements dans le système terrestre peuvent avoir des effets globaux profonds ». [3] (more…)

30 juillet 2013

¤ HAARP : une enquête du site « Les agents sans secret » (30/10/2012)

Source : http://agentssanssecret.blogspot.fr/2012/10/enquete-sur-haarp.html

mardi 30 octobre 2012

ENQUÊTE SUR « H.A.A.R.P. »

¤ HAARP : une enquête du site
Comme toujours, les États-Unis (et ses complices) nous mentent… Ils ont secrètement travaillé sur une invention hors du commun, ayant les capacités de contrer les attaques de missiles, de brouiller ou couper les télécommunications, d’influer sur le climat ou même sur l’esprit humain!

Et quoi encore ! Il est plutôt difficile d’obtenir de l’information sur les projets concernant H.A.A.R.P (High Frequency Active Auroral Research Program).

Le projet HAARP est l’un des dossiers favoris des adeptes de la théorie du complot. Une rapide recherche sur le web permet de constater, sur les sites dédiés à mettre à jour diverses « conspirations », que d’autres intentions sont prêtées à ce projet. Sa capacité d’influencer l’ionosphère serait beaucoup plus importante qu’officiellement admise. Ces 180 antennes (selon le site officiel qui parle de 48 en 2003 et de 180 dans le futur) permettraient un jour de faire des recherches pour pouvoir modifier la météorologie, interrompre toute forme de communication hertzienne, détruire ou détourner avions et missiles et finalement, influencer les comportements humains, tout cela via des actions sur l’ionosphère.
Les principaux arguments à cet effet sont l’implication du ministère de la défense des États-Unis dans le projet, le manque d’explications précises sur l’utilité d’une telle installation et les doutes émis par plusieurs scientifiques internationaux.
JESS VENTURA ENQUÊTE…
Bon… on vous l’accorde… les documentaires réalisés par Jess Ventura ont une allure de TV show qui s’intéresse surtout à donner un spectacle sensationnaliste… Mais encore, on peut du moins le féliciter pour avoir aborder la plupart des sujets chauds, et avoir tenter de répondre aux question que le public se posait sur la plupart des sujets que les médias évitent d’aborder…

HAARP : LA NOUVELLE ARME ABSOLUE

haarp dans Chemtrails et pluies de fils/fibres/etc...
Haarp, c’est quoi ? 
Les militaires américains sont passés maîtres dans l’art de camoufler leurs opérations secrètes sous le couvert de recherches pacifiques. Ainsi, HAARP signifie « High Atmosphere Auroral Rechearch Program » (« programme de recherche sur les aurores boréales en haute atmosphère »), un nom calculé pour ne faire peur à personne, avec un budget apparemment pas trop élevé (30 millions de dollars par an officiellement).
En réalité, depuis plus de quinze ans, se déroule sous ce couvert un projet gigantesque de construction d’une nouvelle arme terrifiante. La première réalisation est une station située à Gakona en en Alaska, station dont la puissance double régulièrement au fur et à mesure que de nouvelles installations voient le jour (960 kW en 2003, 3,6 mégawatts en 2006, 20 mégawatts en 2008). D’autres stations sont en construction. Mais cela ne constitue que la partie émergée de l’iceberg. L’île américaine de Diego Garcia, au sud ouest de l’inde, serait un autre maillon de HAARP. Il y en aurait un autre à Pine Gap, en Australie.
L’objectif réel de HAARP est simple : pouvoir atteindre et bombarder à volonté n’importe quel point de la terre et de l’espace proche avec un faisceau d’énergie directif ultra-puissant… sans utiliser de satellite ! Mais en fait Haarp marche si bien qu’un grand nombre de nouveaux objectifs sont apparut possibles et sont en cours de développement / tests :
- Détruire en vol les missiles, fusées, avions et satellites,
- Mettre HS des installation electriques civiles et militaires
- Communiquer avec les sous-marin même à grande profondeur
- Provoquer des incendies dans des installations industrielles
- Interdire les communications radio sur une zone donnée, à volonté
- Scanner le sol et les océans à grande profondeur
- Manipuler à distance l’esprit des gens et le comportement des foules (si, si !)
- Réaliser un bouclier antimissile pour les USA
- Attaquer des cibles au sol
- Et même… contrôler le climat et créer une arme climatique
Ces objectifs ne sont pas bien sûr avoués par les américains, car ils sont contraire à la convention ENMOD de 1977 qui interdit les modifications de la biosphère à des fins hostiles. Notons cependant que les nations-unis ont récemment, sur l’instigation des américains, exclu de leur ordre du jour les changements climatiques résultant des programmes militaires. Cependant, les USA n’ont pu empêcher quelques informations de filtrer, et cela a commencé à alarmer les autorités de certains pays.
En février 1998, le Comité des affaires étrangères, de la sécurité et de la politique de défense du parlement européen a tenu une audience publique à Bruxelles au sujet de HAARP. Ce comité à présenté au parlement européen en 1999 une motion stipulant que « HAARP… en vertu de son impact étendu sur l’environnement , constitue une préoccupation mondiale… [le comité] demande que ses implications légales, écologiques et éthiques soient évalués par un organisme international indépendant… [le comité] regrette le refus réitéré des États-Unis d’apporter des preuves à l’audience publique concernant les risques pour l’environnement et le public du programme HAARP ». Cette requête fut rejetée sous le prétexte que la Commission Européenne ne disposait pas de la juridiction nécessaire lui permettant de s’immiscer dans les liens entre l’environnement et la défense. La vérité, c’est que Bruxelles ne souhaitait pas entrer en conflit ouvert avec Washington… Retenons une chose : HAARP, c’est du sérieux.
La Douma, le parlement Russe, s’est également inquiétée de HAARP : en 2002 ses membres ont exprimé leur vive inquiétude en évoquant « un saut qualitatif considérable en matière d’armement ». Le rapporteur a indiqué trois sites prévus pour HAARP : Alaska, Groënland et Norvège. Un appel contresigné par 90 députés de la Douma a été transmis à l’ONU ainsi qu’au parlement et leaders des pays adhérents à l’ONU.
Comment ça marche ?
HAARP utilise les propriétés de l’ionosphère, une couche atmosphérique située à 270 Km d’altitude environ, qui possède la propriété de réfléchir les ondes radio. Les radio-amateurs connaissent bien l’ionosphère, c’est elle qui leur permet d’établir par exemple des liaisons radio transatlantiques, sans satellite. L’ionosphère est ainsi une sorte de miroir radio naturel, qui renvoie vers le sol les ondes radio (de certaines fréquences précises) émises depuis la terre. L’ionosphère est ainsi appelée parce que ce sont des ions (des atomes électrisés) qui réfléchissent les ondes.
haarp-howItworks dans Etrange
Seulement l’ionosphère est capricieuse. Les conditions radio et les fréquences changent d’heure en heure, voire de minute en minute, et sont sujettes aux variations de l’activité solaire. C’est d’ailleurs dans l’ionosphère que se produisent les aurores boréales, ou aurores polaires.

D’où l’idée : et si on pouvait, avec un émetteur HF de forte puissance, contrôler l’ionosphère, au moins sur une petite portion (quelques centaines de kilomètres carrés), et la transformer en un miroir parfait, et même en un miroir parabolique parfait, est-ce qu’on ne pourrait pas en profiter pour envoyer un second faisceau d’ondes, bien plus puissant, qui se réfléchirait sur ce miroir pour frapper toute cible désignée avec une précision de quelques mètres ?
(more…)

5 juin 2013

¤ A tous les pilotes : pour en savoir plus sur la géo-ingénierie et les chemtrails, par David Lim, Royaume-Uni, Mars 2013

source : http://www.youtube.com/watch?v=OJcB7yZpbtU&feature=youtu.be

Image de prévisualisation YouTube

Publiée le 16 mai 2013

Si quelqu’un connaît un ou des pilotes ou membres d’équipage du vol / personnels de cabine, s’il vous plaît encouragez-les à regarder cette présentation très bien faite sur un sujet crucial dont peu acceptent de parler généralement dans cette profession, ou sont effrayés de parler ouvertement. Un aperçu très complet et en douceur, cette présentation est une vulgarisation entièrement validée par le doctorant David Lim de l’Université de Reading. Pour les détracteurs et autres debunkers de tout poil, l’heure viendra bientôt où ce sera pleinement exposé, des professionnels parmi les plus respectés rendent compte de la réalité de cette tromperie de masse. Des changements positifs se produisent, un grand merci à David Lim et tous ceux qui font des efforts pour exposer cette situation incroyable.

A l’origine envoyé par David Lim, (nous l’avons rencontré et quel gentleman !), il a été de 2 de mes entretiens et il est un ambassadeur de bienvenue de la vérité.

Publié le 6 avril 2013

Cette présentation publique a été créé pour introduire le sujet de la géoingénierie à ceux qui ont peu ou pas de connaissances sur le sujet. Il fournit donc un aperçu de cet domaine parmi les moins connus de la science. La conférence intitulée «L’augmentation des conditions météorologiques, les prix alimentaires et les maladies extrêmes: la connexion tacite» a eu lieu à Trent, Sherborne, Dorset (Royaume-Uni) le 27 Mars 2013 devant une forte audience (80 personnes). Les «questions et réponses de la séance ont duré 90 minutes et ont été exclues de la vidéo pour plus de maniabilité. L’auditoire était composé de membres du public, il est apparu que très peu de gens étaient au courant de la géoingénierie sans parler des questions scientifiques et politiques qui sous-tendent ce vaste sujet. Une multitude de sujets périphériques ont également été abordés au cours de la session de questions réponses, ce qui laisse beaucoup de choses à considérer …

«Je suis un chercheur au doctorat à l’Université de Reading (Royaume-Uni) à la recherche d’un charges électriques domestiques, quand je suis tombé sur la science de la« manipulation de l’environnement », englobant géoingénierie, modification du temps et des opérations militaires – qui posent un risque important pour les systèmes naturels . Période. Ayant étudié le débat sur le changement climatique et de se familiariser avec «l’image globale » – délimitée par des sujets tels que la politique, la géopolitique, l’histoire, la météorologie, la sociologie, l’économie, la physique, la métaphysique, la mécanique quantique, la médecine, le droit, militaires et bien d’autres – je conclu que quelque chose n’allait pas. En fait, beaucoup des «choses» sont mal avec la version de la réalité qui nous est présenté par les médias et le gouvernement. Il a fallu plus de 1500 heures de recherche pour mettre globalement rassembler les pièces du puzzle de la géo-ingénierie, qui tire dans tous les autres sujets mentionnés afore, il n’a tout simplement. La grande majorité des gens n’ont tout simplement pas l’énergie ou le temps d’enquêter sur ces sujets primordiaux comme la géo-ingénierie, donc beaucoup sont laissés dans l’obscurité. Ici, je cherche simplement à faire la lumière sur cette zone trouble, pour ceux à la première étape du «voyage» …

Je vous remercie »

David Lim

version en anglais ci-après (english version furthermore)

(more…)

2 mai 2013

¤ Dossier Skyguards : Liens divers géoingénerie and C°

Miscellanea Links  French.doc

Les brevets sur la modification du climat et l’épandage de matériaux dans l’atmosphère
http://www.chemtrails-france.com/brevets/index.htm

Brevets officiels sur les épandages à des fins de modifications climatiques :
http://conspiration.ca/chemtrails/brevets_chemtrails.html
http://www.evolutionquebec.com/site/chemtrai/chembrev.html
http://www.google.com/patents/about?id=QM0hAAAAEBAJ&dq=5104069

Brevet Welsbach
Stratospheric Welsbach seeding for reduction of global warming
United States Patent 5003186
A method is described for reducing atmospheric or global warming resulting from the presence of heat-trapping gases in the atmosphere, i.e., from the greenhouse effect. Such gases are relatively transparent to sunshine, but absorb strongly the long-wavelength infrared radiation released by the earth. The method incudes the step of seeding the layer of heat-trapping gases in the atmosphere with particles of materials characterized by wavelength-dependent emissivity. Such materials include Welsbach materials and the oxides of metals which have high emissivity (and thus low reflectivities) in the visible and 8-12 micron infrared wavelength regions.
http://www.freepatentsonline.com/5003186.html

Rapport « Case Orange»réalisé par insiders du monde de l’aviation – Full version – English
http://www.scribd.com/doc/35636874/Case-Orange-Chemtrails-BelfortGroup-pdf
Le rapport Case Orange, présenté le 29 mai 2010 à Gand (Belgique) lors du premier symposium international du Belfort Group – Traduction / Français
http://acseipica.blogspot.com/2011/02/rapport-case-orange-traduction.html
Vidéo Chemtrail symposium à Gent – Belgique 27/05/2010
Présentation du rapport Case Orange par Prof. Ir. Coen Vermeeren-
Université Technique de Delft, Pays-Bas (à partir 36 min)
http://www.ustream.tv/recorded/7299427


Dossier envoyé à nos Parlementaires (députés, sénateurs et eurodéputés français) le 18 décembre 2011
http://rockastres.org/IMG/pdf/18_DEC_2011_LETTRE_DOSSIER_ACSEIPICA_AUX_DEPUTES_SENATEURS_PDF.pdf

Lettres officielles ( Présidence de la République – DGAC – Ministère de l’Ecologie ) – voir :
http://acseipica.blogspot.com/p/lettres-officielles.html

Pétition 2011 sous format Pdf imprimable avec de nombreux liens explicatifs :
http://rockastres.org/IMG/pdf/Petition_ACSEIPICA_2011_3.pdf

La Convention ENMOD
Géo-ingénierie dans la Convention ENMOD :
« Le terme « techniques de modifications environnementales » désigne toute technique pour changer par la manipulation délibérée des processus naturels la dynamique, la composition ou la structure de la Terre : biosphère, lithosphère, hydrosphère, atmosphère et environnement spatial. »
http://www.icrc.org/dih.nsf/INTRO/460
Texte Intégral – voir Article 3
http://www.icrc.org/dih.nsf/FULL/460?OpenDocument

Convention sur la modification de l’environnement
ONU Bureau des affaires du désarmement des Nations Unies :
http://www.un.org/fr/disarmament/instruments/enmod.shtml

Rapport militaire US army : « Owning the weather by 2025, weather as a force multiplier »
http://www.chemtrails911.com/docs/vol3ch15.pdf

Space Preservation Act of 2001 – H.R. 2977 – Library of Congress USA
Les chemtrails sont nommés comme une arme exotique dans un projet de loi.
http://www.fas.org/sgp/congress/2001/hr2977.html

RAND Corporation

http://www.sourcewatch.org/index.php?title=RAND_Corporation

Governing Geoengineering Research- A Political and Technical Vulnerability Analysis of Potential Near-Term Options

http://www.rand.org/pubs/technical_reports/TR846.html

Traduction du résumé du rapport de la RAND, p.5-6

http://www.scribd.com/doc/54919429/Traduction-du-resume-du-rapport-de-la-RAND

OMS – LE CIRC CLASSE LES CHAMPS ELECTROMAGNETIQUES DE RADIOFREQUENCES COMME « PEUT-ETRE CANCEROGENES POUR L’HOMME »

CIRC = Centre International de Recherche sur le Cancer de l’OMS

http://www.iarc.fr/fr/media-centre/pr/2011/pdfs/pr208_F.pdf

Voir aussi en PJ le PDF :
OMS – LE CIRC CLASSE LES CHAMPS ELECTROMAGNETIQUES DE RADIOFREQUENCES COMME « PEUT-ETRE CANCEROGENES POUR L’HOMME »

CIRC = Centre International de Recherche sur le Cancer de l’OMS

http://www.iarc.fr/fr/media-centre/pr/2011/pdfs/pr208_F.pdf

15 avril 2013

¤ Un Biochimiste Explique Les Concoctions Qu’il A Participé À Mettre Au Point Destinées À L’épandage Aérien (Chemtrail)

J’ai trouvé cette discussion sur un blog américain dans la nuit d’hier et j’ai saisis les réponses d’un homme à la retraite qui dit avoir travaillé pendant 17 ans comme biochimiste dans une compagnie qui travaille sur des projets secrets de produits destinés à l’épandage par voie aérienne. Les bloggers se sont fait un vilain plaisir de le discréditer, de le mettre à l’épreuve, de le confondre avec toutes sortes de questions-piège. Après une dizaines de questions, les attaques ont fait place à des questions-réponses extrêmement intéressantes et pertinentes.

Je vous copie ici les réponses du biochimiste aux questions des bloggers. En ce qui me concerne, je ne suis pas du tout étonnée de ce que cet homme dévoile, mais je crois que son rôle dans un laboratoire l’a limité à un domaine de connaissance restreint sur l’ampleur du phénomène de l’épandage aérien. Nous savons que des brevets de chemtrails sont publiés sur le site des brevets américains pour des utilisations de ré-ingénierie environnementale et climatique. Toutefois, comme le rapporte le biochimiste, les brevets pour les autres utilisations ne sont pas du domaine public.

J’ai passé 17 ans à développer divers produits chimiques pour les chemtrails – Vous pouvez me demander presque n’importe quoi.

Je ne peux pas dire avec 100% de certitude que les produits chimiques, sur lesquelles j’ai travaillé,se sont retrouvés dans les avions d’Evergreen, mais je sais que c’est un fait avéré, que les compagnies aériennes de fret comme Evergreen acceptent régulièrement de grosses sommes d’argent pour charger et disperser des chemtrails. C’est beaucoup plus lucratif que de transporter du fret.

Les Buts : Ils sont trop nombreux pour les compter sur ses dix doigts. Cela dépend vraiment de où ils vont être utilisés. Beaucoup sont des agents calmants . D’autres induisent un état de flou. Rarement, on nous a demandé de développer des mélanges qui incitaient à la colère ou à un comportement impétueux. 90% de ce nous avons dévellopé visait à altérer les émotions, l’humeur ou à provoquer un certain état d’esprit.

Toxicité: Dans presque tous les cas, il était très clair pour nous, que ce que nous dévellopions devraient avoir une toxicité minimale. Naturellement, un petit pour cent de la population dévellopera une tendance allergique à un composé chimique. Mais dans certains cas, nous sommes même allés aussi loin que dans l’expérimentation animale pour s’assurer que les produits chimiques, sur lesquelles nous avions travaillé, étaient relativement non-toxique. Je n’ai jamais travaillé sur un projet où le résultat escompté était toxique / mortelle.

Répartition / Accumulation : Elle varie énormément en se basant sur la structure chimique. Certains de ces mélanges que nous avons développé étaient prévus pour se dissiper jusqu’à un niveau de concentration aussi faible qu’une partie par milliard au moment où ils atteignaient le niveau du sol. D’autres ont été spécifiquement conçus pour atteindre le niveau du sol et peuvent tenir pendant une durée d’une année. Même après le passage de la pluie, du vent, de la neige, etc ..

Je sais que 99% du temps, un pilote commercial n’est pas au courant que leur avion peut pulvériser des chemtrails. J’ai réalisé après un certain temps que, quel que soit l’organisation qui est «en coulisses» de tout cela, ils sont très bon pour faire en sorte de traiter directement avec le moins de gens que possible. Je n’ai jamais su qui était en traitance des services de mon employeur. Pas une seule fois.

Je sais que l’Amérique du Nord n’est pas le seul continent qui utilise des ADC (aerially dispersed chemicals = produits chimiques dispersés par voie aérienne) à l’insu de la population. Cependant, je sais aussi que la technologie chimique des autres pays sont près d’une décennie en arrière de celle que possède les États-Unis.

Je ne savais pas où les produits chimiques sur lesquelles j’avais travaillé finissait par être utilisé. Comme je disais avant, il y a beaucoup de secret. Je l’ai fait pendant 17 ans parce que le salaire et les avantages étaient très intéressant. Tout ce que je peux dire, c’est que parfois on nous a donné la tâche de développer des mélanges chimiques dont on attendait des résultats très précis, ce qui m’a donné l’impression qu’ ils seraient utilisés dans une zone spécifique. Etat, région, comté, ville – je ne sais pas. Je sais qu’il serait très difficile de cibler une zone plus petite qu’une ville, à la vue de l’altitude d’un avion commercial.

Aussi j’ai travailler sur quelques projets dont l’intention était de développer un mélange qui ne se disperseraient pas très loin, et qui s’atténuait aussi vite que possible sans se répandre.

Nous avons l’usage du baryum dans plus d’un produit final. Cependant, pour l’ensemble de ces projets, nous avons mené des tests approfondis pour s’assurer que les produits chimiques se dissiperaient à des niveaux non toxiques, au moment où ils atteignent le niveau du sol. La Barytose (maladie dûe au Baryum) était une préoccupation majeure de nos contracteurs lors de l’élaboration de quoi que ce soit où le baryum était nécéssaire. La plupart de nos mélanges finaux qui utilisaient du baryum ont été conçus pour atteindre le niveau du sol à un niveau de concentration de une partie par million voire moins.

Je ne veux pas vous raconter n’importe quoi. J’ai été hors de l’entreprise pendant assez longtemps, au point où je me sens en sécurité, queand à la révélation de certains détails concernant mon emploi passé. Cela, et ce verre de scotch.

Raisons pour la pulvérisation : … Comme je l’ai dit, nous n’avons jamais connu les véritables intentions des contractants. Mais neuf fois sur dix, c’était assez évident parce que quand ils nous demandent de développer des composés chimiques, ils doivent aussi nous dire ce qu’ils veulent en faire. Pour en nommer quelques unes: La modification du climat, des suppresseurs d’émotions, des expectorants d’émotions, la modification de l’environnement. En outre, il est intéressant de noter que vous pouvez aussi mentionner « la maladie / les symptômes de la grippe » – bien que j’ai déjà dit que, avec 99% de nos produits, nous avons été spécifiquement chargé de veiller à leur non-toxicité, il y avait cependant quelques projets, sur lesquelles nous avons travaillé qui étaient destinés à créer des «symptômes», sans causer aucun dommage réel pour les sujets.

Nos mélanges n’ont jamais été breveté. Principalement parce que les brevets sont de notoriété publique. Mais les brevets peuvent toujours être gardé secret, nos mélanges n’ont jamais été brevetés dans le but d’un plausible déni et ainsi éviter tout trace sur papier. Gardez à l’esprit que presque tout ce qui nous a été confié de faire, n’était pas légal dans presque tous les sens du terme. Je peux, cependant, me souvenir d’un projet qui fut conçu pour fonctionner différemment en fonction de l’ensoleillement – c’était un projet de modification du climat. (more…)

24 mars 2013

¤ Etude norvégienne: Les effets biologiques des retombées de la géo-ingénierie sur la vie végétale !

Jeudi 21 mars 2013

L’étude traduite et recopiée ci-dessous a été préparée par des chercheurs norvégiens. Elle contribue à documenter quelques-uns des effets hautement néfastes des programmes de GSA (géo-ingénierie stratosphérique par aérosols) et de GRS (gestion des radiations solaires) en cours. Il ne subsiste désormais plus de sources « organiques » de nourriture. Tout a été pollué avec les métaux toxiques et les produits chimiques qui sont émis par les programmes mondiaux de vaporisation d’aérosols. Certains des éléments toxiques que nous sommes contraints d’ingérer dans notre alimentation ont été identifiés, d’autres sont sans doute encore inconnus.

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[Lien vers la version PDF (en anglais) de cet article: BaSrTiO3_cell_communication.pdf  ]

Conférence « Esprit Ouvert », Oslo, 19-21 octobre 2012

Harald Kautz-Vella: Effets néfastes théoriques et scientifiquement prouvés des nano-particules de (Ba, Srx) TiO3 sur la croissance des végétaux (premier jet) concernant les qualités chimiques et physiques du TiO3 (Ba, Srx) désigné comme aérosols dans les concepts d’ingénierie climatique globale

Résumé : Les implications théoriques ainsi que les preuves scientifiques indiquent que des nano-particules de <100nm [1/1O.OOOème de millimètre, ndt] de (Ba, Srx) TiO3 [titanate de baryum/strontium – baryum=Ba, strontium=Sr, le ‘x’ indique l’usage de plusieurs isotopes de cet élément, titane=Ti, le suffixe -ate indique un composé contenant de l’oxygène, O – ndt] telles que celles faisant l’objet de discussions, en tant que composantes de l’ensemencement du nuages dans les brevets de modification climatique globale, nuiraient aux végétaux en:

 - interrompant la communication cellulaire au seuil d’absorption de rayonnement UV de 230nm, en absorbant les faibles signaux UV intracellulaires responsables du déclenchement de la division cellulaire;

  – irradiant l’ADN de la plante avec de la lumière hautement énergétique de longueur d’onde (λ) de 230nm stockée dans un état excité dans les nucléides [les protons et les neutrons présents dans le noyau des atomes, ndt] de baryum et de strontium. Cette excitation est provoquée par l’exposition aux radiations cosmiques dans les nuages. Les photons à haute énergie stockés peuvent être relâchés par une interaction non-linéaire lorsqu’un photon longitudinal UV de faible énergie et de même λ (un bio-photon) frappe une nano-particule. L’état excité des nucléides se décharge alors en une onde en réplique inversée dans le temps qui s’écoule directement en retour vers l’ADN, l’exposant alors à un impact photonique UV de même λ mais beaucoup plus énergétique;

 - déséquilibrant le potentiel électrique de la cellule lorsque stimulées par le champ électromagnétique terrestre, des radiations radar ou des micro-ondes, en relâchant des électrons libres lors d’une altération induite dans leur géométrie cristalline selon leurs propriétés piézo-électriques, rendant les plantes vulnérables aux attaques fongiques.

L’interaction complexe de ces trois formes de nuisance théoriquement envisageables n’est pas entièrement comprise. Toutefois l’effet général sur les végétaux a pu être expérimentalement confirmé, démontrant un dosage létal pour les plantes d’approximativement 35mg de (Ba, Srx) TiO3 par kg de matière organique sèche, en fonction du type de plante et d’autres variables externes (à la fois par des analyses en laboratoire et) des études en extérieur.

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17 août 2012

¤ Chemtrails, un récit d’initié ?

Classé dans : Chemtrails et pluies de fils/fibres/etc... — uriniglirimirnaglu @ 5 : 28

 

Récit d’initié? source : http://www.chemtrails-france.com/temoignages/recit_d_initie/pages/recit_d_initie_001.htm
¤ Chemtrails, un récit d'initié ? dans Chemtrails et pluies de fils/fibres/etc... 1pixel_noir
1pixel_noir dans Chemtrails et pluies de fils/fibres/etc...
Texte original (en anglais) sur www.holmestead.ca
Reproduit avec l’autorisation de Brian Holmes
Traduction Chemtrails-France.com
(« Deep Shield » interrogé dans cet article s’est suicidé (?) le 26 septembre 2004)
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Les documents de cette page associés à « Deep Shield » ont récemment (mai 2003) soulevé nombres de questions dont quelques unes suggérant qu’ils puissent provenir d’un « démystificateur » ou même être un canular.Le point central des pages de Holmestead sur les chemtrails est de tenter d’éveiller la conscience sur l’activité illégale des épandages aériens. Le public en général prête peu d’attention au ciel, il lui importe donc peu pour le moment qu’il y ait dix explications possibles pour les épandages.Alors qu’importe si l’histoire ci-dessous n’est pas une énumération complète et détaillée de toutes les possibilités? Ce n’est pas son but et l’ »initié » ne prétend pas savoir tout ce qui se passe dans notre ciel. Ceci pourrait être trouvé dans d’autres services…Ces échanges de questions et réponses se sont déroulés et en ce qui me concerne les réponses sont valables. Les documents sont présentés ici de bonne foi.

En lisant ces pages, il peut aussi être utile de lire « Les implications politiques du réchauffement du aux gaz à effet de serre: réduction, adaptation et base scientifique«   (en anglais) dans lequel la conclusion du Centre National Américain des Recherches Atmosphériques est que le moyen le plus efficace de réduction (correction) du réchauffement global est l’épandage de composés aérosols réfléchissants dans l’atmosphère au moyen d’avions commerciaux, militaires et privés!

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La personne impliquée semble avoir une « piste interne » sur le programme d’épandage des chemtrails. L’opportunité s’est présentée de poser des questions spécifiques en rapport avec les épandages aériens et l’ »initié » a répondu à ces questions.Je suis au courant de l’endroit où l’ »initié » travaille et les faits présentés concordent avec le type d’activités qui y sont menées.Les réponses ont le ton de quelqu’un ayant une connaissance réelle mais pour des raisons de confidentialité elles ne sont pas signées. Où la population est mentionnée voir aussi la page sur l’explosion de la démographie de Holmestead (en anglais).C’est un long morceau mais quand vous atteindrez la fin continuez s’il vous plaît car il y a un second article qui suit.

Le 4 avril 2003 quelques questions et réponses supplémentaires ont été ajoutées. (…)

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Le Projet Bouclier
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Nous citons ici l’entretien avec « Deep Shield »:Ayant lu votre email, je dois dire que vous avez beaucoup de questions. J’écarterais immédiatement ces questions comme étant la tentative frustrée de groupes alternatifs pour mettre fin à ce projet, cependant ces rapports de matériel biologique faisant partie des épandages doivent être abordés. J’accorderais donc autant d’attention que possible à toutes vos questions.
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1. À quels buts les filaments de polymère mélangés avec du matériel biologique servent ils dans ce scénario?Les polymères font partie du mélange et se forment en filaments et en « touffes ». L’idée est simple et nous vient des araignées. Comme vous pouvez le savoir la toile d’araignée est très légère, certaines araignées nouveau-nées filent un « parachute » pour attraper la brise dominante et voyager loin de leur lieu de naissance. Les araignées sont capables d’atteindre de hautes altitudes et de se déplacer sur de grandes distances pendant de longues périodes. La plupart des éléments utilisés dans les épandages sont plus lourds que l’air, même dans leur forme poudreuse ils sont plus lourds et chutent rapidement. Les mélanger avec des polymères suspend les particules dans l’atmosphère haut au-dessus du sol pendant une plus longue période, donc en théorie nous n’avons pas besoin d’épandre aussi souvent ou autant de produit. Puisque les particules en suspension finalement se concentrent dans la partie la plus basse de l’atmosphère et sont inhalées par toute forme de vie au sol il y a une tentative de neutraliser la croissance des moisissures par l’ajout d’inhibiteurs de croissance des moisissures au mélange – certains d’entre eux pouvant être de nature biologique.La moisissure vient des spores qui se déplacent dans le vent; les polymères peuvent attirer les spores de moisissure à l’aide des charges statiques créées par la friction entre les filaments de polymère et l’atmosphère. Ajoutez un peu de chaleur et d’humidité et les moisissures commencent à se développer. Le polymère est stocké sous forme liquide comme deux produits chimiques séparés. Quand ils sont pulvérisés ils se combinent derrière l’avion « tissant » des chaînes de polymères (filaments). Beaucoup de bricolages ont été fait avec les matrices de polymère ces dernières années. Certains polymères (plastiques) sont non-biodégradables et ajoutent ainsi au problème de la pollution. Différentes formules ont été utilisées, certaines utilisant des agents bactériologiques. Il faudrait que l’on puisse reproduire le même matériau que les araignées fabriquent, il est très solide, extrêmement léger et se dégrade facilement.

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¤ Meteotan, un nouveau blog chemtrailologue

Classé dans : Chemtrails et pluies de fils/fibres/etc... — uriniglirimirnaglu @ 5 : 00

source :   le mardi 17 août 2012 à 4h45 environ

Les contrails ne sont pas des particules d’eau sphériques

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Restitution de l’indice de réfraction complexe et de la granulométrie d’une population de particules sphériques à partir de l’indicatrice de diffusion de la lumière

par C. VERHAEGE Ingénieur ENSMA (Ecole Nationale Supérieure de Mécanique et d’Aérotechnique) Soutenue publiquement le 16 octobre 2008, devant la commission d’examen.

L’interaction du rayonnement solaire ou terrestre avec les particules contenues dans l’atmosphère est un phénomène important à quantifier pour d’une part évaluer le réchauffement de la Terre et pour d’autre part en déduire la qualité de cette atmosphère. Afin de mesurer la diffusion de la lumière par un ensemble de particules nuageuses et d’aérosols, deux appareils ont été conçus et réalisés à l’IUT de Montluçon. Le premier est un appareil monté sur avion pour étudier les particules nuageuses. Diffèrents projets de mesures aéroportées ont étés menés en Europe au Japon et au Chili dont les projets Aerocontrail,  ARAT97, Cirrus98, JACCS99 et INCA.

¤ Meteotan, un nouveau blog chemtrailologue dans Chemtrails et pluies de fils/fibres/etc...

Les aérosols (particules en suspension dans l’air) affectent le climat suivant différents processus. Le premier effet est l’influence directe des aérosols sur la lumière via la diffusion et l’absorption. Le second effet est la modification des propriétés radiatives et de la durée de vie des nuages car les aérosols servent de noyaux de condensation pour la formation des gouttelettes en suspension. D’après les derniers rapports de l’IPCC (Intergovernmental Panel on Climate Change) 2001 et 2007, ces processus sont mal quantifiés et leurs incertitudes sont grandes. Ces incertitudes sur le forçage radiatif des aérosols sont du même ordre de grandeur que le forçage des gaz à effet de serre. (more…)

6 mai 2012

¤ Chemtrails explained: Putting the pieces Together (by Peter Farley)

Classé dans : Politique/Societe — uriniglirimirnaglu @ 12 : 27

Mar 12, 2007 | chemtrails | zoeken | 2253 keer gelezen

While many will be tempted to search through the article for the ‘cures’, wisdom does not come from information alone. Knowing what you are dealing with and why this is all happening is just as important as the cure itself

In light of Aristotles wisdom and the fact that the New World Order is in fact stifling any attempts by truly spiritual people to raise their heads above the water financially, the challenge was to come up with a cure for the rampant effects of chemtrail spraying allover the world.

While many will be tempted to search through the article for the ‘cures’, wisdom does not come from information alone. Knowing what you are dealing with and why this is all happening is just as important as the cure itself.

Guidance recommends you invest the time to read the entire primer so that you know what is going on and how it is and will affect you both now and in the future. Please be aware not all of the links mentioned are still active since many of these articles were written a while ago.

Note: As with all my work, I ?stand on the shoulders of giants?, those who have spenttheir time methodically pulling Together the findings for each one of the pieces I writeutilizing information from other sources. Reference to the original articles is included orlisted at the end of this article.

If you haven?t realized it until now . . . this whole war that has been raging in this cornerof the Universe for eons is over the issue of control – the power to control the lives and energy of those beings who reside, not only on this planet, but also on all the other planets in this vicinity, and even into the other dimensions. As always, the best allegory I can find for this situation is in the book A Wrinkle in Time by MadelineL?Engle.

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1 mai 2012

¤ Une relation possible entre le déplacement des chemtrails et les champs électromagnétiques

Classé dans : Politique/Societe — uriniglirimirnaglu @ 10 : 46

MONDAY, 20 AVRIL, 2009

Une relation possible entre le déplacement des chemtrails et les champs électromagnétiques

¤ Une relation possible entre le déplacement des chemtrails et les champs électromagnétiques dans Politique/Societe new-1 Après avoir noté les similitudes entre nos observations et celles de certains lecteurs, nous avons décidé de publier cette courte étude, qui détient l’hypothèse que d’autres éléments peuvent vérifier ou falsifier, en tout ou en partie.De nombreux chercheurs et des témoins, des enquêtes et l’observation du phénomène des chemtrails, ils ont remarqué que, il n’est pas rare, les sentiers se déplacent dans une direction opposée à celle dans laquelle les nuages ​​se déplacent, tout en étant plus ou moins la même altitude. C’est possible que l’interaction des courants à haute altitude à partir de traînées se déplaçant dans des directions opposées à celles de la formation des nuages ​​naturels, mais pas quand vous êtes à la même altitude. Vous devez supposer que vous utilisez des faisceaux d’ondes électromagnétiques pour diriger les nuages ​​chimiques et à déplacer le couvercle lorsqu’il est nécessaire. L’interaction entre les champs électromagnétiques et les formations se composent principalement de métaux est considéré comme une hypothèse plausible: à plusieurs reprises les traînées ( cirrus artificiels ) sont aussi tendus, peignés. La matière particulaire est constitué de métal électriquement conducteur réagit aux émissions électromagnétiques, au près le déplacement ou même en l’absence de vent. Rappeler que les métaux sont des éléments chimiques, caractérisé par une réflectivité élevée, haute conductivité thermique et électrique.

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15 octobre 2011

LE PROTOCOLE DE TORONTO

Classé dans : Politique/Societe — uriniglirimirnaglu @ 12 : 23

extrait du Blog de Eva-R :  http://r-sistons.over-blog.com/article-pouvoirs-de-l-ombre-protocole-de-totonto-quel-avancement-des-plans-du-nom-72451643.html et http://r-sistons.over-blog.com/article-l-avenir-modele-par-le-nouvel-ordre-mondial-protocole-de-toronto-2-49173928.html

LE PROTOCOLE DE TORONTO

 

Où en est on ?

 

A la vue des événements en cours et de l’actualité récente, examinons les différents articles du projet de l’élite du Nouvel Ordre Mondial, révélés   par Serge Monast, ainsi que leur stade de réalisations à ce jour et à venir.

 

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ART

ARTICLES ET REALISATIONS

 

 

 

01

 

ARTICLE De SERGE MONAST :

Décupler la « Société des Loisirs » qui nous a été si profitable à date. En nous servant de l’invention du « Vidéo » que nous avons financé, et des jeux qui lui sont rattachés, finissons de pervertir la morale de la jeunesse. Offrons-lui la possibilité de satisfaire maintenant tous ses instincts. Un être possédé par ses sens, et esclave de ceux-ci, nous le savons, n’a ni idéal, ni force intérieure pour défendre quoi que ce soit. Il est un « individualiste » par nature et représente un candidat parfait que nous pouvons modeler aisément selon nos désirs et nos priorités. D’ailleurs, rappelez-vous avec quelle facilité nos prédécesseurs ont pu orienter toute la jeunesse allemande au début du siècle en se servant du désabusement de cette dernière !

 

 

01b

 

REALISATION A CE JOUR :

Actuellement, les jeux font fureur à travers le monde entier. Les programmes télé, sont devenus insipides, il n’y a que l’audimat qui prime au travers d’émissions abêtissantes, tel que les télé-réalités, les Talk-show, les jeux débiles, les séries à fleur de rose etc…

En sport, le foot entre autre est devenu ROI. Les footballeurs sont idéalisés, ils sont vénérés comme des dieux, alors que la majorité d’entre eux a tout dans les muscles et rien dans la tête. Les acteurs de cinéma et les chanteurs, sont également placés sur des piédestaux  par des fans inconscients des enjeux réels.

 

02

 

MONAST :

Encourager la « contestation étudiante » pour toutes les causes rattachées à « l’Ecologie ». La protection obligatoire de cette dernière sera un atout majeur le jour où nous aurons poussé les Etats-Nations à échanger leur « Dette Intérieure » contre la perte de 33 % de tous leurs territoires demeurés à l’état sauvage.


 

 

02b

 

REALISATION :

La contestation estudiantine, bat son plein partout et des ONG, s’occupent de l’environnement.

Curieusement ces ONG protectrices de l’environnement, n’opèrent à plein régime que dans le tiers monde. Elles s’ activent sous couvert de protection de la nature, alors qu’elles sont financés par les plus grands pollueurs. Tous ça pour maintenir des territoires vierges pour le payement des dettes.


 

03

 

 

MONAST :

Comblons le vide intérieur de cette jeunesse en l’initiant, dès son tout jeune âge, à l’univers des ordinateurs. Utilisons, pour cela, son système d’éducation. Un esclave au service d’un autre esclave que nous contrôlons.


03 b

 

REALISATION :

Entrée de l’ordinateur dans les foyers d’une manière foudroyante. Il est devenu un outil indispensable, plus que la télé. Les gens en sont accros. Banalisation des vies privées et des intimités au travers des sites sociaux. Profusion de la pornographie, donc adieu  aux bonnes mœurs. Les adolescents peuvent aisément consulter les sites classés pour adultes, ce qui accélère la décadence.

04

 

 S. MONAST

Sur un autre plan, établissons le « Libre-Echange International » comme étant une priorité absolue pour la survie économique des Etats-Nations. Cette nouvelle conception économique nous aidera à accélérer le déclin des « nationalistes » de toutes les Nations, à les isoler en factions diverses, et au moment voulu, à les opposer farouchement les uns aux autres dans des guerres intestines qui achèveront de ruiner ces Nations.

 

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REALISATION  :

Le préalable de l’adhésion à l’organisation mondiale du commerce (OMC) sera la condition sine qua non pour avoir accès aux marchés internationaux. Se soumettre aux ordres du NOM pour acheter ou vendre au niveau international, sinon le pays récalcitrant sera mis en quarantaine comme un pestiféré

 

 

 

05

 

S. MONAST  :

Pour nous assurer à tout prix de la réussite d’une telle entreprise, faisons en sorte que nos Agents déjà infiltrés dans les Ministères des Affaires Intergouvernementales et de l’Immigration des Etats-Nations fassent modifier en profondeur les lois de ces ministères. Ces modifications viseront essentiellement à ouvrir les portes des pays occidentaux à une immigration de plus en plus massive à l’intérieur de leurs frontières (immigrations que nous aurons d’ailleurs provoquées en ayant pris soin de faire éclater, ici et là, de nouveaux conflits locaux). Par des campagnes de presse bien orchestrées dans l’opinion publique des Etats-Nations ciblées, nous provoquerons chez celles-ci un afflux important de réfugiés qui aura pour effet de déstabiliser leur économie intérieure et de faire augmenter les tensions raciales à l’intérieur de leur territoire. Nous verrons à faire en sorte que des groupes d’extrémistes étrangers fassent partie de ces afflux d’immigrants, ce qui facilitera la déstabilisation politique, économique et sociale des Nations visées.

 

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REALISATION :

L’immigration massive est aujourd’hui d’actualité. L’Europe est la terre d’asile pour beaucoup d’immigrants des pays du sud. Leur  nombre et les difficultés d’adaptation au sein de la société européenne, les poussent à la ghettoïsation. Ceci engendre une séparation entre deux sociétés aux cultures différentes et par là même à un rejet et au racisme. Les lois aidant, des partis comme le FN et ses affidés exhortent les masses populaires au racisme, faisant croire aux peuples que les immigrés leur volent leurs places de travail et qu’ils sont la cause de tous leurs malheurs.


06

 

MONAST :

Ce « Libre-Echange » qui, en réalité, n’en est pas un, car il est déjà contrôlé par nous tout au sommet de la hiérarchie économique, noyautons-le en « Trois Commissions Latérales »: celle de l’Asie, celle de l’Amérique, celle de l’Europe. Il nous apportera la discorde à l’intérieur des Etats-Nations par la hausse du chômage relié aux restructurations de nos Multinationales.


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REALISATION :

Le miroir aux alouettes agité devant ces commissions, leur faisant croire à la liberté.


 

 

 

 

 

 

07

 

MONAST :

Transférons lentement, mais sûrement, nos multinationales dans de nouveaux pays acquis à l’idée de « l’Economie de Marché », tels les pays de l’Est de l’Europe, en Russie et en Chine par exemple. Nous nous fichons bien, pour l’instant, si leur population représente ou non un vaste bassin de nouveaux consommateurs. Ce qui nous intéresse, c’est d’avoir accès, en premier lieu, à une « Main-d’œuvre-Esclave » à bon marché et non syndiquée que nous offrent ces pays et ceux du Tiers-monde. D’ailleurs, leurs gouvernements ne sont-ils pas mis en place par nous ? Ne font-ils pas appel à l’aide étrangère et aux prêts de notre « Fonds Monétaire International » et de notre « Banque Mondiale » ? Ces transferts offrent plusieurs avantages pour nous. Ils contribuent à entretenir ces nouvelles populations dans l’illusion d’une « Libération Economique », d’une « Liberté Politique », alors qu’en réalité, nous les dominerons par l’appétit du gain et un endettement dont ils ne pourront jamais s’acquitter. Quant aux populations occidentales, elles seront entretenues dans le rêve du Bien-Êre Economique, car les produits importés de ces pays ne subiront aucune hausse de prix. Par contre, sans qu’elles s’en aperçoivent au début, de plus en plus d’industries seront obligées de fermer leurs portes à cause des transferts que nous aurons effectués hors des pays occidentaux. Ces fermetures augmenteront le chômage et apporteront des pertes importantes de revenus pour les Etats-Nations.


 

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REALISATION :

Le vrai visage de la délocalisation est mis à nu dans cet article. Il n’est nullement question d’échapper au fisc en délocalisant, mais bien de provoquer les fermetures massives des industries européennes et provoquer du chômage à une échelle impressionnante.

Du trompe l’œil, sous couvert de lutte contre la cherté de la vie, en mettant à disposition des petites bourses, des produits de large consommations à des prix très compétitifs, mais la réalité est très amère.


 

 

08

 

 

MONAST :

Ainsi nous mettrons sur pied une « Economie Globale » à l’échelle mondiale qui échappera totalement au contrôle des Etats-Nations.Cette nouvelle économie sera au-dessus de tout; aucune pression politique ou syndicale ne pourra avoir de pouvoir sur elle. Elle dictera ses propres « Politiques Mondiales » et obligera à une réorganisation politique, mais selon nos priorités à l’échelle mondiale.


 

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REALISATION:

A l’heure actuelle, ce sont les grosses multinationales de l’Armement, de l’Agro-alimentaire, de l’industrie Pharmaceutique et des Banques qui édictent leurs lois aux gouvernements.

 

 

   09

 

MONAST :

Par cette « Economie Indépendante » n’ayant de lois que nos Lois, nous établirons une « Culture de Masse Mondiale ». Par le contrôle international de la télévision, des médias, nous instituerons une « Nouvelle Culture », mais nivelée, uniforme pour tous, sans qu’aucune « création » future ne nous échappe. Les artistes futurs seront à notre image ou bien ne pourront survivre. Fini donc ce temps où des « créations culturelles indépendantes » mettaient à tout moment en péril nos projets mondialistes comme cela fut si souvent le cas dans le passé.


 

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REALISATION:

Les médias sont entre les mains de l’élite mondiale. Rien n’échappe à leur contrôle. Aucun programme télé ne passe sans l’aval préalable de l’élite. D’où l’insipidité des programmes. Tout ce qui est culturel, instructif est laissé de coté. Il n’est jamais fait allusion aux grands savants et autres scientifiques. Les programmes sont fait pour abêtirles gens. Et les laisser dans l’ignorance de ce qui se trame réellement. 


 

10

 

MONAST :

Par cette même économie, il nous sera alors possible de nous servir des forces militaires des Etats-Nations telles celles des Etats-Unis dans des buts humanitaires. En réalité, ces « Forces » nous serviront à soumettre des pays récalcitrants à notre volonté. Ainsi les pays du Tiers-Monde et d’autres semblables à eux ne pourront pas être en mesure d’échapper à notre volonté de nous servir de leur population comme main-d’œuvre esclave.


 

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REALISATION:

Non seulement ils se servent de leur population, mais en plus ils accaparent des richesses naturelles de ces pays, à titre d’exemple : l’Irak, l’Afghanistan et maintenant la Libye qui est en cours de déstabilisation



 

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MONAST :

Pour contrôler le marché mondial, nous devrons détourner la productivité de son but premier, libérer l’homme de la dureté du travail. Nous l’orienterons en fonction de la retourner contre l’homme en asservissant ce dernier à notre système économique où il n’aura pas le choix que de devenir notre esclave, et même un futur criminel.


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REALISATION:

Oisiveté est mère de tous les vices, ajoutons à cela, les drogues à profusions et le tour est joué.


 

 

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MONAST :

Tous ces transferts à l’étranger de nos Multinationales et la réorganisation mondiale de l’économie auront pour but, entre autres, de faire grimper le chômage dans les pays occidentaux. Cette situation sera d’autant plus réalisable parce qu’au départ, nous aurons privilégié l’importation massive des produits de base à l’intérieur des Etats-Nations et, du même coup, nous aurons surchargé ces Etats par l’emploi exagéré de leur population à la production de services qu’ils ne pourront plus payer. Ces conditions extrêmes multiplieront par millions les masses d’assistés sociaux de tous genres, d’illettrés, de sans abris

 

12B

 

REALISATION :

Le recours au crédit à la consommation fait de manière inconsidérée, met les ménages en péril. Ajouter à cela la fermeture des usines pour délocalisation et la mise au chômage des employés, les mettant à la merci de l’élite, pour convertir cette masse en esclave.


 

13

 

MONAST :

Par des pertes de millions d’emplois dans le secteur primaire, à même les évasions déguisées de capitaux étrangers hors des Etats-Nations, il nous sera ainsi possible de mettre en danger de mort l’harmonie sociale par le spectre de la guerre civile.

 

13b

 

REALISATION:

La création du chômage à très grande échelle et la mal vie engendrée, poussers les gens au désespoir.


 

14

 

MONAST :

Ces manipulations internationales des gouvernements et des populations des Etats-Nations nous fourniront le prétexte d’utiliser notre F.M.I. pour pousser les gouvernements occidentaux à mettre en place des « budgets d’austérité » sous le couvercle de la réduction illusoire de leur « dette nationale », de la conservation hypothétique de leur « cote de crédit internationale », de la préservation impossible de la « paix sociale ».

 

14b

 

 

REALISATION:

Un exemple concret : LA GRECE. Mise à genoux par la crise économique.


15

   

MONAST :

Par ces « mesures budgétaires d’urgence », nous briserons ainsi le financement des Etats-Nations pour tous leurs « Méga-Projets » qui représentent une menace directe à notre contrôle mondial de l’économie.

 

15b

 

REALISATION :


 

16

 

MONAST :

D’ailleurs, toutes ces mesures d’austérité nous permettront de briser les volontés nationales de structures modernes dans les domaines de l’énergie, de l’agriculture, du transport et des technologies nouvelles.

 

16b

 

REALISATION:

Qui sont les grands détenteurs de ces technologies ? Les grandes firmes appartenant à l’élite.


 

 

17

 

MONAST :

Ces mêmes mesures nous offriront l’occasion rêvée d’instaurer notre« Idéologie de la Compétition Economique« . Celle-ci se traduira, à l’intérieur des Etats-Nations, par la réduction volontaire des salaires, les départs volontaires avec remises de médailles pour services rendus, ce qui nous ouvrira les portes à l’instauration partout de notre « Technologie de Contrôle ». Dans cette perspective, tous ces départs seront remplacés par des « ordinateurs » à notre service.

 

17b

 

 

REALISATION :

L’ordinateur et robotique, esclave idéale. Ni salaire, ni grève, ni syndicat, ni rien. Fait ce qui lui est commandé, un point c’est tout.

 

 

 

18

 

MONAST :

Ces transformations sociales nous aideront à changer en profondeur la main d’œuvre « Policière et Militaire » des Etats-Nations. Sous le prétexte des nécessités du moment, et sans éveiller de soupçons, nous nous débarrasserons une fois pour toutes de tous les individus ayant une « conscience Judéo-Chrétienne ». Cette « restructuration des corps policiers et militaires » nous permettra de limoger sans contestation le personnel âgé, de même que tous les éléments ne véhiculant par nos principes mondialistes. Ceux-ci seront remplacés par de jeunes recrues dépourvues de « conscience et de morale« , déjà toutes entraînées et favorables à l’usage inconsidéré de notre « technologie de réseaux électroniques ».

 

18b

 

 

 

REALISATION:

Les jeunes recrues dépourvues de « conscience et de morale » sont déjà à pied d’œuvre, grâce à la banalisation des films de violence diffusés par les médias et par la vidéo. La perversion des mœurs a engendré ces « jeunes recrues »


19

 

MONAST :

Dans un même temps, et toujours sous le prétexte de « coupures budgétaires », nous veillerons au transfert des bases militaires desEtats-Nations vers l’Organisation des Nations-Unies.

 

19b

 

 

REALISATION:

Exemple concret de l’agression de la Libye sous couvert de l’ONU et exécuté par l’OTAN


 

20

 

MONAST :

Dans cette perspective, nous travaillerons à la réorganisation du « Mandat International des Nations-Unies ». De « Force de Paix » sans pouvoir décisionnel, nous l’amènerons à devenir une « Force d’Intervention » où seront fondues, en un tout homogène, les forces militaires des Etats-Nations. Ceci nous permettra d’effectuer, sans combat, la démilitarisation de tous ces Etats de manière à ce qu’aucun d’entre eux, dans l’avenir, ne soient suffisamment puissants (indépendants) pour remettre en question notre « Pouvoir Mondial ». (Note d’eva : Asservissement des individus, des peuples, des nations.)

 

20b

 

 

REALISATION:

Un premier pas en ce sens est fait grâce à l’OTAN.


 

 

21

 

MONAST :

Pour accélérer ce processus de transfert, nous impliquerons la force actuelle des Nations-Unies dans des conflits impossibles à régler. De cette manière, et avec l’aide des médias que nous contrôlons, nous montrerons aux populations l’impuissance et l’inutilité de cette « Force » dans sa forme actuelle. La frustration aidant, et poussée à son paroxysme au moment voulu, poussera les populations des Etats-Nations à supplier les instances internationales de former une telle « Force Multi-Nationale » au plus tôt afin de protéger à tout prix la « Paix ».

 

 

21b

 

 

REALISATION :

Le programme est en cours. Partout  où ont été envoyées les force de l’ONU, ça piétine. A croire que c’est fait exprès, pour faciliter la naissance de la Force Multi-Nationale.


 

 

22

 

 

MONAST :

- L’apparition prochaine de cette volonté mondiale d’une « Force Militaire Multi-Nationale » ira de pair avec l’instauration, à l’intérieur des Etats-Nations, d’une « Force d’Intervention Multi-Juridictionnelle ». Cette combinaison des « effectifs policiers et militaires », créée à même le prétexte de l’augmentation de l’instabilité politique et sociale grandissante à l’intérieur de ces Etats croulant sous le fardeau des problèmes économiques, nous permettra de mieux contrôler les populations occidentales. Ici, l’utilisation à outrance de l’identification et du fichage électronique des individus nous fournira une surveillance complète de toutes les populations visées.

 

 

22b

 

REALISATION :

L’opération d’implantation des  puces électronique des humains connaît ses débuts ( actuellement dans certaines discothèques en Espagne et maternité aux USA). Sous différents prétextes, l’humanité sera appelée à se faire mettre ces implants (dossiers médicaux, cartes crédits, localisation GPS en cas de rapt etc…), tous les prétextes seront bons.


 

 

23

 

MONAST :

Cette réorganisation policière et militaire intérieure et extérieure des Etats-Nations permettra de faire converger le tout vers l’obligation de la mise en place d’un « Centre Mondial Judiciaire ». Ce « Centre » permettra aux différents « corps policiers des Etats-Nations » d’avoir rapidement accès à des « banques de données » sur tous les individus potentiellement dangereux pour nous sur la planète. L’image d’une meilleure efficacité judiciaire et les liens de plus en plus étroits créés et entretenus avec le « Militaire » nous aideront à mettre en valeur la nécessité d’un « Tribunal International » doublé d’un « Système Judiciaire Mondial », l’un pour les affaires civiles et criminelles individuelles, et l’autre pour les Nations.

 

23b

 

 

REALISATION :

Le TPI semble etre un premier pas en ce sens et faire partie de ce plan, ainsi que l’implantation de la puce RFID.


 

 

 

 

 

 

24

 

MONAST :

Au cours de la croissance acceptée par tous de ces nouvelles nécessités, il sera impérieux pour nous de compléter au plus tôt le contrôle mondial des armes à feu à l’intérieur des territoires des Etats-Nations. Pour ce faire, nous accélérerons le « PLAN ALPHA » mis en œuvre au cours des années 60 par certains de nos prédécesseurs. Ce « Plan » à l’origine visait deux objectifs qui sont demeurés les mêmes encore aujourd’hui: par l’intervention de « tireurs fous », créer un climat d’insécurité dans les populations pour amener à un contrôle plus serré des armes à feu. Orienter les actes de violence de manière à en faire porter la responsabilité par des extrémistes religieux, ou des personnes affiliées à des allégeances religieuses de tendance « traditionnelle », ou encore, des personnes prétendant avoir des communications privilégiées avec Dieu. Aujourd’hui, afin d’accélérer ce « contrôle des armes à feu », nous pourrons utiliser la « chute des conditions économiques » des Etats-Nations qui entraînera avec elle une déstabilisation complète du Social, donc l’augmentation de la violence. Je n’ai pas besoin de vous rappeler, ni de vous démontrer, Frères, les fondements de ce « contrôle » des armes à feu. Sans celui-ci, il deviendrait presque impossible pour nous de mettre à genoux les populations des Etats visés. Rappelez-vous avec quel succès nos prédécesseurs ont pu contrôler l’Allemagne de 1930 avec les nouvelles « lois » mises en application à l’époque; lois d’ailleurs sur lesquelles sont fondées les lois actuelles des Etats-Nations pour ce même contrôle.

 

 

 

 

24b

 

 

REALISATION :

Le pays où les armes à feu sont faciles à acquérir, c’est les USA. Dernièrement un état fédéral a voté une loi autorisant le port d’armes à l’intérieur des campus universitaires.

De temps à autres, des tueries ont lieu dans les écoles ou lycées faisant de nombreuses victimes et créant un climat de psychose général dans la ville. Des snippers ont pris pour cible des passants. EL CIA/QUAIDA ferme la marche par des attentats sous fausse banniere, afin d’instaurer une psychose nationale aux USA et justifier le Patriot Act.


 

 

 

 

 

25

 

MONAST :

- Les dernières « Etapes » se rapportent à la « PHASE OMEGA » expérimentée à partir des expérimentations effectuées au début des années 70. Elles renferment la mise en application, à l’échelle mondiale, des « Armes Electro-Magnétiques ». Les « changements de climat » entraînant la destruction des récoltes, la faillite, dans ces conditions, des terres agricoles, la dénaturation par moyens artificiels des produits alimentaires de consommation courante, l’empoisonnement de la nature par une exploitation exagérée et inconsidérée et l’utilisation massive de produits chimiques dans l’agriculture, tout cela, Frères, mènera à la ruine assurée des industries alimentaires des Etats-Nations. L’avenir du « Contrôle des Populations » de ces Etats passe obligatoirement par le contrôle absolu, par nous, de la production alimentaire à l’échelle mondiale et par la prise de contrôle des principales « Routes Alimentaires » de la planète. Pour ce faire, il est nécessaire d’utiliser l’Electro-Magnétique, entre autres, pour déstabiliser les climats des Etats les plus productifs sur le plan agricole. Quant à l’empoisonnement de la nature, elle sera d’autant plus accélérée que l’augmentation des populations l’y poussera sans restriction.

 

25b

 

 

REALISATION :

Le projet HAARP a été conçu en ce sens et est déjà  opérationnel. Certains pays ont en déjà fait l’amère expérience. (Tempête de 1998 sur la France entre autre, Haïti…). Tentative d’imposer les OGM coûte que coûte. Mansonto  est là pour empoisonner le monde.


 

 

26

 

 

MONAST :

L’utilisation de l’Electro-Magnétique pour provoquer des « tremblements de terre » dans les régions industrielles les plus importantes des Etats-Nations contribuera à accélérer la « chute économique » des Etats les plus menaçants pour nous, de même qu’à amplifier l’obligation de la mise en place de notre Nouvel Ordre Mondial.

 

 

26b

 

 

REALISATION:

Le PAMIR, la machine à tremblement de terre est déjà opérationnelle, elle a montré de quoi elle est capable. Exemple : Tahiti, Chine et peut-être pour le Japon aussi.


 

 

 

 

 

27

 

 

MONAST :

Qui pourra nous soupçonner ? Qui pourra se douter des moyens utilisés ? Ceux qui oseront se dresser contre nous en diffusant de l’information quant à l’existence et au contenu de notre « Conspiration » deviendront suspects aux yeux des autorités de leur Nation et de leur population. Grâce à la désinformation, au mensonge, à l’hypocrisie et à l’individualisme, que nous avons créés au sein des peuples des Etats-Nations, l’Homme est devenu un ennemi pour l’Homme. Ainsi, ces « individus indépendants », qui sont des plus dangereux pour nous justement à cause de leur « liberté », seront considérés par leurs semblables comme étant des ennemis et non des libérateurs. L‘esclavage des enfants, le pillage des richesses du Tiers-Monde, le chômage, la propagande pour la libération de la drogue, l’abrutissement de la jeunesse des Nations, l’idéologie du « respect de la liberté individuelle » diffusée au sein des Eglises Judéo-Chrétiennes et à l’intérieur des Etats-Nations, l’obscurantisme considéré comme une base de la fierté, les conflits inter-ethniques, et notre dernière réalisation: « les restrictions budgétaires », tout cela nous permet enfin de voir l’accomplissement ancestral de notre « Rêve »: celui de l’instauration de notre « NOUVEL ORDRE MONDIAL

 

 

 

27b

 

 

REALISATION  :

Un but important est atteint dans ce programme c’est : l’individualisme, l’homme actuellement est devenue égoïst, il ne pense plus qu’à lui-même, sans considération pour son entourage. Ce qui prime en 1er lieu pour lui, c’est son confort, son bien être avant tout. Il n’hésite pas à mettre ses parents dans les maisons de retraite sans aucun états d’âme. La cellule familiale, base de toute société, est sur le point d’exploser conformément au plan de l’élite. Le relâchement des mœurs aidant, les conflits iront crescendo. 

 

Légende du tableau : en bleu : les commentaires d’un Lecteur, K, .

LE PROTOCOLE DE TORONTO

Par Serge MONAST (§)

Journaliste d’Enquête
INTERNATIONAL FREE PRESS AGENCY « INTELLIGENCE REPORT« 

Fin Juin 1967: À Montréal, c’est l’Expo 67; à Ottawa, ce sont les derniers préparatifs du « Centenaire de la Confédération »; aux Etats-Unis, c’est la contestation à la Guerre du Vietnam et, à travers le pays, le « Flower Power ». Nous sommes près des événements de Mai 68 en France, de l’explosion du Nationalisme au Québec, du Festival Woodstock aux Etats-Unis… mais en même temps, cette fin Juin de 1967 marque les derniers préparatifs de la mise au point du Plan de la « Chute des Nations » par les hautes instances de la Franc-Maçonnerie Anglo-Saxonne à Toronto (Canada). Cette réunion secrète, hautement « Confidentielle », est organisée par les « 6.6.6. » (c’est ainsi qu’ils se nomment eux-mêmes), c’est à dire ceux qui dirigent les 6 plus grandes banques mondiales, les 6 plus grands consortiums énergétiques de la planète (dont le pétrole fait partie), et les 6 plus grands consortiums de l’agro-alimentaire (dont fait partie le contrôle des principales routes alimentaires du monde). Ces 6.6.6., étant les plus hauts responsables de la finance internationale, vont définir, à l’intérieur de leur réunion, une « Stratégie commune » en vue de la mainmise absolue sur le « Commerce Mondial », sur la possession de l’Arme Energétique (porte ouverte sur le XXIe siècle) et sur le contrôle international de l’agro-alimentaire (lequel comprend aussi, pour eux, les consortiums pharmaceutiques comprenant, à leur tour, le marché mondial des « Vitamines » et des « Vaccins »).

Leur « plan » se résume à trois orientations majeures: « L’Economique, le Politique et le Social pour les années 70 et 80. S’il réussit, il doit irrémédiablement déboucher sur la prise du « Pouvoir Mondial » par la mise en place du « Nouvel Ordre Mondial », le même dont le Président américain George Bush fera tant la promotion au début des années 90.

Titre du Document des 6.6.6.: « PANEM ET CIRCENSES »: (Du Pain et des Jeux du Cirque).

But du Projet Mondialiste: Le « Génocide du Vital au Profit du Rentable Occulte ».
Moyens de Financement du Projet: Entre autre, se servir de l’Aide Humanitaire, de l’Aide Alimentaire Internationale afin de financer les « Multinationales » des 6.6.6.

Le texte de Monast :

LE PROTOCOLE DE TORONTO – 1

(6.6.6.)

FICTION OU REALITE ? Qui peut dire ? Quoi qu’il en soit, selon certaines informations obtenues en provenance de France, mais surtout, à la révision des événements survenus depuis les vingt-cinq dernières années, il apparaît que le scénario décrit dans ce « Document » nous permet de mieux comprendre ce qui, jusqu’à aujourd’hui, paraissait des plus incompréhensibles à plus d’un.

Nous livrons en entier ce « Document » avec, en plus, une analyse des nouvelles conditions économiques actuelles qui, en elles-mêmes, semblent plus que confirmer l’authenticité de ce dernier.

Fin Juin 1967: A Montréal, c’est l’Expo 67; à Ottawa, ce sont les derniers préparatifs du « Centenaire de la Confédération »; aux Etats-Unis, c’est la contestation à la Guerre du Vietnam et, à travers le pays, le « Flower Power ». Nous sommes près des événements de Mai 68 en France, de l’explosion du Nationalisme au Québec, du Festival Woodstock aux Etats-Unis… mais en même temps, cette fin Juin de 1967 marque les derniers préparatifs de la mise au point du Plan de la « Chute des Nations » par les hautes instances de la Franc-Maçonnerie Anglo-Saxonne à Toronto (Canada).

Cette réunion secrète, hautement « Confidentielle », est organisée par les« 6.6.6. » (c’est ainsi qu’ils se nomment eux-mêmes), c’est à dire ceux qui dirigent les 6 plus grandes banques mondiales, les 6 plus grands consortiums énergétiques de la planète (dont le pétrole fait partie), et les 6 plus grands consortiums de l’agro-alimentaire (dont fait partie le contrôle des principales routes alimentaires du monde).

Ces 6.6.6. étant les plus hauts responsables de la finance internationale vont définir, à l’intérieur de leur réunion, une « Stratégie commune » en vue de la mainmise absolue sur le « Commerce Mondial »; sur la possession de l’Arme Energétique (porte ouverte sur le XXIe siècle); et sur le contrôle international de l’agro-alimentaire (lequel comprend aussi, pour eux, les consortiums pharmaceutiques comprenant, à leur tour, le marché mondial des « Vitamines » et des « Vaccins »).

Leur « plan » se résume à trois orientations majeures: « L’Economique, le Politique et le Social pour les années 70 et 80. S’il réussit, il doit irrémédiablement déboucher sur la prise du « Pouvoir Mondial » par la mise en place du « Nouvel Ordre Mondial »; le même dont le Président américain George Bush fera tant la promotion au début des années 90.

Titre du Document des 6.6.6.  : « PANEM ET CIRCENSES »:

(Du pain et des Jeux du Cirque)

But du Projet Mondialiste : Le « Génocide du Vital au Profit du Rentable Occulte ».

Moyens de Financement du Projet :  Entre autre

- se servir de l’Aide Humanitaire,

- de l’Aide Alimentaire Internationale

- afin de financer les « Multinationales » des 6.6.6.

LE DOCUMENT:

 

 Toutes les périodes historiques ayant mené à la décadence des civilisations étaient toutes marquées, sans exception, par « L’Esprit d’Errance des Hommes ». Aujourd’hui, nous devons faire en sorte que cet « Esprit » se traduise par une« Société Mondiale du Loisir » sous toutes ses formes. Ce « Loisir » doit se composer du [Sexe], des [Drogues], du [Sport], des [Voyages/l’Exotisme],et des [Loisirs] en général, mais accessibles à toutes les couches de la Société. L’Homme doit arriver à croire qu’il est « Moderne », et que sa modernité est composée de sa capacité, et de sa possibilité de pouvoir jouir largement, et maintenant de tout ce qui l’entoure.

Pour parvenir à cet objectif, il est impératif de pouvoir infiltrer les Médias (Radio, Télévision, Journaux), les milieux de la « Mode » et la « Culture » (les milieux de la Nouvelle Musique) par lesquels nous influencerons, à coup sûr, toutes les couches des Sociétés Occidentales. Ainsi en tenant sous la coupe des « Sens » la jeunesse (les adultes de demain), nous aurons par conséquent la voie libre pour infiltrer, et transformer en profondeur, sans être inquiétés, le Politique, le Système Légal et l’Education ; ce qui nous permettra de modifier en profondeur le cours, l’orientation future des Sociétés visées par notre « Plan ».

Les populations, nous le savons, n’ont pas de mémoire historique. Ils répètent inlassablement les erreurs du passé sans se rendre compte que ces mêmes erreurs avaient conduits leurs pères, avant eux, aux mêmes déchéances qu’ils vivront en pire avant la fin de ce siècle. Voyez, par exemple, ce que leurs grands-pères ont vécu au début de ce siècle grâce au travail acharné de nos prédécesseurs. Après avoir connu, sans limites, la libération des moeurs, l’abolition de la morale (en d’autres mots, l’errance de l’esprit), ils expérimentèrent la « Crise Economique », puis la « Guerre ». Aujourd’hui leurs petits-enfants et leurs enfants se dirigent droits vers un aboutissement semblable, pire encore car cette fois-ci, il nous permettra enfin de mettre sur pied notre « Nouvel Ordre Mondial » sans qu’aucun d’entre eux ne soient à même de s’en rendre compte, trop préoccupés qu’ils seront tous à satisfaire exagérément leur besoins sensuels les plus primaires.

Une « Norme » générale plus qu’importante, et qui a déjà fait ses preuves au début de ce présent siècle dans la construction et la mise en place du [Système Communiste] par les regrettés Hauts Officiers de nos loges, est la rentabilité de « l’Exception ». En principe, nous le savons, l’Exception prouve la Règle générale qui lui est contraire. Mais dans notre vocabulaire, l’Exception c’est ce qui doit être imposé à tous. Nous devons faire en sorte de faire des « Exceptions » dans différentes sphères de la Société, comme devant être de nouvelles « Règles » générales applicables à tous, un objectif premier de toutes les futures contestations sociales menées par la Jeunesse des Nations.

Ainsi l’Exception deviendra le détonateur par lequel toute la société historique s’effondrera sur elle-même dans un essoufflement et une confusion sans précédent.

Les fondements de la « Société Occidentale », dans leur essence, proviennent en droite ligne, de l’héritage Judéo-Chrétien. C’est précisément ce même héritage qui fit de la « Famille », le « Noeud », la « Pierre Angulaire » de tout l’édifice social actuel. Nos prédécesseurs qui avaient financé les écrivains révolutionnaires de la fin du XIX° siècle et du début du XX° siècle avaient compris l’importance de fractionner, puis de faire éclater ce « Noyau vital » s’ils voulaient, en Russie, parvenir à mettre en place le nouveau « Système Communiste » d’alors. Et c’est précisément ce qu’ils firent en faisant minutieusement produire par les philosophes et les écrivains non-conformistes de l’époque: « Un Manifeste à la gloire de l’Etat-Dieu »; celui-ci ayant la primauté absolue sur l’individu, sur la « Famille ».

Pour aboutir avec certitude à la construction d’un Gouvernement Mondial,[Un Nouvel Ordre Mondial Communautaire] où tous les individus, sans exception, seront soumis à « l’Etat Mondial » de « l’Ordre Nouveau », nous devons, en premier lieu, faire disparaître la « Famille » (ce qui entraînera, du même coup, la disparition des enseignements religieux ancestraux), et en deuxième lieu, niveler tous les individus en faisant disparaître les « Classes Sociales », en particulier, les « Classes Moyennes ». Mais nous devons procéder de manière à ce que tous ces changements apparaissent comme étant issus de la volonté populaire; qu’ils aient l’apparence de la « Démocratie ».

En se servant de cas isolés, mais en les amplifiant à l’extrême avec l’aide de contestations étudiantes noyautées par nous, de journalistes favorables à notre cause et de politiciens achetés, nous parviendrons à faire mettre en place de nouveaux Organismes ayant toutes les apparences de la « Modernité », tel un « Bureau de la Protection de l’Enfance » protégé par une« Charte des Droits et Libertés ».

Pour la réussite de notre « Plan Mondial: [Le Plan Rouge]« , il nous faut faire implanter dans toutes les Sociétés Occidentales des années 70’, des « Bureaux pour la Protection de l’Enfance » dont les fonctionnaires (de jeunes intellectuels sans expérience, fraîchement sortis d’Universités où sont mis en évidence nos principes mondialistes), feront respecter à la lettre, sans discernement, la « Charte des Droits de l’Enfant ». Qui osera s’opposer à cela sans en même temps être identifié aux barbaries du Moyen Age ?

Cette « Charte » laborieusement mise au point dans nos « Loges », nous permettra enfin de réduire à néant toute autorité parentale en faisant éclater la famille en individus farouchement opposés les uns aux autres pour la protection de leurs intérêts personnels. Elle encouragera les enfants à dénoncer des parents trop autoritaires parce que trop traditionnels, trop religieux. Elle contribuera ainsi à soumettre les parents à une « Psychose Collective de la Peur »; ce qui provoquera inéluctablement, d’une manière générale dans la société, un relâchement de l’autorité parentale. Ainsi nous aurons réussi, dans un premier temps, à produire une société semblable à celle de la Russie des années 50’ où les enfants dénonçaient à l’Etat leurs parents, et cela sans que personne ne s’en aperçoive.

En transférant ainsi à l’Etat le « Rôle Parental », il nous sera plus facile, par la suite, de nous accaparer, une par une, de toutes les responsabilités qui avaient été, jusqu’à date, du ressort exclusif des parents. C’est ainsi que nous pourrons faire considérer par tous comme étant un abus contre l’enfant, l’enseignement religieux traditionnel d’origine Judéo-Chrétienne.

Dans un même temps, mais à un autre niveau, nous ferons inscrire dans les plus hautes Lois des Nations, que toutes les Religions, les Cultes et les Pratiques religieuses de tous genres, y compris la « Sorcellerie et la Magie » doivent toutes être respectées au même titre les unes que les autres.

Ce sera par la suite d’une aisance déconcertante que de transférer ce rôle de l’Etat par rapport à l’enfant aux plus hautes instances internationales, telles les Nations-Unies.

Comprenons bien ceci: « Notre but n’est pas de protéger les enfants ou qui que ce soit d’autre, mais bien de provoquer l’éclatement, puis la chute des Nations qui sont un obstacle majeur à la mise en place de notre « Nouvel Ordre Mondial ». C’est la raison pour laquelle les « Bureaux de Protection de l’Enfance » doivent être investis d’une autorité légale absolue. Ils doivent être en mesure, comme bon leur semblera, mais toujourssous le prétexte de la protection de l’enfant, de pouvoir retirer ces derniers de leurs milieux familiaux originels, et les placer dans des milieux familiaux étrangers ou des Centres gouvernementaux déjà acquis à nos principes mondialistes et a-religieux. Par conséquent, sera ainsi achevée la brisure définitive de la « Cellule Familiale Occidentale ».Car sans la protection et la surveillance de leurs parents originaux, ces enfants pourront ainsi être définitivement handicapés dans leur développement psychologique et moral, et représenter, par voie de conséquence naturelle,des proies facilement adaptables à nos visées mondialistes.

Pour la réussite assurée d’une telle entreprise, il est primordial que les fonctionnaires travaillant dans ces « Bureaux » au service de l’Etat, soientjeunes, sans expérience passée, imbus de théories que nous savons vides et sans efficacité, et surtout, soient obsédés par l’esprit missionnaire de grands protecteurs de l’enfance menacée. Car pour eux, tous les parents doivent représenter des criminels en puissance, des dangers potentiels au bien-être de l’enfant ici considéré comme étant un « Dieu ».

Un « Bureau de la Protection de l’Enfance » et une « Charte des Droits de l’Enfant » n’ont aucune raison d’être sans enfants menacés. De plus, les exceptions et les exemples historiques utilisés pour leur mise en place finiraient, tôt ou tard, par disparaître s’ils n’étaient pas constamment alimentés par de nouveaux cas se produisant sur une base continue. En ce sens, nous devons infiltrer le « Système d’éducation » des Nations pour y faire disparaître, sous le couvercle de la « Modernité » et de « l’Evolution », l’enseignement de la Religion, de l’Histoire, de la Bienséance tout en diluant, en même temps, sous une avalanche d’expérimentations nouvelles dans le milieu de l’Education, celui de la langue et des mathématiques. De cette manière, en enlevant aux jeunes générations, toute base et toute frontière morales, toute connaissance du passé (donc toute fierté nationale), donc tout respect d’autrui, tout pouvoir par la connaissance du langage et des sciences (donc sur la réalité), nous contribuerons à fabriquer une jeunesse largement disposée à toutes les formes de délinquance. Dans ce nouvel univers morcelé par la peur des parents, et leur abandon de toute responsabilité face à leurs enfants, nous aurons la voie libre pour former, à notre manière et selon nos objectifs premiers, une jeunesse où l’arrogance, le mépris, l’humiliation d’autrui seront considérés comme étant les nouvelles bases de « l’Affirmation de Soi » et de la « Liberté ». Mais nous savons, à même l’expérience du passé, qu’une jeunesse semblable est d’ores et déjà condamnée à son autodestruction car celle-ci est foncièrement « Individualiste », donc « Anarchiste » par définition. En ce sens, elle ne peut aucunement représenter une base solide pour la continuité de quelque société que ce soit, et encore moins une valeur sûre pour la prise en charge de ses vieillards.

Dans la même foulée, il est aussi impératif de faire créer une « Charte des Droits et Libertés Individuelles », et des « Bureaux de Protection du Citoyen » en faisant miroiter aux masses, que ces innovations font partie intégrante de la « Modernité » des « Sociétés Nouvelles » du XX° siècle. De la même manière, et en même temps, mais à un autre niveau, faire voter de nouvelles Lois pour le « Respect et la Liberté Individuelles ». Comme dans le cas de la « Famille », mais sur le plan de la « Société », ces Lois entreront en conflit avec les Droits de la Collectivité, menant ainsi les sociétés visées, droit à leur autodestruction. Car ici, l’inversion est totale: « Ce n’est plus la société (le droit de la majorité) qui doit être protégé contre des individus pouvant la menacer, mais bien plutôt (le Droit de l’Individu) qui se doit d’être protégé contre les menaces possibles de la majorité ». Voilà le but que nous nous sommes fixés.

La suite…

Posté par Adriana Evangelizt

LE PROTOCOLE DE TORONTO – 2 (6.6.6.)

1ère partie

http://nom666.over-blog.com/article-7352010.html 

Pour achever l’éclatement de la famille, du système d’éducation, donc de la Société en général, il est primordial d’encourager la « Liberté Sexuelle » à tous les échelons de la Société Occidentale. Il faut réduire l’individu, donc les masses, à l’obsession de satisfaire leurs instincts primaires par tous les moyens possibles. Nous savons que cette étape représente le point culminant par lequel toute Société finira par s’effondrer sur elle-même. N’en a-t-il pas été ainsi de l’Empire Romain à son apogée, et de toutes civilisations semblables à travers l’histoire ?

Par des hommes de Science et des laboratoires financés par nos Loges, nous avons réussi à faire mettre au point un procédé chimique qui révolutionnera toutes les Sociétés Occidentales, et reléguera aux oubliettes pour toujours, les principes moraux et religieux Judéo-Chrétiens. Ceprocédé, sous forme de pilule, ouvrira la voie toute grande à la « Liberté Sexuelle » sans conséquences, et poussera les « Femmes » des Nations à vouloir briser avec ce qui sera alors perçu comme étant le joug du passé (l’esclavage des femmes soumises à l’homme et à la famille traditionnelle Judéo-Chrétienne). Jadis « Centre et pivot de la cellule familiale », la femme moderne, maintenant en tant qu’individu indépendant, voudra briser avec son rôle traditionnel, se détacher de la famille, et mener sa vie selon ses propres aspirations personnelles. Rien de plus naturel, nous le savons, mais là où nous interviendrons fortement, ce sera d’infiltrer tous les nouveaux « Mouvements de Contestation Féminins » en poussant leur logique jusqu’à ses extrêmes limites de conséquence. Et ces limites se trouvent déjà inscrites dans l’éclatement définitif de la famille traditionnelle et de la Société Judéo-Chrétienne.

Cette « Libération Sexuelle » sera le moyen ultime par lequel il nous sera possible de faire disparaître de la « Conscience Populaire » toute référence au « Bien et au Mal ». L’effondrement de cette barrière religieuse et morale nous permettra d’achever le processus de la fausse « Libération de l’Homme de son Passé », mais qui, en réalité, est une forme d’esclavage qui sera profitable à nos « Plans Mondialistes ».

Cette porte ouverte pour l’encouragement à la « Liberté sexuelle », au « Divorce », à « l’Avortement » sur demande, à la reconnaissance légale des diverses formes d’homosexualité nous aidera à modifier en profondeur les bases historiques du « Droit Légal » des Sociétés. Elle sera un atout majeur pour pousser l’ensemble des individus à un relâchement général des moeurs; pour diviser les individus les uns par rapport aux autres, selon leur instinct et leurs intérêts propres; pour détruire l’avenir de la jeunesse en la poussant aux expériences néfastes de la sexualité hâtive et de l’avortement; et pour briser moralement les générations futures en les poussant à l’alcoolisme, aux drogues diverses (dont nos Officiers supérieurs des Loges Internationales se chargeront d’en prendre le contrôle au niveau mondial), et au suicide (celui-ci considéré par une jeunesse désabusée et abandonnée à elle-même, comme étant une fin chevaleresque).

Décevons la jeunesse des Nations en lui montant ses parents comme étant irresponsables, irréligieux, immoraux; ne cherchant, en définitive, que le plaisir, l’évasion et la satisfaction effrénée de leurs instincts au prix du mensonge, de l’hypocrisie et de la trahison. Faisons du divorce et de l’avortement une nouvelle coutume sociale acceptée par tous. Poussons-la ainsi à la criminalité sous toutes ses formes, et à se réfugier en groupes distincts, hors d’atteinte du milieu familial qu’elle percevra, inévitablement, comme étant une menace pour sa propre survie. Le tissu social étant ainsi bouleversé à jamais, il nous sera dès lors possible d’agir sur le Politique et l’Economique des Nations afin de les soumettre à notre merci; pour en venir à accepter de force, nos Plans d’un Nouvel Ordre Mondial. Car, il faut bien se l’avouer, les Nations, dépourvues qu’elles seront alors de pouvoir compter sur une jeunesse forte, sur une Société où les individus, regroupés autour d’un idéal commun, renforcé par des remparts moraux indéfectibles, aurait pu lui apporter son soutien historique, ne pourront qu’abdiquer à notre volonté mondiale. Ainsi pourrons-nous alors inaugurer ce qui fut tant annoncé par nos créations passées: « Le système communiste qui prophétisait une révolution mondiale mise en branle par tous les rejetés de la terre », et le « Nazisme par lequel nous avions annoncé un Nouvel Ordre Mondial pour 1000 ans ». Voilà notre but ultime; le travail récompensé de tous les valeureux morts au labeur pour son accomplissement depuis des siècles. Disons-le haut et fort: « Tous les Frères des Loges passées, morts dans l’anonymat pour la réalisation de cet Idéal qu’il nous est maintenant possible de toucher du bout des doigts ».

Il est bien reconnu par tous que l’Homme, une fois après avoir assuré ses besoins primaires (nourriture, habillement et gîte), est beaucoup plus enclin à être moins vigilant. Permettons-lui d’endormir sa conscience tout en orientant à notre guise son esprit en lui créant, de pure pièce, des conditions économiques favorables. Donc, pendant cette période des années 70 où nos Agents s’infiltreront partout dans les différentes sphères de la Société pour faire accepter nos nouvelles normes dans l’Education, le Droit Légal, le Social et le Politique, nous veillerons à répandre autour de lui un climat économique de confiance. Du Travail pour tous; l’ouverture du Crédit pour tous; des Loisirs pour tous seront nos tandems pour la création illusoire d’une nouvelle classe sociale: « la Classe Moyenne ». Car une fois nos objectifs atteints,cette « Classe » du milieu, située entre les pauvres séculaires, et nous les riches, nous la ferons disparaître en lui coupant définitivement tout moyen de survie.

En ce sens, nous ferons des Etats-Nations, les nouveaux « Parents » des individus. A travers ce climat de confiance où nos « Agents Internationaux »auront fait le nécessaire pour écarter tout spectre de guerre mondiale, nous encouragerons la « Centralisation » à outrance pour l’Etat. De cette manière, les individus pourront acquérir l’impression d’une liberté totale à explorer pendant que le fardeau légendaire des responsabilités personnelles sera transféré à l’Etat. C’est ainsi qu’il nous sera possible de faire augmenter d’une manière vertigineuse le fardeau de l’Etat en multipliant sans limites aucune la masse des fonctionnaires-intellectuels. Assurés pour des années à l’avance d’une sécurité matérielle, ceux-ci seront par conséquent, de parfaits exécutants du « Pouvoir Gouvernemental »; en d’autres mots, de notre « Pouvoir ».

Créer ainsi une masse impressionnante de fonctionnaires qui, à elle seule, formera (un Gouvernement dans le gouvernement), quel que soit le parti politique qui sera alors au pouvoir. Cette machine anonyme pourra nous servir un jour de levier, lorsque le moment sera venu, pour accélérer l’effondrement économique des Etats-Nations; car ceux-ci ne pourront pas indéfiniment supporter une telle masse salariale sans devoir s’endetter au delà de leurs moyens. D’un autre coté, cette même machine qui donnera une image froide et insensible de l’appareil gouvernemental; cette machine complexe et combien inutile dans beaucoup de ses fonctions, nous servira de paravent et de protection contre les populations. Car qui osera s’aventurer à travers les dédales d’un tel labyrinthe en vue de faire valoir ses doléances personnelles ?

Toujours pendant cette période d’étourdissement général, nous en profiterons aussi pour acheter ou éliminer,  selon les nécessités du moment, tous les dirigeants d’entreprises, les responsables des grands Organismes d’Etat, les Centres de Recherche Scientifique dont l’action et l’efficacité risqueraient de donner trop de pouvoir aux Etats-Nations. Il ne faut absolument pas que l’Etat devienne une force indépendante en elle-même qui risquerait de nous échapper, et de mettre en danger nos « Plans » ancestraux.

Nous veillerons aussi à avoir une mainmise absolue sur toutes les structures supranationales des Nations. Ces Organismes internationaux doivent être placés sous notre juridiction absolue.

Dans le même sens, et pour garantir la rentabilité de notre influence auprès des populations, nous devrons contrôler tous les Médias d’Information. Nos Banques verront donc à ne financer que ceux qui nous sont favorables tandis qu’elles superviseront la fermeture des plus récalcitrants. Cela devrait en principe passer presque inaperçu dans les populations, absorbées qu’elles seront par leur besoin de faire plus d’argent, et de se divertir.

Nous devrons nous occuper à finaliser, dès maintenant, la phase de dérégionalisation des régions rurales amorcée au début de la « Crise Economique » de 1929. Surpeupler les villes était notre tandem de la « Révolution Industrielle ». Les propriétaires ruraux, par leur indépendance économique, leur capacité à produire la base de l’alimentation des Etats, est une menace pour nous, et nos Plans futurs. Entassés dans les villes, ils seront plus dépendants de nos industries pour survivre. Nous ne pouvons nous permettre l’existence de groupes indépendants de notre « Pouvoir ». Donc éliminons les propriétaires terriens en faisant d’eux des esclaves obéissants des Industries étant sous notre contrôle. Quant aux autres, permettons-leur de s’organiser en Coopératives Agricoles que nos Agents infiltreront pour mieux les orienter selon nos priorités futures.

A travers l’Etat, attachons-nous à bien mettre en évidence le « Respect » obligatoire de la diversité des « Cultures », des « Peuples », des « Religions », des « Ethnies » qui sont autant de moyens, pour nous, pour faire passer la « Liberté Individuelle » avant la notion « d’Unité Nationale »; ce qui nous permettra de mieux diviser les populations des Etats-Nations, et ainsi les affaiblir dans leur autorité, et dans leur capacité de manoeuvrer. Poussé à ces extrêmes limites, mais sur le plan international, ce concept, dans le futur, poussera les ethnies des différentes Nations à se regrouper pour revendiquer, individuellement, chacune leur propre part du « Pouvoir »; ce qui achèvera de ruiner les Nations, et les fera éclater dans des guerres interminables.

Lorsque les Etats-Nations seront ainsi affaiblis par autant de luttes intestines, toutes fondées sur la reconnaissance des « Droits des Minorités » à leur Indépendance; que les nationalistes divisés en différentes factions culturelles et religieuses s’opposeront aveuglément dans des luttes sans issue; que la jeunesse aura totalement perdu contact avec ses racines; alors nous pourrons nous servir des Nations-Unies pour commencer à imposer notre Nouvel Ordre Mondial.

D’ailleurs, à ce stade-là, les « Idéaux Humanitaires, Sociaux et Historiques » des Etats-Nations auront depuis longtemps éclaté sous la pression des divisions intérieures.

Fin du Document des 6.6.6. daté de fin Juin 1967.

Dix huit ans plus tard, soit (6.6.6.) dans le temps, se tint une autre Réunion d’importance au Canada.

Le Groupe des 6.6.6. se réunit encore une fois à Toronto, à la fin de Juin 1985, mais cette fois-ci afin de finaliser les dernières étapes devant déboucher, et sur la chute des Etats-Nations, et sur la prise du Pouvoir International par les Nations-Unies.

DOCUMENT: « L’AURORE ROUGE »


http://www.onnouscachetout.com/forum/topic/13116-protocole-de-toronto/


Document de Fin Juin 1985.

Titre du document des 6.6.6.: L’AURORE ROUGE.



Serge Monast

Le Protocole de Toronto (6.6.6.). Québec année zéro,

International free press agency « Intelligence report »,

Publié en mars 1995,

dans Murmures d’Irem, no 7.


 

But du Projet Mondialiste:


ETABLISSEMENT DE L’OCCULTE MONDIAL

Moyens de Financement du Projet:


Contrôle

  • du F.M.I.,

  • du G.A.T.T.,

  • de la Commission de Bruxelles,

  • de l’OTAN,

  • de l’O.N.U.

  • et d’autres Organismes Internationaux.

    Les dernières dix-huit années furent très profitables pour l’avancement de nos projets mondiaux.

Je peux vous dire, Frères, que nous touchons maintenant presque au but.

La chute des États-Nations n’est plus qu’une question de temps, assez court, dois-je vous avouer en toute confiance.

Grâce à nos Agents d’infiltration et à nos moyens financiers colossaux, des progrès sans précédents ont maintenant été accomplis dans tous les domaines de la Science et de la Technologie dont nous contrôlons financièrement les plus grandes corporations.


Depuis les réunions secrètes avec M. de Rotschild dans les années 56, et qui avaient pour but de mettre au point le développement, et l’implantation mondiale des « Ordinateurs », il nous est maintenant possible d’entrevoir la mise en place d’un genre « d’Autoroute Internationale » où toutes ces machines seraient reliées entre elles.

Car, comme vous le savez déjà, le contrôle direct et individuel des populations de la planète, serait à tout le moins totalement impossible sans l’usage des Ordinateurs, et leur rattachement électronique les uns par rapport aux autres en un vaste « Réseau Mondial ».

Ces machines d’ailleurs ont l’avantage de pouvoir remplacer des millions d’individus.

De plus, elles ne possèdent ni conscience, ni morale aucune; ce qui est indispensable pour la réussite d’un projet comme le nôtre.

Surtout, ces machines accomplissent, sans discuter, tout ce qui leur est dicté. Elles sont des esclaves parfaits dont ont tant rêvé nos prédécesseurs, mais sans qu’ils aient été à même de se douter qu’un jour, il nous serait possible d’accomplir un tel prodige.

Ces machines sans patrie, sans couleur, sans religion, sans appartenance politique, sont l’ultime accomplissement et outil de notre Nouvel Ordre Mondial.

Elles en sont la « Pierre angulaire » !

L’organisation de ces machines en un vaste « Réseau mondial » dont nous contrôlerons les leviers supérieurs, nous servira à immobiliser les populations.

Comment ?

Comme vous le savez, la structure de base de notre Nouvel Ordre Mondial est composée, dans son essence, d’une multitude de « Réseaux » divers couvrant chacun toutes les sphères de l’activité humaine sur toute l’étendue de la planète.

Jusqu’à ce jour, tous ces « Réseaux » étaient reliés entre eux par une base idéologique commune: celle de l’Homme comme étant le « Centre » et « l’Ultime Accomplissement » de l’Univers.

Ainsi, grâce à tous ces « Réseaux » unis par le lien de la « Nouvelle Religion de l’Homme pour l’Homme », nous avons pu facilement infiltrer tous les secteurs humains dans tous les pays Occidentaux, et en modifier la base « Judéo-chrétienne ».

Le résultat est qu’aujourd’hui, cet Homme, qu’il fasse partie du Politique, de l’Économique, du Social, de l’Éducation, du Scientifique ou du Religieux, a déjà, depuis notre dernière Réunion de fin Juin 67, abandonné son héritage passé pour le remplacer par notre idéal d’une Religion Mondiale basée uniquement sur l’Homme. Coupé ainsi qu’il est dorénavant de ses racines historiques, cet Homme n’attend plus, en définitive, que lui soit proposé une nouvelle idéologie.

Celle-ci, bien entendue, est la nôtre; celle du « Village Communautaire Global » dont il sera le « Centre ».

Et c’est précisément ce que nous lui apporterons en l’encourageant à faire partie, « Corps et Âme », de ce « Réseau Électronique Mondial » où les frontières des États-Nations auront été à tout jamais abolies, anéanties jusqu’à leurs racines les plus profondes.

Pendant que cet homme égaré sera absorbé par son enthousiasme aveugle à faire partie de sa nouvelle « Communauté Mondiale » en faisant partie de ce vaste « Réseau d’Ordinateurs », pour notre compte, nous verrons, à partir des leviers supérieurs qui lui seront cachés, à le ficher, à l’identifier, à le comptabiliser, et à le rentabiliser selon nos propres objectifs.

Car à l’intérieur de cette « Nouvelle Société Globale », aucun individu ayant un potentiel de « Rentabilité » pour nous, ne pourra nous échapper.

L’apport constant de la « Technologie Électronique » devra nous assurer de tous les moyens pour ficher, identifier, et contrôler tous les individus des populations de l’Occident.

Quant à ceux qui ne représenteront aucune « Rentabilité Exploitable » par nous, nous verrons à ce qu’ils s’éliminent d’eux-mêmes à travers toutes les guerres intestines locales que nous aurons pris soin de faire éclater ici et là en nous ayant servi, et de la « Chute de l’Économie » des États-Nations, et des « Oppositions et des Revendications » des divers groupes composant ces mêmes États.

Voici donc la manière détaillée par laquelle nous procéderons d’ici 1998 pour paver la route à la naissance de notre « Gouvernement Mondial ».

Protocole de Toronto (2), vers le Nouvel Ordre Mondial :

Voici donc la manière détaillée par laquelle nous procéderons d’ici 1998 pour paver la route à la naissance de notre « Gouvernement Mondial ».

1. – Décupler la « Société des Loisirs » qui nous a été si profitable à date.

En nous servant de l’invention du « Vidéo » que nous avons financé, et des jeux qui lui sont rattachés, finissons de pervertir la morale de la jeunesse.

Offrons-lui la possibilité de satisfaire maintenant tous ses instincts.

Un être possédé par ses sens, et esclave de ceux-ci, nous le savons, n’a ni idéal, ni force intérieure pour défendre quoi que ce soit.

Il est un « Individualiste » par nature, et représente un candidat parfait que nous pouvons modeler aisément selon nos désirs et nos priorités.

D’ailleurs, rappelez-vous avec quelle facilité nos prédécesseurs ont pu orienter toute la jeunesse allemande au début du siècle en se servant du désabusement de cette dernière !

2. – Encourager la « Contestation Étudiante » pour toutes les causes rattachées à « l’Écologie ».

La protection obligatoire de cette dernière sera un atout majeur le jour où nous aurons poussé les États-Nations à échanger leur « Dette Intérieure » contre la perte de 33 % de tous leurs territoires demeurés à l’état sauvage.

3. – Comblons le vide intérieur de cette jeunesse en l’initiant, dès son tout jeune âge, à l’univers des Ordinateurs.

Utilisons, pour cela, son système d’éducation. Un esclave au service d’un autre esclave que nous contrôlons.

4. – Sur un autre plan, établissons le « Libre-Echange International » comme étant une priorité absolue pour la survie économique des États-Nations.

Cette nouvelle conception économique nous aidera à accélérer le déclin des « Nationalistes » de toutes les Nations; à les isoler en factions diverses, et au moment voulu, à les opposer farouchement les uns aux autres dans des guerres intestines qui achèveront de ruiner ces Nations.

5. – Pour nous assurer à tout prix de la réussite d’une telle entreprise, faisons en sorte que nos Agents déjà infiltrés dans les Ministères des Affaires Intergouvernementales et de l’Immigration des États-Nations fassent modifier en profondeur les Lois de ces Ministères.

Ces modifications viseront essentiellement à ouvrir les portes des pays occidentaux à une immigration de plus en plus massive à l’intérieur de leurs frontières (immigrations que nous aurons d’ailleurs provoquées en ayant pris soin de faire éclater, ici et là, de nouveaux conflits locaux).

Par des campagnes de Presse bien orchestrées dans l’opinion publique des États-Nations ciblées, nous provoquerons chez celles-ci un afflux important de réfugiés qui aura pour effet, de déstabiliser leur économie intérieure, et de faire augmenter les tensions raciales à l’intérieur de leur territoire.

Nous verrons à faire en sorte que des groupes d’extrémistes étrangers fassent partie de ces afflux d’immigrants; ce qui facilitera la déstabilisation politique, économique et sociale des Nations visées.

6. – Ce « Libre-Echange » qui, en réalité, n’en est pas un car il est déjà contrôlé par nous tout au sommet de la hiérarchie économique, noyautons-le en « Trois Commissions Latérales »:

[celle de l'Asie, celle de l'Amérique, celle de l'Europe].

Il nous apportera la discorde à l’intérieur des États-Nations par la hausse du chômage relié aux restructurations de nos Multinationales.

7. – Transférons lentement, mais sûrement, nos multinationales dans de nouveaux pays acquis à l’idée de « l’Économie de Marché », tels les pays de l’Est de l’Europe, en Russie et en Chine par exemple.

Nous nous fichons bien, pour l’instant, si leur population représente ou non un vaste bassin de nouveaux consommateurs.

Ce qui nous intéresse, c’est d’avoir accès, en premier lieu, à une « Main-d’œuvre-Esclave » (à bon marché et non syndiquée) que nous offrent ces pays et ceux du Tiers-monde.

D’ailleurs, leurs gouvernements ne sont-ils pas mis en place par nous ?

Ne font-ils pas appel à l’aide étrangère, et aux prêts de notre « Fond Monétaire International » et de notre « Banque Mondiale » ?

Ces transferts offrent plusieurs avantages pour nous.

Ils contribuent à entretenir ces nouvelles populations dans l’illusion d’une « Libération Économique », d’une « Liberté Politique » alors qu’en réalité, nous les dominerons par l’appétit du gain et un endettement dont ils ne pourront jamais s’acquitter.

Quant aux populations occidentales, elles seront entretenues dans le rêve du [Bien-Etre Économique] car les produits importés de ces pays ne subiront aucune hausse de prix.

Par contre, sans qu’elles s’en aperçoivent au début, de plus en plus d’industries seront obligées de fermer leurs portes à cause des transferts que nous aurons effectués hors des pays occidentaux.

Ces fermetures augmenteront le chômage, et apporteront des pertes importantes de revenus pour les États-Nations.

8. – Ainsi nous mettrons sur pied une « Économie Globale » à l’échelle mondiale qui échappera totalement au contrôle des États-Nations.

Cette nouvelle économie sera au-dessus de tout; aucune pression politique ou syndicale ne pourra avoir de pouvoir sur elle.

Elle dictera ses propres « Politiques Mondiales », et obligera à une réorganisation politique, mais selon nos priorités à l’échelle mondiale.

9. – Par cette « Economie Indépendante » n’ayant de Lois que nos Lois, nous établirons une « Culture de Masse Mondiale ».

Par le contrôle international de la Télévision, des Médias, nous instituerons une « Nouvelle Culture », mais nivelée, uniforme pour tous, sans qu’aucune « Création » future ne nous échappe.

Les artistes futurs seront à notre image ou bien ne pourront survivre. Fini donc ce temps où des « Créations Culturelles Indépendantes » mettaient à tout moment en péril nos projets mondialistes comme cela fut si souvent le cas dans le passé.

10. – Par cette même économie, il nous sera alors possible de nous servir des forces militaires des États-Nations (telles celles des États-Unis) dans des buts humanitaires.

En réalité, ces « Forces » nous serviront à soumettre des pays récalcitrants à notre volonté.

Ainsi les pays du Tiers-Monde et d’autres semblables à eux ne pourront pas être en mesure d’échapper à notre volonté de nous servir de leur population comme main-d’œuvre-esclave.

11. – Pour contrôler le marché mondial, nous devrons détourner la productivité de son but premier (libérer l’homme de la dureté du travail).

Nous l’orienterons en fonction de la retourner contre l’homme en asservissant ce dernier à notre système économique où il n’aura pas le choix de devenir notre esclave, et même un futur criminel.

12. – Tous ces transferts à l’étranger de nos Multinationales, et la réorganisation mondiale de l’économie auront pour but, entre autres, de faire grimper le chômage dans les pays occidentaux.

Cette situation sera d’autant plus réalisable parce qu’au départ, nous aurons privilégié l’importation massive des produits de base à l’intérieur des États-Nations et, du même coup, nous aurons surchargé ces Etats par l’emploi exagéré de leur population à la production de services qu’ils ne pourront plus payer.

Ces conditions extrêmes multiplieront par millions les masses d’assistés sociaux de tous genres, d’illettrés, de sans abris.

13. – Par des pertes de millions d’emplois dans le secteur primaire; à même les évasions déguisées de capitaux étrangers hors des Etats-Nations, il nous sera ainsi possible de mettre en danger de mort l’harmonie sociale par le spectre de la guerre civile.

14. – Ces manipulations internationales des gouvernements et des populations des Etats-Nations nous fourniront le prétexte d’utiliser notre F.M.I. pour pousser les gouvernements occidentaux à mettre en place des « Budgets d’Austérité » sous le couvercle de la réduction illusoire de leur « Dette Nationale »; de la conservation hypothétique de leur « Cote de Crédit Internationale »; de la préservation impossible de la « Paix Sociale ».

15. – Par ces « Mesures Budgétaires d’Urgence », nous briserons ainsi le financement des Etats-Nations pour tous leurs « Méga-Projets » qui représentent une menace directe à notre contrôle mondial de l’économie.

16. – D’ailleurs toutes ces mesures d’austérité nous permettront de briser les volontés nationales de structures modernes dans les domaines de l’Énergie, de l’Agriculture, du Transport et des Technologies nouvelles.

17. – Ces mêmes mesures nous offriront l’occasion rêvée d’instaurer notre « Idéologie de la Compétition Économique ». Celle-ci se traduira, à l’intérieur des Etats-Nations, par la réduction volontaire des salaires, les départs volontaires avec [Remises de Médailles pour Services rendus]; ce qui nous ouvrira les portes à l’instauration partout de notre « Technologie de Contrôle ». Dans cette perspective, tous ces départs seront remplacés par des « Ordinateurs » à notre service.

18. – Ces transformations sociales nous aideront à changer en profondeur la main d’œuvre « Policière et Militaire » des Etats-Nations. Sous le prétexte des nécessités du moment, et sans éveiller de soupçons, nous nous débarrasserons une fois pour toutes de tous les individus ayant une « Conscience Judéo-chrétienne ». Cette « Restructuration des Corps Policiers et Militaires » nous permettra de limoger sans contestation, le personnel âgé, de même que tous les éléments ne véhiculant par nos principes mondialistes. Ceux-ci seront remplacés par de jeunes recrues dépourvues de « Conscience et de Morale », et déjà toutes entraînées, et favorables à l’usage inconsidéré de notre « Technologie de Réseaux Électroniques ».

19. – Dans un même temps, et toujours sous le prétexte de « Coupures Budgétaires », nous veillerons au transfert des bases militaires des Etats-Nations vers l’Organisation des Nations-Unies.

20. – Dans cette perspective, nous travaillerons à la réorganisation du « Mandat International des Nations-Unies ».

De « Force de Paix » sans pouvoir décisionnel, nous l’amènerons à devenir une « Force d’Intervention » où seront fondues, en un tout homogène, les forces militaires des Etats-Nations.

Ceci nous permettra d’effectuer, sans combat, la démilitarisation de tous ces États de manière à ce qu’aucun d’entre eux, dans l’avenir, ne soient suffisamment puissants (indépendants) pour remettre en question notre « Pouvoir Mondial ».

21. – Pour accélérer ce processus de transfert, nous impliquerons la force actuelle des Nations-Unies dans des conflits impossibles à régler. De cette manière, et avec l’aide des Médias que nous contrôlons, nous montrerons aux populations l’impuissance et l’inutilité de cette « Force » dans sa forme actuelle.

La frustration aidant, et poussée à son paroxysme au moment voulu, poussera les populations des Etats-Nations à supplier les instances internationales de former une telle « Force Multi-Nationale » au plus tôt afin de protéger à tout prix la « Paix ».

22. – L’apparition prochaine de cette volonté mondiale d’une « Force Militaire Multi-Nationale » ira de pair avec l’instauration, à l’intérieur des Etats-Nations, d’une « Force d’Intervention Multi-Juridictionnelle ».

Cette combinaison des « Effectifs Policiers et Militaires », créée à même le prétexte de l’augmentation de l’instabilité politique et sociale grandissante à l’intérieur de ces États croulant sous le fardeau des problèmes économiques, nous permettra de mieux contrôler les populations occidentales.

Ici, l’utilisation à outrance de l’identification et du fichage électronique des individus nous fournira une surveillance complète de toutes les populations visées.

23. – Cette réorganisation policière et militaire intérieure et extérieure des Etats-Nations permettra de faire converger le tout vers l’obligation de la mise en place d’un « Centre Mondial Judiciaire ».

Ce « Centre » permettra aux différents « Corps Policiers des Etats-Nations » d’avoir rapidement accès à des « Banques de Données » sur tous les individus potentiellement dangereux pour nous sur la planète.

L’image d’une meilleure efficacité judiciaire, et les liens de plus en plus étroits créés et entretenus avec le « Militaire », nous aideront à mettre en valeur la nécessité d’un « Tribunal International » doublé d’un « Système Judiciaire Mondial »; l’un pour les affaires civiles et criminelles individuelles, et l’autre pour les Nations.

24. – Au cours de la croissance acceptée par tous de ces nouvelles nécessités, il sera impérieux pour nous de compléter au plus tôt le contrôle mondial des armes à feu à l’intérieur des territoires des Etats-Nations.

Pour ce faire, nous accélérerons le « PLAN ALPHA » mis en œuvre au cours des années 60 par certains de nos prédécesseurs.

Ce « Plan » à l’origine visait deux objectifs qui sont demeurés les mêmes encore aujourd’hui:

Par l’intervention de « Tireurs fous », créer un climat d’insécurité dans les populations pour amener à un contrôle plus serré des armes à feu.

Orienter les actes de violence de manière à en faire porter la responsabilité par des extrémistes religieux, ou des personnes affiliées à des allégeances religieuses de tendance « Traditionnelle », ou encore, des personnes prétendant avoir des communications privilégiées avec Dieu.

Aujourd’hui, afin d’accélérer ce « Contrôle des Armes à Feu », nous pourrons utiliser la « Chute des Conditions Economiques » des Etats-Nations qui entraînera avec elle, une déstabilisation complète du Social; donc augmentation de la violence.

Je n’ai pas besoin de vous rappeler, ni de vous démontrer, Frères, les fondements de ce « Contrôle » des armes à feu.

Sans celui-ci, il deviendrait presque impossible pour nous de mettre à genoux les populations des États visés.

Rappelez-vous avec quel succès nos prédécesseurs ont pu contrôler l’Allemagne de 1930 avec les nouvelles « Lois » mises en application à l’époque;

Lois d’ailleurs sur lesquelles sont fondées les Lois actuelles des Etats-Nations pour ce même contrôle.

25. – Les dernières « Etapes » se rapportent à la « PHASE OMEGA » expérimentée à partir des expérimentations effectuées au début des années 70.

Elles renferment la mise en application, à l’échelle mondiale, des « Armes Electro-Magnétiques ».

Les « Changements de Climat » entraînant la destruction des récoltes; la faillite dans ces conditions, des terres agricoles; la dénaturation, par moyens artificiels, des produits alimentaires de consommation courante; l’empoisonnement de la nature par une exploitation exagérée et inconsidérée, et l’utilisation massive de produits chimiques dans l’agriculture; tout cela, Frères, mènera à la ruine assurée des industries alimentaires des Etats-Nations.

L’avenir du « Contrôle des Populations » de ces Etats passe obligatoirement par le contrôle absolu, par nous, de la production alimentaire à l’échelle mondiale, et par la prise de contrôle des principales « Routes Alimentaires » de la planète.

Pour ce faire, il est nécessaire d’utiliser l’Electro-Magnétique, entre autre, pour déstabiliser les climats des Etats les plus productifs sur le plan agricole.

Quant à l’empoisonnement de la nature, elle sera d’autant plus accélérée que l’augmentation des populations l’y poussera sans restriction.

26. – L’utilisation de l’Electro-Magnétique pour provoquer des « Tremblements de Terre » dans les régions industrielles les plus importantes des Etats-Nations contribuera à accélérer la « Chute Economique » des Etats les plus menaçants pour nous; de même qu’à amplifier l’obligation de la mise en place de notre Nouvel Ordre Mondial.

27. – Qui pourra nous soupçonner ? Qui pourra se douter des moyens utilisés ?

Ceux qui oseront se dresser contre nous en diffusant de l’information quant à l’existence et au contenu de notre « Conspiration », deviendront suspects aux yeux des autorités de leur Nation et de leur population.

Grâce à la désinformation, au mensonge, à l’hypocrisie et à l’individualisme que nous avons créé au sein des peuples des Etats-Nations, l’Homme est devenu un Ennemi pour l’Homme.

Ainsi ces « Individus Indépendants » qui sont des plus dangereux pour nous justement à cause de leur « Liberté », seront considérés par leurs semblables comme étant des ennemis et non des libérateurs.

L’esclavage des enfants, le pillage des richesses du Tiers-Monde, le chômage, la propagande pour la libération de la drogue, l’abrutissement de la jeunesse des Nations, l’idéologie du « Respect de la Liberté Individuelle » diffusée au sein des Eglises Judéo-Chrétiennes et à l’intérieur des Etats-Nations, l’obscurantisme considéré comme une base de la fierté, les conflits inter-ethniques, et notre dernière réalisation: « les Restrictions Budgétaires »; tout cela nous permet enfin de voir l’accomplissement ancestral de notre « Rêve »: celui de l’instauration de notre « NOUVEL ORDRE MONDIAL ».

Fin du Document de Fin Juin 1985.

http://nom666.over-blog.com/article-7352022.html

http://nenki.com/conspir/protocoles_toronto.html

http://nom666.over-blog.com/article-7352027.html

 

 

Serge Monast

Né en 1945 – mort à Montréal le 5 décembre 1996

journaliste d’enquête, poète, essayiste et auteur canadien (québécois).

Éléments biographiques

Disciple de l’essayiste québécois René Bergeron et de l’ancien commandant de la marine canadienne William Guy Carr, Monast fut également proche des défenseurs du crédit social.

Au début des années 1990, il se consacre à la rédaction d’ouvrages sur le thème du Nouvel Ordre Mondial et de conspirations ourdies par des sociétés secrètes, en particulier par les Illuminati.

Il fonde l’Agence Internationale de Presse libre (AIPL) où il publie la plupart de ses « enquêtes ».
Durant cette période, il s’était fait remarquer au
 Québec lors d’une entrevue avec l’ésotériste et ufologiste Richard Glenn dans le cadre de son émission « Ésotérisme expérimental ».[1].
Cet entretien révèle un homme obsédé par l’idée d’un
 Gouvernement Mondial à propos duquel il met en garde ses auditeurs et les incite à la méfiance.

En 1995, il fait paraître un document intitulé les « Protocoles de Toronto », un livre fait selon le modèle des Protocoles des sages de Sion 
où il dévoile l’activité secrète d’un groupe
 maçonnique, les « 666 », rassemblant tous les vingt ans les puissants de ce monde
en vue de l’établissement du
 Nouvel Ordre Mondial et du contrôle mental des individus[2].

Se disant traqué par les hautes instances policières pour avoir trempé dans des « réseaux d’informations interdites »,
Monast meurt d’une crise cardiaque le 5 décembre 1996
[3].

Les thèses de Monast circulent beaucoup clandestinement sur Internet ; elles ont influencé notamment le pasteur protestant intégriste américain Texe Marrs.
Certaines de ses enquêtes ont été réédités par l’éditeur français
 Jacques Delacroix (Châteauneuf, Éditions Delacroix), lui-même disciple de Monast.

 Thèse conspirationiste de l’assassinat

La mort de Monast a été jugée « suspecte » par des conspirationistes qui croient qu’il aurait été assassiné en raison de ses enquêtes
sur des sujets confidentiels et des informations compromettantes qu’il aurait reçu.
C’est le cas par exemple de Jacques Delacroix qui le présentait, selon l’expression de
 Pierre-André Taguieff[4], comme un « héros et martyr de l’ésotérisme conspirationniste » :

Au mois de décembre 1996, à Montréal, Serge Monast, de l’Agence Internationale de la Presse Libre, dont les activités étaient uniquement axées sur le journalisme d’enquête internationale aux niveaux économique, politique, militaire et médical, dévoilait des informations si stupéfiantes qu’elles lui coûtèrent la vie.

 Neuf ans après, ses informations se confirment les unes après les autres.

Il est vrai qu’il était informé par des politiciens repentis, des agents des services secrets écœurés ;

il recevait également des documents classifiés, ultra confidentiels, souvent anonymement ou transmis par des confrères situés aux quatre coins du monde[5].

26 septembre 2011

Histoire du « Nouvel Ordre Mondial »

Classé dans : Politique/Societe — uriniglirimirnaglu @ 4 : 36


 

 

par Pierre Hillard 

Pierre Hillard retrace l’histoire d’un courant idéologique qui imprime sa marque aux actuelles tentatives de regroupement d’Etats au sein de blocs régionaux et tente de les orienter vers une forme de gouvernance mondiale. Son objectif n’est pas de prévenir les conflits, mais d’étendre la puissance financière et commerciale du monde anglo-saxon. Il théorise et revendique le projet d’un « Nouvel ordre mondial » érigé sur les ruines des Etats-nations. 
Bien sûr, il ne s’agit pas d’assimiler tous les efforts visant à mettre fin aux divisions nationales à une volonté de domination. Mais il est indispensable d’étudier ce projet de globalisation politique afin de ne pas le laisser transformer l’idéal de l’unité humaine en un cauchemar totalitaire. 

RÉSEAU VOLTAIRE | PARIS (FRANCE) | 21 FÉVRIER 2010  

ITALIANO  ESPAÑOL  

 

 

Réunis à Londres, le 2 avril 2009, autour de la reine Elizabeth II, les chefs d’Etat et de gouvernement des 20 plus grandes puissances du monde ont envisagé de créer un directoire économique mondial. 

Avec la ratification du Traité de Lisbonne par les 27 Etats européens, l’élection d’Herman van Rompuy à la présidence du Conseil européen et de Catherine Ashton comme Haut-représentant de l’Union pour les Affaires étrangères et la politique de sécurité, le 19 novembre 2009, marque un tournant décisif dans les ambitions mondialistes. L’Union européenne (l’UE) se voit dotée progressivement d’un visage politique et d’un « numéro de téléphone » pour reprendre l’expression d’Henry Kissinger. Certes, de nouveaux réglages — une forme de rodage — s’avèrent nécessaires afin de véritablement asseoir cette union régionale. En effet, des rivalités continuent à perdurer entre le président du Conseil européen, le président de
la Commission européenne et la présidence tournante de six mois. Cette situation agace profondément l’administration Obama [
1]. Cependant, dotée de la personnalité juridique et d’une complète primauté du droit européen sur le droit national, l’Union européenne peut prétendre (réussir ?) devenir un acteur de la scène internationale. Il serait faux d’affirmer que cette nouvelle vocation se fera dans une complète indépendance par rapport au reste du monde. En fait, les élites européistes soutenues par l’oligarchie financière avancent en liaison et en communion d’esprit avec toutes les autres formes d’unions régionales en cours d’élaboration sur la planète. 

En effet, l’Union européenne n’est qu’une composante d’un vaste programme conduisant à l’émergence de blocs continentaux dotés chacun d’une monnaie, d’une citoyenneté, d’un parlement unique, etc ; l’ensemble de ces blocs étant appelé à constituer une gouvernance mondiale. Nous pouvons relever les unions régionales suivantes en formation : 

 

 La Communauté Economique Eurasiatique (CEEA ou Eurasec pour Eurasian Economic Community)  [2] : créée en octobre 2000 et réunissant plusieurs pays de l’ancien bloc soviétique (Russie, Kazakhstan, Biélorussie, …), elle poursuit l’objectif de créer une union douanière [3] à partir de 2010 avec l’idée d’une monnaie régissant l’ensemble appelé « evraz » [4] ou « euras » ou encore « eurasia » (le nom de cette monnaie peut encore changer) [5]. 

 L’Union des nations sud-américaines (UNASUR) [6] : créée en mai 2008, elle entend passer d’une logique sub-régionale à une identité régionale en fusionnant en une seule organisation le Mercosur et
la Communauté andine, c’est-à-dire en réunissant tous les Etats du continent sud-américain (à l’exception de
la Guyane française, et des îles britanniques Sandwich et Malouines). L’idéal poursuivi est de réussir la mise sur pied d’un parlement, d’une monnaie unique [
7] et d’une citoyenneté commune. L’UNASUR entretient des liens privilégiés avec son modèle européen dans le cadre d’une assemblée parlementaire euro-latino américaine appelée EUROLAT [8]. 

 

 Le Système d’intégration centre-américain (SICA) [9] : créé en décembre 1991, ce groupe de pays centre-américains poursuit les mêmes objectifs cités ci-dessus, en particulier la création d’une monnaie unique suite au 33è congrès tenu à San Pedro Sula (Honduras) en décembre 2008. 

 

 

 Le lancement de « l’Organisation de l’Unité Africaine » (OUA) [10] en 1963 a permis de passer à la vitesse supérieure, à partir des années 1999-2000, avec la création de l’Union Africaine (l’UA, à Durban en juillet 2002) et du « Nouveau Partenariat pour le Développement de l’Afrique » (NEPAD) [11]. Les objectifs (commission, parlement panafricain, cour africaine des droits de l’homme, etc) se calquent sur le modèle européen [12]. 

 

 Le Conseil de coopération du Golfe (Golf cooperation council, GCC)  [13] : créé en 1981, il tend à une union de plus en plus étroite entre les Etats du Golfe (Bahrein, Koweït, Oman, Qatar, Arabie Saoudite et Emirat arabes unis). Une monnaie commune est prévue vers 2010/2011. Le nom avancé par certains est « Khaleeji ». Cependant, même si le principe d’unité monétaire est retenu, l’appellation de cette monnaie n’est pas assurée [14]. 

 

 Une union asiatique prend forme sous l’égide de trois acteurs principaux : le Japon (CEAT, Council on East Asian Community),
la Chine (NEAT, the Network of East Asian Think Tank) et
la Corée du Sud (EAF, the East Asia Forum). Depuis le 1er janvier 2010,
la Chine et l’Asean (sigle anglais pour « Association des nations du Sud-Est asiatique) ont lancé la plus grande zone de libre-échange au monde, à laquelle se sont joints
la Corée, le Japon, l’Australie et
la Nouvelle-Zélande. Elle doit permettre « d’accélérer ce processus de régionalisation » comme se plaît à le dire Xu Ningning, le secrétaire général du Conseil économique Chine-Asean [
15]. 

 

 Une union Nord-américaine a été lancée en mars 2005 au Texas (Waco) entre les chefs d’Etat états-unien, canadien et mexicain dans le cadre du PSP (Partenariat pour
la Sécurité et la prospérité) [
16]. L’objectif déclaré est d’aboutir, théoriquement au cours de l’année 2010, à l’instauration d’un périmètre politique, économique et militaire unifié entre les trois Etats [17]. Une unité monétaire appelée « amero » ou « dollar nord-américain » (la désignation de cette nouvelle monnaie n’est pas assurée) doit remplacer le dollar US et canadien ainsi que le peso mexicain [18]. Cette mutation passe par un effondrement du dollar et, par ricochet, du système financier et monétaire mondial. Cette crise systémique globale (politique, financière, monétaire et géopolitique) se renforce en ce début de l’année 2010 afin de favoriser l’arrivée de ce nouvel ordre mondial tant désiré par les thuriféraires du système. 

 Enfin, il est prévu théoriquement pour 2015 l’instauration d’un bloc euro-atlantique unifié politique, économique et militaire [19]. Nous pouvons signaler que le Parlement européen a adopté une résolution, le 26 mars 2009, traitant de « l’état des relations transatlantiques après les élections qui ont eu lieu aux Etats-Unis ». Cette résolution a le mérite de rappeler tous les accords politiques, économiques et militaires conclus de part et d’autre des rives de l’Atlantique afin d’aboutir à une union transatlantique [20]. 

 

Cette liste ne serait pas complète sans évoquer un événement majeur passé sous silence par la presse française. En effet, lors du sommet de l’Aquila en Italie (8-10 juillet 2009), les chefs d’Etat ont traité divers dossiers (crise économique, climat, …). Cependant, lors d’une rencontre avec les journalistes, le président russe Medvedev s’est plu à présenter un prototype de monnaie mondiale sous la forme d’une pièce fabriquée en Belgique sur laquelle était gravée en anglais « unité dans la diversité » [21]. Cette présentation constitue un tournant majeur. Pour la première fois, un chef d’Etat a présenté un exemplaire d’une monnaie en mesure d’être la référence unique de l’humanité toute entière [22]. Ce geste complète les propos d’Herman van Rompuy qui, lors de son discours de remerciements après sa nomination au poste de président du Conseil de l’Union européenne, n’a pas hésité à prononcer ces paroles lourdes de sens : « 2009 est aussi la première année de la gouvernance mondiale avec l’instauration du G20 en plein crise financière » [23]. 

Cette affirmation — juste de la part d’un partisan de la gouvernance mondiale — doit nous amener à réfléchir et à nous poser la question suivante : comment en est-on arrivé là ? En effet, la description de ces diverses unions régionales plus ou moins avancées dans le cadre d’une autorité unique — avec éclatement interne des Etats qui les composent [24] — n’est pas le fruit du hasard. En fait, cette mutation résulte d’un très long travail de fond de la part des oligarchies financières [25] et de groupes élitistes politiques dans le cadre de think tanks ou de fondations. 

L’oligarchie anglo-saxonne et ses princes 

Le public francophone est malheureusement ignorant des vrais acteurs de la politique mondiale, ces derniers exerçant leurs talents plus dans les coulisses que sur la scène politicienne. Pour mieux comprendre la situation désastreuse dans laquelle les défenseurs de la cause nationale se trouvent en ce début de XXIè siècle, il est nécessaire de rappeler dans ses grands traits le rôle éminemment important de la puissance financière et aristocratique anglo-saxonne. Celle-ci a toujours constitué un Etat dans l’Etat. On peut situer sa prise du pouvoir suite à l’instauration de la « Grande Charte » du 15 juin 1215. Après la défaite du roi Jean Sans Terre d’Angleterre, le 27 juillet 1214 à Bouvines face au roi Philippe Auguste, les barons anglais ont arraché des privilèges politiques et financiers. Désormais, la couronne britannique est obligée de composer et de collaborer avec une caste qui allie force, puissance financière et ambitions commerciales. Dès cette époque, une élite avide, revendicatrice et orgueilleuse est née. Elle est à l’origine de l’existence de ces groupes de pressions (ou lobbies) qui, par des voies aussi diverses que la finance, le renseignement ou les médias, exercent des pressions sur le pouvoir politique. Ce dernier dépendant largement d’appuis et de monnaie sonnante et trébuchante pour son maintien au pouvoir est dans l’obligation absolue de tenir compte des avis et des conseils émanant de cette caste. Les think tanks (« instituts de recherche » ; la traduction est cependant impropre), fondations et groupes élitistes sont la suite logique d’un état d’esprit élitiste et mercantile. Ces cénacles sont devenus les centres incontournables d’une minorité active conditionnant l’avenir du monde anglo-saxon puis, de proche en proche, de l’univers entier. Contrairement à la conception politique française qui soumet toute activité à celle de l’Etat, ces organisations politico-commerciales ne dépendent plus d’une autorité nationale. Très tôt, elles ont exercé leurs talents. Dès le Moyen-Âge, des compagnies comme les London Staplers, les London Mercers Company ou encore
la British East India Company (
la BEIC au 17è siècle) ont été les fers de lance de l’impérialisme britannique. Ainsi, l’aristocratie commerciale s’est transmises le flambeau de la conquête et de la maîtrise des richesses de génération en génération. « Toujours plus » pour reprendre une expression de François de Closets. 

La défaite française en Amérique du Nord conduisant au Traité du 10 février 1763 peut être considéré comme l’acte de naissance de la montée en puissance de l’oligarchie britannique. En effet, la perte de
la Nouvelle France donne à
la Couronne britannique tout un continent aux richesses inouïes et presque vide d’habitants. L’incapacité de la monarchie française à peupler ces vastes territoires et à les intégrer à la sphère de la civilisation gréco-romaine fait basculer tout cet espace sous la coupe anglo-saxonne. Mâtinées d’un tour d’esprit messianique, les élites conquérantes américaines en liaison avec leurs homologues britanniques sont prêtes à imposer leur modèle au monde entier. Après les guerres de
la Révolution et la défaite de Napoléon I en 1815, la puissance anglo-saxonne n’a plus de rival sur les mers. Puissance démographique, peuplement de vastes territoires en Amérique du Nord, en Afrique australe, en Australie et en Nouvelle-Zélande, contrôle de points stratégiques partout dans le monde (Gibraltar, Hong Kong, …), mainmise de territoires sur presque tous les continents, technologie de pointe et secteur bancaire performant permettent à ces aristocraties commerciales de Londres et de New-York de rêver à un contrôle du monde sous les auspices de
la City et de Wall Street. Un homme a été la figure de proue de cet idéal : Cecil Rhodes. 

Cecil Rhodes (1853-1902) [26

Ce grand défenseur de l’Empire britannique émigre en Afrique australe où sa personnalité et ses qualités intellectuelles hors normes lui permettent de faire fortune dans le diamant. Il est à l’origine de la création de l’industrie diamantaire De Beers en liaison et avec l’appui de Nathaniel Mayer Rothschild (1840-1915). Sa fortune colossale lui ouvrant les portes de la colonie britannique, Cecil Rhodes pose les jalons permettant à l’Etat Sud-africain (dominion de l’Empire britannique) de prendre forme quelques années après sa mort en 1910. Son influence financière et politique lui permet de contrôler des territoires à qui il donne son nom :
la Rhodésie. Divisés plus tard en Rhodésie du Nord et Rhodésie du Sud, ces Etats sont devenus
la Zambie et le Zimbabwe. Cependant, sa grande idée coloniale est de réaliser une immense voie de chemin de fer partant du Cap jusqu’au Caire. Dans sa défense de l’Empire britannique, les voies de communications constituent un enjeu capital pour la mise en valeur des richesses de toute sorte. Le développement des voies de communications (sous toutes ces formes [
27]) est le passage obligatoire pour le bon fonctionnement de tout Empire. Ce précepte est d’une très grande actualité en ce début de XXIè siècle [28]. Les voies de communications constituent les artères irriguant l’empire commercial et politique. 

 

Cecil Rhodes (1853-1902) 

Au-delà du bon fonctionnement de l’Empire britannique, un idéal supérieur taraude Cecil Rhodes. En effet, convaincu de la supériorité de la « race » anglo-saxonne, il conçoit une politique afin d’assurer cette prééminence : l’union de tous les pays anglo-saxons ou, plus exactement, l’instauration d’un bloc réunissant l’Empire britannique et les Etats-Unis d’Amérique. L’ensemble doit constituer pour lui le socle permettant la naissance d’un Etat mondial animé des principes et de la philosophie de l’aristocratie commerciale anglo-saxonne. Afin d’y parvenir, il estime nécessaire de recruter des personnalités supérieures au sein des universités qui, animées du même idéal, seront soutenues pour occuper les postes clefs et aussi divers que l’économie, la finance, l’armée, l’éducation, le renseignement ou encore le journalisme. Ainsi, pareil à un corps d’armée, ces différentes personnes véritables jésuites du mondialisme convergeront vers le même but afin de former les esprits dans leurs pays respectifs tout en développant les structures politico-économiques conduisant à l’émergence de cet Etat commercial mondial. Dans son esprit, cette ambition titanesque et de très longue haleine passe par la création des « bourses d’études Cecil Rhodes » (Rhodes Scholarships). Cecil Rhodes n’a pas eu le temps de voir la concrétisation de cet idéal de son vivant. Ce n’est qu’en 1904 que ses proches collaborateurs lancent les premières bourses d’études portant son nom à l’université d’Oxford. Le sociologue français, Auguste Comte, disait que « les morts gouvernent les vivants ». Cette formule peut largement s’appliquer à Cecil Rhodes. Ses concepts ont forgé le monde du XXè siècle et du début XXIè siècle. Sans tous les citer, nous pouvons relever parmi les bénéficiaires des bourses d’études Cecil Rhodes : le Premier ministre australien Bob Hawke (1981/1993) ; James Wolsey, directeur de
la CIA (1993/1995) ; Wesley Clarke, patron de l’OTAN au cours de la décennie 1990 et acteur majeur de la destruction de
la Yougoslavie en mars 1999 ; le président Bill Clinton (promotion 1968) ou encore James William Fullbright (sénateur de l’Arkansas et grande figure de la politique états-unienne) [
29]. 

La politique de Cecil Rhodes n’aurait pas pu prendre l’ampleur que l’on sait sans l’action de ses proches collaborateurs. Là aussi, nous ne pouvons pas citer la liste fort conséquente à la lecture d’Anglo-American Etablishment de Carroll Quigley. Les hommes entourant Cecil Rhodes se caractérisent par un fait majeur ; ils occupent les secteurs clefs de la société britannique dans la deuxième moitié du XIXè siècle [30]. Ils ont déterminé l’avenir du monde d’une manière implacable. Dans cette longue liste, nous retiendrons trois personnages. 

 

Alfred Milner (1854-1925) 

Une des figures de proue, successeur et fils spirituel de Cecil Rhodes s’appelait Alfred Milner (1854-1925, appelé aussi Lord Milner). Parmi ses nombreuses activités comme par exemple directeur de
la London Joint Stock Bank, il fut le chef du cabinet de guerre du Premier ministre Lloyd George durant le conflit de 1914-1918. Durant cette guerre mondiale, un événement déterminant pour les générations futures se joua en novembre 1917. En effet, la « Déclaration Balfour » (Arthur James Balfour, homme politique britannique) affirmait sous l’égide du gouvernement britannique la reconnaissance d’un foyer juif en Palestine. Cette reconnaissance fut officialisée directement par une lettre adressée à Walther Rotschild qui était un intermédiaire avec le mouvement sioniste en Grande-Bretagne. En réalité, le véritable rédacteur de cette déclaration était Alfred Milner. Comme l’explique Carroll Quigley, la « Déclaration Balfour » devrait en fait s’appeler la « Déclaration Milner » [
31]. 

Philipp Kerr (1882-1940, devenu lord Lothian) fut le secrétaire privé de Lloyd George. Autant dire qu’il était au cœur des échanges politiques autour du Premier ministre anglais et était une courroie de transmission pour l’ensemble du « groupe Milner » [32]. Par la suite, il fut ambassadeur du Royaume-Uni à Washington. 

Enfin, nous pouvons évoquer Lionel Curtis (1872-1955). Outre sa participation aux travaux du Traité de Versailles, il est l’auteur de l’expression « Commonwealth of nations » dont l’application date de 1948. Comme le révèle Carroll Quigley, cette expression est le résultat de travaux dont le but était de préparer l’Empire britannique aux mutations politiques conduisant à une organisation mondiale. Ces travaux appelant à un Commonwealth remontent à 1916 [33]. Enfin, précisons que Lionel Curtis a joué un rôle déterminant, en 1919, dans la création duthink tank anglais, le Royal Institute of International Affairs (RIIA appelé aussi Chatham House). 

La compréhension de la mécanique mondialiste se doit d’être étudiée comme un immense puzzle. Il faut passer en revue chaque pièce de ce puzzle puis ensuite les réunir afin d’avoir une vue d’ensemble. C’est pourquoi, nous passons à un autre pan du système en rappelant au lecteur qu’il doit conserver à l’esprit ces différents éléments afin de reconstituer ensuite le tout. Ce n’est qu’ainsi que l’on peut comprendre la « Bête ». 

La société fabienne (Fabian society) [34

La société fabienne [35] est un institut qui a vu le jour à Londres en 1884 sous l’impulsion de politique anglais comme Sydney Webb (1859-1947) et de son épouse, Béatrice Webb, ou encore de l’écrivain irlandais George Bernard Shaw (1856-1950). L’avant-garde de cette société se fit sous l’influence de promoteur du socialisme comme Robert Owen (1771-1858) [36] qui transmit ses idées à John Ruskin (1819-1900, professeur à l’université d’Oxford [37] et qui influença Cecil Rhodes) [38]. D’autres personnes imprégnées d’un idéal socialiste chrétien comme Frederik Derrison Maurice (1805-1872) ont posé les jalons au cours du XIXè siècle ouvrant la voie à la fondation de la société fabienne. Le choix de « fabien » (fabian) s’explique puisqu’il se réfère au général romain de l’époque des guerres puniques (vers – 200 av – JC), Fabius Cunctator (c’est-à-dire le « temporisateur »). Face au général carthaginois Hannibal, le militaire romain pratiquait la politique de guérilla qui consistait à ne pas brusquer les choses afin d’atteindre son but. C’est cette méthode de changement en douceur mais implacable qui est la marque de fabrique de la société fabienne. Celle-ci défend le principe d’une société sans classe devant conduire à la synthèse du socialisme (l’Etat providence) et du capitalisme (les lois du marché), le tout devant aboutir à la mise en forme d’une économie monopolistique dans un cadre étatique mondial. Afin de répondre aux ambitions de cette société, ses dirigeants estiment qu’il faut y aller pas à pas ou, selon leur expression, par « graduation ». L’influence de cette société est immense car de nombreux politiques anglais ont été membres de la société fabienne [39]. Cependant, cette influence a été d’autant plus importante que cette société a été à l’origine de la création de
la London School of Economics (LES) en 1895 sous l’impulsion de Sydney Webb. Cette prestigieuse école de formation économique qui s’est diversifiée par la suite a formé, dans un esprit fabien, des générations de dirigeants anglais, mais aussi de nombreux étudiants de part et d’autre de la planète. Ceux-ci sont souvent devenus par la suite des acteurs majeurs de la vie politique et économique de leurs pays. Ainsi, l’ancien président de
la Commission européenne, Romano Prodi ; le président John Kennedy ; la reine du Danemark Margarethe II ; Pierre Trudeau (Premier ministre canadien) ; le lobbyiste et membre de plusieurs think tanks Richard Perle (« le prince des ténèbres ») ; le financier George Soros (fondateur des instituts Open Society) ; l’ancien conseiller de François Mitterrand, Erik Orsenna et même le chanteur des Rolling stones, Mike Jagger (il n’a fait qu’un an ! [
40]), ont fréquenté les bancs de cette école. Cette dernière grâce à l’action de la société fabienne a contribué au formatage de nombreux esprits de part le monde. Cependant, l’influence de cette société a été variée, entre autres grâce à l’action d’un de ses membres, l’écrivain Herbert George Wells (1866-1946). 

 

H.G. Wells (1866-1946) 

Imprégné de l’idéal fabien, H.G Wells a su développer ses vues dans de nombreux livres. Auteur à succès comme L’Homme invisible, 
La Machine à remonter le temps ou encore 
La Guerre des mondes, cet écrivain anglais a su répandre ses convictions dans un ouvrage paru en 1928,Open conspiracy(« conspiration ouverte ») [
41] , prônant un Etat mondial sans classe, contrôlant tout (« une nouvelle communauté humaine » selon son expression), encourageant la réduction drastique de la population mondiale et la pratique de l’eugénisme. En fait, dès le début, H.G Wells a présenté ses théories dans un ouvrage méconnu et dont le titre correspond exactement à la formule maçonnique Ordo ab chao : 
La Destruction libératrice. Paru en 1914, cet ouvrage raconte l’histoire d’une guerre généralisée aboutissant à la création d’un Etat mondial constitué en 10 blocs (« 10 circonscriptions » selon la formule de l’auteur [
42]). C’est dans ce livre – rappelons-le paru en 1914 – que l’on retrouve l’expression « Nouvel ordre mondial » [43]. Par la suite, H.G Wells a récidivé en publiant un livre en 1940 au titre sans équivoque : Le Nouvel ordre mondial [44]. 

Tous ses représentants fabiens fréquentaient et collaboraient de près ou de loin avec l’équipe de Cecil Rhodes puis de Lord Milner. Un véritable esprit de corps en faveur d’un but commun, un Etat mondial, animait ces différentes personnes. Ces élites anglo-saxonnes, qui ne sont que la suite logique de ces aristocraties commerciales du Moyen-Âge, ont continué à rassembler leurs forces au sein d’autres clubs comme
la Pilgrim Society en 1902 à Londres et à New York [
45]. La vitesse supérieure fut atteinte, en 1910, avec la création de
la Round Table. 


La Round Table et ses « enfants » [46

La création de
la Round Table [
47], qui n’est finalement que l’héritière d’un passé multiséculaire de traditions mystiques, financières et élitistes, fut une étape décisive dans les préparatifs devant mener à un Etat mondial. En effet, sous l’impulsion de Lord Milner et de ses proches, cet institut haut de gamme fut créé en liaison avec les élites financières américaines afin d’assurer la prééminence du monde anglo-saxon devant aboutir à la création d’un Etat mondial. D’autres Round Tables furent créées dans tous les dominions de l’Empire britannique mais aussi aux Etats-Unis. Prenant la suite des ambitions de Cecil Rhodes, des financiers de renom encadraient l’équipe de Lord Milner comme Alfred Beit (1853-1906), Sir Abe Bailey (1864-1940) et la famille Astor. D’autres groupes se sont ajoutés au berceau du mondialisme animée par
la Round Table : J.P Morgan [
48], la banque Lazard ou encore les familles Rockefeller et Whitney [49]. 

Avant de continuer dans l’étude des « bonnes œuvres » de
la Round Table, il s’avère nécessaire de faire le point suivant. Ces grandes familles du mondialisme, même animées par une finalité commune, n’en sont pas moins déchirées par des dissensions internes. On peut en relever essentiellement deux. La première est aussi vieille que le monde ; elle s’appelle rivalités internes. Les rivalités d’ambitions et d’ambitieux cherchant plus de pouvoir, plus d’influence et plus de richesses afin d’occuper les meilleurs places ont émaillées l’histoire de cette aristocratie commerciale. Ce phénomène est aussi vieux que l’histoire humaine. En revanche, le deuxième point est propre à
la Round Table. En effet, sous l’apparente unité de vue se cachent deux courants de pensée. Dans les deux cas, ces courants poursuivent le même but : l’Etat mondial. Cependant, dans un cas, un courant défend le principe de la constitution d’un bloc anglo-saxon unifié (Empire britannique associé aux Etats-Unis) ; ce socle anglo-américain représentant la colonne vertébrale permettant au reste du monde de s’y agréger. Dans le deuxième cas, l’autre courant estime qu’il n’est pas nécessaire de privilégier la naissance d’un Empire anglo-saxon comme point d’ancrage à un monde unifié. Il prône plutôt l’émergence d’un monde où aucun pays ne serait en mesure d’imposer sa loi ou sa philosophie politique. Il s’agit pour les tenants de la deuxième voie de créer une sorte de « purée » générale unifiant l’humanité entière en un seul bloc et sans distinction aucune. Nous avons là l’opposition entre les tenants du mondialisme anglo-saxon à celui des partisans du mondialisme planétarien. 


La Première Guerre mondiale fut une bascule d’un monde à un autre. Même s’il n’est pas possible d’évoquer dans le détail le rôle essentiel des élites anglo-américaines durant ce conflit [50], nous pouvons relever la mission déterminante du suédois Olof Aschberg (1877-1960) à la tête de la banque Nya Banken de Stockholm. Il fut le grand financier servant d’intermédiaire entre les élites de Wall Street et de
la City d’un côté et les dirigeants bolcheviques de l’autre. Son surnom était le « banquier de
la Révolution mondiale ». Comme le rappelle Antony Sutton, la banque d’Olof Aschberg avait une filiale à Londres,
la Bank of North Commerce, dont le président Earl Grey appartenait tout simplement à l’équipe de Cecil Rhodes et de Lord Milner [51]. Ce dernier joua aussi un rôle capital au sein de l’oligarchie anglo-saxonne. En effet, outre son activité susmentionnée, c’est Lord Milner qui sut convaincre le Premier ministre Lloyd George de soutenir fermement la révolution bolchevique. Cette évolution capitale pour l’avenir du monde s’est faite suite à la visite à Londres, à la fin de l’année 1917, de William Boyce Thompson (1869-1930) accompagné d’un représentant de JP Morgan, Thomas W. Lamont (1870-1948) [52]. Membre du comité directeur de
la Banque fédérale US (
la Fed), W.B Thompson fut un agent au service de l’oligarchie au sein de
la Croix-Rouge états-unienne présente à Petrograd en 1917. Cette couverture lui permit de fournir entre autres la somme énorme pour l’époque d’un million de dollars aux bolcheviques [53]. Sur le chemin du retour vers New York, il fit une halte à Londres pour soumettre un mémorandum à Lloyd George appelant au soutien de la révolution bolchevique. Lord Milner, grand admirateur de Karl Marx, ne fit qu’appuyer William Boyce Thompson dans sa démarche afin de faire plier Lloyd George. La révolution bolchevique n’aurait pas pu voir le jour sans l’action déterminante de l’oligarchie commerciale anglo-américaine [54]. 

La fin de
la Première Guerre mondiale s’ouvrit sous les auspices des puissances commerciales anglo-saxonnes victorieuses et d’une France humainement et financièrement exsangue. Le Traité de Versailles n’assura pas la sécurité de
la France face à une Allemagne amoindrie et dépendante largement des prêts anglo-saxons accordés à son économie. La paralysie de
la France face aux grands argentiers anglo-saxons s’aggrava lorsque ces derniers accordèrent des prêts via les plans Dawes (1924) et Young (1928) qui, tout en plaçant l’économie allemande sous la dépendance des banques londoniennes et new-yorkaises [
55], furent déterminants dans le renforcement de la puissance industrielle germanique. En effet, de gigantesques combinats de l’acier et de la chimie, indispensables pour faire la guerre, virent le jour (IG Farben et Vereinigte Stahlwerke) au cours de la décennie 1920. La défaite française en 1940 trouve son origine en partie à l’action des financiers anglo-saxons en faveur du redressement économique et technique de l’Allemagne (en particulier l’acier, l’essence synthétique et le caoutchouc) [56]. 

 

Colonel Edward Mandell House (1854-1938) 

Parallèlement à cette politique, les élites anglo-américaines décidèrent de préparer dès les années 1918-1919 une mutation de
la Round Table. En effet, pour des raisons de plus grande efficacité, il fut décidé de créer deuxthink tanks de part et d’autre des rives de l’Atlantique chargés d’être les moteurs de la politique étrangère des deux pays. Côté anglais, ce fut la création en 1919 sous l’égide de Lionel Curtis et collaborateur de Lord Milner du Royal Institute of International Affairs (RIIA, appelé aussi Chatham House) [
57]. C’est ce même Lionel Curtis qui prônait un Commonwealth fédératif capable peu à peu d’intégrer différents pays du globe [58]. Ces objectifs étaient défendus aux Etats-Unis par Clarence Streit (1896-1986) [59], correspondant du New York Times auprès de
la Société des Nations (bourse d’études Cecil Rhodes, promotion 1920) et le représentant états-unien du « groupe Milner », Frank Aydelotte [
60]. Côté américain, il fut créé le Council on Foreign Relations (CFR) [61]en 1921 sous l’égide d’un personnage central, le colonel Edward Mandell House (1854-1938). Conseiller intime du président Wilson [62], ce personnage fut la plaque tournante entre le groupe Milner et les « grands » de Wall Street (JP Morgan, Vanderlip, Rockefeller, Warburg, …). Dans cette liste incomplète, nous pouvons relever le nom important de Paul Warburg qui fut à la tête de la réserve fédérale US (
la Fed) dès sa création en 1913. Cette banque privée, indépendante du pouvoir central et responsable de l’émission monétaire [
63], est un Etat dans l’Etat. Or, c’est le même Paul Warburg qui dirigea le CFR dès sa création. Nous avons affaire à un enchevêtrement de responsabilités de premier ordre au sein de l’oligarchie anglo-saxonne d’autant plus que nous serons obligé d’évoquer encore Paul Warburg dans le paragraphe suivant consacré à
la Paneurope. 

L’action du colonel House est à compléter en citant une œuvre maîtresse dans la mystique mondialiste, son livre intitulé Philip Dru, administrator  [64]. Ecrit en 1912, cet ouvrage évoque un coup d’Etat par un officier de West Point (Philip Dru) qui impose une dictature aux Etats-Unis tout en supprimant la constitution du pays. A l’instar de Lord Milner, le colonel House n’hésite pas à évoquer ses convictions profondes en affirmant que son héros met en place « un socialisme tel que l’aurait rêvé Karl Marx ». Il évoque même dans le chapitre 52 l’idéal d’unification de tout le bloc Nord-américain. C’est chose acquise depuis le lancement officiel du projet à Waco au Texas en mars 2005 comme nous le présentions au début de ce texte. Force est de constater que ces élites ont annoncé la couleur des événements il y a plus de cent ans. La toile mondialiste a su renforcer son influence grâce à la naissance d’un institut appelé à jouer un rôle de premier plan dans la construction européenne :
la Paneurope. 


La Paneurope, tremplin du mondialisme 

La création de
la Paneurope est due à l’action d’un aristocrate autrichien née d’une mère japonaise, Richard de Coudenhove-Kalergi (1894-1972). L’objectif déclaré de Coudenhove était d’empêcher les horreurs de
la Première Guerre mondiale de se reproduire. Cette intention louable n’était que l’arbre qui cachait la forêt. En effet, très tôt, Coudenhove indiqua clairement la direction prise par son mouvement en élaborant un rapport à
la SDN présenté en 1925. Son but était d’unifier l’Europe afin de l’intégrer dans le cadre d’une organisation politique mondiale unifiée. Pour cela, il évoquait dans son rapport la nécessité de créer des « continents politiques », l’ensemble devant constituer une fédération de fédérations dans la pensée de l’auteur [
65]. Ses affirmations fédéralistes rejoignent largement celles de la société fabienne. Continuant sur sa lancée, Coudenhove organise en 1926 le premier congrès paneuropéen à Vienne sous l’égide de son président d’honneur, le président du conseil Aristide Briand (1862-1932) [66]. C’est lors de ce congrès réunissant plusieurs nationalités [67] qu’il fut décidé de choisir un hymne européen, l’Ode à la joie de Beethoven [68], qui est devenu par la suite l’hymne de l’Union européenne. Les objectifs de
la Paneurope sont clairement affichés dans le cadre des « Principes fondamentaux » qui stipulent entre autres : « (…) L’union paneuropéenne se déclare attachée au patriotisme européen, couronnement des identités nationales de tous les Européens. A l’époque des interdépendances et des défis mondiaux, seule une Europe forte et politiquement unie peut garantir l’avenir de ses peuples et entités ethniques. L’union paneuropéenne reconnaît l’autodétermination des peuples et le droit des groupes ethniques au développement culturel, économique et politique (…) » [
69]. 

 

Richard de Coudenhove-Kalergi (1894-1972) 

Au cours de
la Seconde Guerre mondiale, R. de Coudenhove-Kalergi réfugié aux Etats-Unis put enseigner dans le cadre d’un séminaire — Research for a postwar european federation (« recherche pour une fédération européenne d’après-guerre ») — favorable au fédéralisme européen à
la New York University. De retour en Europe en 1946, il contribua largement à la création de l’Union parlementaire européenne permettant par la suite la création, en 1949, du Conseil de l’Europe [
70]. Renforçant son influence sur tous les Etats, cette organisation européenne chapeaute des représentations nationales chargées de diffuser l’idéal de son fondateur [71] qui, après avoir reçu en 1950 la plus haute distinction européiste le Prix Charlemagne [72], a passé le relais à Otto de Habsbourg en 1972 puis à Alain Terrenoire. 

On peut mieux comprendre l’impact de
la Paneurope en s’intéressant au nerf de la guerre : l’argent. Les sources de financement de cet institut expliquent les profondes connivences de son dirigeant avec les autres acteurs du mondialisme. En effet, outre des mécènes industriels et financiers, R. de Coudenhove-Kalergi bénéficia du soutien du banquier Max Warburg, représentant de la banque allemande à Hambourg. Comme nous l’avons vu ci-dessus, son frère Paul (la branche états-unienne) était à la tête de
la Fed et du CFR. On comprend tout de suite que R. de Coudenhove-Kalergi eut carte blanche pour coopérer avec les milieux financiers de Wall Street et leurs homologues londoniens. Cette connivence entre le fondateur de
la Paneurope et les autres milieux mondialistes était d’autant plus grande que Max Warburg était membre du comité directeur d’IG Farben Allemagne tandis que son frère, Paul Warburg, était membre de la branche US d’IG Farben [
73]. 

L’arrivée d’Adolf Hitler au pouvoir, comme l’explique Antony Sutton, s’explique par les nombreux soutiens des industriels et financiers anglo-saxons via leurs homologues allemands. Dans cette affaire, le directeur de
la Reichsbank, Hjalmar Schacht (1877-1970), fut un intermédiaire de première main. Son action fut d’autant plus profonde qu’il fut le ministre de l’Economie du IIIè Reich de 1934 à 1939. Le relèvement économique de l’Allemagne dû à son action permit à Hitler de poursuivre une politique qu’il n’aurait jamais pu exercer sans la remise à niveau du pays. De tels méfaits auraient dû le conduire à la peine de mort lors du procès de Nuremberg. Il n’en fut rien puisqu’il fut acquitté. En fait, Hjalmar Schacht était lié fortement à l’aristocratie commerciale anglo-saxonne. Son père, l’Etats-unien William Schacht, avait travaillé 30 ans au sein de la filiale d’Equitable Life Assurance de Berlin [
74]. Son fils était donc dès sa naissance dans le sérail du système mondialiste. Ceci est encore plus renforcé lorsqu’on sait que Hjalmar Schacht était depuis 1918 au comité directeur de
la Nationalbank für Deutschland (« Banque nationale d’Allemagne »), au côté du banquier Emil Wittenberg qui était en même temps membre du comité directeur de la première banque soviétique créée en 1922,
la Ruskombank [
75]. Celle-ci était dirigée par le banquier suédois … Olof Aschberg [76] précédemment vu. Pour continuer dans le tournis, nous pouvons préciser que le directeur de la section étrangère Ruskombank, l’Etats-unien Max May [77], était le vice-président de Guaranty Trust Company, une filiale d’un des piliers de Wall Street, JP Morgan [78]. Dans cette affaire, un haut représentant américain de Wall Street travaillait donc au sein de l’élite bancaire soviétique. Pour compléter le tout, la collaboration d’Hjalmar Schacht avec ce milieu était renforcée par ses liens d’amitié avec le patron de la banque d’Angleterre Norman Montagu. On comprend mieux qu’Hjalmar Schacht [79] n’ait pas été vraiment inquiété au lendemain de
la Seconde Guerre mondiale. 

Le soutien apporté par cette aristocratie commerciale et apatride anglo-saxonne au communisme, au nazisme ainsi qu’à la prise du pouvoir par Franklin Delano Roosevelt [80], relaté dans la trilogie Wall Street d’Antony Sutton, était aussi des formes d’expériences de laboratoires agissant dans un cadre local (Union soviétique, Allemagne nazie et Etats-Unis [81]). Sous une appellation différente, Antony Sutton en conclut que ces idéologies, appelées diversement « socialisme soviétique », « socialisme collectif » (pour le national-socialisme) et « socialisme de la nouvelle donne » (New Deal), n’étaient que des mises en forme d’un socialisme monopolistique ; idéal d’organisation qui doit désormais voir le jour à l’échelle planétaire dans le cadre du « nouvel ordre mondial ». La guerre de 1939-1945 résultant de tout ce travail d’arrière-fond permit le basculement vers un autre monde ; l’instauration de deux blocs apparemment antagonistes obéissant parfaitement au principe hégélien de la thèse et de l’antithèse. Cependant, ces deux mondes étant irrigués par les mêmes sources financières, il était possible de poser les jalons devant permettre la réalisation de l’Etat mondial. 

L’après 1945, des lendemains qui chantent 

Au lendemain de
la Seconde Guerre mondiale, nous pouvons relever trois dates essentielles dans l’immédiate après-guerre : 1946 ; 1947 et 1948. C’est le Premier ministre britannique, Winston Churchill qui a relancé l’idée d’unification de l’Europe dans un discours prononcé à Zürich, le 19 septembre 1946. En effet, il n’hésita pas à affirmer : « Il nous faut édifier une sorte d’Etats-Unis d’Europe » [
82]. Ces propos ravirent Richard de Coudenhove-Kalergi qui était soutenu par Churchill. Le fondateur de
la Paneurope s’activant de son côté à la relance de l’idéal européen exposa l’histoire de son oeuvre et des projets à accomplir dans un ouvrage intituléJ’ai choisi l’Europe. Dans ce livre, Coudenhove bénéficia de la préface de … Winston Churchill. 

 

Winston Churchill (1874-1965) 

La deuxième étape avec la réunion à Montreux en Suisse, en août 1947, constitue un passage décisif vers le renforcement des fondations de l’Etat mondial en préparation. En effet, divers représentants européens [83] et états-uniens [84] acquis aux principes d’un fédéralisme mondial se sont accordés pour créer deux instituts, sous l’égide du juriste suisse Max Habicht [85], dont l’efficacité se fait largement sentir : le « Mouvement fédéraliste mondial » (World federalist movement, WFM) et l’ « Union des fédéralistes européens » (Union of European Federalists, UEF). 

Le WFM a présenté sa magna carta, lors de la réunion de Montreux, favorable à l’établissement de principes clefs afin d’instaurer un Etat mondial à base fédérative. Force est de constater que 63 ans après leurs formulations, leurs vœux sont largement exaucés. Il est, en effet, affirmé que « Nous, fédéralistes mondiaux, sommes convaincus que la création de la confédération mondiale est le problème capital de notre temps. Tant qu’il n’aura pas été résolu, toutes les autres questions — nationales ou internationales — resteront sans réponses valables. Ce n’est pas entre la libre entreprise et l’économie dirigée, le capitalisme et le communisme qu’il s’agit de choisir, c’est entre le fédéralisme et l’impérialisme ». Dans la foulée, cette Déclaration propose entre autres les principes suivants : « limitation des souverainetés nationales » avec « transfert à
la Confédération des pouvoirs législatif, exécutif et judiciaire », « création d’une force armée supra-nationale » ; en précisant en particulier ce fait d’une très grande actualité en ce début de XXIè siècle qu’ « une juste perspective fédéraliste doit intégrer les efforts faits sur les plans régional et fonctionnel. La formation d’unions régionales (ndlr : souligné par nous) — dans la mesure où elles ne constituent pas une fin en soi et ne risquent pas de se cristalliser en blocs — peut et doit contribuer au bon fonctionnement de
la Confédération mondiale ». A la fin de cette Déclaration, il est précisé de favoriser la création d’une « Assemblée constituante mondiale » [
86]. 

Parallèlement à la création du WFM, l’Union des fédéralistes européens (UEF) vit le jour à Montreux. Cependant, des travaux d’avant-garde avaient déjà préparé le terrain. En effet, sous l’influence de
la Paneurope de R. de Coudenhove-Kalergi, il fut fondé en 1934 Europa Union défendant l’idéal d’une Europe unifiée selon le principe fédéral et inspiré du modèle suisse [
87]. Quatre ans plus tard, en novembre 1938, fut créée sous l’influence des fabiens Lord Lothian et Lionel Curtis, Federal Union [88]. Cette dernière est une branche de l’UEF au même titre que le sont les différentes « filiales » française (l’UEF France), allemande (Europa Union Deutschland), italienne (UEF Italie) etc. Précisons que, pareil au principe des poupées russes, l’UEF est une branche du World Federalist Movement (WFM) [89]. Par conséquent, nous avons là un institut européen oeuvrant en faveur du fédéralisme et qui épouse en même temps les travaux du WFM mais à l’échelle planétaire. Pourquoi est-il si important d’évoquer la mission de l’UEF ? Cet institut fédéraliste est dirigé par l’Anglais Andrew Duff, député au Parlement européen sous l’étiquette des « démocrates libéraux » [90]. Il est membre aussi du European Council on Foreign Relations (l’ECFR, « Conseil européen des relations étrangères ») [91] créé en 2007 [92], jumeau européen du CFR états-unien fondé en 1921. Andrew Duff est aussi celui qui, en collaboration étroite avec
la Fondation Bertelsmann et le député autrichien Johannes Voggenhuber, a permis la relance du projet de constitution européenne après l’échec des référendums français et hollandais en 2005 [
93]. Le Traité de Lisbonne n’aurait pas pu voir le jour — du moins plus difficilement — sans l’appui et les convictions d’Andrew Duff. Par ailleurs, force est de constater que l’influence outre-tombe d’un Cecil Rhodes et d’un Lord Milner s’est faite sentir lors de l’élaboration de la constitution européenne (dite « Constitution Giscard » prélude au Traité de Lisbonne) en 2003-2004. En effet, le « groupe Milner » et les fabiens ont toujours été favorables à l’unification de l’Europe à condition que cela se fasse sous direction anglo-saxonne. Au cours des deux guerres mondiales, les tentatives d’unité européenne sous direction allemande, puissance terrestre, ne pouvaient pas être acceptées par Londres et par Washington car la thalassocratie anglo-saxonne se retrouvait exclue des affaires du vieux continent. Richard de Coudenhove-Kalergi l’avait parfaitement compris à la lecture de son discours en 1950. Par conséquent, il est utile de s’intéresser au secrétaire général chargé de téléguider les travaux de la « Constitution Giscard », l’Anglais John Kerr. Son Curriculum vitae révèle qu’il est à la tête d’une compagnie pétrolière,
la Royal Dutch Shell, et qu’il a été aussi ambassadeur de Grande-Bretagne aux Etats-Unis. Ses liens avec l’aristocratie commerciale anglo-saxonne révèlent aussi qu’il est membre du comité directeur chargé du recrutement des élites dans le cadre des « bourses d’études Cecil Rhodes » [
94]. Comme on peut le constater, la réussite de l’entreprise mondialiste est une affaire de temps ; mais ils y arrivent. 

Enfin, le Congrès de
la Haye (7-10 mai 1948) sous la présidence d’honneur de Winston Churchill et réunissant près de 800 militants pro-européens [
95] a posé les premiers fondements d’une Europe unifiée. La figure de proue de ce Congrès fut le secrétaire général Joseph Retinger (1888-1960). Les vrais acteurs de l’histoire sont souvent dans les coulisses. C’est le cas de Retinger travaillant au service du CFR et du RIIA dont l’action fut déterminante dans le développement des structures mondialistes [96


Réunion du Groupe de Bilderberg (Bruxelles, juin 2000) 

Bilderberg, New age et Trilatérale 

La première réunion du Bilderberg eut lieu au Pays-Bas à Oosterbeck en mai 1954. Il est convenu que l’appellation de ce groupe élitiste résulte du nom de l’hôtel où résidaient les intervenants. Cependant, certains doutes persistent. Il n’empêche que sa création est due largement à l’action de Joseph Retinger même s’il faut y ajouter des « huiles » du mondialisme comme l’incontournable David Rockefeller (président du CFR, de
la Chase Manhattan Bank, …). Les bilderbergers représentent la « crème de la crème » du sérail politique, économique et financier du monde atlantiste. Les médias occidentaux n’évoquent que très rarement leurs réunions et diffusent encore moins des reportages [
97]. Les règles d’organisation et d’intervention des participants se calquent directement sur celles régissant le Royal Institute of International Affairs (RIIA, principe appelé « règle de Chatham House »). Là aussi, la famille Rhodes et Milner a laissé des traces. En fait, ces élites au sein du Bilderberg conditionnent largement la marche des affaires politiques, économiques et financières. Le cas du Belge Etienne Davignon est particulièrement frappant. Vice-président de
la Commission européenne de 1981 à 1985, il est le grand pacha de ce groupe élitiste. Or c’est lui qui a invité l’homme politique belge Herman van Rompuy a passé un oral pour le poste de président du Conseil européen à pourvoir devant les représentants du Bilderberg, le 12 novembre 2009, en particulier devant l’ancien secrétaire d’Etat américain Henry Kissinger, à Val Duchesse dans la banlieue de Bruxelles [
98]. En gros, il fallait savoir si Herman van Rompuy était capable d’être utile au système. L’oral a dû se passer correctement puisqu’il fut retenu … bon pour le service. 

 

Prince Bernhard van Lippe-Biesterfeld (1911-2004) 

Le choix du premier président du Bilderberg, le prince Bernhard (1911-2004), par Joseph Retinger et ses affiliés ne relève pas du hasard. En effet, ce prince allemand était au début des années 1930 membre de
la SS, plus précisément, membre de
la Reiterkorp SS (cavalerie) ainsi que membre du Farben Bilder, une filiale d’I.G Farben. Marié en 1937 à l’héritière du trône des Pays-Bas, la princesse Juliana, sa fille la reine Béatrix est une active participante des réunions du Bilderberg. Le passé plus que trouble du prince Bernhard et sa nomination à la direction du Bilderberg étaient aussi une manière de le tenir. En effet, il est plus facile de téléguider une personne vers des buts bien définis à partir du moment où il traîne des « casseroles ». Le choix de ce prince allemand naturalisé hollandais était sûrement d’une grande importance car il fut utilisé dans un autre secteur. Nous devons aborder un sujet tenant à cœur les théoriciens du mondialisme : l’écologie. 

La protection légitime de la faune et de la flore prend un tour déréglé sous l’action des partisans du nouvel ordre mondial. En effet, la dérive des esprits conduit à une divinisation de la nature propre au mouvement new age. C’est le principe de « gaïa » identifié à la « terre-mère » [99]. De nombreux instituts propagent ce tour d’esprit philosophique en particulier le WWF (World Wild Fund for nature), institut promouvant la protection de la nature. Sa création en 1961 est due au travail de personnages membres du sérail mondialiste. 

En effet, nous devons évoquer les frères Aldous et Julian Huxley. Aldous Huxley est l’auteur d’un livre prophétique, Le Meilleur des mondes, paru en 1931 et qui est un véritable programme politique mondialiste sous une apparence de roman fiction. Evoquant un Etat mondial composé d’une humanité soumise et hiérarchisée suite à des manipulations génétiques, son auteur passa sa vie à faire usage des drogues les plus diverses afin d’atteindre une « forme de mysticisme ». Ces délires caractérisant ce milieu touchèrent aussi son frère, Julian Huxley, partisan de l’eugénisme et qui devint le premier président de l’UNESCO (éducation, science et culture) en 1946. Cette tournure d’esprit propre aux frères Huxley est due à l’influence du grand-père paternel, Thomas Huxley (1825-1895). Ce biologiste farouche défenseur des principes darwiniens [100] transmit ces concepts à ses petits-fils qui surent en faire profiter le monde entier. Ajoutons que le réseau et les liens unissant la famille mondialiste sont vraiment étroits puisqu’un des étudiants de Thomas Huxley s’appelait … H.G Wells [101]. 

Ce passage de relais de génération en génération permet de mieux comprendre cette permanence du mondialisme ainsi que sa montée en puissance. Nous pouvons désormais relier l’action passée de ces hommes à la fondation du WWF en 1961. En effet, sa création est due à Julian Huxley [102]. Le WWF contribue à répandre cet idéal panthéiste et constitue une des branches d’action du mondialisme. Est-ce un hasard d’apprendre que le premier président du WWF fut le dirigeant du Bilderberg, le prince Bernhard [103] (président de 1962 à 1976). D’autres présidents se sont succédés à la tête du WWF comme John Loudon qui fut comme John Kerr président de la compagnie pétrolière,
la Royal Dutch Shell. Ce conglomérat pétrolier anglo-hollandais est une des pépinières du nouvel ordre mondial. Précisons aussi que le Prince Philippe, époux de la reine d’Angleterre Elisabeth II, dirigea le WWF de 1981 à 1996. 

 

David Rockefeller, Sr. (1915-…) 

Nous pouvons ajouter à cette liste d’acteurs issue d’une longue tradition politico-commerciale, le rôle de
la Trilatériale. Créée en 1973 par 
David Rockefeller et Zbigniew Brzezinski (membres du CFR), ce dernier est le mentor du président Obama. Cet institut regroupe trois zones géographiques économiquement développées : l’Amérique du Nord, l’Europe et le Japon. Rappelant l’appui de Français comme Simone Veil, Robert Marjolin, Raymond Barre ou encore Hubert Védrine, Brzezinski ajoute que les Etats sont « face à des problèmes de plus en plus partagés — financiers, économiques et stratégiques — et qu’ils sont de moins en moins en mesure de régler, sans au moins se concerter plus étroitement, dans leur propre intérêt et dans celui du reste du monde ». Afin d’affronter ces défis, l’auteur précise même que
la Trilatérale a été à l’origine de la création du G7 [
104]. Les accointances de
la Trilatérale avec le monde industriel et le monde des think tanks sont avérés en particulier avec le réseau politique transatlantique (le TPN) [
105]. En effet, le président de la branche européenne de
la Trilatérale, Peter Sutherland, est aussi le président de la branche européenne du TPN. Cet Irlandais fut aussi le patron de Goldman Sachs qui régit en sous-main la politique économique du président Obama et, entre autres, commissaire à la concurrence de 1985 à 1989 sous la présidence de Jacques Delors [
106]. Petite cerise sur le gâteau, Peter Sutherland est aussi le directeur de l’école fabienne
la London School of Economics [
107]. Le tour du propriétaire sera complet en ajoutant que John Kerr — que nous avons vu ci-dessus — est aussi membre de
la Trilatérale Europe [
108]. 

Comme nous pouvons le constater, les élites politiques et économiques convergent depuis longtemps vers l’édification d’un ordre mondial unifié [109]. Cependant, le tour ne serait pas complet si on n’évoquait pas les déclarations des autorités de l’Eglise catholique. 

Une Eglise catholique au service du nouvel ordre mondial 

Que l’on soit croyant ou pas, l’étude des principes animant une Eglise doit se faire avec objectivité. Il faut étudier les préceptes qu’elle défend et observer si les propos et les actions qu’elle mène sont en conformité ou pas avec son corps de doctrine. Dans le cas de l’Eglise catholique, le concept défendu depuis 2000 ans s’appuie sur la primauté de Dieu sur l’homme. Les Ecritures et
la Tradition constituent le socle intouchable, le dépôt de la foi selon les termes consacrés, définies par le successeur de saint Pierre, le pape. L’homme marqué du péché originel doit se conformer à une autorité supérieure et obéir à l’ensemble des préceptes défendus par l’Eglise catholique. Ces principes sont immuables. Quand on n’est pas d’accord avec ces principes, on quitte l’Eglise catholique. C’est le cas des multiples Eglises protestantes. Cependant, un changement fondamental s’est produit avec le concile Vatican II (1962-1965). Ce concile est le résultat d’un long courant de réflexions animant de nombreux hommes d’Eglise mais aussi hors de l’Eglise dès le XIXè siècle. Après un long combat entre les défenseurs de
la Tradition et les progressistes ; ces derniers ont pu imposer leur vision lors de la grande réforme de Vatican II. Pour ces partisans, il s’agit d’adapter l’Eglise aux multiples innovations politiques, techniques et sociales marquant l’évolution du monde. Pour les défenseurs de
la Tradition, c’est tout l’inverse. C’est au monde de s’adapter aux principes de l’Eglise. Cette humanisation de l’Eglise passant par la promotion des droits de l’homme et sa collaboration avec les instances internationales ont été clairement affichées en 1963 dans l’encyclique du pape Jean XXIII, Pacem in terris [
110]. Rappelant les progrès de la science et des techniques conduisant à « intensifier leur collaboration et à renforcer leur union » au sein du genre humain ; il s’agit de renforcer le « bien commun universel » que les Etats ne peuvent plus assurer selon l’encyclique. C’est pourquoi, le document ajoute en toute logique que « De nos jours, le bien commun universel pose des problèmes de dimensions mondiales. Ils ne peuvent être résolus que par une autorité publique dont le pouvoir, la constitution et les moyens d’action prennent eux aussi des dimensions mondiales et qui puisse exercer son action sur toute l’étendue de la terre. C’est donc l’ordre moral lui-même qui exige la constitution d’une autorité publique de compétence universelle ». 

Souhaitant que ce « pouvoir supranational ou mondial » ne soit pas instauré de force, l’encyclique approuve la Déclaration des droits de l’homme de 1948 en dehors de quelques objections. Elle ajoute que « Nous considérons cette Déclaration comme un pas vers l’établissement d’une organisation juridico-politique de la communauté mondiale » [111]. 

Ce changement de direction de l’Eglise catholique est la marque de fabrique de tous les papes depuis Vatican II. Lors de son message de Noël en 2005, Benoît XVI a encouragé les hommes à s’engager « dans l’édification d’un nouvel ordre mondial » [112] . 

Il est donc tout à fait logique que Benoît XVI ait appelé à l’instauration d’une « autorité politique mondiale » dans son encyclique Veritas in caritate [113] en juillet 2009. Rappelant l’interdépendance mondiale, le pape appelle à « l’urgence de la réforme de l’Organisation des Nations Unies comme celle de l’architecture économique et financière internationale en vue de donner une réalité concrète au concept de famille des nations (…) » [114]. 

Vers une assemblée parlementaire mondiale 

La création de grandes unions politiques régionales régies par des lois communes constituant les différentes composantes de l’Etat mondial se doit d’être représentée au sein d’une assemblée unique. C’est tout l’enjeu de « l’Assemblée parlementaire des Nations Unies » (l’APNU) [115]. Cette ambition est la suite logique des rêves d’unification du monde défendue par les théoriciens du mondialisme (fabiens et consort). Rien ne surgit au hasard. Les événements, les personnages et les instituts du passé produisent leurs fruits conduisant à parachever l’édifice babélien. Par conséquent, l’action du WFM (World Federalist Movement), dont nous avons vu la création en 1947 à Montreux, poursuit tout logiquement le travail qui est le sien. Ainsi, le WFM est à l’origine, en 1992, de l’élaboration du premier grand document appelant à l’établissement d’une Assemblée parlementaire mondiale au sein des Nations Unies : The case for a United Nations Parliamentary Assembly (« L’objet d’une Assemblée parlementaire des Nations Unies ») du Canadien Dieter Heinrich [116]. De nombreux travaux et conciliabules se sont déroulés par la suite au sein du sénat canadien, du parlement européen, lors du Forum du Millénaire en 2000 à New York, du 12è congrès de l’Internationale socialiste etc, pour enfin aboutir à la création en septembre 2003 au « Comité pour une ONU démocratique ». Nous sommes obligé de donner la version en allemand car, comme nous allons le voir, les autorités politiques allemandes jouent un rôle de premier plan : Komitee für eine Demokratische UNO (KDUN) [117]. 

Le KDUN est la figure de proue au sein d’un comité exécutif [118] oeuvrant en faveur d’un Parlement mondial. En effet, ses travaux sont secondés par un autre institut déjà mentionné, le WFM. A cela, il faut ajouter « 
la Société des peuples menacés » (Gesellschaft für bedrohte Völcker), institut allemand oeuvrant en faveur de l’émancipation des groupes ethniques et qui travaille main dans la main avec l’UFCE (l’Union Fédéraliste des Communautés Ethniques Européennes) [
119] et une ONG anglaise, le 2020 Vision Ltd [120]. 

Le KDUN dont le siège est à Berlin annonce la couleur en précisant dans ses statuts sa volonté de construire une société cosmopolitique et favorisant les intégrations continentales [121]. Au sein du comité directeur, on trouve des représentants issus des mondes politiques et scientifiques. Il est intéressant de souligner que tous les courants politiques allemands sont présents à l’exception des ex-communistes (die Linke) [122]. Au sein de ce comité, nous trouvons un personnage clef, Armin Laschet. Cet homme politique est à l’origine du rapport élaboré en 2003 appelant à donner un siège permanent à l’Union européenne [123] après l’adoption du « Traité Giscard » (désormais appelé « Traité de Lisbonne »). Son influence est décisive car on le trouve aussi à la tête du comité directeur du Prix Charlemagne [124]. Par ailleurs, la présence du député allemand au Parlement européen Jo Leinen à la direction du KDUN est particulièrement significative car il joua un rôle déterminant dans l’adoption du Traité de Lisbonne [125]. 

C’est en avril 2007 que le KDUN lança sa campagne en faveur d’un Parlement mondial sous la direction de son président, Andréas Bummel. Auteur d’un livre intituléInternationale Demokratie Entwickeln (« Développer la démocratie internationale ») [126], c’est un ancien adhérent du parti libéral, le FDP, dont le président Guido Westerwelle est devenu ministre des Affaires étrangères du gouvernement Merkel depuis septembre 2009. C’est aussi un collaborateur de la « Société des peuples menacés » dirigés par Tilman Zülch (membre du comité directeur du KDUN) et de
la World Federalist Movement (WFM) de New-York [
127]. 

Tous ces intervenants agissent afin de favoriser la naissance de ce nouvel organe mondial. Comme il est précisé dans les textes officiels : « (…) L’APNU pourrait dans un premier temps être constituée de délégués de parlements nationaux et régionaux reflétant leur composition politique. Une APNU inclurait donc des membres de partis minoritaires qui ne font pas partie du gouvernement. A un stade ultérieur, l’APNU pourrait être directement élue. Une APNU serait ainsi un organe unique et légitime représentant la voix des citoyens sur des questions d’ordre international. Les participants à la campagne considèrent qu’une APNU, une fois créée, évoluerait d’un simple organe consultatif à un parlement mondial avec de véritables droits à l’information, la participation et de contrôle »(…) [128]. 

Ces ambitions affichées sans complexes par l’APNU s’épanouissent encore plus lorsque l’on se rappelle le soutien apporté par Benoît XVI à l’instauration d’une « autorité politique mondiale ». Il va de soi que les dirigeants de l’APNU ont salué avec enthousiasme l’encyclique de ce pape [129].. 

Conclusion 

Cette rapide description de l’histoire des tenants du mondialisme remontant du Moyen-Âge jusqu’au début du XXIè siècle souligne que cette tendance est très ancienne. Elle repose sur une cupidité sans limites et la poursuite d’un idéal de contrôle complet des richesses planétaires. Cette évolution n’a fait que prendre de la vitesse au fur et à mesure que le « clergé » mondialiste, successeur de Nimrod, réussissait à imposer son mode de pensée en faveur du nouvel ordre mondial. Depuis la chute du mur de Berlin, les événements s’accélèrent ; la crise aussi. La décennie 2010 sera décisive pour le genre humain car le mondialisme, selon la doctrine de ces élites, est un messianisme pressé. 

Pierre Hillard 

               

Documents joints 

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« The Anglo-American Etablishment », par Carroll Quigley 


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« The History of the Fabian Society », par Edward R. Pease 


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« The Open Conspiracy », par H.G. Wells 


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« The New World Order », par H.G. Wells 


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« Wall Street and the bolshevik revolution », par Antony Sutton 


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« Wall Street and FDR », par Antony Sutton 


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« Wall Street and the rise of Hitler », par Antony Sutton 


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« Union Now : A Proposal for a Federal Union of the Democracies of the North Atlantic », par Clarence Streit 


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« Philip Dru : Administrator, A Story of Tomorrow, 1920-1935 », par Edward Mandell House 


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« Internationale Demokratie entwickeln » / « Developing International Democracy », par Andreas Bummel 


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[1] « U.S move sows confusion in EU », par Charles Forelle, The Wall Street Journal, 2 février 2010. 

[2] Site officiel de l’Eurasec

[3] « L’Union douanière, créée par la Russie, le Kazakhstan et la Biélorussie », dossier de Ria Novosti. 

[4] « Eurasie : le président kazakh prône la création d’une monnaie unique, l’evraz », Ria Novosti, 11 mars 2009. 

[5] « CEEA : la création d’une monnaie unique au menu d’entretiens russo-kazakhs », Ria Novosti, 14 mars 2009. 

[6] Site officiel de l’UNASUR

[7] Le 26 novembre 2008, lors d’une réunion à Caracas, quelques pays d’Amérique du Sud ont décidé de préparer le terrain en créant le « Fonds de stabilisation et de réserve » ; c’est-à-dire une unité de compte appelé « SUCRE » (Système Unitaire de Compensation Régionale). Cette unité de compte fait référence aussi à Antonio José de Sucre (1795-1830) qui fut lieutenant au service de Simon Bolivar. 

[8] Page officielle de l’Assemblée Parlementaire Euro-Latino Américaine

[9] Site officiel du SICA

[10] Site officiel de l’Union africaine

[11] Site officiel du NEPAD

[12] Description de l’Union africaine sur le site du ministère français des Affaires étrangères. 

[13] Site officiel du GCC

[14] « Proposed GCC currency name ‘too general’ », Trade Arabia, 16 décembre 2009. 

[15] « 
La Chine espère populariser le yuan au sein de l’Asean », Les Echos, 31 décembre 2009. 

[16] Site officiel du PSP

[17] La marche irrésistible du nouvel ordre mondial, par Pierre Hillard (Editions François-Xavier de Guibert, 2007), p. 21. 

[18] Ibid., pp. 86-87 

[19] La décomposition des nations Européennes : De l’union euro-Atlantique à l’Etat mondial, par Pierre Hillard (Editions François-Xavier de Guibert, 2005), p. 137 et La marche irrésistible du nouvel ordre mondial, op. cit, p. 79. 

[20] « Résolution du Parlement européen sur l’état des relations transatlantiques après les élections qui ont eu lieu aux États-Unis » (2008/2199(INI)), Réseau Voltaire, 23 mars 2009. 

[21] « La Russie et la Chine proposent une monnaie commune globale », Réseau Voltaire, 11 juillet 2009. 

[22] La revue The Economist de janvier 1988 annonçait le lancement d’une monnaie mondiale appelée « phénix » pour 2018. Nous sommes dans les temps. 

[23] « Discours d’acceptation », par Herman von Rompuy, Réseau Voltaire, 19 novembre 2009. 

[24] Les revendications ethniques et religieuses ainsi que l’opposition entre régions riches et régions pauvres accélèreront la décomposition des Etats dans le monde. Ce phénomène s’explique en particulier en raison du transfert de l’autorité suprême à des unions politiques régionales au dépens des Etats qui n’ont plus leur raison d’être. La dislocation des Etats sera planétaire. Déjà, certains dirigeants des Etats fédérés US du Texas et du Vermont souhaitent faire sécession. En ce qui concerne l’Europe,
la Belgique avec
la Flandre ou l’Espagne avec
la Catalogne constituent des risques majeurs. Ces revendications régionalistes conduisant au morcellement des Etats sont nécessaires pour aboutir à la réalisation du nouvel ordre mondial. 

[25] Jusqu’au début janvier 1973,
la France partageait le droit de créer de la monnaie avec les banques privées. Pour financer la construction de logements sociaux par exemple, l’Etat empruntait auprès de la banque centrale qui créait pour l’occasion cette monnaie. Par la suite, l’Etat remboursait l’emprunt tandis que la banque détruisait cet argent ; mais, point capital, sans faire payer d’intérêts. Or, l’Etat s’est interdit d’emprunter auprès de la banque centrale avec l’article 25 de la loi Pompidou-Giscard d’Estaing du 3 janvier 1973. Il se prive donc de la création monétaire sauf s’il s’adresse auprès d’acteurs privés qui, eux, font payer des intérêts au prix fort. Par conséquent, cette politique empêche toute politique sociale véritable rendant les investissements publics hors de prix et entraînant par la même occasion l’augmentation de la dette publique. Ce principe inscrit dans le Traité de Maastricht (1992) à l’article 104 a été transposé à l’article 123 dans le Traité de Lisbonne. Les Etats de l’UE sont donc totalement tributaires de l’oligarchie financière. 

[26] Une large partie de ce chapitre s’appuie sur les travaux de l’historien américain Carroll Quigley (1910-1977) professeur entre autres à l’université Georgetown : The anglo-american Etablishment, GSG § Associates, 1981. Il fut en particulier le professeur de … Bill Clinton. 

[27] Le lancement en juillet 2009 d’un projet de panneaux solaires en Afrique du Nord et au Proche-Orient devant irriguer en énergie l’Europe se fait dans le cadre de « Desertec ». La branche allemande du Club de Rome, le centre aéronautique et aérospatial allemand et le prince Hassan bin Talal de Jordanie ont fortement contribué au projet. Indirectement, cette politique énergétique va contribuer à intégrer encore plus largement ces Etats Sud-méditerranéens à l’Union européenne et, dans la foulée, à l’axe euro-atlantique dans le cadre de l’interdépendance. 

[28] C’est le cas du « Corridor de Nasco » avec l’émergence d’un bloc Nord-américain. 

[29] Les bénéficiaires des bourses d’études Cecil Rhodes aux Etats-Unis, au Royaume-Uni, en Australie, en Afrique du Sud etc sont présentés sur les sites internet de ces différentes écoles. 

[30] A partir de la deuxième moitié du XIXè siècle, l’équipe de Cecil Rhodes contrôlait le Times de Londres, journal réservé aux élites politiques et économiques britanniques qui, elles aussi, étaient pour la plupart membres de cette vaste aristocratie commerciale. Cela s’appelle travailler en circuit fermé. 

[31] Anglo-american Etablishment, op. cit, p. 169. 

[32] L’expression « groupe Milner » est utilisée pour évoquer les personnages politiques, économiques, militaires et journalistiques acquis aux idéaux d’Alfred Milner et de son mentor, Cecil Rhodes. 

[33] Ibid., p. 133. 

[34] Nous nous appuyons sur les travaux de Edward R. Pease, The History of the Fabian Society (EP Dutton and Company, 1916), ouvrage souvent réédité. 

[35] Site officiel de la Fabian Society

[36] Robert Owen s’appuyait sur les principes du philosophe Platon, en particulier son ouvrage 
La République, défendant l’idéal d’une société aristocratique dirigée par l’élite, éliminant le mariage tout en favorisant la reproduction des meilleurs. Cette théorie a fait des petits. On retrouve ces concepts dans Le Meilleur des mondesd’Aldous Huxley, 1984 d’Orwell ou encore dans certains ouvrages d’Herbert George Wells, membre dirigeant de la société fabienne. 

[37] L’université d’Oxford est devenue un des foyers de recrutement des élites grâce aux « bourses d’études Cecil Rhodes » pour
la Grande-Bretagne. 

[38] Gardons à l’esprit que tout est lié. 

[39] Au début du XXIè siècle, 200 députés britanniques appartiennent à la société fabienne comme l’ancien Premier ministre Tony Blair (promoteur de la politique économique appelée la « 3è voie », principe fabien par excellence) ou Gordon Brown. 

[40] Il semble ne pas y avoir trouvé satisfaction. 

[41] Ouvrage paru en 1928, réédité en 1931 sous le titre What are we to do with our Lives ?

[42] The War That Will End War, par H. G. Wells. Version française :La destruction libératrice, réédité aux Editions Le passé du futur, Grama, Bruxelles, 1995, p. 214. 

[43] Ibid., p. 134 : « Ce fut dans une ambiance légèrement incrédule que démarra la réunion qui devait instaurer le nouvel ordre mondial ». 

[44] The
New World Order
, par H.G Wells, réédité par Filiquarian Publishing, LLC, en 2007. 

[45] La plupart des responsables économiques de l’administration Obama sont issu de
la Pilgrim Society. 

[46] Voir The Anglo-American Etablishment, op. cit, p. 82 et pages 117 et suivantes. 

[47] Site officiel de la Round Table

[48] L’entreprise JP Morgan, pilier de la finance anglo-saxonne, fut fondée par John Pierpont Morgan (1837-1913). 

[49] Voir les ouvrages de l’extraordinaire Antony Sutton (1925-2002), chercheur à l’institution Hoover et à l’université Stanford, décrivant le soutien de Wall Street aux trois éléments suivants : Wall Street and the bolshevik revolution, Arlington House, 1974 ; Wall Street and FDR (ndlr : Franklin Delano Roosevelt) et Wall Street and the rise of Hitler. Il faut ajouter aussi cette série en trois volumes :Western technology and soviet economic development 1917-1930 ;Western technology and soviet economic development 1930-1945et Western technology and soviet economic development 1945 to 1965 prouvant à partir d’une documentation de première main le soutien économique et financier de l’occident à l’Union soviétique et à ses affidés. 

[50] Nous invitons le lecteur à s’intéresser à Basil Zaharoff (1850-1936) qui fit fortune en vendant des armes aux acteurs du conflit de 1914-1918. 

[51] Wall Street and the bolshevik revolution, op. cit, p. 57. 

[52] Ibid., pp. 83. 

[53] Ibid., p. 82. Il est intéressant de noter que Harry Hopkins (1890-1946) qui devint plus tard l’éminence grise du président Roosevelt, fut l’intermédiaire entre
la Croix-Rouge états-unienne dirigée par William Boyce Thompson à Petrograd en 1917 et sa représentation à Washington in Ibid., p. 72. 

[54] Ibid., pp. 89-100. Le mémorandum de William Boyce Thompson présenté à Lloyd George peut être lu en entier à la page 197 et suivantes au paragraphe intitulé « Document 4 ». 

[55] Pétrole, une guerre d’un siècle, par William Engdahl (Editions Jean-Cyrille Godefroy, 2007), p. 94 et suivantes. 

[56] Wall Street and the rise of Hitler, op. cit, voir les chapitres de 1 à 5 en particulier page 47. 

[57] The anglo-american Etablishment, op. cit, p. 182. 

[58] Outre
la Grande-Bretagne et ses dominions, Lionel Curtis n’hésitait pas à y ajouter :
la France, les pays scandinaves, l’Irlande, l’Egypte, l’Inde,
la Belgique, les Pays-Bas, le Canada et les Etats-Unis. Ces projets ont été présentés dans son livre paru en une seule édition en 1938 : The Commonwealth of God in The Anglo-American Etablishment, op. cit, pp. 282-283. 

[59] Union Now : A Proposal for a Federal Union of the Democracies of the North
Atlantic
, par Clarence Streit (Harper & Brothers Publishers, 1939). 

[60] The Anglo-American Etablishment, op. cit, p. 283. 

[61] « Comment le Conseil des relations étrangères détermine la diplomatie US », Réseau Voltaire, 25 juin 2004. 

[62] Le président Wilson l’appelait son « alter ego ». 

[63] Wall Street and FDR, op.cit, p. 92 et suivantes. 

[64] Voir notre livre 
La Marche irrésistible du nouvel ordre mondial, op.cit, p. 14 et pp. 80-81. 
Philip Dru, administrator, par Edward Mandell House, réédition Robert Welch University Press, 1998. 

[65] 
La Paneurope, par Anne-Marie Saint Gille (Presses de l’université de Paris Sorbonne, 2003), pp. 130-131. 

[66] L’engagement d’Aristide Briand au côté de
la Paneurope acquise aux principes fédéralistes et régionalistes dans un cadre politique mondial unifié permet de mieux comprendre le discours du représentant français à l’Assemblée générale de
la Société des Nations, le 5 septembre 1929, appelant à un « lien fédéral » entre les Etats européens. 

[67] Le représentant anglais lors de ce congrès paneuropéen de 1926, A. Watts, était membre du Royal Institute of International Affairs issu du « groupe Milner » in 
La Paneurope, op. cit, p. 148. 

[68] « Richard de Coudenhove-Kalergi (1894 -1972) », site internet de l’association PanEurope-France. 

[69]
La Paneurope a joué un rôle déterminant dans l’élaboration de tous les textes en faveur de la protection des groupes ethniques. Voir notre ouvrage 
Minorités et régionalismes dans l’Europe Fédérale des Régions (Editions François-Xavier de Guibert, 4è édition, 2004) et dans ce livre, le chapitre intitulé « L’union Charlemagne » p. 75 et suivantes. 

[70] « Richard Coudenhove-Kalergi » sur le site internet de l’European Society Coudenhove-Kalergi. 

[71] Site officiel de l’association Paneuropa

[72] Lire son discours prophétique à l’annexe 11 de 
La Décomposition des nations européennes ; en particulier le passage où Coudenhove appelle à l’instauration d’une « union atlantique », une « Fédération à trois » selon son expression, « l’Angleterre étant le pont entre l’Europe et l’Amérique ». C’est exactement ce qui est poursuivi par les instances de Bruxelles et de Washington d’une manière accélérée depuis 1990. Voir la liste complète des bénéficiaires du Prix Charlemagne sur le site du 
Comité

[73] Wall Street and the rise of Hiter, op. cit, chapitre 2 « The Empire of IG Farben », p. 33. 

[74] Wall Street and the bolshevik revolution, op. cit, pp. 125-126. 

[75] Ibid., p. 126. 

[76] Ibid., p. 60. 

[77] Ibid., pp. 61-62 

[78] Ibid., p. 50. 

[79] Il faut ajouter aussi que Hjalmar Schacht est à l’origine de l’existence de
la Banque des règlements internationaux (Bank of International Settlements). Antony Sutton relate aussi la réunion déterminante du 20 février 1933 dans la demeure d’Hermann Goering qui permit, en présence d’Adolf Hitler, de lever des fonds pour le financement du parti nazi. Les plus grands patrons de l’industrie allemande étaient présents et ont aligné les sommes nécessaires (Krupp von Bohlen, Albert Voegler, von Loewenfeld, …) ; le tout se faisait sous la direction d’Hjalmar Schacht in Wall Street and the rise of Hitler, op. cit, p.108. 

[80] Antony Sutton évoque entre autres l’influence déterminante de Gerard Swope (1872-1957), président de General Electric Company, qui permit la politique socialisante du président Roosevelt in Wall Street and FDR, op.cit, p. 86. 

[81] Carroll Quigley explique entre autres les infiltrations au sein de l’appareil politique états-unien de la part de JP Morgan in Tragedy and Hope. A History of the World in Our Time (GSG and Associates, 1966), p. 938. 

[82] Le Premier ministre anglais a tenu des propos dans son discours de Zürich qui sont dans la droite ligne du mondialisme à en juger ces extraits : « (…) L’Union européenne a fait beaucoup pour arriver à ce but et ce mouvement doit beaucoup au comte Coudenhove-Kalergi et à ce grand patriote et homme d’Etat français que fut Aristide Briand (…). Nous autres Britanniques, nous avons le Commonwealth. L’organisation du monde ne s’en trouve pas affaiblie, mais au contraire renforcée et elle y trouve en réalité ses maîtres piliers. Et pourquoi n’y aurait-il pas un groupement européen qui donnerait à des peuples éloignés l’un de l’autre le sentiment d’un patriotisme plus large et d’une sorte de nationalité commune ? Et pourquoi un groupement européen ne devrait-il pas occuper la place qui lui revient au milieu des autres groupements et contribuer à diriger la barque de l’humanité ? (…). Appelant à une réconciliation franco-allemande, Churchill ajoute dans un esprit fabien : « Il faut que notre but permanent soit d’accroître et de renforcer la puissance de l’ONU. Il nous faut créer la famille européenne en la dotant d’une structure régionale placée sous cette organisation mondiale, et cette famille pourra alors s’appeler les Etats-Unis d’Europe » (…) in George C. Marshall, Points de repère, Lausanne, 1973 

[83] L’influence fédéraliste se fit sentir par l’intermédiaire d’Européens convaincus comme Denis de Rougemont, Henri Brugmans et Alexandre Marc. 

[84] Côté états-unien, dès 1924, Rosika Schwimmer et Lola M. Lloyd défendant la cause des femmes (droit de vote, etc) organisèrent la première assemblée constituante mondiale devant être élus par les peuples afin de rédiger une constitution mondiale. Cette initiative fut relancée en 1937 à Chicago avec une campagne en faveur d’un gouvernement mondial. Il serait très intéressant de savoir qui finançait de tels projets. Par la suite, d’autres Etats-uniens préparèrent les esprits en faveur d’un monde uni : Emery Reves, auteur de Anatomy of Peace défendant l’idée d’un gouvernement mondial (il fut aussi l’agent littéraire de Winston Churchill) ; le politicien Wendell Wilkie avec son livre One World ; l’avocat Clark Grenville auteur de World Peace through World Law ; le journaliste Norman Cousins ; le journaliste et sénateur démocrate Alan Cranston et le philosophe Robert Hutchins. 

[85] Présentation du World Federalist Movement sur son site internet. 

[86] Déclaration de Montreux du 23 août 1947. 

[87] Voir notre livre La Fondation Bertelsmann et la gouvernance mondiale (Editions François-Xavier de Guibert, 2009), pp. 95-96 et « Geschichte der Europa-Union Deutschland sur le site internet de Europa Union Deutschland. 

[88] « The history of Federal Union » sur le site internet de l’association. 

[89] « Regional Federalism » sur le site internet du World Federalist Movement. 

[90] Site officiel d’Andrew Duff

[91] « ECFR’s Board and Council » sur le site internet de l’European Council on Foreign Relations. 

[92] « Création accélérée d’un Conseil européen des relations étrangères », Réseau Voltaire, 3 octobre 2007. 

[93] 
La Fondation Bertelsamann et la gouvernance mondiale, op. cit, p. 92 et suivantes. 

[94] « Trustees » sur le site internet du Rhodes Trust. 

[95] Parmi les nombreux participants, nous pouvons relever Richard de Coudenhove-Kalergi, Konrad Adenauer, Denis de Rougemont, Alcide de Gasperi, François Mitterrand, etc. 

[96] « Histoire secrète de l’Union européenne », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 28 juin 2004. 

[97] Une exception toutefois ; RTL Belgique a diffusé lors de son journal télévisé l’extérieur de la réunion du Bilderberg en juin 2000 lors de sa réunion à Genval dans le Brabant wallon. On peut y apercevoir Dominique Strauss-Kahn ou encore la reine Béatrix des Pays-Bas. 

[98] « Top candidate debates EU tax at elite dinner », par Andrew Rettman, EU Observer, 16 novembre 2001. 

[99] Le film Avatar de James Cameron sorti en décembre 2009 est le prototype même de l’esprit « gaïa ». Une tribu parée de nombreuses qualités par rapport aux humains venus exploiter leur planète tire leur force de la nature, plus précisément d’un arbre, véritable dieu qui donne l’énergie comme il l’a reprend. 

[100] Thomas Huxley était appelé le « bouledogue de Darwin ». 

[101] « H.G. Wells : Darwin’s disciple and eugenicist extraordinaire », par Jerry Bergman, in Journal of Creation, décembre 2004. 

[102] « WWF in the 60’s » sur le site internet du World Wild Fund. 

[103] « Presidents – past and present » sur le site internet du World Wild Fund. 

[104] Le Figaro, 25 janvier 1999. 

[105] Voir p. 137 (chapitre 28). 

[106] « Peter Sutherland, Directeur général du GATT et de l’OMC de 1993 à 1995 », sur le site internet de l’Organisation mondiale du Commerce. 

[107] « Peter Sutherland », sur le site internet de
la Commission trilatérale. 

[108] « Membership », sur le site internet de
la Commission trilatérale. 

[109] Parmi les nombreux domaines participant à l’édification du nouvel ordre mondial, nous pouvons évoquer le cas du Codex alimentarius dont l’objectif est de procéder à des modifications ou à des suppressions de produits entrant dans la composition alimentaire (vitamines, minéraux, …). 

[110] Texte intégral sur le site internet du Saint-Siège. 

[111] Ibid., voir les paragraphes de 130 à 145. 

[112] « Message Urbi et Orbi du Saint-Père Benoît XVI », 25 décembre 2005, Vatican. 

[113] Texte intégral sur le site internet du Saint-Siège. 

[114] Ibid., paragraphe 67. 

[115] Site officiel de la Campagne pour la création d’une Assemblée parlementaire des Nations Unies

[116] The case for a United Nations Parliamentary Assembly, par Dieter Heinrich, World Federalist Movement, octobre 1992 

[117] Site officiel du Komitee für eine Demokratische UNO

[118] « Comité exécutif » de
la Campagne pour la création d’une Assemblée parlementaire des Nations Unies. 

[119] Cet institut allemand est à l’origine des textes clefs en faveur des groupes ethniques en Europe ; la Charte des langues régionales ou minoritaires et la Convention-cadre pour la protection des minorités. Voir notre livre Minorités et régionalismes, op. cit. p. 142 et suivantes. 

[120] Site officiel de 2020 Vision

[121] « Satzung für das Komitee für eine demokratische UNO ».Document téléchargeable

[122] « Associates des KDUN », sur le site internet du Komitee für eine Demokratische UNO. 

[123] Rapport sur les relations entre l’Union européenne et l’organisation des Nations Unies [2003/2049 (INI)], rapporteur Armin Laschet, 16 décembre 2003. 

[124] Signalons aussi la présence de Hans-Gert Pöttering au sein du comité directeur du Prix Charlemagne, président de
la Fondation Konrad Adenauer, ancien président du Parlement européen mais aussi ancien président de Europa Union Deutschland, filiale de l’Union des fédéralistes européens (l’UEF créée à Montreux en 1947) dirigée en 2010 par le député anglais au Parlement européen Andrew Duff. 

[125] Voir 
La Fondation Bertelsmann et la gouvernance mondiale, op. cit, p. 93 et suivantes. 

[126] Internationale Demokratie entwickeln, par Andreas Bummel, Horizonte Verlag, 2005. 

[127] « Andreas Bummel Der Vorsitzende des Komitees für eine demokratische UNO », par Gerrit Wustmann, 11 février 2008. 

[128] « A propos du projet APNU », sur le site internet de
la Campagne pour la création d’une Assemblée parlementaire des Nations Unies. 

[129] « Etude : la création d’un Parlement mondial serait « pleinement en harmonie avec la doctrine papale » », 28 juillet 2009, Campagne pour la création d’une Assemblée parlementaire des Nations Unies. 

 

10 septembre 2011

Clinatec : le laboratoire de la contrainte

Classé dans : Politique/Societe — uriniglirimirnaglu @ 11 : 11

Le but revendiqué, officiel, de Clinatec, est de « nous mettre des nanos dans la tête ». En

clair, des implants cérébraux. Pour être encore plus clair, le programme Clinatec travaille

depuis 2006 dans une quasi clandestinité à l’interface cerveau-machine, à l’intrusion du

pouvoir médical et politique dans notre for intérieur (espionnage, détection des intentions,

décryptage des sentiments, reconnaissance de la « pensée »). L’interface primate-machine

et, déjà, homme-machine, ouvre la porte, elle, au pilotage des rats, des macaques, des

hommes – bref, à la production de robots humains, de « cyborgs » si vous voulez,

« d’organismes cybernétiques ». Faut-il souligner les avantages de cette nouvelle catégorie

de population pour les entreprises, les gouvernements, les armées ? Demandez donc à la

direction d’Orange qui doit faire face à une vague de suicides parmi ses employés humains,

d’un modèle périmé.

Naturellement, Clinatec n’est pas le seul laboratoire de neurotechnologies dans le monde à

oeuvrer à la société de contrainte. Naturellement, les neurotechnologies ne sont pas les seules

à oeuvrer à la société de contrainte. Elles complètent par un pilotage fin, individualisé, le

pilotage de masse effectué par le système informatique et les puces RFID, de la « planète

intelligente » d’IBM.1 Voici comment.

Alors qu’est annoncée pour septembre 2011 l’inauguration à Grenoble de Clinatec, un centre de recherche

« unique au monde », nul ne peut, à quelques jours seulement de l’événement, donner de précisions quant

à sa date exacte et ses modalités. Exceptionnel, dans la bataille de communication que se livrent

d’ordinaire les équipes scientifiques « de pointe », pressées d’annoncer des « premières ». Au contraire

pour Clinatec, le plus grand secret est préservé depuis 2006, date de dépôt du nom (Clinatec®) au registre

des marques de l’Union européenne2. Les Grenoblois ignorent tout ou presque de cette clinique destinée ànous mettre « des nanos dans le cerveau »3, décidée, programmée, financée, réalisée en toute opacité.

C’est qu’il faut, confie en petit comité un responsable du centre, « éviter une inauguration avec CRS ».

Comprenez : avec manifestants.

Si les promoteurs de Clinatec admettent que leur projet mérite contestation, c’est qu’ils connaissent mieux

que quiconque les raisons de s’y opposer. Ils savent ce que The Economist relevait dès 2002 : « Le

clonage est un sujet de discussions acharnées, avec des propositions d’interdictions globales. Pourtant

quand il s’agit des neurosciences, aucun gouvernement ou traité ne fixe de limites (…). En fait les

neurotechnologies posent un risque plus grand – et également plus immédiat. »4 Ils ont lu l’avis du Comitéconsultatif national d’éthique : « De nouvelles perspectives sont ouvertes par les découvertes des

neurosciences qui peuvent affecter l’image même de l’homme, de l’idée qu’il se fait de sa place dans le

monde et de sa liberté »5 ; celui du Centre d’analyse stratégique : « Les neurosciences sont une discipline

scientifique en plein essor dont les potentielles utilisations hors des laboratoires soulèvent nombre de

réflexions éthiques. Deux questions se posent avec une acuité croissante : celle des possibilités offertes,

notamment par la psychopharmacologie, en termes d’amélioration des performances exécutives,

sensorielles et cognitives et celle de l’utilisation de l’imagerie cérébrale dans les domaines sanitaires,

judiciaires, militaires, économiques et sociaux »6 ; et celui du Groupement européen d’éthique : « Nous

sommes ainsi confrontés à des technologies capables à la fois de réparer et d’améliorer le corps, à la

1 Voir IBM et la société de contrainte, Pièces et main d’oeuvre, mai 2010

2 European Union trademark database, n°005562616, date de la demande d’enregistrement : 16/12/06

3 Grenoble & Moi, 25/01/07

4 The Economist, 25/05/02

5 Questionnements pour les états généraux de la bioéthique, 09/10/08

6 Note de veille mars 2009, le CAS est rattaché au Premier ministre

2

multiplication de technologies implantables qui pourraient modifier et étendre le concept des soins au

corps et annoncer l’avènement du «cyborg» – soit du corps post-humain. »7

Bref, les responsables qui s’apprêtent à inaugurer Clinatec en catimini savent – et feignent d’ignorer – leur

contribution à l’avènement de la société de contrainte, par la possession technologique de ce que nous

avons de plus intime : notre for intérieur.

ICe

vendredi 2 juin 2006, Grenoble est bouclée par la police. Tout groupe de deux personnes et plus est

contrôlé et fouillé dans ce qui est devenu un camp retranché quadrillé par plus de 400 CRS, gendarmes et

cogneurs de la Brigade anti-criminalité. Derrière les grilles et les gyrophares, le techno-gratin inaugure

Minatec, le « premier pôle européen de micro et nanotechnologies ». Michel Destot, maire PS et ancien

ingénieur du Commissariat à l’énergie atomique, déclare en tribune : « Faire croire que l’on imposerait un

« nanomonde » totalitaire à la population sans débat préalable relève non seulement de la manipulation

mensongère mais aussi d’une forme de paranoïa politique bien connue, qui s’appuie sur la théorie du

complot, la haine des élites, des élus, des responsables. »

Tandis que les journalistes de la France entière « couvrent » l’événement et recopient le même article

objectif sur « les nanotechnologies, avantages/inconvénients », une réunion se tient discrètement au CEA.

C’est Alim-Louis Benabid, neurochirurgien au CHU de Grenoble et précurseur de la stimulation cérébrale

profonde par implantation d’électrodes dans le cerveau, qui le révèle cinq ans plus tard dans une

publication interne, à quatre mois d’une autre inauguration, celle de Clinatec. « [Le nouveau bâtiment]

concrétisera le rêve débuté le 2 juin 2006 dans le bureau de Jean Therme en présence d’Alain Bugat,

alors administrateur général du CEA, et de Bernard Bigot alors haut-commissaire à l’énergie

atomique. »8 Bien sûr, estimer à ce stade de notre enquête qu’une telle décision « sans débat préalable »,

ressemble à un complot – « projet concerté secrètement contre la vie, la sûreté de quelqu’un ou contreune institution »,

selon le dictionnaire – relèverait d’une forme de paranoïa politique bien connue.

Attendons d’en savoir plus sur les projets des neurotechnologies pour vérifier cette définition.

Six mois après la réunion fondatrice, le 15 janvier 2007, Jean Therme présente ses voeux à la presse et

dévoile le projet Clinatec, selon la fausse ingénue envoyée par le Daubé. En six mois, Therme et Benabid

ont sans doute réuni leurs habituels complices du techno-gratin – élus, responsables, « élites », comme dit

Destot – monté des dossiers pour traire les fonds nationaux et/ou européens selon la coutume locale,

déposé la marque Clinatec® et affiné leur plan de com’. Le résultat figure, selon un scénario immuable,

dans le Daubé du 16 janvier 2007 : « A Grenoble, lorsque les nanotechnologies se mettent au service de la

médecine, cela donne naissance à Clinatec, une nouvelle structure adaptée aux besoins d’innovation en

nanomédecine. Créée à l’initiative du professeur Alim-Louis Benabid (…) cette clinique expérimentale

permettra de créer et de développer des solutions pour combattre les maladies neurodégénératives. (…)

« Les expériences auront lieu à raison d’une opération par mois, il s’agira d’un centre de recherche et non

pas d’un hôpital dont l’activité serait suivie par un comité d’éthique », a précisé le directeur du CEA en

ajoutant « l’objectif est de rassembler technologues, cliniciens et industriels dans un même lieu, au CEAMinatec »

».9 Au passage, le Daubé nous informe que le CEA travaille « en étroite collaboration avec

l’équipe du professeur Benabid depuis maintenant quatre ans ».10

Chers lecteurs, vous venez d’assister en direct à des scènes de la vie du « laboratoire grenoblois ». C’est

ainsi que, depuis des décennies, s’élabore la technopole. C’est ainsi que, depuis Aristide Bergès et Louis

Néel, les technarques « révolutionnent » nos vies, nos villes, le monde, et bientôt nos cerveaux.

***

7 Aspects éthiques des implants TIC dans le corps humain, 16/03/05

8 Le mensuel, journal interne du CEA, n°150, mai 2011

9 Le Daubé, 16/01/07

10 Idem

3

Revenons à Clinatec. Des opérations chirurgicales expérimentales « au CEA-Minatec » ? Qu’on ne

s’étonne pas de trouver le Commissariat à l’énergie atomique en première ligne des travaux en

neurosciences. Il y a longtemps que ses ingénieurs s’intéressent à nos cerveaux, notamment via l’imagerie

biomédicale. « Au cours de ces dernières années, relève le Daubé, les neurosciences ont pris sur Grenoble

un essor considérable, tant au sein de l’université Joseph-Fourier (sciences, technologies et santé), qu’au

centre hospitalier universitaire et au Commissariat à l’énergie atomique. »11 Précisément, c’est le Léti – le

laboratoire d’électronique et de technologies de l’information – qui pilote au CEA-Grenoble la Recherche

& Développement en neurotechnologies. Ainsi peut-on lire sur son site :

« Depuis son lancement en 2006 par le Léti, le Centre Hospitalier Universitaire de Grenoble, INSERM et

l’Université Joseph-Fourier, Clinatec a rassemblé des équipes multidisciplinaires de praticiens médicaux,

de biologistes et d’ingénieurs. Ces équipes étudieront des systèmes de diagnostic et de traitement

innovants, de la preuve de concept aux essais de faisabilité, notamment des neuroprothèses pour le

traitement de handicaps moteurs ou sensoriels, ou le développement de systèmes de neurostimulation

originaux pour traiter la maladie de Parkinson et certains symptômes de la maladie d’Alzheimer. La

nouvelle installation, qui sera achevée en 2011, comprendra un secteur médico-chirurgical avec une salle

d’opération et des chambres d’hébergement pour les patients participant aux essais cliniques.

En 2009, Clinatec a acheté un magnétoencéphalographe (MEG), un système de très haute sensibilité qui

permet de cartographier en 3D le cerveau en mesurant les champs magnétiques très faibles créés par

l’activité cérébrale. La MEG, qui a été installée en mai 2010, a de nombreuses applications, tant au plan

du diagnostic au cours d’essais cliniques, (par exemple pour localiser la partie du cerveau où naissent les

crises d’épilepsie), ou dans des programmes de recherche (par exemple comprendre les mécanismes de la

stimulation cérébrale profonde utilisée dans le traitement de la maladie de Parkinson ou localiser le site

optimal d’implantation des neuroprothèses. (…)

En plus de sa nouvelle machine MEG, Clinatec a acheté un système d’IRM intra-opératoire en 2009.

L’IRM offre des capacités multifonctionnelles de pointe. Il servira entre autres à soutenir les études

cliniques sur la stimulation du cerveau profond et l’interface cerveau-ordinateur à la base des

neuroprothèses. »12

On commence à comprendre. Si le bâtiment ouvre bien ses portes en septembre 2011 – ainsi qu’en atteste

l’avancée du chantier rue Félix Esclangon – la structure Clinatec, elle, est opérationnelle depuis cinq ans,

sous la direction d’Alim-Louis Benabid. (Ah ! dernière minute. Un document de 2010, signé du directeur

du CHU de Grenoble13, nous apprend incidemment et en anglais que le neurochirurgien François Berger,

disciple de Benabid, responsable de l’équipe « Nanoneurosciences fondamentales et appliquées » de

Grenoble Institut des Neurosciences, serait le directeur de Clinatec depuis 2010. De son côté, le journal

interne du CEA présente François Berger comme « le directeur général et exécutif de Clinatec » depuis

avril 2011 : « Il animera le directoire, structure où la stratégie de Clinatec est élaborée ».14)

Depuis cinq ans, Clinatec constitue des équipes, touche des subventions (20 millions d’euros dans le cadre

du contrat de plan Etat-Région 2007-2013), achète du matériel, développe des projets, expérimente des

dispositifs neuronaux implantés, en toute discrétion. La Ville de Grenoble finance le projet à hauteur de

2,2 millions d’euros, pourtant le maire Michel Destot n’a pas jugé utile d’en informer le conseil municipal

– encore moins de soumettre cette subvention à son approbation. Cela n’a aucun rapport avec le fait que

Benabid ait figuré pour les municipales de 2008 sur la liste de Destot, ou qu’il ait présidé pour les

législatives de 2007 le comité de soutien de Geneviève Fioraso, adjointe de Destot et présidente de la

Société d’économie mixte Minatec. Ce n’est pas parce qu’on est intimes au sein du techno-gratin qu’on

arrange les affaires publiques en privé.

Bref, que sait-on de Clinatec, cinq ans après ?

Le bâtiment de 5000 m2 est voisin de Minatec et de NanoBio, sur le polygone scientifique de Grenoble en

cours de mutation pour devenir « Giant », le futur campus-centre ville de la technopole. Il accueillera,

selon Beterem Ingénierie15 qui participe à sa conception, cinq secteurs fonctionnels distincts : un secteur

11 Le Daubé, 12/12/05

12 http://www.leti.fr/fr/Decouvrez-le-Leti/Les-plateformes-d-innovation2/Clinatec

13 Dossier de candidature auprès de l’Agence nationale de la recherche pour la création d’un Institut hospitalouniversitaire

dédié à la « Micro-nano médecine technologiquement ciblée » (MinaMed). Candidature qui a échoué.

14 Le mensuel, journal interne du CEA, n°150, mai 2011

15 Groupe TPF, rapport d’activité 2009

4

accueil-communication, un secteur de bureaux, un secteur de laboratoires, un secteur préclinique – avec

son animalerie de rongeurs, mini-cochons et « primates non humains » – et un secteur « sujet-patient ». Ce

dernier comprend « un bloc opératoire du futur et six chambres », si l’on en croit une petite annonce de

recrutement d’un ingénieur (exigeant « sens aigü des responsabilités et enthousiasme expérimental »)16. Ils’agit

naturellement d’un bâtiment écologique type « Haute qualité environnementale » (HQE), répondant

à la norme BBC – Bâtiment basse consommation – équipé, on l’a vu, d’importants moyens d’imagerie

médicale et de chirurgie guidée par l’image (neuronavigation). Une trentaine de personnes travaillent déjà

à Clinatec, une cinquantaine est prévue à l’ouverture – dont du personnel du CHU délocalisé – et 100 à

150 à terme. Le centre est présenté comme un « hôtel à projets » offrant un « plateau technique » à la

disposition des chercheurs, biologistes et cliniciens, et destiné à accueillir des équipes de recherche

extérieures, étrangères notamment.

Un dossier de presse de juin 2009 précise les axes de recherche de Clinatec : la neurostimulation,

l’administration localisée de médicaments et la suppléance fonctionnelle, lesquels « ont un dénominateurcommun : le développement de dispositifs médicaux implantables minimalement invasifs. » Pour ce qui

concerne les neurotechnologies, il s’agit d’une part d’améliorer la technique de stimulation cérébrale

profonde en miniaturisant les électrodes implantées dans le crâne (destinées à corriger les symptômes de

maladies neurologiques et de désordres psychiques) ; d’autre part de créer les neuroprothèses qui serviront

d’interface cerveau-machine, pour faire fonctionner un oeil et une oreille électroniques, ou un exosquelette

motorisé commandé « par la pensée ». Bref, Clinatec entend « développer des solutions thérapeutiques et

diagnostiques innovantes plus ciblées et plus efficaces grâce à des dispositifs issues (sic) des micro etnanotechnologies. »

Avec les garanties éthiques indispensables pour rassurer le simple citoyen et les

Verts : seront consultés le Comité de protection des personnes (CPP), sorte de comité d’éthique pour la

recherche biomédicale, le comité d’éthique de l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de

santé – l’Afssaps, dont le scandale du Médiator (500 à 2000 morts) a nettement amélioré la notoriété

publique en 2011 – et un mystérieux « ComEth », comité d’éthique « grenoblois »17.

Impeccable vitrine, non ? Comme dit le Daubé, qui n’en finit plus de cirer les mocassins de Therme etBenabid,

« le concept ressemble à un rêve ».18 Mais alors, pourquoi craindre des manifestants pourl’inauguration d’un rêve ? Pourquoi Jean Therme s’énerve-t-il : « Il ne s’agit pas de mener des

expérimentations sur le corps humain ni de gagner de l’argent ! L’objectif est de soigner, et l’on ne fera

pas autre chose que de classiques essais cliniques avec les mêmes contraintes et les mêmes contrôles

qu’en milieu hospitalier » ? La routine, en somme, mais protégée par le secret et la propriété industriels.

Voilà qui rappelle les dénégations des bricoleurs d’OGM, se réclamant de la tradition agricole

d’hybridation tout en déposant des brevets pour leurs innovations.

Prenons Jean Therme au sérieux, informons François Berger, Alim-Louis Benabid et leurs partenaires

industriels, Medtronic, Roche Diagnostics, Beckton Dickinson entre autres, qu’ils ne sont pas à Clinatec

pour « gagner de l’argent ». D’ailleurs, il est faux de prétendre que le slogan du CEA-Léti, co-fondateur

de Clinatec, serait « L’innovation au service de l’industrie ». Terminé le brevetage à tout-va et les

partenariats public-privé que nous vantait le Daubé en 2007 : « Cette coopération avec les industriels

influence aussi la pratique des chercheurs (…) qui n’hésitent plus à breveter avant de publier. En effet,

« rien ne sert de contacter un industriel si on ne possède pas la propriété intellectuelle du dispositif, car il

n’investira pas », conclut François Berger. »19 Finies les déclarations à l’Office parlementaire d’évaluation

des choix scientifiques et techniques sur le thème : « Nous devons travailler avec des industriels, nousdéposons des brevets et il n’y a pas de problème éthique en la matière. »20

Compris, professeur Berger ?

Vous aussi, professeur Benabid, oubliez les collaborations avec l’industrie. Exigeons de la presse

américaine qu’elle cesse le récit de votre success story avec Activa©, le kit de stimulation neurologique

profonde commercialisé par Medtronic après que vous eûtes convaincu cette entreprise du Minnesota du

potentiel de votre trouvaille21. On n’est pas là pour faire des affaires.

16 Annonce du 29/09/09

17 Le mensuel, journal interne du CEA, n°150, mai 2011

18 Le Daubé, 10/12/10

19 Le Daubé 16/01/07

20 Audition devant l’OPECST, 7 novembre 2006

21 Cf US News 21/02/99

5

Jean Therme ne ment jamais, Jean Therme ne prend pas les techno-rats du laboratoire grenoblois pour des

imbéciles non plus quand il nie « les expérimentations sur le corps humain ». Aussi ne faut-il pas croire

Jean Dubeaupuis, le patron du CHU de Grenoble, lorsqu’il prétend que « la collaboration avec le CEApour la création du centre de recherche CLINATEC

(…) permettra de développer un modèle inéditd’inclusion de patients dans des phases expérimentales au plus près des recherches d’amont. »22 Sans

doute François Berger doit-il à un moment d’égarement cette information lâchée à la Ligue contre le

cancer : « Nous mènerons des essais sur des patients dont les pathologies résistent à tout et qui sont

informés, qui valident un document écrit (…) Nous avons deux thésards en psycho dans le labo pour gérer

ça. »23

Voilà pour les annonces officielles et les détails glanés à force d’épluchage documentaire : dissimulations,

mensonges et manipulations. Maintenant, ce que les promoteurs de Clinatec ne disent jamais.

IIC’est

au cerveau d’Alim-Louis Benabid que l’on doit Clinatec. Constatant la déferlante des nanobiotechnologies

au CEA, le neurochirurgien a compris le parti à en tirer pour sa spécialité : la stimulation

cérébrale profonde, c’est-à-dire l’implantation d’électrodes dans certaines zones du crâne pour y envoyer

du courant électrique de haute fréquence – via un stimulateur placé sous la peau, près de la clavicule. À

Clinatec, les équipes de recherche en neurotechnologies poursuivent et élargissent ses travaux. Lesquels,

nul lecteur de la presse locale et nationale ne peut l’ignorer, ont « révolutionné » le traitement de la

maladie de Parkinson à la fin des années 1980 : les symptômes de celle-ci se trouvent, dans certains cas,

corrigés par l’influx électrique envoyé dans la zone subthalamique.

En réalité, Alim-Louis Benabid n’est pas l’inventeur de cette technique, contrairement à ce que laisse

croire son abondant dossier de presse. Le Grenoblois a remis au goût du jour les expériences menées

trente ans plus tôt par le physiologiste hispano-américain José Delgado. Puisqu’il ne le fait pas lui-même,

rendons hommage au prédécesseur de Benabid.

À l’université de Yale, dès 1950, Delgado teste la « stimulation électrique du cerveau » chez l’animal et

l’homme. D’abord avec des électrodes reliées à l’extérieur par des fils électriques, puis avec un appareil

de son invention, le « stimoceiver », à la fois stimulateur cérébral et récepteur d’ondes, capable d’envoyer

des impulsions au cerveau par commande radio. La plus fameuse prouesse de Delgado est l’arrêt d’un

taureau en pleine charge par un signal radio. On sait moins qu’il manipulait couramment le comportement

de singes. « Sous l’influence de la stimulation électrique, les animaux se comportent comme des jouets

électriques, » écrit la journaliste du New York Times qui visite le labo de Delgado en 1970, décrivant dessinges et des chats « télécommandés ».

24 Des expériences qui sont depuis poursuivies, notamment au

Downstate Medical Center de New York, où John K. Chapin pilote à distance des roborats équipés

d’électrodes cérébrales.25

Delgado s’amuse aussi avec les humains, se plaisant à raconter le cas d’une patiente jouant tranquillement

de la guitare, quand une impulsion de son « stimoceiver » l’enrage au point de briser son instrument contre

un mur, ou celui d’une autre patiente, que la stimulation rend amoureuse de son thérapeute – le temps de

la séance -, ou encore celui d’un patient dont le poing se ferme automatiquement, sans possibilité de le

rouvrir. « Je crois, docteur, que votre électricité est plus forte que ma volonté », dit-il à son médecin ravi.

Delgado assure créer des hallucinations, comme l’audition d’un morceau de musique complet, ou la

sensation de déjà-vu. Et de conclure que ses travaux « amènent à la conclusion déplaisante que les

mouvements, les émotions, et l’humeur, peuvent être contrôlés par des signaux électriques et que les

22 Document de présentation de l’IHU « MinaMed ». Voir note 10.

23 Réunion publique « Nanomédecine et cancer », organisée par la Ligue contre le cancer de Voiron (38), le

29/04/11.

24 New York Times, 15/11/70

25 Cf Aujourd’hui le nanomonde. Nanotechnologies : un projet de société totalitaire, Pièces et main d’oeuvre

(éditions L’Echappée, 2008)

6

humains peuvent être contrôlés comme des robots en appuyant sur des boutons ». Ce qui, en vérité, ne lui

déplait pas du tout.

Dès 1970, le physiologiste américain envisage de traiter la maladie de Parkinson par une sorte de

« pacemaker cérébral ». Ce que fera Benabid. À la différence de celui-ci, Delgado annonce la couleur : ce

stimulateur permettra aussi, selon lui, de traiter l’anxiété, la peur, les obsessions, les comportements

violents.26 Ayant testé – avec succès – la stimulation électrique des amygdales pour diminuer l’agressivitéd’un singe, il conclut : « certaines formes indésirables de l’activité cérébrale – par exemple liées à des

comportements agressifs ou antisociaux – pourraient être reconnues par l’ordinateur avant même

d’atteindre la conscience pour déclencher la pacification du sujet. » Telle est la « sociétépsychocivilisée » que Delgado appelle de ses voeux.

27 On comprend que ses travaux soient co-financés parle Pentagone (l’Office de recherches navales). Devant le Congrès américain, il déclare : « Nous avons

besoin d’un programme de psychochirurgie pour le contrôle politique de notre société. Le but est le

contrôle physique de l’esprit. Chacun qui dévie de la norme donnée peut être chirurgicalement mutilé.

L’individu peut penser que la réalité la plus importante est sa propre existence, mais c’est seulement son

point de vue personnel. Même si cette attitude libérale est très séduisante, ceci manque de perspective

historique. L’homme n’a pas le droit de développer sa propre façon de penser. Nous devons contrôler le

cerveau électriquement. Un jour, les armées et les généraux seront contrôlés par stimulation électrique du

cerveau. »28 Au moins Delgado assume-t-il ses convictions totalitaires – au point d’accepter l’invitation du

régime franquiste à revenir travailler en Espagne en 1974, après avoir combattu auprès des Républicains

durant la guerre civile.

Ingrats, Benabid, Berger et leurs collègues de Clinatec ne mentionnent jamais les travaux précurseurs de

Delgado. Sans doute son franc-parler bouscule-t-il ces discrets montagnards.

Pourtant, le neurostimulateur mis au point par Benabid et commercialisé par Medtronic, la boîte

américaine qui valorise son invention depuis le début (surnommée « le Microsoft des implants médicaux »à Wall Street29), aurait réjoui le chercheur américain. Sa version récente, de taille réduite, équipée de

batteries sans fil rechargeables à travers la peau par induction (comme les brosses à dents électriques),

offre des avantages incomparables avec ses quatre programmes prédéfinis. « Les patients chez lesquels la

stimulation permet une amélioration de la mobilité mais limite également la faculté de la parole peuvent

passer, selon la situation, d’un programme « mettant l’accent sur le langage » (par exemple téléphoner,

discuter) à un programme « mettant l’accent sur le mouvement » (par exemple marcher, écrire). »30 Un peu

d’entraînement suffit à ne pas s’emmêler dans les fonctions et à éviter toute mauvaise surprise dans son

auto-programmation.

***

Après le Parkinson, et l’implantation de quelques dizaines de milliers de malades dans le monde selon la

méthode de Benabid, sont rapidement apparues d’autres applications, dans la lignée des pistes évoquées

par Delgado. Notamment les TOC – troubles obsessionnels compulsifs – pour lesquels une quinzaine de

personnes ont été implantées à Grenoble depuis 2005.

Le catalogue des indications de la neurostimulation par électrodes s’étoffe avec les années et les reculs

successifs – prévisibles – des comités d’éthique, ces chambres d’enregistrement des avancées

technologiques. Ainsi en 2002 le comité consultatif national d’éthique (CCNE) écrivait-il, dans un avis sur

la neurochirurgie rendu sur saisine de Benabid soi-même : « Une ouverture des indications [NDA : de lastimulation cérébrale profonde] peut-elle exclure les dérives ? L’histoire dans ce domaine est sévère et

inquiétante. Elle justifie que les indications soient particulièrement réduites, dans un premier temps, aux

troubles obsessionnels compulsifs. »

Pourquoi Benabid avait-il sollicité l’avis du CCNE ? Parce que, nous apprend François Berger, « (…)

devant l’utilisation de la neurostimulation dans les pathologies psychiatriques, dans certains laboratoires,

(…) il existait un risque qu’on puisse déclarer que la neurostimulation était utilisée pour modifier la

26 New York Times, 15/11/70

27 Physical control of the mind : toward a psychocivilized society, J. Delgado, 1969

28 Jose Delgado, Procès verbal des séances du Congrès américain, numéro 26, vol. 118, le 24 février 1974.

29 CNN Money, 25/10/99

30 Parkinson, journal de l’association Parkinson Suisse, n°94, 2009

7

pensée et le comportement. Face à des expérimentations plus ou moins cachées menées dans le monde, le

professeur Benabid a soumis le problème au Comité consultatif national d’éthique. »31 Le risque, on l’a

compris, résidant moins dans la possibilité de manipuler la pensée et le comportement que dans la

mauvaise publicité que celle-ci ferait à la neurostimulation.

Comme dit le comité d’éthique, son avis vaut dans un premier temps. Dans un deuxième temps – en 2008

– la presse nous informe que « d’autres indications sont d’ores et déjà très sérieusement à l’étude, enFrance ou à l’étranger »

32. Et Benabid, apparemment soulagé de ses problèmes de conscience, d’annoncersans craindre d’offenser les éthiciens officiels : « De nouvelles applications sont en outre à l’étude pour la

migraine, l’épilepsie, les troubles mentaux, les fameux TOC, le syndrome de la Tourette, l’obésité,

l’anorexie ou diverses addictions. ».33 On voit que la neurochirurgie confère d’utiles talents de

manipulation à ceux qui la pratiquent.

Selon la confidence d’un cadre de Medtronic, le marché le plus prometteur pour les années qui viennent

est la dépression. Analyse pertinente, puisque le moral des populations suit une courbe inverse de celle du

progrès-qui-améliore-nos-vies. Ce sont les patrons de France Telecom/Orange et des boîtes qui optimisent

leurs ressources humaines qui se réjouissent. Avec les implants cérébraux, finies les vagues de suicides au

travail.

À condition toutefois d’admettre quelques déconvenues. Le prestataire ne peut être tenu pour responsable

des effets indésirables de son intervention. « Un malade de Parkinson, après traitement réussi par

stimulation cérébrale profonde, devint euphorique avec des comportements maniaques à un degré

problématique. Sa maladie de Parkinson était significativement soulagée, mais en plus il débuta une

liaison avec une femme mariée, acheta plusieurs maisons et voitures – avec de l’argent qu’il ne possédait

pas – et finit avec des problèmes judiciaires et financiers. Quand sa stimulation cérébrale était en marche,

il était complètement inconscient de son comportement maniaque. Mais quand elle était éteinte, il en

prenait conscience et montrait des regrets. À la lumière d’un tel cas, surgit la question du mauvais usage

des technologies par des acteurs puissants pour contrôler les gens. »34

« Des acteurs puissants » ? Sans doute le Parlement européen qui écrit ces lignes ne veut-il pas parler du

comitatus, l’appareil de terreur du pouvoir35 – policiers, gendarmes, services secrets, etc – à qui de tels

outils garantiraient un pilotage global de la société-fourmilière. Jamais nos démocraties n’useraient de la

contrainte pour « contrôler les gens ». Tout juste la France s’est-elle dotée, le 5 juillet 2011, d’une loi

« relative aux droits et à la protection des personnes faisant l’objet de soins psychiatriques et à leurs

modalités de prise en charge » qui instaure la possibilité de « soins sans consentement » à domicile. Une

contrainte à distance alliant géolocalisation et psychopharmacopée, qu’un dispositif implantable

commandé par radio optimiserait sans conteste. Chacun sait qu’on teste les dispositifs de contrainte sur les

plus faibles – malades, vieux, enfants, prisonniers – au prétexte de leur sécurité ou de leur santé, avant

d’étendre leur usage au reste de la population. Sans compter qu’il faudra bien traiter les malades atteints

de cette « forme de paranoïa politique bien connue » qui inquiète tant Michel Destot.Bref, la technique de Benabid devient, selon ses propres termes, « un outil polyvalent »36, de plus en plus

utilisé pour la modification des comportements. Au point que le terme « psychochirurgie », qui rappelle

cette bonne vieille lobotomie, refait surface dans les discours sans émouvoir grand monde. C’est ainsi

qu’un beau jour, vous vous réveillez dans un monde de cyborgs, n’ayant jamais vu les glissements

s’opérer par paliers successifs. Puisque vous avez accepté le pacemaker, pourquoi refuser le stimulateur

cérébral ? Puisque vous avez admis la stimulation pour soigner votre dépression, pourquoi la refuser pour

éradiquer les sentiments négatifs ?

***

31 Audition devant l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologies (OPECST), 7/11/06

32 Le Monde, 7-8/12/08

33 Le Daubé, 4/12/08

34 Etude « Human enhancement », parlement européen, mai 2009. Traduit par nos soins.

35 Cf Terreur et possession. Enquête sur la police des populations à l’ère technologique. Pièces et main d’oeuvre

(L’Echappée, 2008)

36 Le Daubé, 8/04/09

8

N’arrêtons pas le progrès. Après les électrodes, Delgado s’intéresse, en Espagne, à la stimulation

électromagnétique, moins invasive. Aujourd’hui améliorée et baptisée stimulation magnétique

transcrânienne, la technique consiste à envoyer des impulsions électromagnétiques ciblées vers les lobes

cérébraux. Prenez un individu lambda, placez-le sous ce casque équipé d’électro-aimants. Quelques

inductions modifient temporairement l’activité électrique du cortex. Votre cobaye devient, selon les zones

concernées, super doué ou complètement stupide, comme le prouvent les expériences menées en Australie

par Allan Snyder, à Oxford par J. Devlin, au Canada par Michael Persinger. Ce dernier, qui produit aussi

des faux souvenirs chez ses cobayes, évoque la possibilité de contrôler à distance tous les cerveaux37.

Parmi la pléiade de références à des travaux plus ou moins secrets des Etats-Unis et de la Russie sur des

armes de type psychotroniques, relevons cette étude prospective publiée par l’US Air Force en 1996 : « On

peut envisager le développement de sources d’énergie électromagnétique, dont le débit peut être pulsé,

façonné, et concentré, et qui peut se coupler au corps humain de manière à empêcher les mouvements

musculaires volontaires, à contrôler les émotions (et donc les actions), à produire le sommeil, à

transmettre des suggestions, à interférer avec la mémoire à court terme et à long terme, à produire un

ensemble d’expériences, et à supprimer un ensemble d’expériences. »38

Personnellement, vous trouveriez immoral et inhumain de contrôler les émotions ou d’effacer les souvenirs

de vos proches. Rassurez-vous : l’armée et la police n’ont guère l’intention de partager avec vous ces outils

de contrainte ultimes.

Les nanotechnologies promettent bien sûr des avancées considérables dans l’ingénierie cérébrale. Avec la

miniaturisation des composants « (…) le procédé devient désormais plus intelligent et moins invasif, ce

qui nous permet d’accéder à des zones du cerveau autrefois interdites », résume François Berger.39 Il veutdire

techniquement interdites, bien sûr. Il y a aussi cette histoire d’inhalation de nanoparticules depsychotropes qui permettrait de modifier le comportement humain. Vous n’étiez pas au courant ? C’est le

ministère français de la recherche qui a lâché le morceau en 2004 et 2005, en réponse aux questions de

deux députés sur les « psychotechnologies ». On donnerait cher pour savoir pourquoi Claude Goasguen

(UMP) et André Santini (Centre) avaient interrogé le ministre en ces termes : « Les psychotechnologiespeuvent donc faire l’objet de recherche et de développement, tant militaires que civils, pour être utilisées

comme armes non-létales. Les manipulations de l’homme qui autrefois relevaient de la littérature de

science-fiction s’avèrent aujourd’hui scientifiquement réalisables. Le progrès, dans les domaines de la

science, nous oblige donc à redéfinir l’éthique et la morale. (…) C’est pourquoi [le député] souhaite savoir

quelles sont les mesures envisagées par le Gouvernement pour garantir le strict contrôle des

psychotechnologies. »40 Dommage que les députés ne se pressent guère pour partager leurs informations.

Le génie génétique, on s’en doute, n’est pas en reste dans la possession de notre for intérieur. Imaginez

que vous puissiez inhiber l’expression d’un gène impliqué dans la réception de la dopamine. Ce

neurotransmetteur, ont découvert les chercheurs, joue un rôle dans le lien que nous faisons entre la

réalisation d’une tâche et le bénéfice que nous en escomptons. Ne demandez pas pourquoi les scientifiques

cherchent ce genre de choses. L’important est la conclusion qu’ils en tirent : les singes qu’ils ont ainsi

modifiés, au National Institute for Mental Health, abandonnent leur habituelle procrastination pour se

mettre au travail de façon désintéressée et accomplissent les missions qu’on leur confie avec une ardeur

sans pareille, même sans punition.41 « Au fond, cela ne leur fait rien, aux Epsilons, d’être des Epsilons ».

Mais la trouvaille qui fait le plus rêver les neurologues vient de Stanford, du laboratoire de bio-ingénierie

de Karl Deisseroth. La technique de ce bidouilleur couple la manipulation génétique – il introduit dans les

neurones ciblés un gène codant pour une protéine photosensible – et une fibre optique implantée dans le

crâne. On appelle ça l’optogénétique. Dès qu’on allume la fibre optique, la protéine excite l’activité

électrique des neurones. Comme un interrupteur. Démonstration avec une souris stressée. Allumez : la

37 Sur la possibilité de contrôle à distance de tous les cerveaux humains par l’induction électromagnétique

d’algorithmes fondamentaux, M.A Persinger, in Perceptual and Motor Skills, juin 1995

38 US Air Force, « New wolrd vistas : Air and space power for the 21st century », 1996

39 Les Echos, 30/01/06

40 http://questions.assemblee-nationale.fr

41 Monkeys turned into workaholics with brain gene suppression (Richmond, Zheng Liu, Edward Ginns), in

Proceedings of the National Academy of Sciences 17/08/04

9

souris se détend. Éteignez : angoisse. Allumez, etc. On peut aussi téléguider le rongeur. Droite-gauche.

« Depuis sa découverte, Karl Deisseroth et son équipe (…) ont identifié d’autres classes de protéines

photosensibles qui répondent chacune à différents influx lumineux pour provoquer ou stopper une activité

cérébrale spécifique. « On disposera bientôt d’une gamme complète pour étudier et agir très précisément

en n’importe quel point du cerveau », pronostique-t-il. Motricité, respiration, émotions, sommeil, mémoire,

dépression, anxiété… Le contrôle sera total. »42

Pas de doute, la science avance, d’autant plus aisément qu’elle a face à elle un électro-encéphalogramme

plat. Pas une réaction à ces nouvelles de la tyrannie technologique. Comme des lapins pris dans les phares,

tous, militants, journalistes, citoyens lambda, soumis au monstre techno-scientifique et à son chantage au

progrès sans merci. On ne peut tout de même pas s’opposer aux avancées de la médecine, couinent les

mieux informés.

Justement, parlons-en.

III

Nul besoin de doctorat en chirurgie pour comprendre l’action de la stimulation cérébrale profonde. Celleci,

en modifiant les échanges électriques de zones précises du cerveau, corrige les symptômes, et non la

pathologie. Autrement dit, comme le reconnaît Benabid lui-même, les électrodes ne soignent pas.

Appliquées aux souffrances psychiques, elles ne sont que la version high tech de l’électrochoc. Peu

importe la cause de la dépression, de l’addiction, du désordre alimentaire, des TOC : envoyez la bonne

fréquence et n’en parlons plus. De quoi réjouir les adeptes du réductionnisme neurobiologique mais guère

les psychiatres qui, dès la parution de l’avis du CCNE, avaient mis en garde « Contre la réification del’humain » : « Ne considérer que le symptôme, et non pas le malade et sa maladie dans son ensemble,

peut, si l’on n’y prend garde, conduire à justifier n’importe quelle technique de soins, sans plus tenir

compte de l’intérêt du sujet pris dans sa globalité. (…) Plus grave encore, au-delà de la seule psychiatrie,

en affirmant ainsi le primat de l’homme-machine sur tout autre conception, une telle réduction est

délétère sur la médecine tout entière : elle assigne du même coup à l’art médical la seule ambition de

« normaliser » les comportements humains, disqualifiant ainsi tout autre perspective, et ouvrant les portes

aux pires dérives que ce soit (…). »43

Contrairement à ce que tentent de faire croire les chercheurs – avec succès souvent -, leurs travaux ne sont

pas neutres. La manière dont les scientifiques grenoblois vantent les mérites des neurotechnologies trahit

non seulement leur incurable technomanie – une addiction qui fait d’eux des techniciens plus que des

médecins – mais aussi leur adhésion à l’idéologie réductionniste, majoritaire dans le champ des

neurosciences. C’est elle qui transpire des déclarations délirantes d’un Claude Feuerstein, directeur de

Grenoble Institut des Neurosciences et partenaire de Clinatec, impatient de pouvoir, grâce aux progrès de

l’imagerie, « aborder par des approches biologiques des fonctions comme la pensée, l’intellect ou lesémotions. »

44 Certes, une approche biologique des émotions serait le meilleur moyen de se débarrasser de

cette encombrante « fonction », et l’on ne doute pas que Feuerstein s’en trouverait soulagé. Rien de plus

désagréable qu’une bouffée de mauvaise conscience quand on ne fait que son travail au service de la

Recherche & Développement.

Tout est gène, tout est neurone, tout est biologique, répètent les neurologues avec les généticiens. Y

compris l’inconscient, ose même Bernard Bioulac, l’homologue bordelais de Feuerstein.45 On sait depuisFrancis Crick, le co-découvreur de l’ADN, que « [n]os joies et [n]os peines, [n]os souvenirs et [n]os

ambitions, [n]otre sentiment d’identité et [n]otre libre-arbitre ne sont en fait rien d’autre que le

comportement d’une immense assemblée de cellules nerveuses et de molécules qui leur sont associées »,

bref, que nous ne sommes « qu’un paquet de neurones ».46 Jean-Pierre Changeux, neurobiologiste auteur

42 Les Echos, 06/06/11

43 Pétition de psychiatres « Contre la réification de l’humain » : http://www.psy-desir.com/textes/spip.php?article183

44 Le Daubé 12/12/05

45 Le journal du CNRS, juillet-août 2007

46 The Astonishing Hypothesis : The Scientific Search for Soul, Francis Crick (1994)

10

de L’Homme neuronal – et, tiens ? président du Conseil consultatif national d’éthique de 1992 à 1998 –

nous a expliqué que l’esprit était une notion obsolète puisque « le clivage entre activités mentales etactivités neuronales ne se justifie pas »

.47 Selon ces ingénieurs du cerveau, la pensée se résume à des

échanges chimiques et électriques, bientôt « visibles » grâce aux nouvelles techniques d’imagerie

cérébrale, assure Denis Le Bihan, chercheur au CEA, qui évoque la « visualisation des réseaux neuronaux

impliqués dans la « pensée » ou la sous-tendant ».48

Comme l’indiquent ces exemples, le réductionnisme scientifique prétend que des phénomènes d’un certain

niveau de complexité peuvent s’expliquer par des phénomènes d’un niveau de complexité inférieure.

Ainsi des phénomènes biologiques, expliqués par des phénomènes chimiques. Ou des manifestations

psychologiques expliquées par des phénomènes biologiques. Exemple : l’Inserm suggérant que les

« troubles de conduite » des enfants seraient dus à des facteurs génétiques et des prédispositions cérébrales

qu’il convient de dépister dès l’âge de trois ans. Ou Benabid proposant de soigner la dépression par du

courant électrique, au motif que le cerveau des déprimés connaît des modifications physiques au niveau de

l’hippocampe et du cortex préfrontal. Pour le réductionniste, les femmes, les célibataires et les veufs –

majoritairement victimes de dépression – ont des hippocampes fragiles, voilà tout. Pourquoi se demander

si ces manifestations biologiques sont la cause ou la conséquence de la dépression, puisqu’on peut

techniquement corriger le symptôme ?

Comment des scientifiques, censés connaître mieux que quiconque la complexité des interactions entre un

individu et son environnement (physique et humain), peuvent-ils s’abandonner à d’aussi grossières

simplifications ? Un de leur collègue, Guy Tiberghien, spécialiste grenoblois en sciences cognitives, a sa

petite idée. Ne le répétez pas à Jean Therme, mais selon ce chercheur doté d’esprit, la vision réductrice,

mécaniste, de l’humain et de son cerveau est une production de la société industrielle. En somme, le

monde-machine enfante l’homme-machine.

« Avec la concentration manufacturière, l’homme perd sa singularité, son métier, et devient un instrument

sans aucune spécificité, un prolongement de la machine, un ouvrier, une simple « force de travail »

socialement indifférenciée. Le mode de production industriel n’a que faire de sentiments subtils, de

sensations différenciées, de « tours-de-main » (…), seul compte l’acte élémentaire que l’individu est

capable de produire. L’homme n’est plus qu’une simple « fonction entrée-sortie », une machine en quelque

sorte, un ensemble de processus psycho-physiologiques permettant la transformation d’informations

sensorielles en comportements élémentaires coordonnés, à un niveau supérieur, par le procès de

production. L’homme « machinal », voilà le modèle dominant de la psychologie de laboratoire au moment

de l’apogée du capitalisme. »49 Trente ans après la parution de ce texte, le capitalisme devenu

hypertechnologique, l’homme machinal se voit doté d’un cerveau computationnel. Désormais, l’analogie

cerveau/ordinateur gouverne les imaginaires des chercheurs, qui s’emploient à marier circuits neuronaux

et électroniques.

Ce qui est à l’oeuvre dans cette mécanisation des représentations n’est rien d’autre que la « révolution » de

nos vies par la technologie. Le processus est implacable : dès qu’un outil technologique s’impose – ici :

microscope, imagerie cérébrale de pointe, informatique médicale -, il se substitue automatiquement aux

capacités humaines d’intelligence – l’art d’établir des liens -, d’observation, de déduction, de

raisonnement, d’imagination, ravalées au rang d’outils obsolètes. Et certes la « honte prométhéenne »

observée par Günter Anders,50 cette humiliation de l’homme moderne devant la supériorité des choses

qu’il a fabriquées, conduit à sa propre réification – refoulée parce qu’inavouable – mais aussi à la perte de

toute confiance en lui-même. Ainsi la possibilité de « voir » et d’isoler les briques élémentaires du vivant,

gènes et neurones, aveugle-t-elle les chercheurs au point de leur faire oublier le plus élémentaire bon sens,

pour réduire l’infinie complexité du vivant à ces éléments de base offerts à leur regard par la machine.

Telle cette spécialiste de la mouche tsé-tsé plantée derrière sa paillasse, obnubilée par le génome de

l’insecte, et qui n’avait jamais mis les pieds en Afrique.

Ainsi la prothèse technologique nous handicape-t-elle. Les transports motorisés, automobile ou ascenseur,

ont affaibli les muscles des Occidentaux au point que ceux-ci doivent, pour rester en bonne santé, se payer

47 L’Homme de Vérité, 2002

48 Le Monde 17/07/06

49 G. Tiberghien, « Psychologie, idéologie et répression politique » in revue « Psychologie Française », mai 1977

50 L’obsolescence de l’homme, G. Anders (Editions de l’Encyclopédie des Nuisances)

11

au Gymnase Club des séances d’escalier. De même les technologies de l’information et de la

communication atrophient-elles nos « muscles » cérébraux. S’il est trop tôt pour en mesurer les effets,

quelques indices percent déjà. Ainsi cette étude de l’université de Columbia, indiquant qu’Internet impacte

la mémoire humaine comme si, indique la psychologue Betsy Sparrow, le réseau était devenu notre propre

disque dur externe de stockage d’informations.51 Bonjour Alzheimer.

« Comment faisait-on avant ? », s’interrogent, parmi d’autres, les accros au GPS – même en montagne ! -que leur guide virtuel ampute de leur capacité d’orientation, et plus encore de la confiance en leurs sens et

en leur rapport à la réalité. Ces pauvres pommes préfèrent croire le satellite plutôt que le paysage, et ce

faisant, modifient le monde et leur propre condition en profondeur, en clamant que la technologie est

neutre.

Il faut être un neurobiologiste aussi atypique que Yehezkel Ben-Ari, fondateur de l’Institut de

neurobiologie de la Méditerranée à Marseille, pour dénoncer l’idéologie réductionniste, comme une

cousine de l’intégrisme religieux. « On ne résout pas un problème en le simplifiant », assène-t-il aux

obsédés du microscope et de l’IRM. « A la fin des années 1990 déjà, il dénonçait, dans La Croix, « la

génétomanie et les mensonges du tout génétique », comme une approche profondément « réactionnaire »

restreignant l’humain à son génome, c’est–à-dire à « un jeu de chiffres et de lettres » ».52

À Clinatec, on ne s’embarrasse guère de ce type de réflexion et cet intégrisme réductionniste sied

parfaitement à l’étroitesse technicienne qui gouverne cet institut comme le reste de la ville. Culture

technopolitaine, que de se demander toujours « comment ? » et jamais « pourquoi ? ».

Vous aviez aimé le « gène de l’obésité » avec Axel Kahn ? Vous adorerez l’hypothalamus glouton avec

François Berger. Écoutez le bluffer dans son numéro « Arrêtez-moi ou je mets des électrodes partout »,

devant les parlementaires : « Il faudra vraiment mettre en place une surveillance éthique importante

lorsqu’on appliquera ces technologies dans des pathologies moins graves. On sait par exemple qu’en

laboratoire, on peut manipuler le comportement alimentaire du singe en stimulant son hypothalamus. (…)

Il y a un réel danger dans les domaines de l’anorexie ou de l’obésité. La solution réside dans la

surveillance, mais ne consiste pas à rajouter des réglementations. »53 Confirmation de ces progrès parl’enthousiaste Fédération pour la recherche sur le cerveau : « Dans un autre domaine, celui de l’obésité,

la stimulation électrique profonde ouvre des possibilités thérapeutiques fort intéressantes. En effet, le

thalamus contrôle la prise alimentaire et donc le poids. Chez le rat, la stimulation à basse fréquence du

thalamus ventro-médial a un effet anorexigène [NDR : qui crée l'anorexie], tandis que la stimulation haute

fréquence de la même zone (tout comme sa destruction) a un effet stimulant. »54

Jusqu’ici vous pensiez que l’épidémie d’obésité tenait à la malbouffe dont on gave les plus pauvres des

pays riches, à la voiture, et aux trois ou quatre heures de télé quotidienne. Vous jugiez rationnel d’agir sur

les causes – les conditions de vie et l’environnement – pour éviter de telles pathologies. C’est que vous

n’entendez rien à l’innovation.Les savants dévoués à votre santé se tuent pourtant à vous le répéter, Feuerstein en tête : « Il est ainsi de

la responsabilité de la Région de soutenir les développements futurs de cette thérapeutique fonctionnelle

efficace [qui] contribue au rayonnement des équipes régionales remarquables qui la font progresser pour

l’optimiser et étendre ses applications, en vue de permettre à Rhône-Alpes de maintenir son rôle pionnier

mondial. (…) Par ailleurs, une collaboration avec le CEA et le LETI devrait être à même de développer

de nouvelles innovations technologiques très pointues (miniaturisation et programmation des

stimulateurs, asservissement de la thérapeutique au signal cérébral électrophysiologique enregistré en

continu) conduisant vraisemblablement à des retombées industrielles non négligeables. »55

Comme dit Jean Therme, on est là pour soigner, pas pour gagner de l’argent.

On comprend mieux l’intérêt de traiter les conséquences – les symptômes, sinon la maladie – plutôt que

les causes. Remplacer la télé par une activité, aller chercher les enfants à pied, cuisiner soi-même, ne

contribue ni au rayonnement des équipes régionales ni au maintien de Rhône-Alpes dans la compétition

mondiale, et ne promet aucune retombée industrielle. Tandis que les électrodes coupe-faim, Feuerstein en

salive d’avance. La vraie doctrine des réductionnistes : tout est monnaie.

51 New York Times, 14/07/11

52 Le Monde, 16/12/09

53 Audition devant l’OPECST, 7/11/06

54 Campagne nationale du Neurodon, Fédération pour la recherche sur le cerveau

55 www.grenoble-universites.fr/1163429726042/0/fiche___article/

12

Sans compter la jouissance de ces Diafoirus à se rendre maîtres de nous, à corriger eux-mêmes le coupable

dysfonctionnement biologique. Bien plus excitant et rémunérateur que de modifier le milieu pathogène.

C’est pourquoi les neurotechniciens, après les généticiens, promettent à qui veut les financer l’avènement

d’une médecine prédictive, tel Berger annonçant aux parlementaires : « On est bien en présence d’une

révolution, potentiellement difficile à assimiler, qui constitue le passage de la médecine anatomo-clinique

à la nanomédecine. Cela revient à traiter la maladie avant qu’elle n’émerge et on passe alors à un autre

statut de l’homme malade (…) Avoir des outils implantés qui traiteront la maladie avant qu’elle

n’apparaisse peut aussi être un avantage, même si cela a un côté impressionnant. »56

Vos « prédispositions » à Alzheimer ? Vous vous en arrangerez avec votre patron ou votre assureur quand

ils découvriront votre horoscope neuronal.

Et certes il faut bien des prédictions quand on a depuis des décennies abandonné toute prévention. Quand

la santé publique consiste à dépister la maladie plutôt qu’à empêcher sa survenue. C’est que les intérêts de

l’industrie nous interdisent de traiter les causes des pathologies justement nommées « de civilisation »

(cancers, maladies neurodégénératives, obésité, diabète, etc). La civilisation industrielle est si malade que

seule la fuite en avant technologique lui donne l’illusion d’une maîtrise. Aussi bien les neurotechnologies,

comme les nano-biotechnologies, sont-elles l’inverse du progrès : elles sont l’aveu d’une catastrophe. Elles

ne doivent leur expansion et leur puissance qu’à la destruction des conditions minimales de survie. C’est

parce que la chimie a contaminé le milieu dont dépend notre survie que nous devons aujourd’hui accueillir

en sauveurs les réparateurs de neurones. Lesquels bâtissent leurs carrières et leur pouvoir sur des

prouesses techniques, en manipulant les peurs du public affolé par la menace d’une probable déchéance

neuropsychique. Car l’épidémie galope, d’après les statistiques : doublement du nombre de malades

d’Alzheimer d’ici 2020, 9000 nouveaux cas de Parkinson chaque année en France, explosion du nombre

de scléroses en plaque et de dépressions. Avec de tels marchés pour les neurotechnologies, pourquoi

s’intéresser aux causes de ces maladies ?

Puisque ces esprits irrationnels refusent la réalité, rappelons les faits : depuis des décennies les études

épidémiologiques et toxicologiques rabâchent la nocivité des poisons chimiques les plus répandus (plomb,

métaux lourds, pesticides), de la pollution nucléaire bien sûr, mais aussi de la malbouffe et de la

sédentarité, ou de la pollution électromagnétique. Si la société industrielle s’appliquait à elle-même ses

propres règles, et commandait un audit de ses 100 dernières années pour comparer les bénéfices et les

coûts de sa politique, elle se déclarerait en faillite. Échantillons :

« Une « épidémie silencieuse » de troubles du développement neurologique est en cours, en raison des

produits chimiques industriels présents dans l’environnement, qui altèrent le développement cérébral des

foetus et des jeunes enfants. Ce sont les conclusions d’une analyse de chercheurs de la Harvard School of

Public Health (HSPH) et de la Mount Sinai School of Medicine, qui pointe 201 produits chimiques – la

plupart étant courants – connus pour les dommages neurologiques durables qu’ils infligent aux humains.

(…) Les conséquences d’une exposition aux neurotoxiques durant l’enfance peuvent inclure un risque

accru de maladie de Parkinson et d’autres maladies neurodégénératives. »57

En Gironde, une étude rendue publique en mars 2006 conclut que le risque de tumeur du cerveau est 2,6

fois supérieur chez les utilisateurs de pesticides58.D’après les chercheurs d’Alzheimer’s Disease International, la prévention de cette maladie « devrait

notamment porter sur les facteurs de risque vasculaires, dont l’hypertension et le tabagisme, mais aussi la

forme de diabète la plus courante favorisée par l’excès de poids et la sédentarité. » 59

Sur 13 études épidémiologiques recensées en 2001 examinant l’association potentielle entre aluminium et

maladie d’Alzheimer, 9 ont montré une association statistiquement significative60.

Une récente étude met en évidence le rôle des conditions de vie dans la survenue d’Alzheimer : « Arrive

56 Audition devant l’OPECST, 7/11/06

57 « Brain pollution : common chemicals are damaging young minds », Harvard University Gazette, 1/02/07

58 Après nous le déluge ? JM Pelt, GE Séralini (Fayard, 2006)

59 AFP, 16/12/05

60 Données toxicologiques de l’INERIS, 2005

13

en tête le faible niveau d’instruction (19%), l’activité intellectuelle semblant exercer un effet protecteur.

Viennent ensuite tabagisme (14%), inactivité physique (13%), dépression (11%), hypertension (5%),

obésité (2%), diabète (2%). »61

Le plomb, puissante neurotoxine, provoque des ravages chez les enfants : « ils sont plus exposés aux

dommages portés au système nerveux, dont des réductions de QI, des difficultés à lire et des difficultés

d’apprentissage, des altérations auditives, des déficits de l’attention, de l’hyperactivité, des troubles du

comportement et de la croissance »62.

De nombreuses études conduites après la catastrophe de Tchernobyl, mais aussi chez les survivants

d’Hiroshima, ou auprès des vétérans américains de la Guerre du Golfe exposés à l’uranium appauvri,

aboutissent à la même conclusion : les radiations nucléaires provoquent des atteintes neuronales dans

l’hémisphère cérébral gauche, y compris chez les enfants irradiés in utero après l’explosion de Tchernobyl.

Ces atteintes se traduisent par des troubles neuropsychiques importants (schizophrénie, épilepsies, troubles

mentaux, perte de mémoire).63

Au printemps 2011, après d’infinies tergiversations, « Le groupe d’experts réunis par le Centre

international de recherche sur le cancer (CIRC), qui fait partie de l’Organisation mondiale de la santé

(OMS), a classé comme « cancérogènes possibles » les champs électromagnétiques de radiofréquence, y

compris ceux de la téléphonie mobile. (…) « Le niveau de preuve d’une association entre l’usage de la

téléphonie mobile et le risque de cancer est comparable à celui existant pour les pesticides ou les

expositions professionnelles dans le cadre du nettoyage à sec », a avancé le docteur Straif. »64

Le téléphone portable, aussi cancérogène que les pesticides, est également perturbateur de plusieurs

neurotransmetteurs et soupçonné de favoriser la maladie d’Alzheimer et l’épilepsie65. Rien

d’extraordinaire, puisque la prothèse électronique collée au crâne de vos gosses à longueur de temps émet,

entre autres, des extrêmement basses fréquences de 2, 4, 8 ou 16 Hz, proches de celles du cerveau. Cela

n’a pas empêché Alim-Louis Benabid de signer, en sa qualité de membre de l’académie des Sciences, un

stupéfiant communiqué sur les risques sanitaires des radiofréquences : « Des mesures de précaution

préconisées sans justification suffisante ne peuvent que renforcer artificiellement les préoccupations de la

population. Elles sont de nature à créer un stress supplémentaire dont l’impact non négligeable en termes

de santé publique doit être mis en balance avec le bénéfice sanitaire attendu. »66 N’oublions pas que la

radiophobie a rendu malades de nombreux biélorusses après Tchernobyl.

Minute. Le professeur Berger, disciple de Benabid, a une communication à faire à nos lecteurs. Lors d’une

présentation de ses travaux à la Ligue contre le cancer, qui en finance une partie, François Berger explique

l’intérêt des nanotechnologies pour l’industrie électronique, notamment du téléphone portable. Interrogé

en tête à tête à l’issue de sa conférence, il confie sa certitude quant à la nocivité des champs

électromagnétiques des lignes à haute tension comme du portable. « Mais ça, je ne peux pas le direpubliquement, cela ferait hurler tout le monde », assure le médecin. Mieux vaut en effet, pour son prestige

et sa carrière, détailler les services que rendront ces mêmes nanotechnologies à la lutte contre le cancer et

les maladies neurodégénératives. Saisit-on l’admirable cercle vertueux pour la croissance et les

« retombées industrielles » chères à Feuerstein ? Voit-on enfin l’arrière-boutique crasseuse derrière la

vitrine sanitaire des nécrotechnologies ? Grâce aux nanos, vous aurez à la fois le poison et le remède, deux

filières économiques en pleine expansion. Il faut être bien obscurantiste pour refuser les progrès

médicaux.

61 Libération, 19/07/11

62 L’histoire secrète du plomb, J. Lincoln Kitman, (Allia 2005)

63 Cf M. Fernex, revue Le Dniepr, 26/04/06

64 Le Monde 1/06/11

65 Voir les travaux du neurobiologiste Alain Privat à Montpellier

66 Rapport du 15/12/09, académie de Médecine, académie des Sciences, académie des Technologies

14

IV

Si la pensée ne saurait se réduire à un ensemble de signaux électriques et chimiques, ceux-ci n’en

constituent pas moins une manifestation de l’activité cérébrale, scrutée avec de plus en plus de précision

par l’appareillage technologique. L’imagerie par résonance magnétique fonctionnelle (IRMf) par exemple,

décèle les modifications de la consommation d’oxygène par les neurones, pour en déduire leur travail.

L’IRMd, imagerie par résonance magnétique de diffusion de l’eau permet, elle, de révéler l’activité des

neurones aussi bien que l’architecture fine du tissu neuronal. Objectif du CEA, en pointe dans ce domaine :

« mieux voir les réseaux de régions activées dans les processus sensorimoteurs ou cognitifs, mais aussi

remettre en question les principes de fonctionnement des neurones », explique Denis Le Bihan67.

Que voit-on réellement ? Oh, un peu de tout, assurent les neuropoliciers.

On parvient de mieux en mieux à deviner à quoi vous pensez. Et même, à le faire deviner par une

machine. Marcel Just et Tom Mitchell, au Center for cognitive brain imaging de l’université américaine

Carnegie Mellon, présentent des images simples à des cobayes humains, et trouvent laquelle ceux-ci

sélectionnent, selon les zones d’activité cérébrales activées.

On peut aussi connaître vos préférences dans la vie, détectées par l’activation de votre « système cérébral

d’évaluation », selon Mathias Pessiglione, de l’Inserm. Quelque part dans votre cerveau, une zone s’active

« dont la fonction est de signaler combien un objet ou une personne plaît. » Ce système, qui fonctionne defaçon « automatique », nous dit-on, « assigne en permanence des valeurs aux objets qui nous entourent,

même lorsque nous sommes occupés à autre chose. L’idée est maintenant de savoir s’il existe un système

cérébral équivalent pour traiter des croyances. »68 Puisque le radiologue vous dit que vous n’aimez pas

vraiment cette personne, pourquoi vous obstiner ? Expliquez donc au juge pourquoi vous prétendez

l’inverse de ce que signale votre « système d’évaluation » intime. Oui, au juge, puisque la loi de

bioéthique révisée le 23 juin 2011 (en attendant la prochaine révision) stipule que « les techniques

d’imagerie cérébrale ne peuvent être employées qu’à des fins médicales ou de recherche scientifique, ou

dans le cadre d’expertises judiciaires. »

La police s’intéresse à votre for intérieur, avez-vous remarqué ? Grâce au progrès, elle y aura de plus en

plus accès, puisque Stanislas Dehaene, qui occupe la chaire de psychologie cognitive expérimentale du

Collège de France, le lui promet : « le décodage cérébral apporte des informations supplémentaires,

invisibles dans le comportement. L’imagerie cérébrale (…) peut désambiguïser les réponses

comportementales. Un décodeur efficace permettrait de se passer de toute réponse comportementale. Le

décodage pourrait présenter une utilité pratique : interfaces neuro-informatiques, « bio-feedback »,

détecteur de mensonges… »69

Quand un neuroscientifique espère « se passer de toute réponse comportementale », il veut dire, en bon

français, que son invention permettra d’effacer la personne face à lui, de passer outre son regard, sesgestes, sa voix, ses mots, pour accéder à la

vérité mécanique. Merci à la machine de neutraliser toute

interférence parasite – empathie, duperie, séduction, jalousie, persuasion, humour, bref, ces interactions

affreusement humaines et ambigües, qui nuisent à la gestion rationnelle de l’ordre public. Il faut àStanislas Dehaene un décodeur pour désambiguiser les réponses comportementales. On souhaite bonne

chance à ses fréquentations. Ce type vous prend pour Canal Plus. Nul besoin de décodeur pour

comprendre à quel point ces techniciens rompent avec l’humanité – qu’ils la redoutent, la méprisent, la

haïssent ou s’en soient éloignés à trop zoomer sur des réseaux neuronaux. Leurs mots en disent assez sur

leur psychopathologie. Le problème, lecteur, est que ces chercheurs sont le pouvoir. Non seulement leurs

innovations bouleversent nos vies matérielles, mais elles modifient en profondeur l’idée que nous nous

faisons de nous et de notre relation à nous-mêmes, la communauté des hommes.

Au fait, avec l’illustre Changeux ce Dehaene représente la recherche française au sein du programme

européen « Human Brain Project » piloté par l’Ecole polytechnique de Lausanne. Il s’agit de simuler le

fonctionnement du cerveau, depuis le neurone jusqu’au cortex complet, notamment pour améliorer les

capacités des ordinateurs et des robots, via l’intelligence artificielle, en imitant les réseaux neuronaux. Nul

doute que les futurs cerveaux électroniques sauront, mieux que n’importe quel neurologue, décoder nos

67 Le Monde 17/05/06

68 www.inserm.fr

69 Cours au Collège de France : « L’imagerie cérébrale peut-elle décoder le contenu de la pensée ? »

15

réponses comportementales pour en lever toute ambiguïté.

Si l’industrie de la contrainte élabore sans état d’âme les moyens de nous piloter, tels les insectes

programmés de la société-fourmilière, c’est que ses ingénieurs ont perdu tout contact avec la condition

humaine. Débarrassés de la fonction « conscience », ces hommes-machines travaillent sans émotion à la

police technologique des populations.

« L’IRMf est sur le point de transformer l’industrie sécuritaire, le système judiciaire et notre conception

fondamentale de la vie privée. Je suis dans un labo de l’université Columbia, où des scientifiques utilisent

la technologie pour analyser les différences cognitives entre la vérité et le mensonge. En cartographiant

les circuits neuronaux de la supercherie, les chercheurs transforment l’IRMf en un nouveau type de

détecteur de mensonges (…). Mon hôte pour l’expérience de ce matin est Joy Hirsch, neurologue et

fondatrice du centre de recherche sur l’IRMf de Columbia, qui m’a offert un séjour dans le scanner pour

me donner une idée du futur proche. Cette année, deux start up lanceront des services commerciaux de

détection de mensonges par IRMf, destinés dans un premier temps aux individus qui pensent avoir été

injustement accusés de crimes. »70 Dans un deuxième temps, l’outil servira à vérifier que vous êtes loyalenvers votre patron, que vous avez tout dit à votre assureur, que vous n’avez pas de mauvaises pensées

envers le pouvoir. Où est le problème si vous n’avez rien à vous reprocher ? Puisque vous avez déjà

accepté la vidéosurveillance, la biométrie, les contrôles ADN, les puces RFID ? Puisque c’est pour votre

sécurité ?

Aussi faut-il vous féliciter de ces nouvelles possibilités offertes par la lecture de « l’empreinte cérébrale »,

grâce à laquelle on peut voir si votre cerveau reconnaît ou non une information. Pourquoi nier jamais être

allé au Tréport alors que vos neurones reconnaissent la photo ?

Les vendeurs de camelote aussi s’intéressent au contenu de notre crâne. Depuis l’invention de la publicité,

ceux-là sont passés maîtres dans la manipulation des esprits et la vente de « temps de cerveau

disponible ». Les objets communicants (RFID, smartphones) peuvent déjà nous repérer dans une rue et

nous attirer vers un commerce. Le « neuromarketing » complète la panoplie en tâchant d’identifier, grâce à

la neuro-imagerie, les mécanismes cérébraux liés à la décision d’achat. Bien que de doctes savants nous

alertent régulièrement sur la charlatanerie de moins scrupuleux qu’eux, dans ce domaine non plus on

n’arrête pas le progrès. Après l’étude de l’impact des campagnes publicitaires sur nos réseaux neuronaux,

voici la prédiction des actes d’achat grâce à l’IRMf. L’expérience menée à l’université de Stanford par

Brian Knutson « marque un tournant. On passe du stade de l’observation à celui de la prédiction. Le

neuromarketing entre dans une nouvelle phase », affirme Olivier Oullier, chercheur au CNRS et à la

Florida Atlantic University.71

Prédire nos actes, comme dans Minority Report ? En quelque sorte, mais avec des techniques plus

ergonomiques que les « PreCog ». Cela fait plusieurs années déjà que l’équipe de Krishna Shenoy, à

l’université de Stanford, implante des électrodes dans le cerveau de macaques, « non pas dans la région

commandant les mouvements, mais dans une zone où naît l’intention de l’action. Les signaux neuronaux

leur ont permis de prédire le mouvement effectué par le primate avant même que celui-ci ne le réalise. »72

De quoi passionner le très neuronal Jean-Pierre Changeux : « On arrive déjà à mesurer l’intention d’un

sujet à saisir un objet avant que ses muscles soient contractés. Il est aussi possible, par la stimulation

transcrânienne, d’altérer les intentions motrices ou les perceptions. Expérimentalement, les conditions

sont fugaces et réversibles, mais on pourrait imaginer des techniques plus inventives. Il faut être

évidemment très attentif. »73 Hélas l’ex-président du comité national d’éthique ne précise pas sa pensée –

ou plutôt son paquet de signaux électriques -, nous ne saurons donc pas à quoi il faudrait être « attentif ».

Du côté de Clinatec aussi, on s’intéresse à nos intentions. La mathématicienne Tetiana Aksenova a mis au

point un algorithme capable de détecter, dans l’activité cérébrale courante, l’infime variation qui

correspond à une intention de mouvement. Il est question ici de développer des interfaces hommemachine.

On y arrive.

70www.wired.com/wired/archive/14.01/lying_pr.html

71 Le Monde, 27/03/07

72 Le Monde 17/07/06

73www.diplomatie.gouv.fr/label_france/index/fr/sciences-techno01.html

16

V

Que font Benabid et Therme en créant à Minatec une « clinique du cerveau » ? Ils convergent. Ils

appliquent le programme de convergence technologique NBIC – Nanotechnologies, Biotechnologies,

Informatique, sciences Cognitives – que les décideurs américains considèrent comme un plan stratégique

d’amélioration des performances humaines. Nos lecteurs se souviennent du désormais célèbre rapport

Converging Technologies for improving human performance publié en 2003. Un document rédigé,

rappelons-le, par deux hauts énergumènes de la National Science Foundation, l’organisme qui pilote la

recherche étastunienne : William S. Bainbridge et Mihaïl C. Roco. Le premier ne fait pas mystère de son

militantisme au sein du mouvement transhumaniste, pour le dépassement de l’humanité et sa mutation

vers une post-humanité « augmentée » par la technologie – implants corporels, interfaces hommemachine,

« téléchargement » de la conscience sur disque dur. Le second, qui ne désavoue pas les lubies de

son co-auteur, est le fondateur de la National Nanotechnology Initiative aux Etats-Unis, et le modèle de

Jean Therme. Lequel ne perd pas une occasion de se vanter des visites, à Grenoble, de son ami « Mike »,

et lui offrait une tribune de vedette en 2008 lors du « Minatec Crossroad », réunion annuelle du nanogratin

mondial.

Dans le schéma de convergence NBIC, Therme, à lui seul, incarne le « N », (Minatec) ; le « B » (Apibio,

start up co-fondée par le CEA-Léti pour concevoir des puces à ADN ; NanoBio, co-fondé par le CEAGrenoble

autour des « micro et nanotechnologies au service de la biologie et de la santé », etc) et le « I »

(micro et nanoélectronique au Léti, logiciels, systèmes embarqués, capteurs, objets communicants, etc).

Le 2 juin 2006, Benabid lui apporte le « C » – avec les équipes de Grenoble Institut des Neurosciences, du

CHU et de l’Inserm.

Le Commissariat à l’énergie atomique maîtrise désormais les quatre disciplines. Ce qui fait de lui, en

France, le pilote des programmes techno-industriels, économiques et militaires les plus stratégiques, et le

maître d’oeuvre de l’incarcération de l’homme-machine dans le monde-machine – de la société de

contrainte.

On ne reviendra pas sur les raisons matérielles (la possibilité technique de manipuler la matière inerte et

vivante à l’échelle de ses briques élémentaires – atomes, gènes, bits, neurones) et idéologiques (le projet

transhumaniste, et sa version politiquement correcte de politique de puissance des Etats industrialisés), qui

sous-tendent le paradigme de la convergence NBIC – détaillées dans un ouvrage précédent.74

Qu’il suffise de rappeler les perspectives des technarques américains pour notre système cérébral. « Le

cerveau est l’ultime frontière et découvrir ses mystères produira d’incroyables bénéfices », annonçait letandem Bainbridge/Roco en 2003, avant de dresser le catalogue des

augmentations espérées : contrôle des

objets par la pensée, interconnexion des cerveaux, amélioration des capacités sensorielles (implants

artificiels pour l’ouïe, la vue, le toucher), création de machines humanisées s’adaptant au contexte social,

au style de communication et aux besoins de leurs utilisateurs, révolution de l’apprentissage (réalité

virtuelle, jeux vidéo, etc), outils d’amélioration de la créativité, de la productivité personnelle, mais aussi

de mémoire artificielle ou d’imagination augmentée. Sans oublier l’intelligence artificielle – pas celle des

robots, celle des humains machinisés. Délires de techno-scientistes américains fanatiques ? Voire.

L’Union européenne a pris ce rapport suffisamment au sérieux pour créer, en 2004, son propre groupe

d’experts chargé d’étudier les perspectives de la convergence technologique. Il s’agissait de se démarquer

de l’angle américain pour promouvoir une démarche européenne de l’augmentation de l’humain, à base

« d’encadrement », de « gouvernance », de « débats ». Une augmentation éthique, durable et équitable, en

somme.

La campagne d’acceptabilité des nanotechnologies tentée par la Commission nationale du débat public à

l’hiver 2009-2010 – sabotée par les opposants à la tyrannie technologique – a, parmi ses méfaits, offert une

tribune officielle à l’Association française transhumaniste. On lit dans sa contribution au pseudo-débat :

« Une autre conséquence importante pourrait être la démultiplication de nos facultés. Les

nanotechnologies, combinées à une connaissance sans cesse croissante du fonctionnement cérébral à

toutes les échelles, pourraient permettre d’optimiser nos capacités cognitives : apprentissage,

mémorisation, analyse, synthèse… Elles pourraient également élargir le champ de nos capacités de

74 Aujourd’hui le nanomonde. Nanotechnologies : un projet de société totalitaire, Pièces et main d’oeuvre (éditions

L’Echappée, 2008)

17

perception, tous sens confondus, pour nous permettre d’avoir accès, selon les besoins ou les désirs, à de

nouvelles images, de nouveaux sons, de nouvelles odeurs, enfin de nouvelles et très diverses sensations,

voire de nouvelles humeurs ou émotions. Cela ne manquerait pas de bouleverser nos capacités d’échanges

et de communication. »

Le désir de post-humanité n’est, on le voit, pas cantonné outre-Atlantique. La difficulté d’être humain

pousse universellement les lâches et les aigres dans les bras des prophètes technologiques. Ils ne savent

déjà pas utiliser les pleines facultés de leur néo-cortex et les ressources infinies de la conscience, qu’ils

espèrent se greffer de « nouvelles capacités cognitives » et passer au stade suivant de l’évolution, via la

convergence technologique. La fuite en avant technologique permet aussi de se fuir soi-même.

Depuis la parution du rapport de Bainbridge et Roco, et quoique les esprits forts se gaussent des

prophéties transhumanistes, la machine avance et transforme le monde réel. Voyez ces lecteurs cérébraux

pour applications ludiques, qui acclimatent le quidam aux interfaces cerveau-machine. La société

australienne Emotiv Systems propose un casque fort seyant, qui « lit » votre activité électrique cérébrale et

en déduit vos émotions et vos « pensées », pour les transmettre à votre jeu vidéo favori. Un rêve

d’interactivité à 299 $. Le principe sert à des activités moins futiles, comme la « cognition augmentée » -

dite « AugCog » – si sérieuse que la Darpa (l’agence de recherche de l’armée américaine) y travaille

depuis les années 2000. L’interface cerveau-machine permet à l’ordinateur de détecter votre état (chute

d’attention, fatigue, baisse d’acuité sensorielle, etc) et de déclencher des stratégies d’augmentation de la

performance. Par exemple en vous présentant les informations sous une autre forme (son, texte, image,

etc) pour stimuler vos neurones. Outre l’armée, le secteur éducatif envisage d’utiliser ces casques

intelligents pour former les jeunes cervelles. C’est tellement fun qu’elles n’y résisteront pas. Comme elles

cèdent déjà à la « réalité augmentée » (tout augmente), qui s’insinue dans le quotidien des accros aux

gadgets électroniques. Déjà bardés de GPS, les montagnards high tech agrémentent désormais leurs

randonnées grâce à leur « smartphone » qui, pointé sur le paysage, leur indique le nom des sommets

alentour.75 C’est tout de même mieux que la montagne diminuée. L’office du tourisme de Grenobleorganisait au printemps 2011 une visite de Grenoble augmentée grâce à la collaboration de l’INRIA et du

CEA. Manière d’habituer le cobaye moyen à sa nouvelle cage virtuelle. Il fallait les voir, ces touristes en

laisse électronique, déambuler dans le centre grenoblois, l’oeil rivé à l’écran de leur téléphone intelligent,

pour suivre la flèche virtuelle indiquant la direction des quais de l’Isère. Les plus jeunes, dont les réseaux

neuronaux se reconfigurent déjà sous l’effet des écrans incrustés dans tous les coins de leur vie, ne verront

pas d’objection à augmenter aussi par des dispositifs technologiques leurs sens, leur imagination, leurmémoire, leur productivité personnelle.

À ce propos, Roco et Bainbridge, qui ont poursuivi leurs travaux après leur rapport initial, ont coordonné

en 2005 une nouvelle étude, Managing Nano-Bio-Info-Cogno innovations – Converging technologies insociety,

où l’on apprend que : « La santé mentale est l’arme de compétition ultime, qui étaye la création

de capital intellectuel et d’avantage compétitif. (…) Comme jamais auparavant, les affaires dépendent de

performances mentales constantes et durables. Tout moyen d’améliorer la santé mentale pour augmenter

les marges de profit sera recherché. La diffusion des neurotechnologies dans l’industrie créera un

nouveau « terrain de jeu » économique sur lequel les individus qui les utilisent auront la capacité

d’atteindre un plus haut niveau de productivité que ceux qui ne les utilisent pas. »76 En somme, nous

aurons le choix, comme nous le serinent les ingénieurs grenoblois et, plus brutalement, Kevin Warwick, le

cybernéticien anglais qui communique avec son ordinateur via ses implants électroniques, de suivre le

mouvement, ou de devenir les « chimpanzés de l’humanité ». Promettant l’homme augmenté, les technomaîtres

préparent plus sûrement les hommes diminués, les perdants de la compétition de tous contre tous.

Faut-il rabâcher que la technologie accroît le fossé entre le pouvoir et les sans-pouvoir ? Que ses récents

développements en hypertechnologies et technologies convergentes garantissent au pouvoir ses longueurs

d’avance sur la masse, mais aussi les moyens de contenir d’éventuels sursauts de révolte de celle-ci,

sondée jusqu’aux plus fins réseaux neuronaux et soumise à la contrainte globale et individuelle ?

Mais le printemps arabe, dira-t-on, prouve que la technologie peut servir la liberté ! – Autant que cette

liberté peut servir la technologie. Quand les cyber-mutins surfent sur le web, le pouvoir, lui, dispose déjà

75 Ce service est proposé notamment par le parc national du Hohe Tauern en Autriche

76 Traduit par nos soins

18

des technologies d’après – drones de surveillance, architecture logicielle pour pilotage centralisé de tous

les systèmes connectés d’une ville (tel Hypervisor, vendu par Thalès), réseaux de capteurs, etc.

Grâce à la convergence NBIC, les travaux de Clinatec sur les interfaces cerveau-ordinateur promettent des

percées fulgurantes. Certes, on n’a pas attendu l’équipe de choc réunie par Therme et Benabid pour tester

des neuroprothèses mariant l’homme et la machine, mais chacun sait que la miniaturisation due aux

nanotechnologies promet un saut qualitatif inédit. Ce que l’on sait déjà faire est connu : des paralysés

déplacent un curseur sur un écran d’ordinateur via un implant électronique cérébral qui capte l’influx

électrique ; d’autres commandent « par la pensée » un interrupteur, la télé, leur fauteuil roulant, voire des

bras artificiels greffés sur leur torse. Les premiers hommes bioniques.

Déjà, le Léti conçoit des « dispositifs implantables de deuxième génération, capables d’associer la

fonction d’enregistrement des échanges neuronaux, de traiter localement les données et de stimuler

électriquement ou chimiquement, et à la demande, des zones particulières du cerveau. »77 Ces implants

miniatures, hérissés de milliers d’électrodes à l’échelle des neurones, viennent au contact direct du tissu

vivant pour interagir avec lui, et commander des appareillages extérieurs (de l’implant rétinien ou

cochléaire au fauteuil roulant, voire l’exosquelette). Ils sont désormais commercialisés par la société Bio-

Logic, sous le nom Biomea.

Le projet BCI (Brain-computer interface) de Clinatec, coordonné par Corinne Mestais, prolonge ces

travaux du Léti. « Grâce à deux boîtiers implantés sur deux faces du cortex cérébral d’un patient, nous

allons capter les signaux émis par son cerveau. Une fois traitées, les informations seront transmises sans

fil à un exosquelette équipé de moteurs », explique Alim-Louis Benabid.78 Apparemment, les nanotubes

de carbone sont tout indiqués pour garantir la biocompatibilité des prothèses avec le cerveau. Vous

pensiez que ces nanotubes pouvaient être dangereux pour la santé ? Certes, mais « nous déterminons quels

sont les meilleurs nanotubes et cherchons comment les modifier pour qu’ils s’intègrent au mieux dans le

cerveau sans toxicité. »79, vous rassure François Berger.

Autre projet de recherche de Clinatec, « Neurolink » vise à développer des réseaux d’électrodes souples et

nanostructurées, placées en surface du cortex, sous le crâne pour enregistrer l’activité cérébrale et piloter

un système externe.

Bref, selon la littérature officielle, les neuroprothèses servent à commander un ordinateur par la pensée.

Mais le signal peut circuler dans les deux sens et le cerveau recevoir des signaux, comme le montre le

fonctionnement des électrodes, de Delgado à Benabid. Autrement dit la machine peut piloter un cerveau

par le biais de la neuroprothèse en contact avec des zones neuronales précises. Au point que le Groupe

européen d’éthique a pris la peine, dès 2005, de détailler les perspectives de pilotage de l’hommemachine

:

« L’implantation dans le cerveau d’une puce capable de restaurer ou d’améliorer la mémoire est un autre

exemple de future prothèse cérébrale. L’hippocampe joue un rôle essentiel dans l’enregistrement des

souvenirs. Contrairement à des dispositifs comme les implants cochléaires, qui stimulent simplement

l’activité cérébrale, la puce en question exécutera les mêmes processus que la partie endommagée du

cerveau qu’elle remplacera (…). Les informaticiens ont annoncé que, dans les vingt prochaines années,

des interfaces neuronales seraient conçues qui non seulement augmenteraient la gamme dynamique des

sens, mais amélioreraient aussi la mémoire et permettraient la « cyber-pensée » – c’est-à-dire la

communication invisible avec les autres. (…) L’implant prothétique cortical (« amplificateur » sensoriel ou

d’intelligence) : initialement conçu pour les aveugles, l’implant cortical permettra aux porteurs « sains »

d’avoir en permanence accès à des informations transmises par ordinateur, sur la base soit des images

captées par une caméra numérique, soit d’une interface constituée d’une « fenêtre » artificielle ».80

Envoyer directement au cerveau des informations transmises par ordinateur, cela se nomme piloter un

robot. Rien qui ne perturbe le Grenoblois moyen, à quelques jours de l’inauguration de la « clinique du

cerveau ». Il faut dire que les techno-maîtres, soucieux de son confort mental, l’ont insidieusement préparé

à son futur d’homme-machine. Toute la saison 2010-2011, le musée dauphinois lui a offert, avec

77 Lettre de Minatec n°9, sept 2005

78 Le Monde, 11/08/11

79 Audition devant l’OPECST, 7/11/06

80 Aspects éthiques des implants TIC dans le corps humain, Groupe européen d’éthique, mars 2005

19

l’exposition « Vaucanson et l’homme artificiel », les arguments pour s’acclimater à son évolution posthumaine,

plus la petite piqûre philosophique pour calmer d’éventuels retours de conscience. « Va-t-on

vers une intelligence déshumanisée ? L’homme de demain sera-t-il encore humain ? Pourquoi faut-il

remplacer l’homme par des machines ? Est-ce que l’homme n’a plus sa place dans le monde ? ». Les

questions défilaient en rouge électrique sur le dernier mur de l’exposition. Trop vite pour qu’on ait le

temps d’y répondre.

Du côté de Clinatec, selon l’aveu de François Berger, se prépare depuis deux ans un document de trois

pages destiné à « l’information » du public et de la presse. Deux ans pour trois pages ? Ceux qui doutent

encore que la ligne de front de la guerre au vivant passe par les innovations technologiques s’interrogeront

peut-être sur le soin minutieux apporté par le pouvoir à nous duper sur ses projets. C’est ainsi que

s’élabore la société de contrainte.

« Imbéciles, ne voyez-vous pas que la civilisation des machines exige en effet de vous une discipline

chaque jour plus stricte ? Elle l’exige au nom du Progrès, c’est-à-dire au nom d’une conception nouvelle

de la vie, imposée aux esprits par son énorme machinerie de propagande et de publicité. Imbéciles !

comprenez donc que la civilisation des machines est elle-même une machine, dont tous les mouvements

doivent être de plus en plus parfaitement synchronisés ! (…) Prenez garde, imbéciles ! Parmi toutes les

Techniques, il y a une technique de la discipline, et elle ne saurait se satisfaire de l’ancienne obéissance

obtenue vaille que vaille par des procédés empiriques, et dont on aurait dû dire qu’elle était moins la

discipline qu’une indiscipline modérée. La Technique prétendra tôt ou tard former des collaborateurs

acquis corps et âme à son Principe, c’est-à-dire qui accepteront sans discussion inutile sa conception de

l’ordre, de la vie, ses Raisons de Vivre. Dans un monde tout entier voué à l’Efficience, au Rendement,

n’importe-t-il pas que chaque citoyen, dès sa naissance, soit consacré aux mêmes dieux ? (…)

l’Etat technique n’aura demain qu’un seul ennemi : « l’homme qui ne fait pas comme tout le monde » – ou

encore : « l’homme qui a du temps à perdre » – ou plus simplement si vous voulez : « l’homme qui croit à

autre chose que la Technique ».

Georges Bernanos, 1945, La France contre les robots

Pièces et Main d’oeuvre

Grenoble, le 1er septembre 2011

Retrouvez ce texte et bien d’autres sur

www.piecesetmaindoeuvre.com

30 avril 2011

Pakistan, Russie, etc. : l’arme climatique est-elle une réalité ?

Classé dans : Politique/Societe — uriniglirimirnaglu @ 12 : 39

Jeudi 2 décembre 2010 4 02 /12 /Déc /2010 07:19

publié ici sur internet : http://www.chaos-mondial-organise-resistance-infos.com/article-pakistan-russie-etc-l-arme-climatique-est-elle-une-realite-61915818.html

 Haarp

Le 3 août dernier, une agence de presse russe a publié une étonnante synthèse, signée d’Andreï Arechev et intitulée L’arme climatique : une conspiration ?. Ce texte défendait l’idée que « la canicule actuelle, observée exclusivement sur le territoire de la Russie et ses régions limitrophes, pourrait sous-entendre plus que des explications scientifiques naturelles ».


Quelques jours plus tard, dans la presse algérienne, Chems Eddine Chitour, enseignant à l’École Polytechnique d’Alger, s’inquiétait quant à lui des inondations qui frappaient le Pakistan et n’hésitait pas à déclarer : Y a-t-il une autre cause qui pourrait expliquer les inondations diluviennes qui n’ont pas eu lieu depuis quatre-vingt ans ? On pense au projet HAARP. Le mot était lâché.


C’est dans le numéro de décembre 2007 du mensuel The Ecologist, le fameux magazine créé par Edward Goldsmith et d’orientation plutôt conservatrice, que Michel Chossudovsky, professeur d’économie à l’université d’Ottawa, a tiré la sonnette d’alarme en dénonçant dans l’High-frequency Active Aural Research Program ( HAARP) une arme de destruction massive mais non létale, capable, en modifiant le climat de pays précis, de déstabiliser leurs systèmes agricoles et écologiques, donc de les affaiblir, voire de les rendre ingouvernables.

En soi, l’idée n’est pas nouvelle et les stratégies du Pentagone l’ont conçue dès le début de la Guerre froide, avec comme seule limitation les capacités techniques de l’époque. 1967, durant la guerre du Vietnam, que l’arme climatique put être utilisée : dans le cadre du projet Popeye, des « ensemencements » de nuages eurent lieu en haute atmosphère afin de prolonger la saison des moussons et de bloquer les voies d’approvisionnement des Vietcongs.

Zbigniew Brzezinski, a qui rien n’échappait, évoqua quelques années plus tard, dans son livreEntre deux siècles, la possibilité d’utiliser la régulation de la météo comme moyen de régulation géopolitique. L’idée était dans l’air, au point que dès 1977, une convention internationale fut ratifiée par l’Assemblée générale des Nations Unies interdisant « un usage militaire et toute autre forme d’utilisation hostile des techniques de modifications environnementale ayant des effets étendus, durables ou graves », ainsi que de toutes «  les techniques pour changer, grâce à une manipulation délibérée, des processus naturels, la dynamique, la composition ou la structure de la terre, y compris ses biotopes, sa lithosphère, son hydrosphère et son atmosphère ».

Ce n’est cependant qu’en 1990, que grâce aux importants progrès de la science, fut lancé un véritable programme financé par la direction de Recherches maritimes des États-Unis, par le laboratoire de Recherche de l’armée de l’air américaine et par l’Agence pour les projets de recherches avancée de défense avec la participation des plus grandes universités étasuniennes. Le tout fut concrétisé par la création de la base de Gokona, en Alaska, où l’HAARP installa un réseau d’antennes de forte puissance transmettant par ondes radios haute fréquence, d’énormes quantités d’énergie dans l’ionosphère ( la couche supérieure de l’atmosphère). Selon ses propres documents de présentation, l’HAARP constituait alors un système capable de créer «  des modifications locales contrôlées de l’ionosphère » en vue de modifier les communications et les radars.

S’estimant directement menacée, la Fédération de Russie confia à ses services une expertise du programme. On n’en connaît que ce qui a transpiré via un rapport de la Douma et on peut y constater que les services secrets sont pour le moins inquiets : « Les plans américains visant à réaliser des expériences à grande échelle sous le programme HAARP (et) de créer des armes capables de rompre les lignes de communications radio et les équipements installés sur les engins spatiaux et les fusées provoquent de graves incidents dans les réseaux d’électricité et dans les oléoducs et les gazoducs ; ils ont aussi un impact négatif sur la santé mentale de populations de régions entières. […] Une analyse des déclarations émanant de l’US Air Force nous fait penser à l’impensable: les manipulations clandestines de phénomènes météorologiques, des communications et des réseaux d’électricité comme arme de guerre mondiale, permettent aux États-Unis de perturber et de dominer des régions entières. La manipulation météorologique est l’arme préventive par excellence ».

 

Analysant ce document, Michel Chossudovsky a relevé, à juste titre, que cette guerre climatique n’est pas réservée aux pays ennemis pour déstabiliser leurs économies, leurs écosystèmes et leurs agriculture, elle peut aussi être infligée à leur insu à des pays amis des États-Unis et être utilisée pour les rendre plus dociles ou pour influer sur la composition de leurs équipes dirigeantes, par exemple en déconsidérant des hommes politiques incapables de gérer une crise climatique subite et en créant une plus grande dépendance de l’aide alimentaire et des céréales de base importées des États-Unis et d’autres pays du bloc occidental. Il ne s’agit que de conjonctures, mais force est d’admettre que la sécheresse inexpliquée de Russie comme les inondations inattendues du Pakistan, correspondent bien à ces deux axes : affaiblir un adversaire et rendre plus docile un allié.

 

- Source : Les Brèves de LIESI – octobre/novembre 2010

15 avril 2011

¤ Chemtrails : lettre ouverte à Nicolas Hulot, candidat à la présidentielle

Classé dans : Politique/Societe — uriniglirimirnaglu @ 0 : 56

14/04/2011 à 13h25 – mis à jour le 14/04/2011 à 17h25 | 671 vues | 4 réactions

//

 

Monsieur,

Vous êtes désormais candidat à la fonction suprême en France et, à ce titre, obligé d’être pleinement responsable en tous domaines devant les Français, obligé de leur dire la vérité.

Dans votre déclaration de candidature, vous mettez en avant la défense de l’environnement, la protection de la planète.

Sur votre Forum de l’Environnement, un sujet a été lancé : « ces traînées blanches dans notre ciel bleu »

¤ Chemtrails : lettre ouverte à Nicolas Hulot, candidat à la présidentielle dans Politique/Societe h-20-2466218-1302780087

Il y a eu 100 000 passages : tous les records de fréquentation de votre site internet ont été pulvérisés.

Vous n’êtes jamais intervenu, malgré l’ampleur, malgré les demandes répétées, légitimes, des internautes.

Pourtant, via votre équipe de modérateurs, vous ne pouviez pas ne pas être au courant. 

Vous avez été contacté personnellement : vous n’avez jamais répondu.

Désormais, du fait de votre engagement, vous êtes invité à nous dire ce que vous pensez de ces longues traînées blanches persistantes laissées par les avions, apparues seulement depuis quelques années, et qui strient en tous sens, en figurant des maillages, notre ciel bleu jusqu’à le voiler en y laissant d’étranges morphologies de « nuages », jamais observées auparavant, colorisés en rose, le soir, et en faisant apparaître des parhélies : arc-en-ciel à l’envers et irisations diverses…qui traduisent à l’évidence la diffraction lumineuse par un « quelque chose » de nouveau dans l’atmosphère.

Une véritable mutation du ciel

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Ces « nuages » semblent plutôt être des «  amas de  quelque chose » qui serait donc pulvérisé par ces avions.

Les « chemtrails » : ainsi sont dénommés ces traînées blanches ; ce terme est le condensé de chemical trails, traînées chimiques. 

Toute la planète est concernée : des milliers de vidéos sont visionnables sur les sites de partage de vidéos. Ce phénomène qui interpelle massivement les citoyens de tous pays n’est pourtant pas analysé par les medias…

Vous-même les avez incorporées dans votre film « Le Syndrome du Titanic »…

Les medias n’en parlent pas mais nos publicités sont peu à peu et subrepticement truffées de ces traînées blanches.

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La palme est décernée à la présentatrice météo de FR3 qui arrive, toute guillerette, cernée de ces traînées blanches ! Cela signifierait que, du côté de Météo France, on participe à « quelque chose »

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Veut-on accoutumer nos rétines à un phénomène qui a tout l’air d’une procédure ? Une procédure programmée, panplanétaire : des particules seraient en effet pulvérisées en masse pour confectionner un voile, autour de la Terre, visant à masquer le soleil, et, in fine, à freiner le réchauffement terrestre.

Comme on tire un rideau dans une pièce trop ensoleillée et trop chaude.

On s’inspire de l’effet refroidissant de l’atmosphère induit par l’éruption du volcan Pinatubo qui, en 1991, a craché des millions de tonnes de soufre, induisant une baisse de température de 1 à 2° de l’atmosphère, pendant plusieurs semaines, au niveau de l’équateur.

On recherche donc un « effet Pinatubo-like ».
Quelle est la nature exacte de ces particules épandues ?

Le climatologue Jean-Marc Jancovici indique que le SO2 est un gaz « refroidisseur du climat ».

Du SO2 est mêlé au carburant de l’avion et se mute en SO4 au contact de l’oxygène de l’air : on recrée ainsi l’éruption volcanique faite de particules de soufre. D’ailleurs les couchers de soleil, à présent observés, sont identiques à ceux constatés lors de ces éruptions.

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Mais il doit y avoir d’autres sortes de particules.

Pour expliquer ces trainées blanches, certains parlent de « condensation » : mais pourquoi diable ces traînées blanches stoppent-elles net ? Est-ce une « condensation intermittente » ?

Regardez cette vidéo explicite : l’avion se met-il en mode planeur ?…

épandage de particules anti-réchauffement… par kerion_de_celse

Les fumeuses explications d’altitude, de température…ne tiennent évidemment pas.

D’autres arguent d’une bizarre « théorie du complot »… coup de botte en touche pour évacuer la vraie question, et que les Français vous posent :

Mr Nicolas Hulot, que sont concrètement ces traînées blanches et de quoi sont-elles composées ?

Mme Corinne Lepage a répondu sur le sujet en 2009 sur un forum du Nouvel Obs : elle a répondu « Joker ! »

Greenpeace dit ne pas connaître la question : pourquoi diable ne s’y intéresse-t-il pas ?

Les autres écologistes sont aux abonnés absents. Ils n’ont peut-être pas d’enfants.

Du fait de votre engagement solennel devant les Français, s’agissant de la protection de la planète, dites-nous ce que sont ces « longues traînées blanches dans notre ciel bleu ».

Un ciel « bleu délavé ».

Merci pour votre réponse sur ce qui apparaît comme la plus grande tragédie que l’humanité ait connue.

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DOMY94FF le 14/04/2011 à 20:39

Ce qu’il faut déjà savoir :

Géo-ingénierie dans la Convention ENMOD:
« Le terme « techniques de modifications environnementales » désigne toute technique pour changer par la manipulation délibérée des processus naturels la dynamique, la composition ou la structure de la Terre: biosphère, lithosphère, hydrosphère, atmosphère et environnement spatial. »

La Convention ENMOD
http://www.icrc.org/dih.nsf/INTRO/460
Texte Intégral :

http://www.icrc.org/dih.nsf/FULL/460?OpenDocument

Convention sur la modification de l’environnement /
ONU Bureau des affaires du désarmement des Nations Unies :

http://www.un.org/fr/disarmament/instruments/enmod.shtml

Rappelons qu’en 1977, la convention ENMOD, a limité les manipulations délibérées de l’atmosphère en cas de guerre ou de conflit et les a autorisées dans un but « pacifique ».
RépondreAlerter

Patrice Albert le 14/04/2011 à 19:49

teamphysique pense être une des rares personnes connaissant les lois de la physique ?
J’espère que non. Cette lettre est écrite par des personnes très averties sur le sujet, et sur l’expression
visuelle normale des avions dans le ciel, quand ils ont pour seule fonction le transport, ou celle plus restreinte des avions militaires, correspondant à des missions connues, et qu’on désigne avec l’expression de contrails (traces normales) . Les chemtrails sont bien différents et le phénomène n’existait pas plus de 10 ans en arrière.
RépondreAlerter

teamphysique le 14/04/2011 à 17:10

Bonjour

Alors la trace blanche dans le ciel est crée par une règle de base de l’hydrodynamique déterminer pas M Bernoulli (s’aplique aux gaz car ils ce comportent comme des fluides).
C’est bien expliqué ici:

http://deuns.chez.com/ps/pression/pression6.html

Cela explique d’ailleurs comment les avion volent:

http://www.pourquois.com/physique_chimie/pourquoi-avions-volent.html

Lorsque l’aile de l’avion passe rapidement dans l’air elle crée une dépression,ce qui entraîne un changement d’état de l’air (d’état pas de formule chimique) d’où une condensation de l’air qui ce produit. Je ne pense pas qu’il ai quoi que ce soit de conspirationiste dans tous ça, c’est simplement l’intensification du trafic aérien qui amplifie le phénomène.

Je ne connaît pas tous les domaines de la science sur le bout des doigt non plus,il y sûrement d’autre phénomène en jeux mais tous cela me semble exagérer au vue des autres soucis majeur de notre pays

cordialement et n’oubliez pas que c’est à nous de faire des effort pour être heureux, n’atendez pas passivement que la politique règle tous vos soucis,elle ne peut pas le faire..
RépondreAlerter

DOMY94FF le 14/04/2011 à 18:55

Merci Teamphysique pour votre commentaire fort interessant ; cependant, je souhaiterais attirer votre attention sur une science qui se nomme la Geo-ingéniérie et sur un programme déjà en vigueur qui est la Gestion du Rayonnement Solaire ou encore nommé en anglais Solar Radiation Management.

Je suppose que vous êtes au courant …
Bien à vous

14 avril 2011

¤ Lettre de Patrick Pasin, réalisateur du documentaire « Bye Bye Blue Sky » !

Classé dans : Chemtrails et pluies de fils/fibres/etc... — uriniglirimirnaglu @ 0 : 15

Mercredi 13 avril 2011 3 13 /04 /Avr /2011 21:20

source : le super site d’actuchem : http://actu-chemtrails.over-blog.com

Lettre de Patrick Pasin, réalisateur du documentaire « Bye Bye Blue Sky » !

Récapitulatif historique de la « modification du climat »

Après sa diffusion sur la chaîne de TV suisse RSI2, le film de Patrick Pasin a suscité quelques réactions hostiles. Voilà ce qu’écrit le réalisateur aux dirigeants de cette chaîne:


Messieurs,

Les messages que vous avez reçus après la diffusion de « Bye Bye Blue Sky » ne sont pas une surprise pour moi. Quels que soient les éléments objectifs que l’on peut apporter, par exemple les analyses du sol telles celles que j’ai fait réaliser à Paris ou le fait que l’armée française ait acheté 10 tonnes de sulfate de baryum, vous recevrez toujours ce type de messages de gens qui s’auto-proclament « debunkers ».

J’enquête sur les questions climatiques et les chemtrails depuis plus de 7 ans. J’ai lu des dizaines de livres, d’études et de rapports sur la question. En janvier, j’ai terminé la rédaction d’un livre dont le titre est « La Manipulation du climat par les militaires ».


La « modification du climat » (c’est le terme officiel) possède déjà une longue histoire. Le premier essai officiel remonte aussi loin que 1891, avec l’expérience dans les Staked Plains au Texas conduite par le Général Dyrenforth. Le Congrès américain alloua alors la somme de 10 000 $, mais arrêta au bout de deux ans compte tenu des faibles résultats (j’ai acheté des journaux de l’époque pour connaître les détails de ces opérations).


La pulvérisation de produits chimiques dans le ciel par les militaires présente aussi une longue histoire. La première tentative de modification du climat à bord d’avions est certainement celle qui se produisit aux Etats-Unis en 1924, lorsque le Army Air Service équipa 2 avions selon les instructions du Dr Emory Leon Chaffee, un physicien de Harvard. Les militaires américains ne sont pas les seuls à avoir tenté ces expériences : les Russes, les Chinois et certainement d’autres ont aussi essayé. J’ai lu, par exemple, que l’armée chinoise avait répandu du deolin en 1930 au-dessus de Hong-Kong afin de combattre la sécheresse.


Ce n’était que le début, mais tout commença vraiment après 1946 et la découverte par le Dr V. Schaeffer de General Electric qu’en déversant de l’iodure d’argent dans les nuages, cela déclenchait des précipitations. Des milliers d’expériences ont été réalisées à travers le monde, dont bien sûr par les militaires. Pour les Etats-Unis, les recherches initiales furent principalement confiées à la Naval Aionr Weapons Stati à la base de China Lake, en Californie du Nord.


Pulvériser des produits chimiques dans le ciel devint une affaire courante pour les militaires américains (et les autres), par exemple dans la lutte contre les ouragans, avec notamment les projets de longue durée Cirrus (1947-1952) et Stormfury (1961-1983). 


Officiellement, la première utilisation de produits chimiques pour modifier le climat comme arme de guerre se produisit pendant le Vietnam, sous le nom de code « Operation Popeye ». De 1967 à 1972, près de 2 700 vols furent effectués pour répandre ces produits au-dessus du Vietnam et du Laos. Presque jusqu’à la fin de l’opération, les militaires réussirent à la garder secrète. Elle ne fut révélée qu’en 1971, ce qui aboutit à une audition devant le Congrès des Etats-Unis le 20 mars 1974 (cette audition ainsi que les détails de l’opération Popeye sont présentés dans un petit livre officiel intitulé  »Prohibition of weather modification as a weapon of war: Hearing before the Subcommittee on International Organizations of the Committee on International … first session, H. Res. 28 … July 29, 1975 » – j’ai ce livre, évidemment).


J’ai indiqué que le Pentagone n’est pas le seul à avoir pratiqué ces épandages chimiques : les Anglais l’ont fait aussi. La BBC, par exemple, a révélé en 2001 que l’inondation soudaine qui dévasta en 1952 la petite ville de Lynmouth, faisant 34 morts, était due à des expériences menées par la RAF sous le nom de code « Operation Cumulus  (http: //www. uagrdian.co.uk/uk/2001/aug/30/sillyseason.physicalsciences). Malgré les preuves apportées par la BBC, le gouvernement nia sa responsabilité et refusa l’ouverture d’une enquête officielle.


Modifier le climat est une chose, empoisonner les populations en est une autre. En 1997, à la demande du Congrès, le National Research Council (NRC) publie un rapport stupéfiant, dont le titre est « Toxicological assessment of the U.S. Army’s zinc cadmium sulphide dispersion tests ». Il est expliqué que 40 ans plus tôt, dans les années 50 et 60, l’armée américaine déversa à partir d’avions, du toits des immeubles et de véhicules mobiles, un composé de sulfure de cadmium-zinc et de micro-organismes au-dessus de trente-trois zones urbaines et rurales des Etats-Unis et du Canada, dans le cadre de tests de guerre bactériologique. Des villes aussi importantes que Minneapolis et St. Louis furent visées. Bien évidemment, le NRC et ses experts concluent dans leur rapport que ces expériences ne présentaient aucun danger pour la population. La lecture complète du rapport démontre plutôt le contraire. Signalons que les militaires déclarèrent ne plus savoir exactement où furent conduites ces opérations et que la plupart des dossiers a disparu…


Nous apprenons aussi dans ce rapport que les mêmes expériences contre la population et l’environnement furent menées à la même période en Scandinavie et au Royaume-Uni, pendant près de 40 ans ! Le journal The Observer enquêta sur le sujet (à lire sur le site de The Guardian http://www.guardian.co.uk/politics/2002/apr/21/uk.medicalscience). « Beaucoup de ces tests consistaient à disperser des produits chimiques et des micro-organismes potentiellement dangereux au-dessus de vastes zones habitées, sans en avoir informé préalablement les populations. »


Les conséquences furent terribles, mais de nouveau, comme aux Etats-Unis, des experts distingués conclurent quatre décennies plus tard que ces expériences étaient sans danger pour la population et l’environnement. Et tout fut classé définitivement.


Tandis qu’ils aspergeaient les gens aux USA, en Angleterre et ailleurs, bien évidemment des « experts » et des « savants » expliquaient que ces traces dans le ciel étaient absolument normales. Par exemple, le journal américain The Free-Lance Star du 6 Mai 1972, explique que « les contrails familières souvent laissées par les avions volant à haute altitude peuvent persister pendant une longue période sous certaines conditions. » 


De même, dans le livre Clouds of the World: A Complete Color Encyclopedia publié en 1972, il est expliqué dans le chapitre 11 – Condensation trails, que ces traînées persistantes sont tout à fait normales. Dans les films et les séries TV américains de l’époque, on en voit parfois. Un exemple flagrant : l’épisode n°25 de la première saison de ZORRO, diffusée en 1957-58 (il n’y a eu que deux saisons). Vous verrez ces traînées, tout particulièrement pendant la course. Elles sont manifestement persistantes, car elles apparaissent, mais (heureusement) pas les avions qui les ont produites…


Dans son livre « Planet Earth, The Latest Weapon Of War », le Dr Rosalie Bertell écrit que « les Etats-Unis et le Canada collaborent à des expériences de modification du temps depuis 1958. […] Le Programme Churchill CRM (Chemical Release Modules) comprenait différents composés du baryum, dont de l’azoture de baryum, du chlorate de baryum, du nitrate de baryum, du perchlorate de baryum et du peroxyde de baryum. Tous sont combustibles et la plupart sont destructeurs de la couche d’ozone. Dans un programme de 1980, environ 2 000 kg de produits chimiques furent déversés dans l’atmosphère, incluant 1 000 kg de lithium. Le lithium est un produit chimique hautement réactif qui est ionisé très facilement par les rayons du soleil. Ceci augmente la densité des électrons dans les couches basse de l’ionosphère et crée des radicaux libres qui sont hautement réactifs et capables de produire d’autres changements chimiques.


[…] J’ai interrogé un jour le conservateur de la bibliothèque du Parlement du Canada pour savoir s’il existait des comptes-rendus officiels sur les conséquences de ces expériences. Il me fut répondu qu’il n’y avait aucun problème d’ordre environnemental étant donné que les scientifiques menant ces expérimentations n’en avait mentionné aucun et qu’il n’y avait pas de tollé de la part du public. Evidemment, puisque le public ne savait pas que les couleurs magnifiques qu’il observait dans le ciel pouvaient avoir été causées par des expériences. »

Pour ceux qui essayeraient de nous faire croire que ces expériences n’existent plus, voici un extrait d’une correspondance récente avec le Dr Rosalie Bertell :


« Le 19 septembre 2010, l’U.S. Navy a effectué un tir de fusée de sa base en Virginie pour créer des nuages artificiels d’oxyde d’aluminium à environ 800 kilomètres au-dessus de la côte Est des Etats-Unis. Les nuages naturels les plus élevés se situent autour de 80 km. L’ombre nuageuse gigantesque a ainsi généré une neige précoce sur la côte Est. […] Le plan original prévoyait aussi un test au-dessus de Singapour. L’U.S. Naval Reserve a retiré de son site les informations sur ce projet lorsque j’ai commencé à en parler. Qui sait ce qu’ils peuvent bien manigancer d’autre ? »


Ainsi que je l’ai indiqué ci-dessus, j’ai écrit un livre sur le sujet, donc évidemment je pourrais en ajouter encore sur ces expériences et opérations militaires devenues monnaie courante depuis plus de 60 ans. Qui peut encore avancer que tout cela n’existe pas ? Qu’il s’agit de « théorie du complot » ? Chacun peut vérifier toutes les informations ci-dessus, car elles proviennent de rapports officiels et de grands médias comme la BBC et The Guardian.


Parlons maintenant du film. J’ai évidemment interviewé des scientifiques (dont un météorologue membre distingué du GIEC), qui m’ont expliqué que les chemtrails n’existent pas et que tout est contrail. Lorsque, durant l’interview, je leur ai demandé s’ils avaient effectué des analyses de quelque sorte que ce soit pour étayer leurs propos, leur réponse fut naturellement négative. En fait, ils n’ont pas du tout étudié le phénomène : ils connaissent la « réponse officielle » et se contentent de la délivrer. Ce n’est plus de la science mais de la politique.


De même, lorsque je leur ai demandé comment expliquer la présence de baryum à la surface des bacs à sable à Paris et dans les endroits où apparaissent régulièrement ces traînées, ils n’avaient pas d’explication…

Et je ne parle pas mêmes des 10 tonnes de baryum achetées par l’armée française : aucun expert ou scientifique n’a été en mesure de me fournir une explication plausible quant à leur utilisation… Et je rappelle, ainsi qu’il est mentionné dans le film, que les militaires ont retiré l’information de leur site immédiatement après ma visite et le fait que je l’aie enregistrée. Pourquoi ?

Donc ces scientifiques que j’ai interviewés ne sont pas dans le documentaire : porter une blouse blanche et être qualifié officiellement de scientifique n’est pas suffisant, encore faut-il avoir travaillé sur le sujet pour être pertinent. C’est un respect minimum dû au public. De plus, la « réponse officielle » est déjà dans le film, puisque je cite cet extrait de la brochure de l’US Air Force affirmant que les chemtrails sont un « hoax », un canular. Je me suis donc clairement centré sur les scientifiques qui ont étudié le phénomène de ces traînées persistantes et depuis plusieurs années.

Certains emails que vous avez reçus tentent de jeter le discrédit sur eux. Est-il vraiment utile d’y répondre ? Le Dr Rosalie Bertell est une grande Dame, avec tant de références, de réalisations, de récompenses ! En juin dernier, elle a de nouveau été invitée à s’exprimer aux Nations Unies sur les questions de désarmement. Elle a dirigé la Commission médicale internationale de Bhopal, qui a enquêté sur les conséquences de cette catastrophe en Inde, elle a organisé la Commission médicale internationale à Tchernobyl, elle a travaillé sur le projet de guerre des étoiles de Reagan, etc., etc. Elle est l’une des rares scientifiques cités dans le Rapport Theorin (1999) du Parlement européen, que chacun devrait avoir lu.

Les références et les réalisations du Dr Nikos Katsaros sont également impressionnantes. De plus, il écrit et s’exprime sans relâche sur le sujet, y compris devant les parlements et les institutions qui l’invitent régulièrement. Quant au Dr Coen Vermeeren, en tant qu’expert en aéronautique, il est totalement engagé dans ce sujet sur lequel il enquête depuis des années avec tous ses efforts et son humilité.


De l’information documentée peut être trouvée partout. La chaîne allemande RTL9 a diffusé un reportage (http://www.youtube.com/watch?v=RWsQ2KnIvH0&feature=more_related) où des météorologues menés par Karsten Brandt ont obligé l’armée allemande à reconnaître qu’elle avait répandu des produits chimiques dans le ciel en  2005 et 2006.

De nombreuses analyses sont disponibles sur Internet (http://www.carnicom.com/flame1.htm). Ce qu’explique le Dr Hildegarde Stanninger est incroyable : elle a fait réaliser des analyses qui montrent au Texas et ailleurs que les substances trouvées dans des chemtrails et sur des patients souffrant de la maladie des Morgellons sont les mêmes (lien)


Les contrôleurs aériens commencent aussi à parler (lire l’article de William Thomas, qui enquête depuis longtemps sur le sujet des chemtrails, sur http://www.rense.com/general20/cc.htm).


Vous pouvez aussi lire ce qu’en dit le Dr R. Michael Castle : « Au cours de ce siècle, nous pensons que nous assistons à la fin progressive et délibérée du système naturel de la Terre. Il y a ceux qui « débunquent » / désinforment tout ce qui est écrit au sujet des chemtrails. De quoi s’agit-il ? Les chemtrails ne sont que la vague description, en termes profanes, d’un théâtre bien plus vaste de produits toxiques déversés dans l’atmosphère / la stratosphère, pour une myriade de programmes bruts et toxiques. »


Je pourrais ajouter tellement d’autres informations, mais j’arrête la liste, car ce texte est déjà long. J’espère qu’il vous aidera. Ainsi que je l’ai indiqué au début, vous pouvez l’utiliser comme vous le souhaitez.


Pour finir, je voudrais saluer votre courage et votre sens des responsabilités. Espérons maintenant que le public fera pression sur les hommes politiques pour qu’ils obligent les militaires à arrêter tout ça.


Bien cordialement,

Patrick Pasin

Producteur et réalisateur de « Bye Bye Blue Sky »


Source: http://acseipica.blogspot.com/2011/04/le-film-bye-bye-blue-sky-suites.html

29 décembre 2010

¤ Réchauffement climatique : un auteur de thriller (Jean-Paul JODY) accumule les documents sur son blog

Classé dans : Politique/Societe — uriniglirimirnaglu @ 12 : 22

 source : blog de Jean-Paul JODY, auteur du thriller « La route de Gakona » : http://laroutedegakona.blogspot.com/

13 octobre 2010

OU EST PASSE LE RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE ? 1ère partie

Chapitre 27

La ville de Barcelone manquait d’eau, la France envoyait six bateau-citernes depuis le port de Marseille, on envisageait de détourner le cours de l’Ebre pour irriguer les cultures assoiffées. La neige tombait à Bagdad, même les plus anciens n’avaient jamais vu ça. On annonçait que Bangkok serait rayé de la carte en 2020 à cause de la montée des eaux, et aussi qu’il neigeait sur l’Acropole d’Athènes.

La route de Gakona  a été écrit durant l’année 2008, les infos citées dans le roman datent donc de cette période.

Je me souviens, lors de la diffusion sur Arte d’un documentaire élogieux sur les « bio »carburants au Brésil, il y a déjà quelques années, de mon adhésion pleine et entière à ce nouveau mode de propulsion… Avant qu’un éleveur de chèvres breton ne m’ouvre les yeux sur les conséquences désastreuses de ce type de production.

De même, sur le moment, j’avoue avoir été sensible au film d’Al Gore et aux prévisions alarmistes du Giec. 

Après l’hystérie médiatique, et alors qu’une succession de phénomènes climatiques extrêmes – incendies en Russie, inondations au Pakistan- secouent aujourd’hui la planète et semblent confirmer ces prévisions, où est passé le réchauffement climatique ?

Sans revenir sur les détails de la controverse, largement alimentée ailleurs, vous trouverez ci-dessous une compilation de divers éclairages sur le sujet.

(more…)

¤ Chemtrails : un auteur de roman (Jean-Paul Jody, « la route de Gakona », Ed. du Seuil, 2009) rassemble des informations diverses sur son blog

Classé dans : Politique/Societe — uriniglirimirnaglu @ 11 : 04

source : la route de Gakona, Jean-Paul Jody 

10 mars 2010

CHEMTRAILS

Chapitre 24

- Tu crois vraiment à ces histoires d’avions qui répandent des trucs au-dessus de nos têtes ? s’inquiéta Stéphane.
- A peu près autant qu’aux extraterrestres…
Cathy lut la première page, le rapport de la recherchiste commençait par des généralités. La suite réservait quelques surprises.
- Je crois que vous devriez venir, murmura-t-elle.

¤ Chemtrails : un auteur de roman (Jean-Paul Jody,

Ciel d’Ivry, 6h00 du matin, printemps 2009

Pour l’anecdote, c’est sur une conversation à peu près similaire qu’a démarré le projet de La route de Gakona. Sur la question de ces étranges trainées qui quadrillent notre ciel, force était de constater que nous ne savions rien. 
Il conviendrait de distinguer deux types de traces, les contrails et les chemtrails.

(more…)

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