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14 juin 2014

¤ Le nouveau capitalisme criminel (livre par Jean-François Gayraud, commissaire de police et criminologue)

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Source : http://www.bastamag.net/Face-a-la-dimension-criminelle-de

CAPITALISME

« Face à la dimension criminelle de la crise, les élites sont aveugles, incompétentes ou complices »

PAR AGNÈS ROUSSEAUX 5 JUIN 2014

¤ Le nouveau capitalisme criminel (livre par Jean-François Gayraud, commissaire de police et criminologue) dans Outils/Bon à savoir arton4144-7bc57

Et si la crise financière était une vaste fraude ? Dérégulé à l’excès, le capitalisme comporte des incitations au crime et à la fraude absolument inédites, explique Jean-François Gayraud, commissaire de police et criminologue. Il pose dans son ouvrage Le nouveau capitalisme criminel un diagnostic décapant : les responsables politiques sont dans le déni ou l’aveuglement, les acteurs de la fraude de 2008 sont aujourd’hui revenus dans le jeu, les lois votées pour tenter de réguler le système financier n’ont rien changé, et des techniques comme le trading haute fréquence échappent à tout contrôle. Il y a urgence à reprendre en main un système économique devenu criminogène, avec ses dérives frauduleuses et prédatrices. Entretien.

Basta ! : Vous analysez les crises financières au prisme de la criminologie. Pour vous, la crise de 2008 est-elle due à des comportements criminels ?

Jean-François Gayraud [1] : Le nouveau capitalisme qui se développe depuis les années 80 comporte des incitations et des opportunités à la fraude d’une ampleur inédite. L’alliance entre la financiarisation, la dérégulation et une mondialisation excessives forme un cocktail explosif. La criminalité est l’angle mort de la pensée économique, un impensé radical, et ce depuis le 18ème siècle. Cela avait peu de conséquences durant le capitalisme fordiste et keynésien, plus régulé. Désormais, cet impensé est mortifère. On nous explique que cette crise financière des subprimes est liée à un simple dysfonctionnement des marchés : comme si, une fois ce dysfonctionnement disparu, on reviendrait à une situation à peu près normale. Je tente de combler cette erreur de diagnostic en analysant les mutations du capitalisme à la lumière de la criminologie [2].

Il ne s’agit pas d’être « mono-causal » et de tomber dans la théorie du complot. Mais simplement de montrer qu’il y a dans ce capitalisme une dimension criminogène qui n’est ni marginale ni folklorique. « Criminogène » ne veut pas dire criminel. Cela signifie simplement que ce système a des potentialités et des vulnérabilités à la fraude, qui étaient jusqu’à présent inconnues. On voit que toutes les crises financières depuis les années 1980 ont été causées par des bulles immobilières et boursières en parties nées de fraudes systématiques. Au point que désormais, la fraude fait système. (more…)

4 avril 2014

¤ Ukraine 2014 : Kiev ressemble désormais à Chicago. Vol au-dessus d’un nid de cinglés…

Classé dans : Politique/Societe — uriniglirimirnaglu @ 1 : 35

Source : http://www.diatala.org/article-ukraine-kiev-ressemble-desormais-a-chicago-vol-au-dessus-d-un-nid-de-cingles-123096049.html

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Kiev ressemble désormais à Chicago.  vol au-dessus d’un nid de cinglés

Source : realpolitik.tv par Xavier Moreau

Humilié par son échec, le département d’État américain a décidé d’appliquer à l’Ukraine la même politique de terre brulée qu’en Syrie. Les bandes continuent de semer le désordre partout dans le pays.

Deux députés de Svoboda se sont attaqués au directeur de la première chaîne publique de télévision, si bien que même les journalistes français n’ont pas osé passer cela sous silence. Une gifle à un journaliste les choque davantage que «les snipers de l’OTAN » tirant sur les policiers et les manifestants, que ce soit à Damas ou à Kiev. Les mêmes snipers ont tenté, le 18 mars dernier, de faire basculer la réunification de la Crimée dans un bain de sang. Bilan : un soldat ukrainien et un cosaque sont morts. À ces morts s’ajoutent deux blessés, un dans chaque camp. Ces derniers sont soignés dans un hôpital russe de Crimée.

La palme du mensonge, ou de la bêtise, revient à l’envoyée spéciale du journalLe Monde. Dans un tweet, Marion Van Renterghem évoque une procession pour « deux cosaques morts et rien pour le soldat ukrainien ». Cette idiote ne s’est même pas aperçue que, sur sa propre photo, c’est le portrait du soldat ukrainien qui est tenu par l’homme à droite. Ces deux hommes, qui ne seront malheureusement pas les derniers à tomber sous les balles de l’OTAN, ont eu droit à un enterrement commun à la maison des officiers. Ces cosaques et ces soldats ukrainiens de Crimée ne se sont pas trompés d’ennemi.

Le reste de la situation à l’intérieur du pays oscille entre l’anarchie et le sordide. Les milices néo-nazies révèlent leur vraie nature, celle de brigands provenant des zones les plus arriérées de l’Ukraine, et cherchant à s’enrichir rapidement par la rapine systématique. Les miliciens sont devenus des hommes de main, investissant tour à tour l’usine de vodka de Némirov, des usines étrangères ou un train de passagers russes. Ajoutons que la semaine dernière, deux procureurs auraient été pendus dans la région de Lvov.

Pour certains hommes d’affaires ukrainiens, Kiev ressemble désormais à Chicago, et c’est la radio anti-Poutine « Écho de Moscou » qui le dit. Le banditisme y est devenu incontrôlable. L’idéologie de « Pravy Sektor » a fait place à du racket pur et simple. (more…)

10 septembre 2011

Clinatec : le laboratoire de la contrainte

Classé dans : Politique/Societe — uriniglirimirnaglu @ 11 : 11

Le but revendiqué, officiel, de Clinatec, est de « nous mettre des nanos dans la tête ». En

clair, des implants cérébraux. Pour être encore plus clair, le programme Clinatec travaille

depuis 2006 dans une quasi clandestinité à l’interface cerveau-machine, à l’intrusion du

pouvoir médical et politique dans notre for intérieur (espionnage, détection des intentions,

décryptage des sentiments, reconnaissance de la « pensée »). L’interface primate-machine

et, déjà, homme-machine, ouvre la porte, elle, au pilotage des rats, des macaques, des

hommes – bref, à la production de robots humains, de « cyborgs » si vous voulez,

« d’organismes cybernétiques ». Faut-il souligner les avantages de cette nouvelle catégorie

de population pour les entreprises, les gouvernements, les armées ? Demandez donc à la

direction d’Orange qui doit faire face à une vague de suicides parmi ses employés humains,

d’un modèle périmé.

Naturellement, Clinatec n’est pas le seul laboratoire de neurotechnologies dans le monde à

oeuvrer à la société de contrainte. Naturellement, les neurotechnologies ne sont pas les seules

à oeuvrer à la société de contrainte. Elles complètent par un pilotage fin, individualisé, le

pilotage de masse effectué par le système informatique et les puces RFID, de la « planète

intelligente » d’IBM.1 Voici comment.

Alors qu’est annoncée pour septembre 2011 l’inauguration à Grenoble de Clinatec, un centre de recherche

« unique au monde », nul ne peut, à quelques jours seulement de l’événement, donner de précisions quant

à sa date exacte et ses modalités. Exceptionnel, dans la bataille de communication que se livrent

d’ordinaire les équipes scientifiques « de pointe », pressées d’annoncer des « premières ». Au contraire

pour Clinatec, le plus grand secret est préservé depuis 2006, date de dépôt du nom (Clinatec®) au registre

des marques de l’Union européenne2. Les Grenoblois ignorent tout ou presque de cette clinique destinée ànous mettre « des nanos dans le cerveau »3, décidée, programmée, financée, réalisée en toute opacité.

C’est qu’il faut, confie en petit comité un responsable du centre, « éviter une inauguration avec CRS ».

Comprenez : avec manifestants.

Si les promoteurs de Clinatec admettent que leur projet mérite contestation, c’est qu’ils connaissent mieux

que quiconque les raisons de s’y opposer. Ils savent ce que The Economist relevait dès 2002 : « Le

clonage est un sujet de discussions acharnées, avec des propositions d’interdictions globales. Pourtant

quand il s’agit des neurosciences, aucun gouvernement ou traité ne fixe de limites (…). En fait les

neurotechnologies posent un risque plus grand – et également plus immédiat. »4 Ils ont lu l’avis du Comitéconsultatif national d’éthique : « De nouvelles perspectives sont ouvertes par les découvertes des

neurosciences qui peuvent affecter l’image même de l’homme, de l’idée qu’il se fait de sa place dans le

monde et de sa liberté »5 ; celui du Centre d’analyse stratégique : « Les neurosciences sont une discipline

scientifique en plein essor dont les potentielles utilisations hors des laboratoires soulèvent nombre de

réflexions éthiques. Deux questions se posent avec une acuité croissante : celle des possibilités offertes,

notamment par la psychopharmacologie, en termes d’amélioration des performances exécutives,

sensorielles et cognitives et celle de l’utilisation de l’imagerie cérébrale dans les domaines sanitaires,

judiciaires, militaires, économiques et sociaux »6 ; et celui du Groupement européen d’éthique : « Nous

sommes ainsi confrontés à des technologies capables à la fois de réparer et d’améliorer le corps, à la

1 Voir IBM et la société de contrainte, Pièces et main d’oeuvre, mai 2010

2 European Union trademark database, n°005562616, date de la demande d’enregistrement : 16/12/06

3 Grenoble & Moi, 25/01/07

4 The Economist, 25/05/02

5 Questionnements pour les états généraux de la bioéthique, 09/10/08

6 Note de veille mars 2009, le CAS est rattaché au Premier ministre

2

multiplication de technologies implantables qui pourraient modifier et étendre le concept des soins au

corps et annoncer l’avènement du «cyborg» – soit du corps post-humain. »7

Bref, les responsables qui s’apprêtent à inaugurer Clinatec en catimini savent – et feignent d’ignorer – leur

contribution à l’avènement de la société de contrainte, par la possession technologique de ce que nous

avons de plus intime : notre for intérieur.

ICe

vendredi 2 juin 2006, Grenoble est bouclée par la police. Tout groupe de deux personnes et plus est

contrôlé et fouillé dans ce qui est devenu un camp retranché quadrillé par plus de 400 CRS, gendarmes et

cogneurs de la Brigade anti-criminalité. Derrière les grilles et les gyrophares, le techno-gratin inaugure

Minatec, le « premier pôle européen de micro et nanotechnologies ». Michel Destot, maire PS et ancien

ingénieur du Commissariat à l’énergie atomique, déclare en tribune : « Faire croire que l’on imposerait un

« nanomonde » totalitaire à la population sans débat préalable relève non seulement de la manipulation

mensongère mais aussi d’une forme de paranoïa politique bien connue, qui s’appuie sur la théorie du

complot, la haine des élites, des élus, des responsables. »

Tandis que les journalistes de la France entière « couvrent » l’événement et recopient le même article

objectif sur « les nanotechnologies, avantages/inconvénients », une réunion se tient discrètement au CEA.

C’est Alim-Louis Benabid, neurochirurgien au CHU de Grenoble et précurseur de la stimulation cérébrale

profonde par implantation d’électrodes dans le cerveau, qui le révèle cinq ans plus tard dans une

publication interne, à quatre mois d’une autre inauguration, celle de Clinatec. « [Le nouveau bâtiment]

concrétisera le rêve débuté le 2 juin 2006 dans le bureau de Jean Therme en présence d’Alain Bugat,

alors administrateur général du CEA, et de Bernard Bigot alors haut-commissaire à l’énergie

atomique. »8 Bien sûr, estimer à ce stade de notre enquête qu’une telle décision « sans débat préalable »,

ressemble à un complot – « projet concerté secrètement contre la vie, la sûreté de quelqu’un ou contreune institution »,

selon le dictionnaire – relèverait d’une forme de paranoïa politique bien connue.

Attendons d’en savoir plus sur les projets des neurotechnologies pour vérifier cette définition.

Six mois après la réunion fondatrice, le 15 janvier 2007, Jean Therme présente ses voeux à la presse et

dévoile le projet Clinatec, selon la fausse ingénue envoyée par le Daubé. En six mois, Therme et Benabid

ont sans doute réuni leurs habituels complices du techno-gratin – élus, responsables, « élites », comme dit

Destot – monté des dossiers pour traire les fonds nationaux et/ou européens selon la coutume locale,

déposé la marque Clinatec® et affiné leur plan de com’. Le résultat figure, selon un scénario immuable,

dans le Daubé du 16 janvier 2007 : « A Grenoble, lorsque les nanotechnologies se mettent au service de la

médecine, cela donne naissance à Clinatec, une nouvelle structure adaptée aux besoins d’innovation en

nanomédecine. Créée à l’initiative du professeur Alim-Louis Benabid (…) cette clinique expérimentale

permettra de créer et de développer des solutions pour combattre les maladies neurodégénératives. (…)

« Les expériences auront lieu à raison d’une opération par mois, il s’agira d’un centre de recherche et non

pas d’un hôpital dont l’activité serait suivie par un comité d’éthique », a précisé le directeur du CEA en

ajoutant « l’objectif est de rassembler technologues, cliniciens et industriels dans un même lieu, au CEAMinatec »

».9 Au passage, le Daubé nous informe que le CEA travaille « en étroite collaboration avec

l’équipe du professeur Benabid depuis maintenant quatre ans ».10

Chers lecteurs, vous venez d’assister en direct à des scènes de la vie du « laboratoire grenoblois ». C’est

ainsi que, depuis des décennies, s’élabore la technopole. C’est ainsi que, depuis Aristide Bergès et Louis

Néel, les technarques « révolutionnent » nos vies, nos villes, le monde, et bientôt nos cerveaux.

***

7 Aspects éthiques des implants TIC dans le corps humain, 16/03/05

8 Le mensuel, journal interne du CEA, n°150, mai 2011

9 Le Daubé, 16/01/07

10 Idem

3

Revenons à Clinatec. Des opérations chirurgicales expérimentales « au CEA-Minatec » ? Qu’on ne

s’étonne pas de trouver le Commissariat à l’énergie atomique en première ligne des travaux en

neurosciences. Il y a longtemps que ses ingénieurs s’intéressent à nos cerveaux, notamment via l’imagerie

biomédicale. « Au cours de ces dernières années, relève le Daubé, les neurosciences ont pris sur Grenoble

un essor considérable, tant au sein de l’université Joseph-Fourier (sciences, technologies et santé), qu’au

centre hospitalier universitaire et au Commissariat à l’énergie atomique. »11 Précisément, c’est le Léti – le

laboratoire d’électronique et de technologies de l’information – qui pilote au CEA-Grenoble la Recherche

& Développement en neurotechnologies. Ainsi peut-on lire sur son site :

« Depuis son lancement en 2006 par le Léti, le Centre Hospitalier Universitaire de Grenoble, INSERM et

l’Université Joseph-Fourier, Clinatec a rassemblé des équipes multidisciplinaires de praticiens médicaux,

de biologistes et d’ingénieurs. Ces équipes étudieront des systèmes de diagnostic et de traitement

innovants, de la preuve de concept aux essais de faisabilité, notamment des neuroprothèses pour le

traitement de handicaps moteurs ou sensoriels, ou le développement de systèmes de neurostimulation

originaux pour traiter la maladie de Parkinson et certains symptômes de la maladie d’Alzheimer. La

nouvelle installation, qui sera achevée en 2011, comprendra un secteur médico-chirurgical avec une salle

d’opération et des chambres d’hébergement pour les patients participant aux essais cliniques.

En 2009, Clinatec a acheté un magnétoencéphalographe (MEG), un système de très haute sensibilité qui

permet de cartographier en 3D le cerveau en mesurant les champs magnétiques très faibles créés par

l’activité cérébrale. La MEG, qui a été installée en mai 2010, a de nombreuses applications, tant au plan

du diagnostic au cours d’essais cliniques, (par exemple pour localiser la partie du cerveau où naissent les

crises d’épilepsie), ou dans des programmes de recherche (par exemple comprendre les mécanismes de la

stimulation cérébrale profonde utilisée dans le traitement de la maladie de Parkinson ou localiser le site

optimal d’implantation des neuroprothèses. (…)

En plus de sa nouvelle machine MEG, Clinatec a acheté un système d’IRM intra-opératoire en 2009.

L’IRM offre des capacités multifonctionnelles de pointe. Il servira entre autres à soutenir les études

cliniques sur la stimulation du cerveau profond et l’interface cerveau-ordinateur à la base des

neuroprothèses. »12

On commence à comprendre. Si le bâtiment ouvre bien ses portes en septembre 2011 – ainsi qu’en atteste

l’avancée du chantier rue Félix Esclangon – la structure Clinatec, elle, est opérationnelle depuis cinq ans,

sous la direction d’Alim-Louis Benabid. (Ah ! dernière minute. Un document de 2010, signé du directeur

du CHU de Grenoble13, nous apprend incidemment et en anglais que le neurochirurgien François Berger,

disciple de Benabid, responsable de l’équipe « Nanoneurosciences fondamentales et appliquées » de

Grenoble Institut des Neurosciences, serait le directeur de Clinatec depuis 2010. De son côté, le journal

interne du CEA présente François Berger comme « le directeur général et exécutif de Clinatec » depuis

avril 2011 : « Il animera le directoire, structure où la stratégie de Clinatec est élaborée ».14)

Depuis cinq ans, Clinatec constitue des équipes, touche des subventions (20 millions d’euros dans le cadre

du contrat de plan Etat-Région 2007-2013), achète du matériel, développe des projets, expérimente des

dispositifs neuronaux implantés, en toute discrétion. La Ville de Grenoble finance le projet à hauteur de

2,2 millions d’euros, pourtant le maire Michel Destot n’a pas jugé utile d’en informer le conseil municipal

– encore moins de soumettre cette subvention à son approbation. Cela n’a aucun rapport avec le fait que

Benabid ait figuré pour les municipales de 2008 sur la liste de Destot, ou qu’il ait présidé pour les

législatives de 2007 le comité de soutien de Geneviève Fioraso, adjointe de Destot et présidente de la

Société d’économie mixte Minatec. Ce n’est pas parce qu’on est intimes au sein du techno-gratin qu’on

arrange les affaires publiques en privé.

Bref, que sait-on de Clinatec, cinq ans après ?

Le bâtiment de 5000 m2 est voisin de Minatec et de NanoBio, sur le polygone scientifique de Grenoble en

cours de mutation pour devenir « Giant », le futur campus-centre ville de la technopole. Il accueillera,

selon Beterem Ingénierie15 qui participe à sa conception, cinq secteurs fonctionnels distincts : un secteur

11 Le Daubé, 12/12/05

12 http://www.leti.fr/fr/Decouvrez-le-Leti/Les-plateformes-d-innovation2/Clinatec

13 Dossier de candidature auprès de l’Agence nationale de la recherche pour la création d’un Institut hospitalouniversitaire

dédié à la « Micro-nano médecine technologiquement ciblée » (MinaMed). Candidature qui a échoué.

14 Le mensuel, journal interne du CEA, n°150, mai 2011

15 Groupe TPF, rapport d’activité 2009

4

accueil-communication, un secteur de bureaux, un secteur de laboratoires, un secteur préclinique – avec

son animalerie de rongeurs, mini-cochons et « primates non humains » – et un secteur « sujet-patient ». Ce

dernier comprend « un bloc opératoire du futur et six chambres », si l’on en croit une petite annonce de

recrutement d’un ingénieur (exigeant « sens aigü des responsabilités et enthousiasme expérimental »)16. Ils’agit

naturellement d’un bâtiment écologique type « Haute qualité environnementale » (HQE), répondant

à la norme BBC – Bâtiment basse consommation – équipé, on l’a vu, d’importants moyens d’imagerie

médicale et de chirurgie guidée par l’image (neuronavigation). Une trentaine de personnes travaillent déjà

à Clinatec, une cinquantaine est prévue à l’ouverture – dont du personnel du CHU délocalisé – et 100 à

150 à terme. Le centre est présenté comme un « hôtel à projets » offrant un « plateau technique » à la

disposition des chercheurs, biologistes et cliniciens, et destiné à accueillir des équipes de recherche

extérieures, étrangères notamment.

Un dossier de presse de juin 2009 précise les axes de recherche de Clinatec : la neurostimulation,

l’administration localisée de médicaments et la suppléance fonctionnelle, lesquels « ont un dénominateurcommun : le développement de dispositifs médicaux implantables minimalement invasifs. » Pour ce qui

concerne les neurotechnologies, il s’agit d’une part d’améliorer la technique de stimulation cérébrale

profonde en miniaturisant les électrodes implantées dans le crâne (destinées à corriger les symptômes de

maladies neurologiques et de désordres psychiques) ; d’autre part de créer les neuroprothèses qui serviront

d’interface cerveau-machine, pour faire fonctionner un oeil et une oreille électroniques, ou un exosquelette

motorisé commandé « par la pensée ». Bref, Clinatec entend « développer des solutions thérapeutiques et

diagnostiques innovantes plus ciblées et plus efficaces grâce à des dispositifs issues (sic) des micro etnanotechnologies. »

Avec les garanties éthiques indispensables pour rassurer le simple citoyen et les

Verts : seront consultés le Comité de protection des personnes (CPP), sorte de comité d’éthique pour la

recherche biomédicale, le comité d’éthique de l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de

santé – l’Afssaps, dont le scandale du Médiator (500 à 2000 morts) a nettement amélioré la notoriété

publique en 2011 – et un mystérieux « ComEth », comité d’éthique « grenoblois »17.

Impeccable vitrine, non ? Comme dit le Daubé, qui n’en finit plus de cirer les mocassins de Therme etBenabid,

« le concept ressemble à un rêve ».18 Mais alors, pourquoi craindre des manifestants pourl’inauguration d’un rêve ? Pourquoi Jean Therme s’énerve-t-il : « Il ne s’agit pas de mener des

expérimentations sur le corps humain ni de gagner de l’argent ! L’objectif est de soigner, et l’on ne fera

pas autre chose que de classiques essais cliniques avec les mêmes contraintes et les mêmes contrôles

qu’en milieu hospitalier » ? La routine, en somme, mais protégée par le secret et la propriété industriels.

Voilà qui rappelle les dénégations des bricoleurs d’OGM, se réclamant de la tradition agricole

d’hybridation tout en déposant des brevets pour leurs innovations.

Prenons Jean Therme au sérieux, informons François Berger, Alim-Louis Benabid et leurs partenaires

industriels, Medtronic, Roche Diagnostics, Beckton Dickinson entre autres, qu’ils ne sont pas à Clinatec

pour « gagner de l’argent ». D’ailleurs, il est faux de prétendre que le slogan du CEA-Léti, co-fondateur

de Clinatec, serait « L’innovation au service de l’industrie ». Terminé le brevetage à tout-va et les

partenariats public-privé que nous vantait le Daubé en 2007 : « Cette coopération avec les industriels

influence aussi la pratique des chercheurs (…) qui n’hésitent plus à breveter avant de publier. En effet,

« rien ne sert de contacter un industriel si on ne possède pas la propriété intellectuelle du dispositif, car il

n’investira pas », conclut François Berger. »19 Finies les déclarations à l’Office parlementaire d’évaluation

des choix scientifiques et techniques sur le thème : « Nous devons travailler avec des industriels, nousdéposons des brevets et il n’y a pas de problème éthique en la matière. »20

Compris, professeur Berger ?

Vous aussi, professeur Benabid, oubliez les collaborations avec l’industrie. Exigeons de la presse

américaine qu’elle cesse le récit de votre success story avec Activa©, le kit de stimulation neurologique

profonde commercialisé par Medtronic après que vous eûtes convaincu cette entreprise du Minnesota du

potentiel de votre trouvaille21. On n’est pas là pour faire des affaires.

16 Annonce du 29/09/09

17 Le mensuel, journal interne du CEA, n°150, mai 2011

18 Le Daubé, 10/12/10

19 Le Daubé 16/01/07

20 Audition devant l’OPECST, 7 novembre 2006

21 Cf US News 21/02/99

5

Jean Therme ne ment jamais, Jean Therme ne prend pas les techno-rats du laboratoire grenoblois pour des

imbéciles non plus quand il nie « les expérimentations sur le corps humain ». Aussi ne faut-il pas croire

Jean Dubeaupuis, le patron du CHU de Grenoble, lorsqu’il prétend que « la collaboration avec le CEApour la création du centre de recherche CLINATEC

(…) permettra de développer un modèle inéditd’inclusion de patients dans des phases expérimentales au plus près des recherches d’amont. »22 Sans

doute François Berger doit-il à un moment d’égarement cette information lâchée à la Ligue contre le

cancer : « Nous mènerons des essais sur des patients dont les pathologies résistent à tout et qui sont

informés, qui valident un document écrit (…) Nous avons deux thésards en psycho dans le labo pour gérer

ça. »23

Voilà pour les annonces officielles et les détails glanés à force d’épluchage documentaire : dissimulations,

mensonges et manipulations. Maintenant, ce que les promoteurs de Clinatec ne disent jamais.

IIC’est

au cerveau d’Alim-Louis Benabid que l’on doit Clinatec. Constatant la déferlante des nanobiotechnologies

au CEA, le neurochirurgien a compris le parti à en tirer pour sa spécialité : la stimulation

cérébrale profonde, c’est-à-dire l’implantation d’électrodes dans certaines zones du crâne pour y envoyer

du courant électrique de haute fréquence – via un stimulateur placé sous la peau, près de la clavicule. À

Clinatec, les équipes de recherche en neurotechnologies poursuivent et élargissent ses travaux. Lesquels,

nul lecteur de la presse locale et nationale ne peut l’ignorer, ont « révolutionné » le traitement de la

maladie de Parkinson à la fin des années 1980 : les symptômes de celle-ci se trouvent, dans certains cas,

corrigés par l’influx électrique envoyé dans la zone subthalamique.

En réalité, Alim-Louis Benabid n’est pas l’inventeur de cette technique, contrairement à ce que laisse

croire son abondant dossier de presse. Le Grenoblois a remis au goût du jour les expériences menées

trente ans plus tôt par le physiologiste hispano-américain José Delgado. Puisqu’il ne le fait pas lui-même,

rendons hommage au prédécesseur de Benabid.

À l’université de Yale, dès 1950, Delgado teste la « stimulation électrique du cerveau » chez l’animal et

l’homme. D’abord avec des électrodes reliées à l’extérieur par des fils électriques, puis avec un appareil

de son invention, le « stimoceiver », à la fois stimulateur cérébral et récepteur d’ondes, capable d’envoyer

des impulsions au cerveau par commande radio. La plus fameuse prouesse de Delgado est l’arrêt d’un

taureau en pleine charge par un signal radio. On sait moins qu’il manipulait couramment le comportement

de singes. « Sous l’influence de la stimulation électrique, les animaux se comportent comme des jouets

électriques, » écrit la journaliste du New York Times qui visite le labo de Delgado en 1970, décrivant dessinges et des chats « télécommandés ».

24 Des expériences qui sont depuis poursuivies, notamment au

Downstate Medical Center de New York, où John K. Chapin pilote à distance des roborats équipés

d’électrodes cérébrales.25

Delgado s’amuse aussi avec les humains, se plaisant à raconter le cas d’une patiente jouant tranquillement

de la guitare, quand une impulsion de son « stimoceiver » l’enrage au point de briser son instrument contre

un mur, ou celui d’une autre patiente, que la stimulation rend amoureuse de son thérapeute – le temps de

la séance -, ou encore celui d’un patient dont le poing se ferme automatiquement, sans possibilité de le

rouvrir. « Je crois, docteur, que votre électricité est plus forte que ma volonté », dit-il à son médecin ravi.

Delgado assure créer des hallucinations, comme l’audition d’un morceau de musique complet, ou la

sensation de déjà-vu. Et de conclure que ses travaux « amènent à la conclusion déplaisante que les

mouvements, les émotions, et l’humeur, peuvent être contrôlés par des signaux électriques et que les

22 Document de présentation de l’IHU « MinaMed ». Voir note 10.

23 Réunion publique « Nanomédecine et cancer », organisée par la Ligue contre le cancer de Voiron (38), le

29/04/11.

24 New York Times, 15/11/70

25 Cf Aujourd’hui le nanomonde. Nanotechnologies : un projet de société totalitaire, Pièces et main d’oeuvre

(éditions L’Echappée, 2008)

6

humains peuvent être contrôlés comme des robots en appuyant sur des boutons ». Ce qui, en vérité, ne lui

déplait pas du tout.

Dès 1970, le physiologiste américain envisage de traiter la maladie de Parkinson par une sorte de

« pacemaker cérébral ». Ce que fera Benabid. À la différence de celui-ci, Delgado annonce la couleur : ce

stimulateur permettra aussi, selon lui, de traiter l’anxiété, la peur, les obsessions, les comportements

violents.26 Ayant testé – avec succès – la stimulation électrique des amygdales pour diminuer l’agressivitéd’un singe, il conclut : « certaines formes indésirables de l’activité cérébrale – par exemple liées à des

comportements agressifs ou antisociaux – pourraient être reconnues par l’ordinateur avant même

d’atteindre la conscience pour déclencher la pacification du sujet. » Telle est la « sociétépsychocivilisée » que Delgado appelle de ses voeux.

27 On comprend que ses travaux soient co-financés parle Pentagone (l’Office de recherches navales). Devant le Congrès américain, il déclare : « Nous avons

besoin d’un programme de psychochirurgie pour le contrôle politique de notre société. Le but est le

contrôle physique de l’esprit. Chacun qui dévie de la norme donnée peut être chirurgicalement mutilé.

L’individu peut penser que la réalité la plus importante est sa propre existence, mais c’est seulement son

point de vue personnel. Même si cette attitude libérale est très séduisante, ceci manque de perspective

historique. L’homme n’a pas le droit de développer sa propre façon de penser. Nous devons contrôler le

cerveau électriquement. Un jour, les armées et les généraux seront contrôlés par stimulation électrique du

cerveau. »28 Au moins Delgado assume-t-il ses convictions totalitaires – au point d’accepter l’invitation du

régime franquiste à revenir travailler en Espagne en 1974, après avoir combattu auprès des Républicains

durant la guerre civile.

Ingrats, Benabid, Berger et leurs collègues de Clinatec ne mentionnent jamais les travaux précurseurs de

Delgado. Sans doute son franc-parler bouscule-t-il ces discrets montagnards.

Pourtant, le neurostimulateur mis au point par Benabid et commercialisé par Medtronic, la boîte

américaine qui valorise son invention depuis le début (surnommée « le Microsoft des implants médicaux »à Wall Street29), aurait réjoui le chercheur américain. Sa version récente, de taille réduite, équipée de

batteries sans fil rechargeables à travers la peau par induction (comme les brosses à dents électriques),

offre des avantages incomparables avec ses quatre programmes prédéfinis. « Les patients chez lesquels la

stimulation permet une amélioration de la mobilité mais limite également la faculté de la parole peuvent

passer, selon la situation, d’un programme « mettant l’accent sur le langage » (par exemple téléphoner,

discuter) à un programme « mettant l’accent sur le mouvement » (par exemple marcher, écrire). »30 Un peu

d’entraînement suffit à ne pas s’emmêler dans les fonctions et à éviter toute mauvaise surprise dans son

auto-programmation.

***

Après le Parkinson, et l’implantation de quelques dizaines de milliers de malades dans le monde selon la

méthode de Benabid, sont rapidement apparues d’autres applications, dans la lignée des pistes évoquées

par Delgado. Notamment les TOC – troubles obsessionnels compulsifs – pour lesquels une quinzaine de

personnes ont été implantées à Grenoble depuis 2005.

Le catalogue des indications de la neurostimulation par électrodes s’étoffe avec les années et les reculs

successifs – prévisibles – des comités d’éthique, ces chambres d’enregistrement des avancées

technologiques. Ainsi en 2002 le comité consultatif national d’éthique (CCNE) écrivait-il, dans un avis sur

la neurochirurgie rendu sur saisine de Benabid soi-même : « Une ouverture des indications [NDA : de lastimulation cérébrale profonde] peut-elle exclure les dérives ? L’histoire dans ce domaine est sévère et

inquiétante. Elle justifie que les indications soient particulièrement réduites, dans un premier temps, aux

troubles obsessionnels compulsifs. »

Pourquoi Benabid avait-il sollicité l’avis du CCNE ? Parce que, nous apprend François Berger, « (…)

devant l’utilisation de la neurostimulation dans les pathologies psychiatriques, dans certains laboratoires,

(…) il existait un risque qu’on puisse déclarer que la neurostimulation était utilisée pour modifier la

26 New York Times, 15/11/70

27 Physical control of the mind : toward a psychocivilized society, J. Delgado, 1969

28 Jose Delgado, Procès verbal des séances du Congrès américain, numéro 26, vol. 118, le 24 février 1974.

29 CNN Money, 25/10/99

30 Parkinson, journal de l’association Parkinson Suisse, n°94, 2009

7

pensée et le comportement. Face à des expérimentations plus ou moins cachées menées dans le monde, le

professeur Benabid a soumis le problème au Comité consultatif national d’éthique. »31 Le risque, on l’a

compris, résidant moins dans la possibilité de manipuler la pensée et le comportement que dans la

mauvaise publicité que celle-ci ferait à la neurostimulation.

Comme dit le comité d’éthique, son avis vaut dans un premier temps. Dans un deuxième temps – en 2008

– la presse nous informe que « d’autres indications sont d’ores et déjà très sérieusement à l’étude, enFrance ou à l’étranger »

32. Et Benabid, apparemment soulagé de ses problèmes de conscience, d’annoncersans craindre d’offenser les éthiciens officiels : « De nouvelles applications sont en outre à l’étude pour la

migraine, l’épilepsie, les troubles mentaux, les fameux TOC, le syndrome de la Tourette, l’obésité,

l’anorexie ou diverses addictions. ».33 On voit que la neurochirurgie confère d’utiles talents de

manipulation à ceux qui la pratiquent.

Selon la confidence d’un cadre de Medtronic, le marché le plus prometteur pour les années qui viennent

est la dépression. Analyse pertinente, puisque le moral des populations suit une courbe inverse de celle du

progrès-qui-améliore-nos-vies. Ce sont les patrons de France Telecom/Orange et des boîtes qui optimisent

leurs ressources humaines qui se réjouissent. Avec les implants cérébraux, finies les vagues de suicides au

travail.

À condition toutefois d’admettre quelques déconvenues. Le prestataire ne peut être tenu pour responsable

des effets indésirables de son intervention. « Un malade de Parkinson, après traitement réussi par

stimulation cérébrale profonde, devint euphorique avec des comportements maniaques à un degré

problématique. Sa maladie de Parkinson était significativement soulagée, mais en plus il débuta une

liaison avec une femme mariée, acheta plusieurs maisons et voitures – avec de l’argent qu’il ne possédait

pas – et finit avec des problèmes judiciaires et financiers. Quand sa stimulation cérébrale était en marche,

il était complètement inconscient de son comportement maniaque. Mais quand elle était éteinte, il en

prenait conscience et montrait des regrets. À la lumière d’un tel cas, surgit la question du mauvais usage

des technologies par des acteurs puissants pour contrôler les gens. »34

« Des acteurs puissants » ? Sans doute le Parlement européen qui écrit ces lignes ne veut-il pas parler du

comitatus, l’appareil de terreur du pouvoir35 – policiers, gendarmes, services secrets, etc – à qui de tels

outils garantiraient un pilotage global de la société-fourmilière. Jamais nos démocraties n’useraient de la

contrainte pour « contrôler les gens ». Tout juste la France s’est-elle dotée, le 5 juillet 2011, d’une loi

« relative aux droits et à la protection des personnes faisant l’objet de soins psychiatriques et à leurs

modalités de prise en charge » qui instaure la possibilité de « soins sans consentement » à domicile. Une

contrainte à distance alliant géolocalisation et psychopharmacopée, qu’un dispositif implantable

commandé par radio optimiserait sans conteste. Chacun sait qu’on teste les dispositifs de contrainte sur les

plus faibles – malades, vieux, enfants, prisonniers – au prétexte de leur sécurité ou de leur santé, avant

d’étendre leur usage au reste de la population. Sans compter qu’il faudra bien traiter les malades atteints

de cette « forme de paranoïa politique bien connue » qui inquiète tant Michel Destot.Bref, la technique de Benabid devient, selon ses propres termes, « un outil polyvalent »36, de plus en plus

utilisé pour la modification des comportements. Au point que le terme « psychochirurgie », qui rappelle

cette bonne vieille lobotomie, refait surface dans les discours sans émouvoir grand monde. C’est ainsi

qu’un beau jour, vous vous réveillez dans un monde de cyborgs, n’ayant jamais vu les glissements

s’opérer par paliers successifs. Puisque vous avez accepté le pacemaker, pourquoi refuser le stimulateur

cérébral ? Puisque vous avez admis la stimulation pour soigner votre dépression, pourquoi la refuser pour

éradiquer les sentiments négatifs ?

***

31 Audition devant l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologies (OPECST), 7/11/06

32 Le Monde, 7-8/12/08

33 Le Daubé, 4/12/08

34 Etude « Human enhancement », parlement européen, mai 2009. Traduit par nos soins.

35 Cf Terreur et possession. Enquête sur la police des populations à l’ère technologique. Pièces et main d’oeuvre

(L’Echappée, 2008)

36 Le Daubé, 8/04/09

8

N’arrêtons pas le progrès. Après les électrodes, Delgado s’intéresse, en Espagne, à la stimulation

électromagnétique, moins invasive. Aujourd’hui améliorée et baptisée stimulation magnétique

transcrânienne, la technique consiste à envoyer des impulsions électromagnétiques ciblées vers les lobes

cérébraux. Prenez un individu lambda, placez-le sous ce casque équipé d’électro-aimants. Quelques

inductions modifient temporairement l’activité électrique du cortex. Votre cobaye devient, selon les zones

concernées, super doué ou complètement stupide, comme le prouvent les expériences menées en Australie

par Allan Snyder, à Oxford par J. Devlin, au Canada par Michael Persinger. Ce dernier, qui produit aussi

des faux souvenirs chez ses cobayes, évoque la possibilité de contrôler à distance tous les cerveaux37.

Parmi la pléiade de références à des travaux plus ou moins secrets des Etats-Unis et de la Russie sur des

armes de type psychotroniques, relevons cette étude prospective publiée par l’US Air Force en 1996 : « On

peut envisager le développement de sources d’énergie électromagnétique, dont le débit peut être pulsé,

façonné, et concentré, et qui peut se coupler au corps humain de manière à empêcher les mouvements

musculaires volontaires, à contrôler les émotions (et donc les actions), à produire le sommeil, à

transmettre des suggestions, à interférer avec la mémoire à court terme et à long terme, à produire un

ensemble d’expériences, et à supprimer un ensemble d’expériences. »38

Personnellement, vous trouveriez immoral et inhumain de contrôler les émotions ou d’effacer les souvenirs

de vos proches. Rassurez-vous : l’armée et la police n’ont guère l’intention de partager avec vous ces outils

de contrainte ultimes.

Les nanotechnologies promettent bien sûr des avancées considérables dans l’ingénierie cérébrale. Avec la

miniaturisation des composants « (…) le procédé devient désormais plus intelligent et moins invasif, ce

qui nous permet d’accéder à des zones du cerveau autrefois interdites », résume François Berger.39 Il veutdire

techniquement interdites, bien sûr. Il y a aussi cette histoire d’inhalation de nanoparticules depsychotropes qui permettrait de modifier le comportement humain. Vous n’étiez pas au courant ? C’est le

ministère français de la recherche qui a lâché le morceau en 2004 et 2005, en réponse aux questions de

deux députés sur les « psychotechnologies ». On donnerait cher pour savoir pourquoi Claude Goasguen

(UMP) et André Santini (Centre) avaient interrogé le ministre en ces termes : « Les psychotechnologiespeuvent donc faire l’objet de recherche et de développement, tant militaires que civils, pour être utilisées

comme armes non-létales. Les manipulations de l’homme qui autrefois relevaient de la littérature de

science-fiction s’avèrent aujourd’hui scientifiquement réalisables. Le progrès, dans les domaines de la

science, nous oblige donc à redéfinir l’éthique et la morale. (…) C’est pourquoi [le député] souhaite savoir

quelles sont les mesures envisagées par le Gouvernement pour garantir le strict contrôle des

psychotechnologies. »40 Dommage que les députés ne se pressent guère pour partager leurs informations.

Le génie génétique, on s’en doute, n’est pas en reste dans la possession de notre for intérieur. Imaginez

que vous puissiez inhiber l’expression d’un gène impliqué dans la réception de la dopamine. Ce

neurotransmetteur, ont découvert les chercheurs, joue un rôle dans le lien que nous faisons entre la

réalisation d’une tâche et le bénéfice que nous en escomptons. Ne demandez pas pourquoi les scientifiques

cherchent ce genre de choses. L’important est la conclusion qu’ils en tirent : les singes qu’ils ont ainsi

modifiés, au National Institute for Mental Health, abandonnent leur habituelle procrastination pour se

mettre au travail de façon désintéressée et accomplissent les missions qu’on leur confie avec une ardeur

sans pareille, même sans punition.41 « Au fond, cela ne leur fait rien, aux Epsilons, d’être des Epsilons ».

Mais la trouvaille qui fait le plus rêver les neurologues vient de Stanford, du laboratoire de bio-ingénierie

de Karl Deisseroth. La technique de ce bidouilleur couple la manipulation génétique – il introduit dans les

neurones ciblés un gène codant pour une protéine photosensible – et une fibre optique implantée dans le

crâne. On appelle ça l’optogénétique. Dès qu’on allume la fibre optique, la protéine excite l’activité

électrique des neurones. Comme un interrupteur. Démonstration avec une souris stressée. Allumez : la

37 Sur la possibilité de contrôle à distance de tous les cerveaux humains par l’induction électromagnétique

d’algorithmes fondamentaux, M.A Persinger, in Perceptual and Motor Skills, juin 1995

38 US Air Force, « New wolrd vistas : Air and space power for the 21st century », 1996

39 Les Echos, 30/01/06

40 http://questions.assemblee-nationale.fr

41 Monkeys turned into workaholics with brain gene suppression (Richmond, Zheng Liu, Edward Ginns), in

Proceedings of the National Academy of Sciences 17/08/04

9

souris se détend. Éteignez : angoisse. Allumez, etc. On peut aussi téléguider le rongeur. Droite-gauche.

« Depuis sa découverte, Karl Deisseroth et son équipe (…) ont identifié d’autres classes de protéines

photosensibles qui répondent chacune à différents influx lumineux pour provoquer ou stopper une activité

cérébrale spécifique. « On disposera bientôt d’une gamme complète pour étudier et agir très précisément

en n’importe quel point du cerveau », pronostique-t-il. Motricité, respiration, émotions, sommeil, mémoire,

dépression, anxiété… Le contrôle sera total. »42

Pas de doute, la science avance, d’autant plus aisément qu’elle a face à elle un électro-encéphalogramme

plat. Pas une réaction à ces nouvelles de la tyrannie technologique. Comme des lapins pris dans les phares,

tous, militants, journalistes, citoyens lambda, soumis au monstre techno-scientifique et à son chantage au

progrès sans merci. On ne peut tout de même pas s’opposer aux avancées de la médecine, couinent les

mieux informés.

Justement, parlons-en.

III

Nul besoin de doctorat en chirurgie pour comprendre l’action de la stimulation cérébrale profonde. Celleci,

en modifiant les échanges électriques de zones précises du cerveau, corrige les symptômes, et non la

pathologie. Autrement dit, comme le reconnaît Benabid lui-même, les électrodes ne soignent pas.

Appliquées aux souffrances psychiques, elles ne sont que la version high tech de l’électrochoc. Peu

importe la cause de la dépression, de l’addiction, du désordre alimentaire, des TOC : envoyez la bonne

fréquence et n’en parlons plus. De quoi réjouir les adeptes du réductionnisme neurobiologique mais guère

les psychiatres qui, dès la parution de l’avis du CCNE, avaient mis en garde « Contre la réification del’humain » : « Ne considérer que le symptôme, et non pas le malade et sa maladie dans son ensemble,

peut, si l’on n’y prend garde, conduire à justifier n’importe quelle technique de soins, sans plus tenir

compte de l’intérêt du sujet pris dans sa globalité. (…) Plus grave encore, au-delà de la seule psychiatrie,

en affirmant ainsi le primat de l’homme-machine sur tout autre conception, une telle réduction est

délétère sur la médecine tout entière : elle assigne du même coup à l’art médical la seule ambition de

« normaliser » les comportements humains, disqualifiant ainsi tout autre perspective, et ouvrant les portes

aux pires dérives que ce soit (…). »43

Contrairement à ce que tentent de faire croire les chercheurs – avec succès souvent -, leurs travaux ne sont

pas neutres. La manière dont les scientifiques grenoblois vantent les mérites des neurotechnologies trahit

non seulement leur incurable technomanie – une addiction qui fait d’eux des techniciens plus que des

médecins – mais aussi leur adhésion à l’idéologie réductionniste, majoritaire dans le champ des

neurosciences. C’est elle qui transpire des déclarations délirantes d’un Claude Feuerstein, directeur de

Grenoble Institut des Neurosciences et partenaire de Clinatec, impatient de pouvoir, grâce aux progrès de

l’imagerie, « aborder par des approches biologiques des fonctions comme la pensée, l’intellect ou lesémotions. »

44 Certes, une approche biologique des émotions serait le meilleur moyen de se débarrasser de

cette encombrante « fonction », et l’on ne doute pas que Feuerstein s’en trouverait soulagé. Rien de plus

désagréable qu’une bouffée de mauvaise conscience quand on ne fait que son travail au service de la

Recherche & Développement.

Tout est gène, tout est neurone, tout est biologique, répètent les neurologues avec les généticiens. Y

compris l’inconscient, ose même Bernard Bioulac, l’homologue bordelais de Feuerstein.45 On sait depuisFrancis Crick, le co-découvreur de l’ADN, que « [n]os joies et [n]os peines, [n]os souvenirs et [n]os

ambitions, [n]otre sentiment d’identité et [n]otre libre-arbitre ne sont en fait rien d’autre que le

comportement d’une immense assemblée de cellules nerveuses et de molécules qui leur sont associées »,

bref, que nous ne sommes « qu’un paquet de neurones ».46 Jean-Pierre Changeux, neurobiologiste auteur

42 Les Echos, 06/06/11

43 Pétition de psychiatres « Contre la réification de l’humain » : http://www.psy-desir.com/textes/spip.php?article183

44 Le Daubé 12/12/05

45 Le journal du CNRS, juillet-août 2007

46 The Astonishing Hypothesis : The Scientific Search for Soul, Francis Crick (1994)

10

de L’Homme neuronal – et, tiens ? président du Conseil consultatif national d’éthique de 1992 à 1998 –

nous a expliqué que l’esprit était une notion obsolète puisque « le clivage entre activités mentales etactivités neuronales ne se justifie pas »

.47 Selon ces ingénieurs du cerveau, la pensée se résume à des

échanges chimiques et électriques, bientôt « visibles » grâce aux nouvelles techniques d’imagerie

cérébrale, assure Denis Le Bihan, chercheur au CEA, qui évoque la « visualisation des réseaux neuronaux

impliqués dans la « pensée » ou la sous-tendant ».48

Comme l’indiquent ces exemples, le réductionnisme scientifique prétend que des phénomènes d’un certain

niveau de complexité peuvent s’expliquer par des phénomènes d’un niveau de complexité inférieure.

Ainsi des phénomènes biologiques, expliqués par des phénomènes chimiques. Ou des manifestations

psychologiques expliquées par des phénomènes biologiques. Exemple : l’Inserm suggérant que les

« troubles de conduite » des enfants seraient dus à des facteurs génétiques et des prédispositions cérébrales

qu’il convient de dépister dès l’âge de trois ans. Ou Benabid proposant de soigner la dépression par du

courant électrique, au motif que le cerveau des déprimés connaît des modifications physiques au niveau de

l’hippocampe et du cortex préfrontal. Pour le réductionniste, les femmes, les célibataires et les veufs –

majoritairement victimes de dépression – ont des hippocampes fragiles, voilà tout. Pourquoi se demander

si ces manifestations biologiques sont la cause ou la conséquence de la dépression, puisqu’on peut

techniquement corriger le symptôme ?

Comment des scientifiques, censés connaître mieux que quiconque la complexité des interactions entre un

individu et son environnement (physique et humain), peuvent-ils s’abandonner à d’aussi grossières

simplifications ? Un de leur collègue, Guy Tiberghien, spécialiste grenoblois en sciences cognitives, a sa

petite idée. Ne le répétez pas à Jean Therme, mais selon ce chercheur doté d’esprit, la vision réductrice,

mécaniste, de l’humain et de son cerveau est une production de la société industrielle. En somme, le

monde-machine enfante l’homme-machine.

« Avec la concentration manufacturière, l’homme perd sa singularité, son métier, et devient un instrument

sans aucune spécificité, un prolongement de la machine, un ouvrier, une simple « force de travail »

socialement indifférenciée. Le mode de production industriel n’a que faire de sentiments subtils, de

sensations différenciées, de « tours-de-main » (…), seul compte l’acte élémentaire que l’individu est

capable de produire. L’homme n’est plus qu’une simple « fonction entrée-sortie », une machine en quelque

sorte, un ensemble de processus psycho-physiologiques permettant la transformation d’informations

sensorielles en comportements élémentaires coordonnés, à un niveau supérieur, par le procès de

production. L’homme « machinal », voilà le modèle dominant de la psychologie de laboratoire au moment

de l’apogée du capitalisme. »49 Trente ans après la parution de ce texte, le capitalisme devenu

hypertechnologique, l’homme machinal se voit doté d’un cerveau computationnel. Désormais, l’analogie

cerveau/ordinateur gouverne les imaginaires des chercheurs, qui s’emploient à marier circuits neuronaux

et électroniques.

Ce qui est à l’oeuvre dans cette mécanisation des représentations n’est rien d’autre que la « révolution » de

nos vies par la technologie. Le processus est implacable : dès qu’un outil technologique s’impose – ici :

microscope, imagerie cérébrale de pointe, informatique médicale -, il se substitue automatiquement aux

capacités humaines d’intelligence – l’art d’établir des liens -, d’observation, de déduction, de

raisonnement, d’imagination, ravalées au rang d’outils obsolètes. Et certes la « honte prométhéenne »

observée par Günter Anders,50 cette humiliation de l’homme moderne devant la supériorité des choses

qu’il a fabriquées, conduit à sa propre réification – refoulée parce qu’inavouable – mais aussi à la perte de

toute confiance en lui-même. Ainsi la possibilité de « voir » et d’isoler les briques élémentaires du vivant,

gènes et neurones, aveugle-t-elle les chercheurs au point de leur faire oublier le plus élémentaire bon sens,

pour réduire l’infinie complexité du vivant à ces éléments de base offerts à leur regard par la machine.

Telle cette spécialiste de la mouche tsé-tsé plantée derrière sa paillasse, obnubilée par le génome de

l’insecte, et qui n’avait jamais mis les pieds en Afrique.

Ainsi la prothèse technologique nous handicape-t-elle. Les transports motorisés, automobile ou ascenseur,

ont affaibli les muscles des Occidentaux au point que ceux-ci doivent, pour rester en bonne santé, se payer

47 L’Homme de Vérité, 2002

48 Le Monde 17/07/06

49 G. Tiberghien, « Psychologie, idéologie et répression politique » in revue « Psychologie Française », mai 1977

50 L’obsolescence de l’homme, G. Anders (Editions de l’Encyclopédie des Nuisances)

11

au Gymnase Club des séances d’escalier. De même les technologies de l’information et de la

communication atrophient-elles nos « muscles » cérébraux. S’il est trop tôt pour en mesurer les effets,

quelques indices percent déjà. Ainsi cette étude de l’université de Columbia, indiquant qu’Internet impacte

la mémoire humaine comme si, indique la psychologue Betsy Sparrow, le réseau était devenu notre propre

disque dur externe de stockage d’informations.51 Bonjour Alzheimer.

« Comment faisait-on avant ? », s’interrogent, parmi d’autres, les accros au GPS – même en montagne ! -que leur guide virtuel ampute de leur capacité d’orientation, et plus encore de la confiance en leurs sens et

en leur rapport à la réalité. Ces pauvres pommes préfèrent croire le satellite plutôt que le paysage, et ce

faisant, modifient le monde et leur propre condition en profondeur, en clamant que la technologie est

neutre.

Il faut être un neurobiologiste aussi atypique que Yehezkel Ben-Ari, fondateur de l’Institut de

neurobiologie de la Méditerranée à Marseille, pour dénoncer l’idéologie réductionniste, comme une

cousine de l’intégrisme religieux. « On ne résout pas un problème en le simplifiant », assène-t-il aux

obsédés du microscope et de l’IRM. « A la fin des années 1990 déjà, il dénonçait, dans La Croix, « la

génétomanie et les mensonges du tout génétique », comme une approche profondément « réactionnaire »

restreignant l’humain à son génome, c’est–à-dire à « un jeu de chiffres et de lettres » ».52

À Clinatec, on ne s’embarrasse guère de ce type de réflexion et cet intégrisme réductionniste sied

parfaitement à l’étroitesse technicienne qui gouverne cet institut comme le reste de la ville. Culture

technopolitaine, que de se demander toujours « comment ? » et jamais « pourquoi ? ».

Vous aviez aimé le « gène de l’obésité » avec Axel Kahn ? Vous adorerez l’hypothalamus glouton avec

François Berger. Écoutez le bluffer dans son numéro « Arrêtez-moi ou je mets des électrodes partout »,

devant les parlementaires : « Il faudra vraiment mettre en place une surveillance éthique importante

lorsqu’on appliquera ces technologies dans des pathologies moins graves. On sait par exemple qu’en

laboratoire, on peut manipuler le comportement alimentaire du singe en stimulant son hypothalamus. (…)

Il y a un réel danger dans les domaines de l’anorexie ou de l’obésité. La solution réside dans la

surveillance, mais ne consiste pas à rajouter des réglementations. »53 Confirmation de ces progrès parl’enthousiaste Fédération pour la recherche sur le cerveau : « Dans un autre domaine, celui de l’obésité,

la stimulation électrique profonde ouvre des possibilités thérapeutiques fort intéressantes. En effet, le

thalamus contrôle la prise alimentaire et donc le poids. Chez le rat, la stimulation à basse fréquence du

thalamus ventro-médial a un effet anorexigène [NDR : qui crée l'anorexie], tandis que la stimulation haute

fréquence de la même zone (tout comme sa destruction) a un effet stimulant. »54

Jusqu’ici vous pensiez que l’épidémie d’obésité tenait à la malbouffe dont on gave les plus pauvres des

pays riches, à la voiture, et aux trois ou quatre heures de télé quotidienne. Vous jugiez rationnel d’agir sur

les causes – les conditions de vie et l’environnement – pour éviter de telles pathologies. C’est que vous

n’entendez rien à l’innovation.Les savants dévoués à votre santé se tuent pourtant à vous le répéter, Feuerstein en tête : « Il est ainsi de

la responsabilité de la Région de soutenir les développements futurs de cette thérapeutique fonctionnelle

efficace [qui] contribue au rayonnement des équipes régionales remarquables qui la font progresser pour

l’optimiser et étendre ses applications, en vue de permettre à Rhône-Alpes de maintenir son rôle pionnier

mondial. (…) Par ailleurs, une collaboration avec le CEA et le LETI devrait être à même de développer

de nouvelles innovations technologiques très pointues (miniaturisation et programmation des

stimulateurs, asservissement de la thérapeutique au signal cérébral électrophysiologique enregistré en

continu) conduisant vraisemblablement à des retombées industrielles non négligeables. »55

Comme dit Jean Therme, on est là pour soigner, pas pour gagner de l’argent.

On comprend mieux l’intérêt de traiter les conséquences – les symptômes, sinon la maladie – plutôt que

les causes. Remplacer la télé par une activité, aller chercher les enfants à pied, cuisiner soi-même, ne

contribue ni au rayonnement des équipes régionales ni au maintien de Rhône-Alpes dans la compétition

mondiale, et ne promet aucune retombée industrielle. Tandis que les électrodes coupe-faim, Feuerstein en

salive d’avance. La vraie doctrine des réductionnistes : tout est monnaie.

51 New York Times, 14/07/11

52 Le Monde, 16/12/09

53 Audition devant l’OPECST, 7/11/06

54 Campagne nationale du Neurodon, Fédération pour la recherche sur le cerveau

55 www.grenoble-universites.fr/1163429726042/0/fiche___article/

12

Sans compter la jouissance de ces Diafoirus à se rendre maîtres de nous, à corriger eux-mêmes le coupable

dysfonctionnement biologique. Bien plus excitant et rémunérateur que de modifier le milieu pathogène.

C’est pourquoi les neurotechniciens, après les généticiens, promettent à qui veut les financer l’avènement

d’une médecine prédictive, tel Berger annonçant aux parlementaires : « On est bien en présence d’une

révolution, potentiellement difficile à assimiler, qui constitue le passage de la médecine anatomo-clinique

à la nanomédecine. Cela revient à traiter la maladie avant qu’elle n’émerge et on passe alors à un autre

statut de l’homme malade (…) Avoir des outils implantés qui traiteront la maladie avant qu’elle

n’apparaisse peut aussi être un avantage, même si cela a un côté impressionnant. »56

Vos « prédispositions » à Alzheimer ? Vous vous en arrangerez avec votre patron ou votre assureur quand

ils découvriront votre horoscope neuronal.

Et certes il faut bien des prédictions quand on a depuis des décennies abandonné toute prévention. Quand

la santé publique consiste à dépister la maladie plutôt qu’à empêcher sa survenue. C’est que les intérêts de

l’industrie nous interdisent de traiter les causes des pathologies justement nommées « de civilisation »

(cancers, maladies neurodégénératives, obésité, diabète, etc). La civilisation industrielle est si malade que

seule la fuite en avant technologique lui donne l’illusion d’une maîtrise. Aussi bien les neurotechnologies,

comme les nano-biotechnologies, sont-elles l’inverse du progrès : elles sont l’aveu d’une catastrophe. Elles

ne doivent leur expansion et leur puissance qu’à la destruction des conditions minimales de survie. C’est

parce que la chimie a contaminé le milieu dont dépend notre survie que nous devons aujourd’hui accueillir

en sauveurs les réparateurs de neurones. Lesquels bâtissent leurs carrières et leur pouvoir sur des

prouesses techniques, en manipulant les peurs du public affolé par la menace d’une probable déchéance

neuropsychique. Car l’épidémie galope, d’après les statistiques : doublement du nombre de malades

d’Alzheimer d’ici 2020, 9000 nouveaux cas de Parkinson chaque année en France, explosion du nombre

de scléroses en plaque et de dépressions. Avec de tels marchés pour les neurotechnologies, pourquoi

s’intéresser aux causes de ces maladies ?

Puisque ces esprits irrationnels refusent la réalité, rappelons les faits : depuis des décennies les études

épidémiologiques et toxicologiques rabâchent la nocivité des poisons chimiques les plus répandus (plomb,

métaux lourds, pesticides), de la pollution nucléaire bien sûr, mais aussi de la malbouffe et de la

sédentarité, ou de la pollution électromagnétique. Si la société industrielle s’appliquait à elle-même ses

propres règles, et commandait un audit de ses 100 dernières années pour comparer les bénéfices et les

coûts de sa politique, elle se déclarerait en faillite. Échantillons :

« Une « épidémie silencieuse » de troubles du développement neurologique est en cours, en raison des

produits chimiques industriels présents dans l’environnement, qui altèrent le développement cérébral des

foetus et des jeunes enfants. Ce sont les conclusions d’une analyse de chercheurs de la Harvard School of

Public Health (HSPH) et de la Mount Sinai School of Medicine, qui pointe 201 produits chimiques – la

plupart étant courants – connus pour les dommages neurologiques durables qu’ils infligent aux humains.

(…) Les conséquences d’une exposition aux neurotoxiques durant l’enfance peuvent inclure un risque

accru de maladie de Parkinson et d’autres maladies neurodégénératives. »57

En Gironde, une étude rendue publique en mars 2006 conclut que le risque de tumeur du cerveau est 2,6

fois supérieur chez les utilisateurs de pesticides58.D’après les chercheurs d’Alzheimer’s Disease International, la prévention de cette maladie « devrait

notamment porter sur les facteurs de risque vasculaires, dont l’hypertension et le tabagisme, mais aussi la

forme de diabète la plus courante favorisée par l’excès de poids et la sédentarité. » 59

Sur 13 études épidémiologiques recensées en 2001 examinant l’association potentielle entre aluminium et

maladie d’Alzheimer, 9 ont montré une association statistiquement significative60.

Une récente étude met en évidence le rôle des conditions de vie dans la survenue d’Alzheimer : « Arrive

56 Audition devant l’OPECST, 7/11/06

57 « Brain pollution : common chemicals are damaging young minds », Harvard University Gazette, 1/02/07

58 Après nous le déluge ? JM Pelt, GE Séralini (Fayard, 2006)

59 AFP, 16/12/05

60 Données toxicologiques de l’INERIS, 2005

13

en tête le faible niveau d’instruction (19%), l’activité intellectuelle semblant exercer un effet protecteur.

Viennent ensuite tabagisme (14%), inactivité physique (13%), dépression (11%), hypertension (5%),

obésité (2%), diabète (2%). »61

Le plomb, puissante neurotoxine, provoque des ravages chez les enfants : « ils sont plus exposés aux

dommages portés au système nerveux, dont des réductions de QI, des difficultés à lire et des difficultés

d’apprentissage, des altérations auditives, des déficits de l’attention, de l’hyperactivité, des troubles du

comportement et de la croissance »62.

De nombreuses études conduites après la catastrophe de Tchernobyl, mais aussi chez les survivants

d’Hiroshima, ou auprès des vétérans américains de la Guerre du Golfe exposés à l’uranium appauvri,

aboutissent à la même conclusion : les radiations nucléaires provoquent des atteintes neuronales dans

l’hémisphère cérébral gauche, y compris chez les enfants irradiés in utero après l’explosion de Tchernobyl.

Ces atteintes se traduisent par des troubles neuropsychiques importants (schizophrénie, épilepsies, troubles

mentaux, perte de mémoire).63

Au printemps 2011, après d’infinies tergiversations, « Le groupe d’experts réunis par le Centre

international de recherche sur le cancer (CIRC), qui fait partie de l’Organisation mondiale de la santé

(OMS), a classé comme « cancérogènes possibles » les champs électromagnétiques de radiofréquence, y

compris ceux de la téléphonie mobile. (…) « Le niveau de preuve d’une association entre l’usage de la

téléphonie mobile et le risque de cancer est comparable à celui existant pour les pesticides ou les

expositions professionnelles dans le cadre du nettoyage à sec », a avancé le docteur Straif. »64

Le téléphone portable, aussi cancérogène que les pesticides, est également perturbateur de plusieurs

neurotransmetteurs et soupçonné de favoriser la maladie d’Alzheimer et l’épilepsie65. Rien

d’extraordinaire, puisque la prothèse électronique collée au crâne de vos gosses à longueur de temps émet,

entre autres, des extrêmement basses fréquences de 2, 4, 8 ou 16 Hz, proches de celles du cerveau. Cela

n’a pas empêché Alim-Louis Benabid de signer, en sa qualité de membre de l’académie des Sciences, un

stupéfiant communiqué sur les risques sanitaires des radiofréquences : « Des mesures de précaution

préconisées sans justification suffisante ne peuvent que renforcer artificiellement les préoccupations de la

population. Elles sont de nature à créer un stress supplémentaire dont l’impact non négligeable en termes

de santé publique doit être mis en balance avec le bénéfice sanitaire attendu. »66 N’oublions pas que la

radiophobie a rendu malades de nombreux biélorusses après Tchernobyl.

Minute. Le professeur Berger, disciple de Benabid, a une communication à faire à nos lecteurs. Lors d’une

présentation de ses travaux à la Ligue contre le cancer, qui en finance une partie, François Berger explique

l’intérêt des nanotechnologies pour l’industrie électronique, notamment du téléphone portable. Interrogé

en tête à tête à l’issue de sa conférence, il confie sa certitude quant à la nocivité des champs

électromagnétiques des lignes à haute tension comme du portable. « Mais ça, je ne peux pas le direpubliquement, cela ferait hurler tout le monde », assure le médecin. Mieux vaut en effet, pour son prestige

et sa carrière, détailler les services que rendront ces mêmes nanotechnologies à la lutte contre le cancer et

les maladies neurodégénératives. Saisit-on l’admirable cercle vertueux pour la croissance et les

« retombées industrielles » chères à Feuerstein ? Voit-on enfin l’arrière-boutique crasseuse derrière la

vitrine sanitaire des nécrotechnologies ? Grâce aux nanos, vous aurez à la fois le poison et le remède, deux

filières économiques en pleine expansion. Il faut être bien obscurantiste pour refuser les progrès

médicaux.

61 Libération, 19/07/11

62 L’histoire secrète du plomb, J. Lincoln Kitman, (Allia 2005)

63 Cf M. Fernex, revue Le Dniepr, 26/04/06

64 Le Monde 1/06/11

65 Voir les travaux du neurobiologiste Alain Privat à Montpellier

66 Rapport du 15/12/09, académie de Médecine, académie des Sciences, académie des Technologies

14

IV

Si la pensée ne saurait se réduire à un ensemble de signaux électriques et chimiques, ceux-ci n’en

constituent pas moins une manifestation de l’activité cérébrale, scrutée avec de plus en plus de précision

par l’appareillage technologique. L’imagerie par résonance magnétique fonctionnelle (IRMf) par exemple,

décèle les modifications de la consommation d’oxygène par les neurones, pour en déduire leur travail.

L’IRMd, imagerie par résonance magnétique de diffusion de l’eau permet, elle, de révéler l’activité des

neurones aussi bien que l’architecture fine du tissu neuronal. Objectif du CEA, en pointe dans ce domaine :

« mieux voir les réseaux de régions activées dans les processus sensorimoteurs ou cognitifs, mais aussi

remettre en question les principes de fonctionnement des neurones », explique Denis Le Bihan67.

Que voit-on réellement ? Oh, un peu de tout, assurent les neuropoliciers.

On parvient de mieux en mieux à deviner à quoi vous pensez. Et même, à le faire deviner par une

machine. Marcel Just et Tom Mitchell, au Center for cognitive brain imaging de l’université américaine

Carnegie Mellon, présentent des images simples à des cobayes humains, et trouvent laquelle ceux-ci

sélectionnent, selon les zones d’activité cérébrales activées.

On peut aussi connaître vos préférences dans la vie, détectées par l’activation de votre « système cérébral

d’évaluation », selon Mathias Pessiglione, de l’Inserm. Quelque part dans votre cerveau, une zone s’active

« dont la fonction est de signaler combien un objet ou une personne plaît. » Ce système, qui fonctionne defaçon « automatique », nous dit-on, « assigne en permanence des valeurs aux objets qui nous entourent,

même lorsque nous sommes occupés à autre chose. L’idée est maintenant de savoir s’il existe un système

cérébral équivalent pour traiter des croyances. »68 Puisque le radiologue vous dit que vous n’aimez pas

vraiment cette personne, pourquoi vous obstiner ? Expliquez donc au juge pourquoi vous prétendez

l’inverse de ce que signale votre « système d’évaluation » intime. Oui, au juge, puisque la loi de

bioéthique révisée le 23 juin 2011 (en attendant la prochaine révision) stipule que « les techniques

d’imagerie cérébrale ne peuvent être employées qu’à des fins médicales ou de recherche scientifique, ou

dans le cadre d’expertises judiciaires. »

La police s’intéresse à votre for intérieur, avez-vous remarqué ? Grâce au progrès, elle y aura de plus en

plus accès, puisque Stanislas Dehaene, qui occupe la chaire de psychologie cognitive expérimentale du

Collège de France, le lui promet : « le décodage cérébral apporte des informations supplémentaires,

invisibles dans le comportement. L’imagerie cérébrale (…) peut désambiguïser les réponses

comportementales. Un décodeur efficace permettrait de se passer de toute réponse comportementale. Le

décodage pourrait présenter une utilité pratique : interfaces neuro-informatiques, « bio-feedback »,

détecteur de mensonges… »69

Quand un neuroscientifique espère « se passer de toute réponse comportementale », il veut dire, en bon

français, que son invention permettra d’effacer la personne face à lui, de passer outre son regard, sesgestes, sa voix, ses mots, pour accéder à la

vérité mécanique. Merci à la machine de neutraliser toute

interférence parasite – empathie, duperie, séduction, jalousie, persuasion, humour, bref, ces interactions

affreusement humaines et ambigües, qui nuisent à la gestion rationnelle de l’ordre public. Il faut àStanislas Dehaene un décodeur pour désambiguiser les réponses comportementales. On souhaite bonne

chance à ses fréquentations. Ce type vous prend pour Canal Plus. Nul besoin de décodeur pour

comprendre à quel point ces techniciens rompent avec l’humanité – qu’ils la redoutent, la méprisent, la

haïssent ou s’en soient éloignés à trop zoomer sur des réseaux neuronaux. Leurs mots en disent assez sur

leur psychopathologie. Le problème, lecteur, est que ces chercheurs sont le pouvoir. Non seulement leurs

innovations bouleversent nos vies matérielles, mais elles modifient en profondeur l’idée que nous nous

faisons de nous et de notre relation à nous-mêmes, la communauté des hommes.

Au fait, avec l’illustre Changeux ce Dehaene représente la recherche française au sein du programme

européen « Human Brain Project » piloté par l’Ecole polytechnique de Lausanne. Il s’agit de simuler le

fonctionnement du cerveau, depuis le neurone jusqu’au cortex complet, notamment pour améliorer les

capacités des ordinateurs et des robots, via l’intelligence artificielle, en imitant les réseaux neuronaux. Nul

doute que les futurs cerveaux électroniques sauront, mieux que n’importe quel neurologue, décoder nos

67 Le Monde 17/05/06

68 www.inserm.fr

69 Cours au Collège de France : « L’imagerie cérébrale peut-elle décoder le contenu de la pensée ? »

15

réponses comportementales pour en lever toute ambiguïté.

Si l’industrie de la contrainte élabore sans état d’âme les moyens de nous piloter, tels les insectes

programmés de la société-fourmilière, c’est que ses ingénieurs ont perdu tout contact avec la condition

humaine. Débarrassés de la fonction « conscience », ces hommes-machines travaillent sans émotion à la

police technologique des populations.

« L’IRMf est sur le point de transformer l’industrie sécuritaire, le système judiciaire et notre conception

fondamentale de la vie privée. Je suis dans un labo de l’université Columbia, où des scientifiques utilisent

la technologie pour analyser les différences cognitives entre la vérité et le mensonge. En cartographiant

les circuits neuronaux de la supercherie, les chercheurs transforment l’IRMf en un nouveau type de

détecteur de mensonges (…). Mon hôte pour l’expérience de ce matin est Joy Hirsch, neurologue et

fondatrice du centre de recherche sur l’IRMf de Columbia, qui m’a offert un séjour dans le scanner pour

me donner une idée du futur proche. Cette année, deux start up lanceront des services commerciaux de

détection de mensonges par IRMf, destinés dans un premier temps aux individus qui pensent avoir été

injustement accusés de crimes. »70 Dans un deuxième temps, l’outil servira à vérifier que vous êtes loyalenvers votre patron, que vous avez tout dit à votre assureur, que vous n’avez pas de mauvaises pensées

envers le pouvoir. Où est le problème si vous n’avez rien à vous reprocher ? Puisque vous avez déjà

accepté la vidéosurveillance, la biométrie, les contrôles ADN, les puces RFID ? Puisque c’est pour votre

sécurité ?

Aussi faut-il vous féliciter de ces nouvelles possibilités offertes par la lecture de « l’empreinte cérébrale »,

grâce à laquelle on peut voir si votre cerveau reconnaît ou non une information. Pourquoi nier jamais être

allé au Tréport alors que vos neurones reconnaissent la photo ?

Les vendeurs de camelote aussi s’intéressent au contenu de notre crâne. Depuis l’invention de la publicité,

ceux-là sont passés maîtres dans la manipulation des esprits et la vente de « temps de cerveau

disponible ». Les objets communicants (RFID, smartphones) peuvent déjà nous repérer dans une rue et

nous attirer vers un commerce. Le « neuromarketing » complète la panoplie en tâchant d’identifier, grâce à

la neuro-imagerie, les mécanismes cérébraux liés à la décision d’achat. Bien que de doctes savants nous

alertent régulièrement sur la charlatanerie de moins scrupuleux qu’eux, dans ce domaine non plus on

n’arrête pas le progrès. Après l’étude de l’impact des campagnes publicitaires sur nos réseaux neuronaux,

voici la prédiction des actes d’achat grâce à l’IRMf. L’expérience menée à l’université de Stanford par

Brian Knutson « marque un tournant. On passe du stade de l’observation à celui de la prédiction. Le

neuromarketing entre dans une nouvelle phase », affirme Olivier Oullier, chercheur au CNRS et à la

Florida Atlantic University.71

Prédire nos actes, comme dans Minority Report ? En quelque sorte, mais avec des techniques plus

ergonomiques que les « PreCog ». Cela fait plusieurs années déjà que l’équipe de Krishna Shenoy, à

l’université de Stanford, implante des électrodes dans le cerveau de macaques, « non pas dans la région

commandant les mouvements, mais dans une zone où naît l’intention de l’action. Les signaux neuronaux

leur ont permis de prédire le mouvement effectué par le primate avant même que celui-ci ne le réalise. »72

De quoi passionner le très neuronal Jean-Pierre Changeux : « On arrive déjà à mesurer l’intention d’un

sujet à saisir un objet avant que ses muscles soient contractés. Il est aussi possible, par la stimulation

transcrânienne, d’altérer les intentions motrices ou les perceptions. Expérimentalement, les conditions

sont fugaces et réversibles, mais on pourrait imaginer des techniques plus inventives. Il faut être

évidemment très attentif. »73 Hélas l’ex-président du comité national d’éthique ne précise pas sa pensée –

ou plutôt son paquet de signaux électriques -, nous ne saurons donc pas à quoi il faudrait être « attentif ».

Du côté de Clinatec aussi, on s’intéresse à nos intentions. La mathématicienne Tetiana Aksenova a mis au

point un algorithme capable de détecter, dans l’activité cérébrale courante, l’infime variation qui

correspond à une intention de mouvement. Il est question ici de développer des interfaces hommemachine.

On y arrive.

70www.wired.com/wired/archive/14.01/lying_pr.html

71 Le Monde, 27/03/07

72 Le Monde 17/07/06

73www.diplomatie.gouv.fr/label_france/index/fr/sciences-techno01.html

16

V

Que font Benabid et Therme en créant à Minatec une « clinique du cerveau » ? Ils convergent. Ils

appliquent le programme de convergence technologique NBIC – Nanotechnologies, Biotechnologies,

Informatique, sciences Cognitives – que les décideurs américains considèrent comme un plan stratégique

d’amélioration des performances humaines. Nos lecteurs se souviennent du désormais célèbre rapport

Converging Technologies for improving human performance publié en 2003. Un document rédigé,

rappelons-le, par deux hauts énergumènes de la National Science Foundation, l’organisme qui pilote la

recherche étastunienne : William S. Bainbridge et Mihaïl C. Roco. Le premier ne fait pas mystère de son

militantisme au sein du mouvement transhumaniste, pour le dépassement de l’humanité et sa mutation

vers une post-humanité « augmentée » par la technologie – implants corporels, interfaces hommemachine,

« téléchargement » de la conscience sur disque dur. Le second, qui ne désavoue pas les lubies de

son co-auteur, est le fondateur de la National Nanotechnology Initiative aux Etats-Unis, et le modèle de

Jean Therme. Lequel ne perd pas une occasion de se vanter des visites, à Grenoble, de son ami « Mike »,

et lui offrait une tribune de vedette en 2008 lors du « Minatec Crossroad », réunion annuelle du nanogratin

mondial.

Dans le schéma de convergence NBIC, Therme, à lui seul, incarne le « N », (Minatec) ; le « B » (Apibio,

start up co-fondée par le CEA-Léti pour concevoir des puces à ADN ; NanoBio, co-fondé par le CEAGrenoble

autour des « micro et nanotechnologies au service de la biologie et de la santé », etc) et le « I »

(micro et nanoélectronique au Léti, logiciels, systèmes embarqués, capteurs, objets communicants, etc).

Le 2 juin 2006, Benabid lui apporte le « C » – avec les équipes de Grenoble Institut des Neurosciences, du

CHU et de l’Inserm.

Le Commissariat à l’énergie atomique maîtrise désormais les quatre disciplines. Ce qui fait de lui, en

France, le pilote des programmes techno-industriels, économiques et militaires les plus stratégiques, et le

maître d’oeuvre de l’incarcération de l’homme-machine dans le monde-machine – de la société de

contrainte.

On ne reviendra pas sur les raisons matérielles (la possibilité technique de manipuler la matière inerte et

vivante à l’échelle de ses briques élémentaires – atomes, gènes, bits, neurones) et idéologiques (le projet

transhumaniste, et sa version politiquement correcte de politique de puissance des Etats industrialisés), qui

sous-tendent le paradigme de la convergence NBIC – détaillées dans un ouvrage précédent.74

Qu’il suffise de rappeler les perspectives des technarques américains pour notre système cérébral. « Le

cerveau est l’ultime frontière et découvrir ses mystères produira d’incroyables bénéfices », annonçait letandem Bainbridge/Roco en 2003, avant de dresser le catalogue des

augmentations espérées : contrôle des

objets par la pensée, interconnexion des cerveaux, amélioration des capacités sensorielles (implants

artificiels pour l’ouïe, la vue, le toucher), création de machines humanisées s’adaptant au contexte social,

au style de communication et aux besoins de leurs utilisateurs, révolution de l’apprentissage (réalité

virtuelle, jeux vidéo, etc), outils d’amélioration de la créativité, de la productivité personnelle, mais aussi

de mémoire artificielle ou d’imagination augmentée. Sans oublier l’intelligence artificielle – pas celle des

robots, celle des humains machinisés. Délires de techno-scientistes américains fanatiques ? Voire.

L’Union européenne a pris ce rapport suffisamment au sérieux pour créer, en 2004, son propre groupe

d’experts chargé d’étudier les perspectives de la convergence technologique. Il s’agissait de se démarquer

de l’angle américain pour promouvoir une démarche européenne de l’augmentation de l’humain, à base

« d’encadrement », de « gouvernance », de « débats ». Une augmentation éthique, durable et équitable, en

somme.

La campagne d’acceptabilité des nanotechnologies tentée par la Commission nationale du débat public à

l’hiver 2009-2010 – sabotée par les opposants à la tyrannie technologique – a, parmi ses méfaits, offert une

tribune officielle à l’Association française transhumaniste. On lit dans sa contribution au pseudo-débat :

« Une autre conséquence importante pourrait être la démultiplication de nos facultés. Les

nanotechnologies, combinées à une connaissance sans cesse croissante du fonctionnement cérébral à

toutes les échelles, pourraient permettre d’optimiser nos capacités cognitives : apprentissage,

mémorisation, analyse, synthèse… Elles pourraient également élargir le champ de nos capacités de

74 Aujourd’hui le nanomonde. Nanotechnologies : un projet de société totalitaire, Pièces et main d’oeuvre (éditions

L’Echappée, 2008)

17

perception, tous sens confondus, pour nous permettre d’avoir accès, selon les besoins ou les désirs, à de

nouvelles images, de nouveaux sons, de nouvelles odeurs, enfin de nouvelles et très diverses sensations,

voire de nouvelles humeurs ou émotions. Cela ne manquerait pas de bouleverser nos capacités d’échanges

et de communication. »

Le désir de post-humanité n’est, on le voit, pas cantonné outre-Atlantique. La difficulté d’être humain

pousse universellement les lâches et les aigres dans les bras des prophètes technologiques. Ils ne savent

déjà pas utiliser les pleines facultés de leur néo-cortex et les ressources infinies de la conscience, qu’ils

espèrent se greffer de « nouvelles capacités cognitives » et passer au stade suivant de l’évolution, via la

convergence technologique. La fuite en avant technologique permet aussi de se fuir soi-même.

Depuis la parution du rapport de Bainbridge et Roco, et quoique les esprits forts se gaussent des

prophéties transhumanistes, la machine avance et transforme le monde réel. Voyez ces lecteurs cérébraux

pour applications ludiques, qui acclimatent le quidam aux interfaces cerveau-machine. La société

australienne Emotiv Systems propose un casque fort seyant, qui « lit » votre activité électrique cérébrale et

en déduit vos émotions et vos « pensées », pour les transmettre à votre jeu vidéo favori. Un rêve

d’interactivité à 299 $. Le principe sert à des activités moins futiles, comme la « cognition augmentée » -

dite « AugCog » – si sérieuse que la Darpa (l’agence de recherche de l’armée américaine) y travaille

depuis les années 2000. L’interface cerveau-machine permet à l’ordinateur de détecter votre état (chute

d’attention, fatigue, baisse d’acuité sensorielle, etc) et de déclencher des stratégies d’augmentation de la

performance. Par exemple en vous présentant les informations sous une autre forme (son, texte, image,

etc) pour stimuler vos neurones. Outre l’armée, le secteur éducatif envisage d’utiliser ces casques

intelligents pour former les jeunes cervelles. C’est tellement fun qu’elles n’y résisteront pas. Comme elles

cèdent déjà à la « réalité augmentée » (tout augmente), qui s’insinue dans le quotidien des accros aux

gadgets électroniques. Déjà bardés de GPS, les montagnards high tech agrémentent désormais leurs

randonnées grâce à leur « smartphone » qui, pointé sur le paysage, leur indique le nom des sommets

alentour.75 C’est tout de même mieux que la montagne diminuée. L’office du tourisme de Grenobleorganisait au printemps 2011 une visite de Grenoble augmentée grâce à la collaboration de l’INRIA et du

CEA. Manière d’habituer le cobaye moyen à sa nouvelle cage virtuelle. Il fallait les voir, ces touristes en

laisse électronique, déambuler dans le centre grenoblois, l’oeil rivé à l’écran de leur téléphone intelligent,

pour suivre la flèche virtuelle indiquant la direction des quais de l’Isère. Les plus jeunes, dont les réseaux

neuronaux se reconfigurent déjà sous l’effet des écrans incrustés dans tous les coins de leur vie, ne verront

pas d’objection à augmenter aussi par des dispositifs technologiques leurs sens, leur imagination, leurmémoire, leur productivité personnelle.

À ce propos, Roco et Bainbridge, qui ont poursuivi leurs travaux après leur rapport initial, ont coordonné

en 2005 une nouvelle étude, Managing Nano-Bio-Info-Cogno innovations – Converging technologies insociety,

où l’on apprend que : « La santé mentale est l’arme de compétition ultime, qui étaye la création

de capital intellectuel et d’avantage compétitif. (…) Comme jamais auparavant, les affaires dépendent de

performances mentales constantes et durables. Tout moyen d’améliorer la santé mentale pour augmenter

les marges de profit sera recherché. La diffusion des neurotechnologies dans l’industrie créera un

nouveau « terrain de jeu » économique sur lequel les individus qui les utilisent auront la capacité

d’atteindre un plus haut niveau de productivité que ceux qui ne les utilisent pas. »76 En somme, nous

aurons le choix, comme nous le serinent les ingénieurs grenoblois et, plus brutalement, Kevin Warwick, le

cybernéticien anglais qui communique avec son ordinateur via ses implants électroniques, de suivre le

mouvement, ou de devenir les « chimpanzés de l’humanité ». Promettant l’homme augmenté, les technomaîtres

préparent plus sûrement les hommes diminués, les perdants de la compétition de tous contre tous.

Faut-il rabâcher que la technologie accroît le fossé entre le pouvoir et les sans-pouvoir ? Que ses récents

développements en hypertechnologies et technologies convergentes garantissent au pouvoir ses longueurs

d’avance sur la masse, mais aussi les moyens de contenir d’éventuels sursauts de révolte de celle-ci,

sondée jusqu’aux plus fins réseaux neuronaux et soumise à la contrainte globale et individuelle ?

Mais le printemps arabe, dira-t-on, prouve que la technologie peut servir la liberté ! – Autant que cette

liberté peut servir la technologie. Quand les cyber-mutins surfent sur le web, le pouvoir, lui, dispose déjà

75 Ce service est proposé notamment par le parc national du Hohe Tauern en Autriche

76 Traduit par nos soins

18

des technologies d’après – drones de surveillance, architecture logicielle pour pilotage centralisé de tous

les systèmes connectés d’une ville (tel Hypervisor, vendu par Thalès), réseaux de capteurs, etc.

Grâce à la convergence NBIC, les travaux de Clinatec sur les interfaces cerveau-ordinateur promettent des

percées fulgurantes. Certes, on n’a pas attendu l’équipe de choc réunie par Therme et Benabid pour tester

des neuroprothèses mariant l’homme et la machine, mais chacun sait que la miniaturisation due aux

nanotechnologies promet un saut qualitatif inédit. Ce que l’on sait déjà faire est connu : des paralysés

déplacent un curseur sur un écran d’ordinateur via un implant électronique cérébral qui capte l’influx

électrique ; d’autres commandent « par la pensée » un interrupteur, la télé, leur fauteuil roulant, voire des

bras artificiels greffés sur leur torse. Les premiers hommes bioniques.

Déjà, le Léti conçoit des « dispositifs implantables de deuxième génération, capables d’associer la

fonction d’enregistrement des échanges neuronaux, de traiter localement les données et de stimuler

électriquement ou chimiquement, et à la demande, des zones particulières du cerveau. »77 Ces implants

miniatures, hérissés de milliers d’électrodes à l’échelle des neurones, viennent au contact direct du tissu

vivant pour interagir avec lui, et commander des appareillages extérieurs (de l’implant rétinien ou

cochléaire au fauteuil roulant, voire l’exosquelette). Ils sont désormais commercialisés par la société Bio-

Logic, sous le nom Biomea.

Le projet BCI (Brain-computer interface) de Clinatec, coordonné par Corinne Mestais, prolonge ces

travaux du Léti. « Grâce à deux boîtiers implantés sur deux faces du cortex cérébral d’un patient, nous

allons capter les signaux émis par son cerveau. Une fois traitées, les informations seront transmises sans

fil à un exosquelette équipé de moteurs », explique Alim-Louis Benabid.78 Apparemment, les nanotubes

de carbone sont tout indiqués pour garantir la biocompatibilité des prothèses avec le cerveau. Vous

pensiez que ces nanotubes pouvaient être dangereux pour la santé ? Certes, mais « nous déterminons quels

sont les meilleurs nanotubes et cherchons comment les modifier pour qu’ils s’intègrent au mieux dans le

cerveau sans toxicité. »79, vous rassure François Berger.

Autre projet de recherche de Clinatec, « Neurolink » vise à développer des réseaux d’électrodes souples et

nanostructurées, placées en surface du cortex, sous le crâne pour enregistrer l’activité cérébrale et piloter

un système externe.

Bref, selon la littérature officielle, les neuroprothèses servent à commander un ordinateur par la pensée.

Mais le signal peut circuler dans les deux sens et le cerveau recevoir des signaux, comme le montre le

fonctionnement des électrodes, de Delgado à Benabid. Autrement dit la machine peut piloter un cerveau

par le biais de la neuroprothèse en contact avec des zones neuronales précises. Au point que le Groupe

européen d’éthique a pris la peine, dès 2005, de détailler les perspectives de pilotage de l’hommemachine

:

« L’implantation dans le cerveau d’une puce capable de restaurer ou d’améliorer la mémoire est un autre

exemple de future prothèse cérébrale. L’hippocampe joue un rôle essentiel dans l’enregistrement des

souvenirs. Contrairement à des dispositifs comme les implants cochléaires, qui stimulent simplement

l’activité cérébrale, la puce en question exécutera les mêmes processus que la partie endommagée du

cerveau qu’elle remplacera (…). Les informaticiens ont annoncé que, dans les vingt prochaines années,

des interfaces neuronales seraient conçues qui non seulement augmenteraient la gamme dynamique des

sens, mais amélioreraient aussi la mémoire et permettraient la « cyber-pensée » – c’est-à-dire la

communication invisible avec les autres. (…) L’implant prothétique cortical (« amplificateur » sensoriel ou

d’intelligence) : initialement conçu pour les aveugles, l’implant cortical permettra aux porteurs « sains »

d’avoir en permanence accès à des informations transmises par ordinateur, sur la base soit des images

captées par une caméra numérique, soit d’une interface constituée d’une « fenêtre » artificielle ».80

Envoyer directement au cerveau des informations transmises par ordinateur, cela se nomme piloter un

robot. Rien qui ne perturbe le Grenoblois moyen, à quelques jours de l’inauguration de la « clinique du

cerveau ». Il faut dire que les techno-maîtres, soucieux de son confort mental, l’ont insidieusement préparé

à son futur d’homme-machine. Toute la saison 2010-2011, le musée dauphinois lui a offert, avec

77 Lettre de Minatec n°9, sept 2005

78 Le Monde, 11/08/11

79 Audition devant l’OPECST, 7/11/06

80 Aspects éthiques des implants TIC dans le corps humain, Groupe européen d’éthique, mars 2005

19

l’exposition « Vaucanson et l’homme artificiel », les arguments pour s’acclimater à son évolution posthumaine,

plus la petite piqûre philosophique pour calmer d’éventuels retours de conscience. « Va-t-on

vers une intelligence déshumanisée ? L’homme de demain sera-t-il encore humain ? Pourquoi faut-il

remplacer l’homme par des machines ? Est-ce que l’homme n’a plus sa place dans le monde ? ». Les

questions défilaient en rouge électrique sur le dernier mur de l’exposition. Trop vite pour qu’on ait le

temps d’y répondre.

Du côté de Clinatec, selon l’aveu de François Berger, se prépare depuis deux ans un document de trois

pages destiné à « l’information » du public et de la presse. Deux ans pour trois pages ? Ceux qui doutent

encore que la ligne de front de la guerre au vivant passe par les innovations technologiques s’interrogeront

peut-être sur le soin minutieux apporté par le pouvoir à nous duper sur ses projets. C’est ainsi que

s’élabore la société de contrainte.

« Imbéciles, ne voyez-vous pas que la civilisation des machines exige en effet de vous une discipline

chaque jour plus stricte ? Elle l’exige au nom du Progrès, c’est-à-dire au nom d’une conception nouvelle

de la vie, imposée aux esprits par son énorme machinerie de propagande et de publicité. Imbéciles !

comprenez donc que la civilisation des machines est elle-même une machine, dont tous les mouvements

doivent être de plus en plus parfaitement synchronisés ! (…) Prenez garde, imbéciles ! Parmi toutes les

Techniques, il y a une technique de la discipline, et elle ne saurait se satisfaire de l’ancienne obéissance

obtenue vaille que vaille par des procédés empiriques, et dont on aurait dû dire qu’elle était moins la

discipline qu’une indiscipline modérée. La Technique prétendra tôt ou tard former des collaborateurs

acquis corps et âme à son Principe, c’est-à-dire qui accepteront sans discussion inutile sa conception de

l’ordre, de la vie, ses Raisons de Vivre. Dans un monde tout entier voué à l’Efficience, au Rendement,

n’importe-t-il pas que chaque citoyen, dès sa naissance, soit consacré aux mêmes dieux ? (…)

l’Etat technique n’aura demain qu’un seul ennemi : « l’homme qui ne fait pas comme tout le monde » – ou

encore : « l’homme qui a du temps à perdre » – ou plus simplement si vous voulez : « l’homme qui croit à

autre chose que la Technique ».

Georges Bernanos, 1945, La France contre les robots

Pièces et Main d’oeuvre

Grenoble, le 1er septembre 2011

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26 avril 2011

Comprendre la guerre en Libye (1/3)

Classé dans : Politique/Societe — uriniglirimirnaglu @ 11 : 27

Partie 1 : Des questions qu’il faut se poser à chaque guerre
Partie 2 : Les véritables objectifs des USA vont bien au-delà du pétrole
Partie 3 : Pistes pour agir

Des questions qu’il faut se poser à chaque guerre

Comprendre la guerre en Libye (1/3) dans Politique/Societe Obama-Libya-f324-91d8d-2c9ca27 fois. Les Etats-Unis ont bombardé un pays à 27 reprises depuis 1945. Et chaque fois, on nous a affirmé que ces actes de guerre étaient « justes » et « humanitaires ». Aujourd’hui, on nous dit que cette guerre est différente des précédentes. Mais on l’avait dit aussi la fois passée. Et la fois d’avant. On le dit chaque fois. N’est-il pas temps de mettre sur papier les questions qu’il faut se poser à chaque guerre pour ne pas se faire manipuler ?

Pour la guerre, il y a toujours de l’argent ?

Dans le pays le plus puissant du globe, quarante-cinq millions de gens vivent sous le seuil de pauvreté. Aux Etats-Unis, écoles et services publics tombent en ruines, parce que l’Etat « n’a pas d’argent ». En Europe aussi, « pas d’argent » pour les retraites ou pour créer des emplois.

Mais lorsque la cupidité des banquiers provoque une crise financière, là, en quelques jours, on trouve des milliards pour les sauver. Ce qui a permis à ces mêmes banquiers US de distribuer l’an dernier 140 milliards $ de récompenses et bonus à leurs actionnaires et traders spéculateurs.

Pour la guerre aussi, il semble facile de trouver des milliards. Or, ce sont nos impôts qui paient ces armes et ces destructions. Est-il bien raisonnable de faire partir en fumée des centaines de milliers d’euros à chaque missile ou de gaspiller cinquante mille euros de l’heure avec un porte-avions ? A moins que la guerre soit une bonne affaire pour certains ?

Pendant ce temps, un enfant meurt de faim toutes les cinq secondes et le nombre de pauvres ne cesse d’augmenter sur notre planète en dépit des promesses.

Quelle différence entre un Libyen, un Bahreini et un Palestinien ?

Présidents, ministres et généraux jurent solennellement que leur objectif est seulement de sauver des Libyens. Mais, au même moment, le sultan du Bahrein massacre des manifestants désarmés grâce aux deux mille soldats saoudiens envoyés par les Etats-Unis ! Au même moment, au Yemen, les troupes du dictateur Saleh, allié des USA, tuent 52 manifestants à la mitrailleuse. Ces faits n’ont été contestés par personne, mais le ministre US de la Guerre, Robert Gates, a juste déclaré : « Je ne crois pas que ce soit mon rôle d’intervenir dans les affaires internes du Yemen » [1].

Pourquoi ce « deux poids, deux mesures » ? Parce que Saleh accueille docilement la Vème Flotte US et dit oui à tout ce que lui commande Washington ? Parce que le régime barbare d’Arabie saoudite est complice des multinationales pétrolières ? Il y aurait de « bons dictateurs » et de « mauvais dictateurs » ?

Comment les USA et la France peuvent-ils se prétendre humanitaires ? Lorsqu’Israël a tué deux mille civils en bombardant Gaza, ont-ils instauré une « no fly zone » ? Non. Ont-ils pris des sanctions ? Aucune. Pire : Javier Solana, alors responsable des Affaires étrangères de l’U.E. a déclaré à Jérusalem : « Israël est un membre de l’Union européenne sans être membre de ses institutions. Israël est partie prenante à tous les programmes » de recherche et de technologie de l’Europe des 27. Ajoutant même : « Aucun pays hors du continent n’a le type de relations qu’Israël entretient avec l’Union européenne. » Sur ce point, Solana dit vrai : l’Europe et ses fabricants d’armes collaborent étroitement avec Israël dans la production des drônes, missiles et autres armements qui sèment la mort à Gaza.

Rappelons qu’Israël a chassé sept cent mille Palestiniens de leurs villages en 1948, refuse toujours de leur rendre leurs droits et continue à commettre de multiples crimes de guerre. Sous cette occupation, 20% de la population palestinienne actuelle a séjourné ou séjourne dans les prisons d’Israël. Des femmes enceintes sont forcées d’accoucher attachées à leur lit et renvoyées immédiatement dans leurs cellules avec leurs bébés ! Mais ces crimes-là sont commis avec la complicité active des USA et de l’UE.

La vie d’un Palestinien ou d’un Bahreini ne vaut pas celle d’un Libyen ? Il y aurait les « bons Arabes » et les « mauvais Arabes » ?

Pour ceux qui croient encore à la guerre humanitaire…

Dans un débat télévisé que j’ai eu avec Louis Michel, ancien ministre belge des Affaires étrangères et commissaire européen à la Coopération au développement, celui-ci m’a juré – la main sur le cœur – que cette guerre visait à « mettre en accord les consciences de l’Europe ». Il a été appuyé par Isabelle Durant, dirigeante des Verts belges et européens. Ainsi, les écologistes « peace and love » ont muté va-t-en-guerre !

Le problème, c’est qu’on nous parle de guerre humanitaire à chaque fois, et que ces gens « de gauche » comme Durant s’y sont à chaque fois laissé prendre. Ne feraient-ils pas mieux de lire ce que pensent vraiment les dirigeants US au lieu de juste les écouter à la télévision ?

Ecoutez par exemple, à propos des bombardements contre l’Irak, le célèbre Alan Greenspan, qui fut longtemps directeur de la réserve fédérale des USA. Il écrit dans ses mémoires : « Je suis attristé qu’il soit politiquement incorrect de reconnaître ce que chacun sait : la guerre en Irak était essentiellement pour le pétrole » [2]. Ajoutant : « Les officiels de la Maison-Blanche m’ont répondu : ‘Eh bien, malheureusement, nous ne pouvons parler du pétrole’. » [3]

Ecoutez, à propos des bombardements contre la Yougoslavie, John Norris, directeur de com de Strobe Talbott qui était alors vice-ministre US des Affaires étrangères, chargé des Balkans. Norris écrit dans ses mémoires : « Ce qui explique le mieux la guerre de l’Otan, c’est que la Yougoslavie résistait aux grandes tendances des réformes politiques et économiques (il veut dire : refusait d’abandonner le socialisme), et ce n’est pas notre devoir envers les Albanais du Kosovo. » [4]

Ecoutez, à propos des bombardements contre l’Afghanistan, ce que disait alors l’ancien ministre US des Affaires étrangères Henry Kissinger : « Il existe des tendances, soutenues par la Chine et le Japon, à créer une zone de libre échange en Asie. Un bloc asiatique hostile combinant les nations les plus peuplées du monde avec de grandes ressources et certains des pays industriels les plus importants serait incompatible avec l’intérêt national américain. Pour ces raisons, l’Amérique doit maintenir une présence en Asie… » [5]

Ceci confirmait la stratégie avancée par Zbigniew Brzezinski, qui fut responsable de la politique étrangère sous Carter et est l’inspirateur d’Obama : « L’Eurasie (Europe + Asie) demeure l’échiquier sur lequel se déroule le combat pour la primauté globale. (…) La façon dont les Etats-Unis ‘gèrent’ l’Eurasie est d’une importance cruciale. Le plus grand continent à la surface du globe en est aussi l’axe géopolitique. Toute puissance qui le contrôle, contrôle par là même deux des trois régions les plus développées et les plus productives. 75% de la population mondiale, la plus grande partie des richesses physiques, sous forme d’entreprises ou de gisements de matières premières, quelque 60% du total mondial. » [6]

guerrejpg-30ed33-ddf9a dans Politique/Societe

A gauche, n’a-t-on rien appris des médiamensonges humanitaires des guerres précédentes ?

Quand Obama le dit lui-même, vous ne le croyez pas non plus ?

Ce 28 mars, Obama a justifié ainsi la guerre contre la Libye :

« Conscients des risques et des coûts de l’action militaire, nous sommes naturellement réticents à employer la force pour résoudre les nombreux défis du monde. Mais lorsque nos intérêts et valeurs sont en jeu, nous avons la responsabilité d’agir. Vu les coûts et les risques de l’intervention, nous devons chaque fois mesurer nos intérêts face à la nécessité d’une action. L’Amérique a un important intérêt stratégique à empêcher Kadhafi de défaire ceux qui s’opposent à lui. »

N’est-ce pas clair ? Alors, certains disent : « Oui, c’est vrai, les Etats-Unis n’agissent que s’ils y trouvent leur intérêt aussi. Mais au moins, à défaut de pouvoir intervenir partout, on aura sauvé ces gens-là. »

Faux. Nous allons montrer que seuls les intérêts seront défendus. Pas les valeurs. D’abord, chaque guerre US fait plus de victimes qu’il n’y en avait avant (en Irak, un million de victimes directes ou indirectes !). Ensuite, l’intervention en Libye en prépare d’autres…

Qui refusait de négocier ?

Mais, dès que vous émettez un doute sur l’opportunité de cette guerre contre la Libye, tout de suite, on vous culpabilise : « Vous refusez donc de sauver les Libyens du massacre ? »

Question mal posée. Supposons que tout ce qu’on nous a raconté se soit vraiment passé. Premièrement, arrête-t-on un massacre par un autre massacre ? Nous savons qu’en bombardant, nos armées vont tuer de nombreux civils innocents. Même si, comme à chaque guerre, les généraux nous promettent que celle-ci sera « propre », nous avons l’habitude de cette propagande.

Deuxièmement, il y avait un moyen beaucoup plus simple et efficace de sauver des vies tout de suite. Tous les pays d’Amérique latine ont proposé d’envoyer immédiatement une mission de médiation, présidée par Lula. La Ligue arabe et l’Union africaine soutenaient cette démarche et Kadhafi avait accepté (proposant aussi d’envoyer des observateurs internationaux pour vérifier le cessez-le feu).

Mais les insurgés libyens et les Occidentaux ont refusé cette médiation. Pourquoi ? « Parce que Kadhafi n’est pas de bonne foi », disent-ils. Possible. Tandis que les insurgés et leurs protecteurs occidentaux ont toujours été de bonne foi ? A propos des Etats-Unis, il est utile de rappeler comment ils se sont comportés dans toutes les guerres précédentes à chaque fois qu’un cessez-le-feu était possible…

En 1991, lorsque Bush père a attaqué l’Irak parce que celui-ci avait envahi le Koweit, Saddam Hussein a proposé de se retirer et qu’Israël évacue aussi les territoires illégalement occupés en Palestine. Mais les USA et les pays européens ont refusé six propositions de négociation. [7]

En 1999, lorsque Clinton a bombardé la Yougoslavie, Milosevic avait accepté les conditions imposées à Rambouillet, mais les USA et l’Otan en ont rajouté une, volontairement inacceptable : l’occupation totale de la Serbie. [8]

En 2001, lorsque Bush fils a attaqué l’Afghanistan, les talibans avaient proposé de livrer Ben Laden à un tribunal international si on fournissait des preuves de son implication, mais Bush a refusé de négocier.

En 2003, lorsque Bush fils a attaqué l’Irak sous prétexte d’armes de destruction massive, Saddam Hussein a proposé d’envoyer des inspecteurs, mais Bush a refusé car il savait que les inspecteurs ne trouveraient rien. Ceci a été confirmé par la divulgation du mémo d’une réunion entre le gouvernement britannique et les dirigeants des services scecrets briatnniques en juillet 2002 : « Les dirigeants britanniques espéraient que l’ultimatum soit rédigé en des termes inacceptables afin que Saddam Hussein le rejette directement. Mais ils étaient loin d’être certains que cela marcherait. Alors, il y avait un Plan B : les avions patrouillant dans la « no fly zone » jetant de nombreuses bombes en plus dans l’espoir que ceci provoquerait une réaction qui donnerait une excuse pour une large campagne de bombardements. » [9]

Alors, avant d’affirmer que « nous » disons toujours la vérité tandis que « eux » mentent toujours, et aussi que « nous » recherchons toujours une solution pacifique, tandis que « eux » ne veulent pas de compromis, il faudrait être plus prudents… Tôt ou tard, le public apprendra ce qui s’est vraiment passé lors des négociations en coulisses, et constatera une fois de plus qu’il a été manipulé. Mais il sera trop tard, et on ne ressuscitera pas les morts.


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La Libye, c’est comme la Tunisie et l’Egypte ?

Dans son excellente interview publiée il y a quelques jours par Investig’Action, Mohamed Hassan posait la bonne question : « Libye : révolte populaire, guerre civile ou agression militaire ? ». A la lumière des recherches récentes, il est possible de répondre : les trois, en fait. Une révolte spontanée, rapidement récupérée et transformée en guerre civile (qui avait été préparée), le tout servant de prétexte à une agression militaire. Qui, elle aussi, avait été préparée. Rien ne tombe du ciel en politique. Expliquons-nous…

En Tunisie et en Egypte, la révolte populaire a grandi progressivement en quelques semaines, s’organisant peu à peu et s’unifiant sur des revendications claires, ce qui a permis de chasser les tyrans. Mais quand on analyse l’enchaînement ultra-rapide des événements à Benghazi, on est intrigué. Le 15 février, manifestation des parents de prisonniers politiques de la révolte de 2006. Manifestation durement réprimée, comme cela a toujours été le cas en Libye et dans les autres pays arabes. Et, à peine deux jours plus tard, re-manifestation, mais cette fois, les manifestants sont armés et passent directement à l’escalade contre le régime de Kadhafi. En deux jours, une révolte populaire devient une guerre civile ! Tout à fait spontanément ?

Pour le savoir, il faut examiner ce qui se cache sous le vocable imprécis « opposition libyenne ». A notre avis, quatre composantes aux intérêts très différents. 1° Une opposition démocratique. 2° Des dignitaires de Kadhafi « retournés » par l’Ouest. 3° Des clans libyens mécontents du partage des richesses. 4° Des combattants de tendance islamique.

Qui compose cette « opposition libyenne » ?

Dans cet enchevêtrement, il est important de savoir à qui on a à faire. Et surtout quelle faction a été intégrée dans les stratégies des grandes puissances…

1° Opposition démocratique. Il est légitime d’avoir des revendications face au régime Kadhafi, dictatorial et corrompu comme les autres régimes arabes. Un peuple a le droit de vouloir remplacer un régime autoritaire par un système plus démocratique. Cependant, ces revendications sont jusqu’ici peu organisées et sans programme précis. On rencontre aussi, à l’étranger, des mouvements révolutionnaires libyens, également assez disparates, mais tous opposés à l’ingérence étrangère. Pour diverses raisons que l’on va clarifier, ce ne sont pas ces éléments démocratiques qui ont grand chose à dire aujourd’hui sous la bannière des USA et de la France.

2° Dignitaires « retournés ». A Benghazi, un « gouvernement provisoire » a été instauré et est dirigé par Mustapha Abud Jalil. Cet homme était, jusqu’au 21 février, ministre de la Justice de Kadhafi. Deux mois plus tôt, Amnesty l’avait placé sur la liste des plus effroyables responsables de violations de droits humains d’Afrique du nord ». C’est cet individu qui, selon les autorités bulgares, avait organisé les tortures de infirmières bulgares et du médecin palestinien longtemps détenus par le régime. Un autre « homme fort » de cette opposition est le général Abdul Fatah Younis, ex ministre de l’Intérieur de Kadhafi et auparavant chef de la police politique. On comprend que Massimo Introvigne, représentant de l’OSCE (Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe) pour la lutte contre le racisme, la xénophobie et la discrimination, estime que ces personnages « ne sont pas les ‘démocrates sincères’ des discours d’Obama, mais parmi les pires instruments du régime de Kadhafi, qui aspirent à chasser le colonel pour prendre sa place ». (1)

3° Clans mécontents. Comme le soulignait Mohamed Hassan, la structure de la Libye est restée fortement tribale. Durant la période coloniale, sous le régime du roi Idriss, les clans de l’est dominaient et les richesses pétrolières leur profitaient. Après la révolution de 1969, Kadhafi s’est appuyé sur les tribus de l’ouest et c’est l’est qui a été défavorisé. Il faut le regretter, un pouvoir démocratique et juste doit veiller à combattre les discriminations entre régions. On peut aussi se demander si les anciennes puissances coloniales n’ont pas encouragé les tribus mécontentes à saper l’unité du pays. Ce ne serait pas la première fois. Aujourd’hui, France et USA misent sur les clans de l’est pour prendre le contrôle du pays. Diviser pour régner, un vieux classique du colonialisme.

4° Eléments d’Al-Qaida. Des câbles diffusés par Wikileaks avertissaient que l’Est de la Libye était, proportionnellement, le premier exportateur au monde de « combattants – martyrs » en Irak. Des rapports du Pentagone décrivaient un « scénario alarmant » sur les rebelles libyens de Benghazi et Derna. Derna, ville de 80.000 habitants à peine, serait la première source de jihadistes en Irak. De même, Vicent Cannistraro, ancien chef de la CIA en Libye, signale parmi les rebelles beaucoup d’ « extrémistes islamiques capables de créer des problèmes » et que les « probabilités [sont] élevées que les individus les plus dangereux puissent avoir une influence dans le cas où Kadhafi devrait tomber ». (1).

Evidemment, tout ceci s’écrivait lorsque Kadhafi était encore « un ami ». Mais ça montre l’absence totale de principes dans le chef des USA et de leurs alliés. Quand Kadhafi a réprimé la révolte islamiste de Benghazi en 2006, ce fut avec les armes et le soutien des Occidentaux. Une fois, on est contre les combattants à la Ben Laden. Une fois, on les utilise. Faudrait savoir.

Parmi ces diverses « oppositions », quel élément l’emportera ? C’est peut-être aussi un but de l’intervention militaire de Washington, Paris et Londres : veiller à ce que « les bons « l’emportent ? Les bons de leur point de vue évidemment. Plus tard, on utilisera la « menace islamique » comme prétexte pour s’installer durablement

En tout cas, une chose est sûre : le scénario libyen est différent des scénarios tunisien ou égyptien. Là, c’était « un peuple uni contre un tyran ». Ici, on est dans une guerre civile, Kadhafi disposant du soutien d’une partie de la population. Et dans cette guerre civile, le rôle qu’ont joué les services secrets US et français n’est déjà plus si secret que ça…

Quel a été le rôle des services secrets ?

En réalité, l’affaire libyenne n’a pas commencé en février à Benghazi en février, mais à Paris le 21 octobre 2010. Selon les révélations du journaliste italien Franco Bechis (Libero, 24 mars), c’est ce jour-là que les services secrets français ont préparé la révolte de Benghazi. Ils ont alors « retourné » (ou peut-être déjà avant) Nuri Mesmari, chef du protocole de Kadhafi, qui était quasiment son bras droit. Le seul qui entrait sans frapper dans la résidence du guide libyen. Venu à Paris avec toute sa famille pour une opération chirurgicale, Mesmari n’y a rencontré aucun médecin, mais se serait par contre entretenu avec plusieurs fonctionnaires des services secrets français et de proches collaborateurs de Sarkozy, selon le bulletin web Maghreb Confidential.

Le 16 novembre, à l’hôtel Concorde Lafayette, il aurait préparé une imposante délégation qui allait se rendre deux jours plus tard à Benghazi. Officiellement, il s’agissait de responsables du ministère de l’Agriculture et de dirigeants des firmes France Export Céréales, France Agrimer, Louis Dreyfus, Glencore, Cargill et Conagra. Mais, selon les services italiens, la délégation comportait aussi plusieurs militaires français camouflés en hommes d’affaires. A Benghazi, ils rencontreront Abdallah Gehani, un colonel libyen que Mesmari a indiqué comme étant prêt à déserter.

A la mi-décembre, Kadhafi, méfiant, envoie un émissaire à Paris pour essayer de contacter Mesmari. Mais la France l’arrête. D’autres Libyens se rendent visite à Paris le 23 décembre, et ce sont eux qui vont diriger la révolte de Benghazi avec les milices du colonel Gehani. D’autant que Mesmari a fourni aux Français de nombreux secrets de la défense libyenne. De tout ceci, il ressort que la révolte à l’est n’est donc pas si spontanée qu’on nous l’a dit. Mais ce n’est pas tout. Il n’y a pas que les Français…

Qui dirige à présent les opérations militaires du « Conseil national Libyen » anti-Kadhafi ? Un homme tout juste arrivé des USA le 14 mars, selon Al Jazeera. Décrit comme une des deux « stars » de l’insurrection libyenne par le quotidien britannique de droite Daily Mail, Khalifa Hifter est un ancien colonel de l’armée libyenne, passé aux Etats-Unis. Celui qui fut un des principaux commandants militaires de la Libye jusqu’à la désatreuse expédition au Tchad fin des années 80, a ensuite émigré aux USA et vécu ces vingt dernières années en Virginie. Sans source de revenus connue, mais à petite distance des bureaux… de la CIA. [10] Le monde est petit.

Comment un haut militaire libyen peut-il entrer aux Etats-Unis en toute tranquillité, quelques années après l’attentat terroriste de Lockerbie, pour lequel la Libye a été condamnée, et vivre vingt ans tranquillement à côté de la CIA ? Il a forcément dû offrir quelque chose en échange. Publié en 2001, le livre Manipulations africaines de Pierre Péan retrace les connexions d’Hifter avec la CIA et la création, avec le soutien de celle-ci, du Front National de Libération Libyen. Le seul exploit du dit Front sera l’organisation en 2007, aux USA, d’un « congrès national » financé par le National Endowment for Democracy [11], traditionnel intermédiaire de la CIA pour arroser les organisations au service des Etats-Unis…

En mars de cette année, à une date non communiquée, le président Obama a signé un ordre secret autorisant la CIA à mener des opérations en Libye pour renverser Kadhafi. Le Wall Street Journal, qui relate ceci le 31 mars, ajoute : « Les responsables de la CIA reconnaissent avoir été actifs en Libye depuis plusieurs semaines, tout comme d’autres services occidentaux. ».

Tout ceci n’est plus très secret, ça figure depuis un bon moment sur Internet, et ce qui est étonnant, c’est que les grands médias n’en aient pas dit un mot. Pourtant, on a déjà connu de nombreux exemples de « combattants de la liberté » ainsi armés et financés par la CIA. Par exemple, dans les années 80, les milices terroristes contras, mises sur pied par Reagan pour déstabiliser le Nicaragua et renverser son gouvernement progressiste. N’a-t-on rien appris de l’Histoire ? Cette « gauche » européenne qui applaudit aux bombardements n’utilise pas Internet ?

Faut-il s’étonner que les services italiens « balancent » ainsi les exploits de leurs confrères français et que ceux-ci « balancent » leurs collègues US ? Seulement si on croit aux belles histoires sur l’amitié entre « alliés occidentaux ». On va en parler…

A SUIVRE :

2. Les objectifs des USA vont bien au-delà du pétrole

3. Pistes pour agir

www.michelcollon.info

Notes


[1] Reuters, 22/3.

[2] Sunday Times, 16 septembre 2007.

[3] Washington Post, 17 septembre 2007.

[4] Collision Course, Praeger, 2005, p.xiii.

[5] Does America need a foreign policy ?, Simon and Schuster, 2001, p. 111.

[6] Le Grand Echiquier, Paris 1997, p. 59-61.

[7] Michel Collon, Attention, médias ! Bruxelles, 1992, p. 92.

[8] Michel Collon, Monopoly, – L’Otan à la conquête du monde, Bruxelles 2000, page 38.

[9] Michael Smith, La véritable information des mémos de Downing Street, Los Angeles Times, 23 juin 2005.

[10] McClatchy Newspapers (USA), 27 mars.

[11] Eva Golinger, Code Chavez, CIA contre Venezuela, Liège, 2006

par Michel Collon (son site) vendredi 8 avril 2011 – 53 réactions yahoo

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Réactions à cet article

  • votes : 10

    Par jako (xxx.xxx.xxx.172) 8 avril 11:38

    jako donateur-d876a

    Hé oui, sans les lunettes roses et le gaz qui va avec le monde est bien moins joli en effet.
    Je ne veux pas chipoter mais le missile de « croisière » français utilisé coute 3,2 millions de ros, une vingtaine auraient été utilisé déja…

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    • votes : -2

      Par HELIOS (xxx.xxx.xxx.64) 8 avril 13:29

      HELIOS

      Désolé de vous contredire, mais vous ne pouvez pas evaluer et dire qu’un missile de croiseure coute 3,2 Millions d’Euros !

      Il coute le prix des materiaux et des salaires des ouvriers qui ont été utilisés pour le fabriquer ce qui ne doit guerre depasser quelques milliers d’Euros.

      Vous n’avez pas le droit de dire que les investissements en recherche, les frais financiers divers et tout ce que vus pouvez imaginer rentre dans le prix CAR tout ce bazard est payé dans un contexte de permanence et de globalité et non pas a affecter a un missile.

      A titre d’exemple, quand vous utilisez votre vehicule, on vous dit que le km coute, mettons 2 euros. Là aussi c’est faux, il ne coute que le prix du carburant et la part relative a qq pieces d’usure. L’ammortissement, l’assurance etc rentrent dans des frais de possession qui courent quels que soient les km parcourus, exactement comme les frais d’etudes du missile ne peuvent rentrer dans celui qu’on envoie sur Khadafi.

      C’est aussi pour ce type de confusion que les verts nous expliquent qu’il est plus cher d’utiliser sa voiture que les transports en commun et qui calculent le prix du billet sur le (faux) prix que vous coute votre deplacement dans votre auto. Comme le calcul est faux, personne ne veut prendre le transport en commun au prix proposé !

      Votre raisonnement est absolument deformé par la vue finaciere qu’on nous impose pour justifier les facturations exhorbitantes de produits et services qui sont tres tres loin des valeurs reeles.

      Bonne journée a tous

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    • votes : 6

      Par jako (xxx.xxx.xxx.172) 8 avril 14:08

      jako donateur-d876a

      Bonjour Helios
      Je m’excuse en effet, sur d’autre source le cout est estimé aux alentour de 850.000 ros mais bon , cette magie de technologie fabriquée en très peux d’exemplaires ( le SCALP ) à un cout en recherche très important. Ce qui m’importe pour le prix c’est que cela sort de la poche de l’ETAT et donc de la mienne et que tout cela se passe alors que l’on entend sans cesse « les caisses sont vides »

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    • votes : 10

      Par Gilbert (xxx.xxx.xxx.102) 8 avril 14:25

      Gilbert

      @ HELIOS

      Le coût d’un missile SCALP, commercialisé par MBDA est de l’ordre du million d’euros par unité. Vous confondez le coût de revient pour l’entreprise et le prix de vente du missile. Effectivement, pour que l’entreprise fabrique une missile supplémentaire, cela ne lui coûte que le prix des matières premières et de la production. Cependant, lorsque l’armée (et donc l’état, avec l’argent du contribuable) achète un missile, il le paie au prix fort, qui permettra à l’entreprise d’être profitable. L’état supportera donc les coûts de R&D et autre.

      http://www.marianne2.fr/blogsecretdefense/Libye-la-facture-des-missiles-de-croisiere-Scalp-s-eleve-deja-a-plus-de-neuf-millions-d-euros_a212.html

      Réagir à l’article Réagir à ce message Signaler un abus Lien permanent

    • votes : 0

      Par HELIOS (xxx.xxx.xxx.64) 8 avril 18:37

      HELIOS

      On est d’accord Gilbert sur la forme, pas sur le fond !

      Mon boulot consiste à monter des « programmes » ou des » projets »…
      je peux vous garantir que les etudes faites par MBDA (rappelons que cette boite est la descendante de l’aerospatiale, de Matra et d’autres) ONT ETE PAYEES déja par l’etat !

      Petit rappel :
      Quand les armées desirent qq chose, elles s’adressent a des enrtreprises qui vont faire des etudes de faisabilités, des etudes techniques (la conception, les demonstrateurs le premieres versions) QUI SERONT INTEGRALEMENT PAYEES. Normal, personne ne bosse pour rien !
       
      Il n’y a pas d’investissement de la part de ces entreprises, si ce n’est leurs bureaux de recherche qui rentrent dans le contexte de competence. En effet si on s’adresse a ces boites (MBDA), c’est qu’elles ont les competences pour faire les missiles (par exemple) et c’est cette recherche interne qui fait leur notoriété, leur competence et justifie la vente au client (l’armée) de ses ingenieurs pour les etudes (de ces missiles).

      Donc, si vous suivez bien, et par exemple, MBDA est une boite qui a des competences, qui VENDS DES ETUDES… et une fois les etudes terminées et payées, MBDA va fabriquer les missiles. Vous comprenez bien que l’etat a donc assumé tout l’investissement en etudes de ses missiles, et lorsqu’ils sont construits (par MBDA) on peut dtre schematiquement qu’il ne reste plus que ce prix de fabrication..

      Vous ne pouvez pas inclure ces investissements de l’etat dans le cout des missiles car c’est le boulot même de l’armée de faire faire ces etudes en plus de faire la guerre. Dans le cout des missiles, vous n’incluez pas le cout des pingouins de l’etat major, ni des majorettes sur les champs elysées au 14 juillet. Vous ne pouvez donc pas attribuer le prix des etudes que l’armée a demandé a diverses boites pour ses armes, car elle fait la son boulot normal.

      Et vous n’avez pas le droit non plus de dire que MBDA doit repercuter dans le cout des missiles le prix des etudes, vue que ces etudes ont déja été payéees une fois.

      En conclusion, je mainteins, même si le prix apparent est de 1 Million d’Euro l’unité, c’est soit un abus de la part de MBDA et dans ce cas une faute de la part des militaires qui passent le contrat et qui payent, soit une manipulation destinée a laisser croire au public que ces missiles sont hors de prix avec les suppositions que cela entraine…

      Le prix de ces missiles, en simplifiant a l’extreme se decompose en une « bombe » portée par un missile autoguidable et doté d’un GPS. La dedans combient pensez vous que cela doit couter ?

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  • votes : -10

    Par Yves Rosenbaum (xxx.xxx.xxx.222) 8 avril 12:12

    Yves Rosenbaum

    Je suis parfaitement d’accord avec votre analyse, notamment sur les véritables raisons qui ont poussé les Etats-Unis à intervenir en Libye. Toutefois, cela n’empêche pas de se poser la question : « Que serait-il advenu de la Libye et des populations civiles des régions insurgées si on avait laissé Khadafi poursuivre sa répression ? » Il s’agit certes d’un alibi parfait pour les « interventionnistes », mais cette question méritait, je trouve, d’être mentionnée

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    • votes : -6

      Par joelim (xxx.xxx.xxx.104) 8 avril 13:36

      joelim donateur-d876a

      +1. Dommage que l’article par ailleurs intéressant n’en parle pas.

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    • votes : 14

      Par Madoff (xxx.xxx.xxx.249) 8 avril 14:15

      Les rapports établissant que khadafi avait ordonné d’ouvrir le feu sur la foule ont été démentis , dans ces conditions comment pouvez vous faire la différence entre une insurrection et une guerre civile ?
      D’autant plus que les groupes ethniques opposés à khadafi l’ont toujours été depuis la chute de la royauté et la prise du pouvoir par Khadafi qui à l’époque était bien une révolution .
      Il y a même des rapports qui prouvent que durant l’exil de certains groupuscules , ceux ci était financé et entraîné par l’Arabie Saoudite avec la complicité implicite du gouvernement américain .
      On retrouve également des rapports établissant la présence dans le camp des insurgés d’agent de la CIA et d’agents d’Al Qaida …

      Posez vous la question , est ce que maintenant Al Qaida est devenu un symbole de liberté et de démocratie au moyen Orient ? Tellement important que nous nous devons de les aider à vaincre l’armée de Khadafi ?

      Je m’y refuse , ce qui est excellent ce sont les gens à qui ont explique depuis des années que Al Qaida est une création de la CIA qui a orchestré le conflit de civilisation , et lorsque la preuve est sous leur yeux , qu’il est prouvé que l’empire s’est bien foutu de leur gueule , il signe et accepte de les aider militairement …
      On marche sur la tête … Il y a même des gens pour approuver…

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    • votes : 12

      Par soulmanfred (xxx.xxx.xxx.94) 8 avril 14:34

      soulmanfred

      Que serait-il advenu de la Libye et des populations civiles des régions insurgées ..

      La réponse est simple , la communauté internationale à annihilée toute forme de début de réponse à votre question , en s’immisçant dans un conflit civil elle déforme la réalité à sa convenance . Dans une guerre civile il y a des morts de toute façon , un peuple doit être maître de son destin , s’il avait fallu 10000 morts en Libye pour que ce pays puisse s’émanciper et faire tomber son dictateur il fallait laisser l’histoire suivre son cours sans intervention extérieur . Si vraiment Kadhafi était un danger pour son peuple il fallait ne plus lui donner de crédit diplomatique en le recevant avec tapis rouge partout ou il se rendait , ne plus lui vendre d’armes , ne plus lui acheter de pétrole , à partir de là il se serrait affaiblit et sa chute n’aurait été que plus facile . Le problème c’est qu’en laissant faire le peuple celui ci peut se choisir un nouvel homme fort totalement indépendant qui n’entre pas dans les plans de la communauté internationale , à l’image d’ Allende qui ne se manipule pas ou ne s’achète pas , mieux vaut prendre les devants et remodeler le pays suivant le bon vouloir de la maison blanche .

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    • votes : 6

      Par Ouallonsnous ? (xxx.xxx.xxx.51) 8 avril 18:07

        »Que serait-il advenu de la Libye et des populations civiles des régions insurgées si on avait laissé Khadafi poursuivre sa répression ? »

      C’est une excellente question, mais on peut d’emblé tabler sur un arrêt de la gravité de la « répressioon », si toutefois il y avait réellement répression, (dans un état totalitaire et dictatorial, bien difficile à discerner ; les médias des agresseurs ayant beau jeu à fabriquer de la répression aux yeux de ceux qui ne vivent pas en Lybie) à partir du moment où ont ne fournissait pas 50 000 mercenaires recrutés pour le compte de Khadafi par la sté israélienne GLOBAL CST.

      Tout cela semble une fois encore une colossale intoxication de l’opinion publique mondiale par les éternels fauteurs de guerre et colonialistes que sont les anglo-USraéliens et leurs « laquais » de l’UE !

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    • votes : 1

      Par joelim (xxx.xxx.xxx.104) 8 avril 18:51

      joelim donateur-d876a

      Posez vous la question , est ce que maintenant Al Qaida est devenu un symbole de liberté et de démocratie au moyen Orient ? Tellement important que nous nous devons de les aider à vaincre l’armée de Khadafi ?

      Justement c’est une façon de rompre avec le choc des civilisations. 

       

      Ce n’est plus : la nébuleuse (bien nommée) Al-quaeda d’un côté, et l’occident beau-parleur de l’autre.

       

      D’ailleurs les néo-cons sont plutôt contre. Justement car ça brouille la lisibilité de leur « chorale de marche » (j’entends par là le chœur médiatique géré par les industriels et financiers).

       

      Certes les EUA (qui sont l’OTAN) n’auraient pas du s’en mêler. Il faudrait qu’un jour il n’y ait plus une botte de GI en dehors de leur cher pays. Juste pour remettre les compteurs à zéro. En pénitence des deux guerres dont ils ne veulent pas économiquement se passer. Et oui des guerres économiques. Ce furent les premiers pas du IIIe millénaire. Espérons que de cette fumure renaîtra quelque chose.

       

      Et nous devions-nous y aller ? Au niveau des principes (que nous disons représenter droits de l’homme et tout ça) pouvions-nous ne pas répondre à tel appel, vu le contexte… Mais pour moi répondre ce n’est pas attaquer mais défendre.

       

      Sinon j’ai du mal à croire qu’une cabale pour renverser Kadhafi a été fomentée AVANT les révolutions arabes commencées en Tunisie en décembre 2010, donc bien après octobre.

       

      Quant à l’uranium appauvri, c’est aux EUA de se justifier. Il est très étonnant qu’aucun media ne leur demande : combien d’UA ont été amenés, déversés ou pulvérisés en Libye ? Et en Irak ? et au Kosovo ? et en Afghanistan ? Etc etc. Les médias français sont peu curieux de nature. smiley 

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  • votes : -3

    Par Kinini (xxx.xxx.xxx.110) 8 avril 12:17

    Le charlatanisme politique est un fléau intellectuel procédant du populisme et du sophisme .Et le processus politique ne se décline pas toujours ,nécessairement , du « binarisme » de la Moralité/Immoralité et de l »’amalgame.Mais des intérêts des hommes,du moment considéré et de la valeur des hommes ,en action, qui soupèsent l’efficacité des perspectives.Dans ce cadre, la prudence imposerait d’écouter la variété des approches pour ne pas succomber aux effets des « cécités idéologiques » !

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    • votes : 8

      Par Bélial (xxx.xxx.xxx.12) 8 avril 14:30

      Bélial

      Très étrange cette interview dans laquelle Zbigniew Brzezinski l’homme de la stratégie d’armer les talibans contre l’URSS et du tittytainment (voir wikipédia) passerait presque pour un gentil (comparé aux néoconservateurs).
      Très étrange ce mélange d’idéalisme (America doit guider le monde vers la paix la justice l’amour les gros 4×4 et la démocratie) et de pragmatisme tout empreint de realpolitik (laisser faire les émirs au Bahrein et en Arabie Saoudite… et faire de la géostratégie en Lybie)

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  • votes : 9

    Par criticaldistance (xxx.xxx.xxx.64) 8 avril 12:19

    criticaldistance

    Un Américain s’exprimant dans un documentaire sur Kadhafi diffusé récemment disait qu’une intervention en Libye (la précédente) était l’occasion d’envoyer un message à peu de frais (militaires) .

    Il y a plusieurs sortes de clivages : Etats amis, incontrôlables, ou ennemis ; Etats démocratiques, autoritaires, ou totalitaires ; Etats non dangereux, ou militairement menaçants, avec ou sans risque de guerrilla, ou terroristes ; Etats aux ressources naturelles importantes, moyennes, ou faibles .

    La Libye est un Etat autoritaire incontrôlable ex ennemi non menaçant aux riches ressources naturelles, d’où l’intérêt d’une intervention, alors que Kadhafi a irrité la France et qu’une guerre juste améliorerait l’image du gouvernement .

    Chine et Corée du Nord sont hors d’atteinte .

    Une intervention en Iran serait difficile .

    L’Arabie saoudite est un Etat intégriste ’ami’ aux riches ressources naturelles, ainsi que Bahreïn .

    La Birmanie a été blanchie par Kouchner !

    En Syrie, au Yémen, comme au Darfour, il y a moins de ressources naturelles .

    L’Irak était comme l’est la Libye un Etat autoritaire incontrôlable non menaçant (après la première guerre du golfe) avec de riches ressources naturelles .

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    • votes : 3

      Par Bélial (xxx.xxx.xxx.12) 8 avril 14:16

      Bélial

       »

      Il y a plusieurs sortes de clivages : Etats amis, incontrôlables, ou ennemis ; Etats démocratiques, autoritaires, ou totalitaires ; Etats non dangereux, ou militairement menaçants, avec ou sans risque de guerrilla, ou terroristes ; Etats aux ressources naturelles importantes, moyennes, ou faibles .  »

      = l’axe du bien, l’axe du mal, l’axe du pas trop mal et l’axe du peut mieux faire.

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  • votes : 15

    Par le folisophe (xxx.xxx.xxx.147) 8 avril 12:20

    le folisophe

    merci MONSIEUR COLLON, vous etes a l’information ce que le decodeur est a Canal plus, l’abonnement en moins.

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  • votes : 19

    Par Jean-Fred (xxx.xxx.xxx.61) 8 avril 12:27

    donateur-d876a

    Merci pour ce brillant exposé ! J’espère que d’autres médias se joindront à Agoravox pour diffuser largement votre article.

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    • votes : 5

      Par LeManu (xxx.xxx.xxx.29) 8 avril 18:09

      LeManu

      Comme dit l’auteur lui-même, il n’a fait que compiler des éléments déjà publiés de manière disparate : Je dois avouer que même en n’ayant rien appris de nouveau, le simple exposé , si bien articulé, de trous ces éléments reliés les uns aux autres fait clairement apparaître la logique géostratégique, pour ne pas tout simplement l’appeler « coloniale » de l’action de Sarkobama.
      Excellent travail de synthèse, des révoltes de Bengazi en 2006 jusqu’à l’article récent du Libero (traduction ici) (original ici : pdf), l’article est complet, et, cohérent, il permet une vision globale (à tous les sens du terme) de « l’affaire » libyenne.

      Bravo à un auteur qui ne s’en laisse pas conter – Je partage illico.
      Manu

      PS : à quand la même chose sur le sanglant putch de Sarkobama en Côte d’Ivoire, les boucheries passées, présentes et avenir qu’il a et qu’il va entrainer… pour combien d’année ?

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  • votes : 16

    Par tinga (xxx.xxx.xxx.165) 8 avril 12:37

    La gauche européenne est un leurre, elle n’existe pas, on le voit bien pour toutes les grandes décisions, comme l’entrée en guerre de notre pays, gauche et droite sont les doigts d’une même main, la gauche c’est pour faire croire à quelques naïfs qu’il y a une opposition, mais l’agression contre la Libye montre bien que ces ordures partagent le même agenda. 

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    • votes : 10

      Par L’Etna (xxx.xxx.xxx.67) 8 avril 13:22

      Très bon article.

      La stratégie est toujours la même : surfer sur un vague d’émotion, pour faire accepter l’impossible c’est à dire la guerre.Est ce que l’opinion aurait réagi pareil si on nous avez dit « nous attaquons la Libye car ce pays recèle une des plus grande reserve pétrolière du monde, et qu’il serait possible d’armer et de soutenir des clans opposes à Kadhafi pour à moyen terme soit s’emparer du pétrole soit en obtenir un meilleur prix ».

      Car il semble maintenant que ces révolutionnaires n’était que des clans ou faction opposées au général et non un peuple unis contre la dictature.Et même si ça avait été un peuple unis pour la démocratie est ce qu’il faut pour cela les aider militairement, ou plutôt les laisser faire totalement leur révolution avec ce que cela engendre comme sacrifices ?

      Enfin si nous intervenons c’est surement pour d’autres raison qu’un coup de pouce vers une démocratie.

       

       

       

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    • votes : 8

      Par Defrance (xxx.xxx.xxx.202) 8 avril 14:41

      Defrance

      Vus avez parfaitement raison, et aux USA ils sont parvenu a avoir deux blocs soit disant opposés appelés DÉMOCRATE pour l’un et RÉPUBLICAIN pour l’autre ! comme si un démocrate ne pouvait pas etre aussi républicain et l’inverse ?

       

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    • votes : 1

      Par Ariane Walter (xxx.xxx.xxx.232) 8 avril 21:21

      Ariane Walter

      Tinga, j’aime votre expression, très juste : les doigts d’une même main.

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  • votes : 25

    Par soulmanfred (xxx.xxx.xxx.94) 8 avril 12:58

    soulmanfred

    Parfaite démonstration Mr Collon , le problème dans cette affaire est que Kadhafi est un parfait bouc émissaire , ce despote convient parfaitement dans la vitrine médiatique de guerre us , tout comme Saddam en son temps , il est parfait dans son rôle : vous avez vu ce salaud de Kadhafi qui massacre son peuple ? Et bien on va s’en occuper ! 

     

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  • votes : 13

    Par Yoann (xxx.xxx.xxx.160) 8 avril 13:02

    Yoann

    Excellent article Mr Michel Collon, merci pour ce rare moment de lucidité dans ce monde de brutes …

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  • votes : -9

    Par lerma (xxx.xxx.xxx.85) 8 avril 13:37

    lerma

    Le mouvement de libération des masses en sachant les tyrans et dictateurs a commencé avec la révolution tunisien

    KADHAFI est le 1er tyran qui utilise les armes contre son peuple au lieu de quitter le pouvoir avec les valises pleines d’argents

    Oui la révolution des résistants face à la dictature du tyran est légitime et il faut arrêter de voir la main des européens ou des américains,à chaque fois qu’un arabe exprime sa légitime revendication de liberté…comme vous en France..

    http://www.tvargentine.com

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    • votes : 2

      Par dom y loulou (xxx.xxx.xxx.195) 8 avril 23:25

      dom y loulou

      « KADHAFI est le 1er tyran qui utilise les armes contre son peuple au lieu de quitter le pouvoir avec les valises pleines d’argents »

      dites lerma, vous avez reçu combien de vaccins ? parce que je me souviens très bien de vos diatribes contre le boucher de bagdad qui utilisait d’horribles armes rothschild contre les kurdes… oui Saddam… oui pas sa dame…
      oublié ?
      les grands stratèges de la FED americaine et londonienne en sous-papes… aiment manifestement resservir les mêmes plats avariés pour pousser plus loin l’ABOMINATION.

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  • votes : 4

    Par ROBERT GIL (xxx.xxx.xxx.152) 8 avril 13:40

    Pourquoi les occidentaux ont attaqué la Libye quand ils n’ont pas bougé ni en Tunisie ni en Egypte, ni en Côte d’Ivoire, ni à Gaza… ? Là est la question ! 

    Kadhafi n’est pas qualifié de dictateur parce qu’il fait tirer sur la foule. Il se passe la même chose en Arabie Saoudite, au Bahreïn et dans d’autres pays que nous soutenons, et les dirigeants de ces pays reçoivent tous les honneurs de l’Occident. Kadhafi est un dictateur parce en 1969 il a nationalisé le pétrole libyen.

    Le gouvernement de transission deja reconnu par Paris, est composé uniquement de personne ayant des rapports etroit avec l’occident ou ayant fait leur etudes aux USA !

    http://2ccr.unblog.fr/2011/03/23/en-lybie-sauvons-le-petrole/

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  • votes : 7

    Par Defrance (xxx.xxx.xxx.202) 8 avril 14:21

    Defrance

    Bravo Monsieur Collon,

    Il y a aussi, a mon humble avis la Publicité pour le matériel que la France et la Suede tentent de vendre au Bresil ? Avez vous remarqué que les Suedois qui avaient laissé libre cours aux démonstration des Rafales et ont ensuite envoyés six Grippen ? De leur coté les anglais ne parlent que des exploits de leurs appareils ce qui montre bien que l’alibi de la guerre de protection passe au minimum au second rang.
     Pour ce qui me concerne je pense que l’intervention est arrivée trop tard pour être vue comme un acte de protection, l’ONU est une machine qui met trop de temps a se mettre en branle et Kaddafi aurait pu tomber très vite une semaine plus tôt ?

     Les règlements de l’ONU devraient être revus pour interdire le droit de véto aux fournisseurs d’armes qui sont présentes sur le champs d’opération ?? Ex les Russes ne souhaitaient pas que le monde entier voit ses T55 s’ouvrir comme de vulgaires boites de conserves ?

     Cela dit Kaddafi n’était pas plus dangereux que bien d’autres a condition de le tenir a distance plutôt que de le recevoir sous sa tente dans les jardins de l’Élysée ? A ce propos il eut été facile de l’arrêter a cette période…… mais il avait annoncé l’achat de rafales, alors le business a pris le dessus !! 

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  • votes : 6

    Par dom y loulou (xxx.xxx.xxx.55) 8 avril 14:51

    dom y loulou

    le congrès amerloque, sous l’oeil avisé du prix nobel de la paix (sic) a enclenché une loi qui permet aux USA les meurtres commandités sur « toute personne peut-être liée à des activités terroristes, à l’étranger comme aux USA »

    formidable le 4ème Reich n’est-ce pas ?

    en tous les cas les nouvelles photos divulguées de Libye qui « prouvent la brutalité du régime kadhafi » ne signifient rien, les rebelles al kaida de benghazi, lourdement armés par les grands dieux, ont tout aussi bien pu les faire et les étaler là au moment opportun.

    de toute façon les GIs vont devenir schizos car là-bas ils doivent combattre al kaida et là « aider » al kaida en bombardant leurs ennemis… ils vont pêter une diurite je penses.

    et nous aussi si nous pensons que les merdias nous disent quoique ce soit d’autre que des mensonges qui servent les intérêts sionistes unilatéraux.

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  • votes : -7

    Par Tristan Valmour (xxx.xxx.xxx.117) 8 avril 14:53

    Bonsoir Michel Collon

    Article intéressant mais assez partial. Permettez-moi alors de tenter d’être objectif.

    Je crois qu’il n’y a jamais eu dans toute l’histoire de l’humanité d’Etat non expansionniste. Et on pourrait sans doute affirmer la même chose au sujet des religions et autres idéologies. Alors, peut-on reprocher aux US autre chose que de réussir là où les autres ont échoué ? Et a qui imputer la faute ? Moi, je l’impute aux dirigeants de chaque pays qui trahissent les intérêts des leurs, ni aux US ni à Israël. Lorsque la France avait une voix indépendante, et les moyens de la faire entendre, elle était respectée. Mais de Gaulle n’est plus, et n’a eu comme successeurs que des traîtres et des gens guidés par leur seule ambition personnelle.

    La seule guerre juste est celle que l’on mène pour défendre ses terres. Toute autre guerre, même animée des meilleures intentions du monde ne peut être qualifiée de juste ; elle est toujours trouble. Et dans toute guerre, ce sont toujours des pauvres malheureux, dans les deux camps, qui meurent, civils et militaires.

    Il faut distinguer les politiques américaines et israéliennes des américains et des israéliens, au risque que se constituent des amalgames dont pourraient souffrir les peuples américains et israéliens dont la valeur et le droit à vivre une vie digne et humaine ne sont pas moindres que les nôtres.

    Même si la politique américaine est interventionniste, je ne vais pas pleurer sur le sort de Khadafi qui n’est pas connu pour être un grand démocrate, et qui a causé de grands torts à la France. D’autre part, je suis intimement convaincu qu’un dirigeant qui aurait le soutien de son peuple, c’est-à-dire qui mènerait une politique selon le principe de l’intérêt général, et qui communiquerait sincèrement avec son peuple, ne craindrait pas les ambitions américaines. Mieux encore, ce dirigeant pourrait être montré en exemple et inspirer les opinions publiques américaines et israéliennes. Mais, comme nous pouvons le constater, ce sont souvent des dictateurs qui sont pris pour cibles.

    Il y a certes deux poids deux mesures, mais les choses ont toujours été ainsi en politique. Si je condamne également l’intervention de l’Etat d’Israël à Gaza et suis horrifié par le sort des Palestiniens, il ne faut pas oublier ce qu’ont subi les Juifs tout au long de l’histoire de l’humanité. Jamais on ne devra oublier qu’aucun autre peuple (je mélange sciemment religion et peuple) n’a subi autant d’affres pour ce qu’il est que le peuple Juif. Ce, de l’antiquité jusqu’après la seconde guerre mondiale. Certes, les Noirs et les Indiens d’Amérique ont aussi éprouvé un génocide – et en la matière il ne saurait y avoir de moins mauvais génocide -, mais c’était dans l’objectif de s’approprier leurs richesses.

    Dans toutes ces affaires, il y a au final un seul coupable : le désir atavique de spolier et dominer autrui. Triste humanité.

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    • votes : 9

      Par criticaldistance (xxx.xxx.xxx.29) 8 avril 15:35

      criticaldistance

      commentaire maladroit, la fin enlève toute crédibilité, en hiérarchisant les drames, en confondant des juifs et les juifs

      des juifs sont morts dans des conditions atroces, d’autres juifs colonisent un territoire en violation du droit international

      de quoi la surreprésentation des juifs dans les media, chez les banksters, est-elle le nom ?

      une société oligarchique, néo-féodale

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  • votes : 7

    Par criticaldistance (xxx.xxx.xxx.29) 8 avril 15:26

    criticaldistance

    il faudrait aussi une critique du rôle de l’histrion BHL  smiley

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  • votes : 5

    Par spartacus (xxx.xxx.xxx.49) 8 avril 15:31

    spartacus

    Nos modes de consommations et nos impots nous rendent complices de tous ces massacres perpétrés au nom du « bien » .
    Nous seul moyen de pression sur le système et de boycotter toutes marques soutenant les projet du NWO.
    refuser que nos impots servent à erradiquer toutes forme d’opposition à l’oligarchie mondiales pour lesquelles travaillent avec zele nos politiques.
    Sans une action de masse, nous ne pourrons jamais renverser le processus.

    Réflection utopique, je sais.

    il sera bientôt trop tard pour une quelconque réaction d’indignation et d’opposition.

    j’ai bien peur que le point de non retour est franchi.

    La gouvernence mondiale est en marches et bientôt opérationnelle.

    après toutes éliminations ds opposition qui perdurent dans le monde, ils viendront s’occuper de ceux qui pensent autrement ne seraissent que par leurs écrits, c’est à dire nous !!!!!

    « SEDITION »

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  • votes : 9

    Par Lisa SION 2 (xxx.xxx.xxx.140) 8 avril 15:42

    Lisa SION 2

    Bonjour monsieur Collon, vous m’avez convaincu, me voilà collonniste !

    J’ai suivi avec plaisir votre intervention chez Taddéi et j’ai aimé le courage dont vous faisiez preuve d’engager le débat sur un voie vierge, totalement infréquentée, où personne n’était prêt à vous suivre, mais vous avez été net et convainquant, déclarant que depuis toujours la presse n’est que la voie de son maitre, voilant les faits graves et occultes derrière des petits faits divers dont on peut affirmer malheureusement eux seuls sont véridiques. vous êtes gagnant en ce sens, qu’aucun de Vos contradicteurs ce soir là n’a été plus convainquant, depuis le doute les gagne j’en suis sur !

    ravi de vous savoir sur Agoravox. L.S.

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  • votes : 3

    Par boris (xxx.xxx.xxx.25) 8 avril 15:46

    boris

    Torcher le cul merdeux des dictateurs peut effectivement paraître louable, dans le même temps l’empressement a dérouler le pq est toujours suspect.

    En ce qui concerne Kadhafi ce qui est troublant c’est que son pays n’a pas tant de pétrole que ça, contrairement a ce qui a été dit un peu plus haut, ses réserves pétroliféres ne représentent que de 2% des réserves mondiales.

    Les US se pré-positionne dans le secteur car d’autres pays voisins détiennent aussi le précieux liquide noir et puis ça rapproche de l’Iran.

    Quant à Sarko, c’est un mix, côte de popularité en baisse, financement occulte, agitation pro atlantique, imitation caractérisée pour faire comme les grands.

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    • votes : 1

      Par soulmanfred (xxx.xxx.xxx.94) 8 avril 17:39

      soulmanfred

      La Libye rejoint les Nations-Unies le 14 décembre 1955. Quelques mois plus tard, le 30 avril 1956, un forage effectué dans le sud-ouest du pays par la Libyan American Oil met au jour un premier gisement de pétrole15. En 1959, des gisements bien plus importants sont découverts à Zilten par la compagnie Esso Standard Libya. En 1965, la Libye exporte quelque 58,5 millions de tonnes d’« or noir », via des installations modernes (terminal de Marsa El Brega). Elle est à cette époque le premier producteur d’Afrique15. La manne pétrolière permet au pays de développer ses infrastructures, encore rudimentaires au début des années 1960.

      Le pétrole Libyen est parmi les plus raffiné au monde et donc la première réserve d’Afrique , le pétrole Irakien 4ème réserve au monde.. L’aghanistan :


      L’Afghanistan, l’un des pays les plus pauvres du monde, a dans son sous-sol des ressources pétrolières et minérales estimées à un millier de milliards de dollars, a affirmé aujourd’hui son président Hamid Karzaï.La Côte d’Ivoire et ses 50 milles barils jours ne sont pas négligeables non plus … 


      Réserves prouvées fin 2008 en millions de barils :

       

      Arabie saoudite  19,87 % 

      Canada        13,27 % 

      Iran            10,14 % 

      Irak             8,57 % 

      Koweït         7,75 % 

      Venezuela     7,40 % 

      Émirats Arabes    7,29 % 

      Russie          4,47 % 

      Libye            3,25 % 

      Nigeria        2,70 % 

      Kazakhstan    2,24 % 

      États-Unis   1,59 % 

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  • votes : 1

    Par Marc P (xxx.xxx.xxx.225) 8 avril 16:26

    En effet, un grand merci Monsieur COLLON !

    « Mais les insurgés libyens et les Occidentaux ont refusé cette médiation. Pourquoi ? « Parce que Kadhafi n’est pas de bonne foi », disent-ils. »

    C’est il me semble un peu court pour être vrai ou être suffisant… Aussi n’y a-t-il pas une raison inavouable mais décemment recevable à ce refus ?

    Je m’autorise encore à l’espérer…

    Car une « no flight zone » même avec des interventions aériennes ou maritimes air-sol ou mer sol ne semblaient pas suffir pour renverser Khadafi avec pas ou peu de victimes… Le choix de la guerre a du quand même être sérieusement sous-pesé… Toutefois le cynisme des puissants n’est pas non plus à exclure…

    Cordialement.

    Marc P

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  • votes : 1

    Par Madoff (xxx.xxx.xxx.249) 8 avril 17:00

    Quelqu’un pourrait nous faire l’analyse du drapeau constamment brandi par les  » insurgés  » lybiens ( bon on ne compte pas agents de la CIA et Al Qaida sinon on va être confus )

    Merci par avance ,

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    • vote : 0

      Par Loatse (xxx.xxx.xxx.42) 8 avril 21:40

      Loatse

      @Madoff,

      Il s’agit du drapeau de l’ancienne monarchie lybienne dirigée par Idris 1er.
       
      Il dérive du drapeau de la Cyrénaïque, dont le roi Idris était Emir . Noir avec croissant et étoile, il était inspiré de celui de l’Empire Ottoman (auquel appartenait le territoire libyen jusqu’au 18 octobre 1912 où il fut cédé à l’Itale Les bandes rouge et verte furent ajoutées pour représenter le Fezzan et la Tripolitaine.

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    • vote : 1

      Par Madoff (xxx.xxx.xxx.249) 12 avril 15:19

      Merci Loatse

      En gros on défend des démocrates monarchistes si j’a ibien compris ?

      C’est bien … Continuons dans la logique c’est parfait :)

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  • votes : 2

    Par Montagnais (xxx.xxx.xxx.18) 8 avril 17:25

    Montagnais

    Excellent article.

     

    C’est BHV qui va pas être content !

     

    Déjà qu’il vous traite de cul de plomb, d’imbécile, de Munichois, d’autres noms d’oiseaux.. 

    http://www.lepoint.fr/editos-du-point/bernard-henri-levy/libye-monsieur-de-norpois-est-de-retour-07-04-2011-1316771_69.php



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  • votes : 3

    Par Hijack (xxx.xxx.xxx.120) 8 avril 17:30

    Hijack donateur-d876a

    Excellente analyse de M. Collon, comme d’habitude !

    Rien d’autre à ajouter, tout est dit !

    http://www.michelcollon.info/

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  • votes : 2

    Par francis (xxx.xxx.xxx.157) 8 avril 18:35

    francis

    Excellente analyse de Mr collon, c’est vraiment cela.

    Mais, d’autre part, je suis surpris de la qualité des commentaires de nos amis internautes.

    Chapeau bas donc !

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  • vote : 0

    Par joelim (xxx.xxx.xxx.104) 8 avril 19:06

    joelim donateur-d876a

    L’auteur dit : Il y aurait de « bons dictateurs » et de « mauvais dictateurs » ?

    Pas bon ou mauvais mais plus ou moins mauvais. On peut s’appuyer sur des critères pas trop subjectifs de redistribution des richesses, de non-torture, de justice, de non-corruption, de liberté d’expression.

    Kadhafi était-il le pire ? C’est surtout que nous français on a une certaine responsabilité dans son armement. Et donc, dans son aptitude concrète à mater / massacrer la rebellion. Qui fut certainement inconsciente de se rebeller mais je pense que ça participe du mouvement initié en Tunisie et repris en Egypte. Les revendications sont les mêmes.

    Aurions-nous été moralement responsables d’un massacre si on (les français) n’avions rien fait ? Je pense que oui car avec les armes fournies et la stratégie de Kadhafi aucune révolution ne peut espérer gagner. Donc quand on dit « laissons faire tout ça » c’est comme si on disait à une mère qu’on a armé son mari fou et qu’on ne peut rien pour elle. Certes Kadhafi aurait pu s’armer ailleurs qu’en France mais alors on n’aurait pas la même responsabilité.

    Qu’il y ait des arrières pensées des cons qui nous gouvernent, c’est inévitable. Mais je crois que ce n’est pas une raison pour croire que cette révolution libyenne ne soit qu’une instrumentalisation machiavélique de l’occident, parce que intel a rencontré intel… Je pense même que c’est une façon aussi d’instrumentaliser les gens. Ici, les libyens qui souffrent sous le régime Kadhafi.

    Je sais que ma position est en porte-à-faux de la plupart qui interviennent ici, mais ce n’est pas grave. smiley Il est sain d’avoir des avis différents, quand ils sont étayés.

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    • vote : 0

      Par Madoff (xxx.xxx.xxx.249) 12 avril 15:43

       » Et donc, dans son aptitude concrète à mater / massacrer la rebellion  »

      Votre position n’est pas en porte-à-faux mais juste mal informée.
      Les différents témoignages décrivant des massacres de population désarmées à Tripoli ont toutes étés démentis. Aujourd’hui on ne peut avoir aucune certitude sur ce qu’il s’est réellement passé.
      Maintenant on assiste à une lutte entre 2 camps armés , ce qui n’a RIEN A VOIR avec la situation égyptienne et tunisienne ou l’ ENSEMBLE de la population a demandé le départ du gouvernement.

      je pense que vous êtes très crédule ou très pessimiste lorsque vous nous dites :
       » Mais je crois que ce n’est pas une raison pour croire que cette révolution libyenne ne soit qu’une instrumentalisation machiavélique de l’occident, parce que intel a rencontré intel.  »

      Déjà vous désinformez il ne s’agit pas d’une révolution mais d’une guerre civile avec des bases triviales et ethniques qui vous semblent etrangères.
      Le drapeau brandit par les  » rebelles  » ( ce terme est déjà plus adapté à la situation ) fait référence à l’ancienne monarchie au pouvoir … Pas très démocratique tout ca.

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  • vote : -1

    Par Julien (xxx.xxx.xxx.4) 8 avril 19:57

    les intérêts des uns sont contraires aux intérêts des autres et cela engendre des conflits ?
    -ben oui !

    La question est : jusqu’où mes ennemis me poussent ils à aller pour défendre mes intérêts et mes valeurs ? (quoiqu’en dise l’auteur)

    L’Iran en garde contre l’annexion du Bahreïn par l’Arabie Saoudite.
    Quant à ISRAELet la Libye dans tout ça ?
    -regardez la carte de la méditerranée !

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  • votes : 6

    Par soulmanfred (xxx.xxx.xxx.94) 8 avril 20:00

    soulmanfred

    Faudrait quand même bien se mette dans la tête que de ne pas soutenir la guerre en Libye ne signifie pas nécessairement être un pro Kadhafi , la liberté a un prix et les Libyens doivent le payer même si le coût est élevé en vies humaines , nous n’avons rien à foutre là bas , et l’excuse qui prétend : comme nous avons vendu des armes au tyran il est donc de notre responsabilité de le faire tomber me fait franchement rigoler , et avant cette révolution ces armes avaient un but humanitaire peut être ? Et les pros Kadhafiste on leur balance des bombes à eau ?

     

    La Libye avec Kadhafi en tête ont bouté les US et UK de leur pays en 69 , car la standard oil (tiens tiens encore eux) voulait faire main basse sur leur pétrole , du coup nos médias avaient nommé ça un coup d’état et pas une révolution bien sur !!!!

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  • votes : -2

    Par joelim (xxx.xxx.xxx.104) 8 avril 21:02

    joelim donateur-d876a

    nous avons vendu des armes au tyran il est donc de notre responsabilité de défendre ceux qui en seraient les victimes, oui. Mais pas plus. Je ne suis pas pour cette guerre au-delà de cette défense. Qui certes peut supposer de détruire ces armes (et si on ne peut faire autrement ceux qui les utilisent). Oui c’est un problème délicat, qu’il faut affronter avec courage.

    Sur l’argument du pétrole : en quoi une nébuleuse indéfinie et rebelle serait-elle « plus mieux » que le vieux kadhafi pour acheter le pétrole libyen ? J’estime la question pertinente (même si c’est BHL qui l’évoque). Pour moi l’argument « ils le font pour le pétrole » n’est pas valide, ce qui montre que l’on doit tous se méfier de ses raisonnements : possibilité n’est pas preuve. 

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  • votes : -2

    Par Julien (xxx.xxx.xxx.4) 8 avril 23:40

    Quelle différence entre un Libyen, un Bahreini et un Palestinien ?

    Un Libyen de l’est risque le massacre (alors qu’il nous donne des gages conformes à nos intérêts et nos valeurs) , le Bahreïni est chiite dans un état sunnite (voir le lien plus haut) et le Palestinien est et reste dans la négation d’Israël.

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  • vote : 1

    Par Chris83 (xxx.xxx.xxx.154) 9 avril 01:13

    Merci pour cet article, mais dommage que vous ne preniez pas en compte ce fait majeur sinon central dans les bouleversements des pays du Maghreb et du Moyen-Orient :

    Tamar et Léviathan, deux nouveaux gisements de poids dans l’Est Méditérranéen

    Dans cet article, Richard Rozoff évoque brièvement la Libye, seule nation africaine à ne pas faire partie du Dialogue Méditerranéen, mais qui pourrait bien y adhérer après intervention américano-militaire de l’OTAN, ce qui arrangerait bien les affaires du gaz israëlien…
    La partie n’est pas jouée, mais les pions sont en place.

    (All the African nations on the Mediterranean except for Libya are members of NATO’s Mediterranean Dialogue partnership : Algeria, Egypt, Morocco and Tunisia. A new government in Libya, especially one installed after a U.S.-NATO military intervention, would be expected to join the Mediterranean Dialogue.)

    L’Egypte en conflit ouvert avec Israël pour le gaz de Tamar et Léviathan

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  • vote : 0

    Par Croa (xxx.xxx.xxx.216) 9 avril 22:37

    Croa donateur-d876a

    « Ainsi, les écologistes « peace and love » ont muté va-t-en-guerre ! »

    L’auteur confond « les écologistes » et « Les Verts » !  smiley

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  • vote : 0

    Par Croa (xxx.xxx.xxx.216) 9 avril 23:07

    Croa donateur-d876a

    « et ce qui est étonnant, c’est que les grands médias n’en aient pas dit un mot. »

    C’est vous qui m’avez étonné, Monsieur Collon smiley

15 avril 2011

Les milliards de la Première Guerre du Golfe

Classé dans : Politique/Societe — uriniglirimirnaglu @ 3 : 35


par M. Christian BASANO qui a été victime d’usurpation d’identité, faux & usage de faux, vol & recel dans l’affaire dite KUWAIT Gate, de 1991 à ce jour. DSK devant le TGI de Paris. Dominique Strauss-Kahn mis en cause devant le TGI de Paris. DSK mis en cause dans une escroquerie internationale.

tweetcount_url = ‘http://xfru.it/kjFaud’; tweetcount_title = ‘Assignation devant le TGI de Paris de Monsieur l\’Agent Judiciaire du Trésor ‘; tweetcount_short_url = ‘http://xfru.it/kjFaud’; tweetcount_size = ‘small’; tweetcount_via = false;


ARTICLE

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COMMENTAIRES


L'inventeur Joseph FERRAYÉ

L’inventeur Joseph FERRAYÉ

Liste expressions et mots clés :
Christian Basano, Assignation TGI de Paris, Joseph Ferrayé, puits de pétrole en feu, extinction des puits de pétrole, visa pour le Koweït, Dominique Strauss-Kahn, Ministre délégué à l’industrie et au commerce extérieur, Hammoud Abdallah Al Raqbah, ministre du pétrole de l’Émirat du Koweït, gouvernement de madame Edith Cresson, brevet à l’INPI, IFP, Horwell, Kuwait Bank, Maitre Motu, Levavasseur agent DST, ADER, Ayant Droit Économique Réel, PBE OIL, Ambassade de France au Koweït,

AIDEZ Christian BASANO en diffusant l’adresse URL suivante :
Code à copier/coller : http://www.2477news.com/_a815.html
« Découvrez la plus grande escroquerie de tous les temps »
et aidez nous à mettre cette affaire en lumière



Nous nous faisons un devoir de vous faire découvrir cette affaire qui est certainement la plus grande escroquerie de tous les temps, tant par son ampleur, que par le volume d’argent concerné, que par le nombre de mort et les implications diverses qui vont même jusqu’à pouvoir dire que cette affaire pourrait être une des raisons de la dernière crise financière de 2008 à cause ou grâce à l’afflux de sommes colossales injectées dans le système bancaire mondial.

Son ampleur : plus de 750 de puits de pétrole en feu, qui sans l’invention de monsieur Joseph FERRAYÉ auraient pollué l’atmosphère de la terre entière durant 5 ans – 5 ans = durée nécessaire à M. Red ADAIR – le célèbre pompier américain – pour éteindre ces puits de pétrole en feu, mais seulement quelques mois grâce à l’invention de monsieur Joseph FERRAYÉ.
( Voir photo satellite de 20 puits de pétrole en feu )
( Voir vidéo de l’INA puits de pétrole en feu au Koweït )

Son volume d’argent : l’ensemble des sommes concernées par l’extinction de ces puits de pétrole en feu et les licences qui ont été ensuite revendues à tous les pays producteurs de pétrole dans le monde représentent plusieurs milliers de milliards de dollars US – Il n’y a pas d’erreur dans ce chiffre – soit plusieurs fois la dette de la France – ou le montant des créances que détiendrait la Chine sur les USA estimées à environ 2000 milliards de dollars.
( Voir certains chiffres : Pièces N° 12-1 ci-dessous )

Le nombre de mort : tous décédés de mort violente sur le territoire français (explosion de véhicule – suicide à la varappe – défenestration – suicides multiples – etc.), sans oublier les centaines de civils koweïtiens, pakistanais et autres étrangers morts dans la mise à feu des puits des champs pétrolifères du Koweït après le départ des troupes irakiennes qui battaient en retraite.
( Voir liste des morts supposés à ce jour )

Sans oublier la honte que devrait ressentir les dirigeants français tout partis politiques confondus, pour avoir mis cet inventeur dans une situation telle qu’il vit aujourd’hui en France avec le RSA, alors qu’il aurait du recevoir plusieurs milliards de dollars de royalties sur ses brevets, ce qui aurait permis à l’époque, de payer la totalité de la dette de la France, et ce, uniquement avec les impôts prélevés sur les royalties de M. Joseph FERRAYÉ, rendez-vous compte !
( Dette de la France fin 1995 : 662,8 milliards d’euros )

Ceci dit, nous vous proposons de découvrir ci-dessous le texte complet de l’assignation contre Monsieur l’Agent Judiciaire du Trésor au TGI de Paris déposée le 20 septembre 2010, car une enquête approfondie devra être diligentée par ce Tribunal dans les prochains mois et les conclusions en réponse de l’Agent Judiciaire du Trésor dans cette affaire sont attendues à la prochaine audience du 16 mars 2011.
Au format .PDF : ASSIGNATIONAJTDSKBASANO.pdf
Ou ci-dessous en texte plein :

ASSIGNATION DEVANT
LE TRIBUNAL DE GRANDE INSTANCE DE PARIS

L’an deux mille dix
Et le : 20 septembre

À la requête de :
Christian BASANO,
né le 12/07/1957 à NICE,
demeurant 19 avenue Albert 1er – 81100 CASTRES.
Expert-comptable diplômé, ancien commissaire aux comptes.                                                                                           
Ayant pour Avocat constitué :
Maître Dominique Kounkou – SCM Avocap – 11 quai de Conti – 75006 PARIS
Tél. : 01 82 01 74 41 – Pl : 06 80 65 92 37 – cabinetkounkou@yahoo.fr
Palais : E 1108

Auprès de qui domicile est élu pour les présentes et ses suites.

Nous, huissiers, Florence Alévêque, Paris

Assignons :
M. l’Agent Judiciaire du Trésor, demeurant : _adresse censurée_,
À COMPARAITRE À QUINZAINE FRANCHE, délai de la loi, par-devant le :
TRIBUNAL DE GRANDE INSTANCE de Paris, 4 bd du Palais – 75001 PARIS
aux heures habituelles des audiences et à toutes audiences suivantes et utiles au besoin.

Lui déclarant qu’il devra constituer avocat inscrit près ledit Tribunal, dans les quinze jours des présentes et que, faute de constitution dans ce délai, un jugement pourra être pris contre lui.

Lui indiquant en outre que faute de comparaître, il s’expose à ce qu’un jugement soit rendu contre lui sur les seuls éléments fournis par son adversaire.

OBJET DE LA DEMANDE

Condamner l’État français à réparer le préjudice causé à M. Christian BASANO des faits de déni de justice et faute lourde de l’État dont il est victime depuis bientôt dix ans.
M. Christian BASANO a été victime d’usurpation d’identité, faux et usage de faux, vol et recels dans l’affaire dite KUWAIT Gate, de 1991 à ce jour.

En substance :

1991 :
M. BASANO travaille avec le Koweït sur un projet d’extinction des puits de pétrole en feu, suite à la guerre du Golfe, dont le concepteur est M. Joseph FERRAYÉ.

À cause de ses origines libanaises, le concepteur ne peut obtenir de visa pour le Koweït. M. BASANO et ses associés doivent le représenter dans la négociation.

Ils se rendent donc au Koweït. Une fois sur place, ils remettront leurs passeports, qui seront gardés par les autorités pendant tout leur séjour.

Arrivés au Koweït, M. BASANO et ses associés découvrent qu’une autre société française a obtenu le marché d’extinction des puits de pétrole.

Cette société était fortement recommandée par M. Dominique STRAUSS-KAHN, qui écrit le 26 juillet 1991 à M. Hammoud Abdallah AL RAQBAH, Ministre du pétrole de l’Émirat du Koweït.

M. Dominique STRAUSS-KAHN était à l’époque des faits le Ministre délégué à l’Industrie et au Commerce Extérieur du gouvernement de Mme Edith Cresson.

Il écrit le 26 juillet 1991 alors que les brevets utilisés ont été déposés à l’INPI 3 mois auparavant, les 11 avril 91, 16 avril 91 et 2 mai 91 par M. Joseph FERRAYÉ.

14 juin 1991 :
M. Christian BASANO et ses associés envoient un devis au directeur de Kuwait Bank pour un montant de 22 milliards  US $. Maître MOTU, célèbre notaire de nationalité  suisse, légalisera des comptes pour 23 005 341 300 US $ le 16 novembre 1995.

Août 1995 :
M. LEVAVASSEUR, ancien agent de la DST, informe M. BASANO que celui-ci est titulaire de plusieurs comptes sur les livres des banques étrangères sur lesquels ont transité plus de 8 milliards de dollars américains, dont il a été désigné A.D.E.R. (Ayant Droit Économique Réel).

Des comptes que M. BASANO n’a jamais demandé d’ouvrir à quiconque, pourtant ouverts avec les noms des bénéficiaires et des montants qui correspondent au devis établi par M. BASANO.

Les virements ont été effectués à partir d’un contrat légalisé par l’Ambassade de France, signé entre une société P.B.E. OIL inconnue de M. Christian BASANO, qui en est pourtant désigné comme associé, shareholder, et le Ministère des Affaires Étrangères du Koweït.

Vraie fausse société qui, selon Infogreffe, a cessé toute activité le 7 avril 1989.

L’identité usurpée de M. Christian BASANO aura servi à transférer 23 milliards US $ destinés à celui et ceux qui ont utilisé pour leur propre enrichissement illicite les dysfonctionnements des services de l’État français (INPI, IFP, Horwell et les services de l’ambassade de France au Koweït).

Usurpation d’identité, faux, usages de faux, vol et recels auront permis aux acteurs impliqués de monter une vaste escroquerie internationale dont M. BASANO est une des victimes.

Plusieurs procédures ont été entreprises par M. BASANO, notamment une plainte déposée le 5 mai 2008 par-devant M. le Procureur de la République du Tribunal de Grande Instance de Paris, classées sans suite.

Plusieurs courriers ont été expédiés aux Ministres de finances et d’Economie respectifs, sans aucune réponse consistante.

Depuis ces évènements, aucune autorité politique, administrative ou judiciaire n’a pu, su ou voulu lui indiquer une voie de recours, en violation de l’article 6 de la CEDH et ce, malgré de multiples démarches et procédures qui ont en permanence interrompu toute prescription.

FAITS ET PROCÉDURES

1 – Attendu que le 11 avril 1991, le 16 avril et 2 mai 91 M. Joseph FERRAYÉ, chercheur français d’origine libanaise, dépose auprès de l’Institut National pour la Protection Industrielle (ci-après INPI) plusieurs brevets sur l’extinction des puits de pétrole en feu sans utilisation de la dynamite.
( Pièce n°1 : trois brevets enregistrés par l’INPI ).

Qu’il charge de mission de gestion de ses brevets M. Christian BASANO à l’époque Expert-Comptable et Commissaire aux Comptes à Nice.

Celui-ci devait discuter les conditions financières d’intervention sur les champs des puits de pétrole en feu et finaliser le contrat.

Que dans le cadre de cette mission, M. BASANO  entreprendra de négocier un contrat avec les autorités de Koweït.

Que dans ce contexte, M. BASANO et ses collaborateurs furent invités au Koweït.

Qu’une fois arrivés au Koweït, ils réalisèrent qu’une filiale de l’Institut Français du Pétrole, Horwell, s’était emparée du marché en exploitant sans licence les procédés brevetés par le mandant de M. BASANO, l’inventeur Joseph FERRAYÉ.

2 – Attendu qu’une telle situation ne peut s’expliquer que par un dysfonctionnement des services de l’État français et notamment de l’INPI.

Qu’alors que toutes les vérifications nationales et internationales sur l’antériorité ont été effectuées avant la validation des brevets de M. Joseph FERRAYÉ, il est curieux de constater que l’Agence Horwell est une filiale de l’Institut Français du Pétrole (I.F.P.), contrôlée à 33% par la holding Isis contrôlée par l’IFP à 60%.

Que le dysfonctionnement devient compréhensible lorsqu’on sait que l’Institut Français du Pétrole est placé sous autorité du Ministère de l’Industrie et du Commerce Extérieur et que l’on découvre que c’est ce ministère qui a recommandé Horwell auprès de la Kuwait Petroleum Company pour une négociation de contrat d’utilisation des procédés des brevets dont il n’avait en aucun cas obtenu la moindre licence de la part de l’inventeur.

3 – Attendu que pour comprendre le lien entre le dépôt des brevets à l’INPI et l’exploitation frauduleuse qu’en fait l’Agence Horwell, il faut savoir d’une part que le 26 juillet 1991, M. Dominique STRAUSS-KAHN est Ministre délégué à l’Industrie et au Commerce Extérieur en plein exercice dans le Gouvernement de Mme Édith CRESSON, alors Premier Ministre sous la Présidence de
M. François MITTERRAND.

Que d’autre part, c’est bien M. Dominique STRAUSS-KAHN, en sa qualité de Ministre délégué à l’Industrie et au Commerce Extérieur, qui écrivait à M. Hammoud Abdallah AL RAQBAH, Ministre du pétrole de l’Émirat du Koweït, une lettre qui engageait l’État français et dans laquelle il recommandait l’Agence Horwell.

Qu’enfin le détournement par l’Agence Horwell des brevets enregistrés à l’INPI a été particulièrement facilité par le Décret n° 91-432 du 13 mai 1991, signé Michel ROCARD, Premier Ministre de l’époque, qui a mis l’INPI sous l’autorité directe du Ministre de l’Industrie qui était Dominique STRAUSS-KAHN.
( Pièce n° 2 : décret pris par Michel ROCARD )

Qu’il est clair, à partir de tout ce qui précède, que M. le Ministre Dominique STRAUSS-KAHN fut très bien informé du dépôt de ces brevets, puisque l’INPI, dépositaire, était l’un de ses services et qu’il a très simplement affecté l’exploitation des brevets nouvellement déposés à la société Horwell qui n’était à l’époque des faits qu’une coquille quasiment vide, comme l’atteste le relevé du registre de commerce (R.C. Nanterre B 317385433).
(Pièce n° 3 : relevé Infogreffe  Horwell).

Que dans ce contexte cette lettre du 26 juillet 1991 de M. Dominique STRAUSS-KAHN, Ministre Délégué auprès du Ministre d’État chargé de l’Industrie et du Commerce Extérieur engage totalement la responsabilité de l’État français.

« M. le Ministre, J’ai été informé de l’intention de la Kuwait Petroleum Company de conclure un contrat avec le consortium  français conduit par Horwell en vue d’éteindre des puits sur certains champs pétroliers de votre pays.

Le gouvernement français est très sensible à cette intention.

Il souhaite vous confirmer toute la confiance qu’il a dans les capacités de ce consortium de mener à bien une telle mission.

En espérant que les négociations en cours pourront aboutir aussi vite que possible, et en vous remerciant pour votre aide, je vous prie de croire, M. le Ministre, à l’expression de mes sentiments les meilleurs. »

( Pièce n° 4 : courrier de Dominique STRAUSS-KAHN )

Que cette responsabilité sera totale d’abord dans ce détournement des procédés d’extinction des puits de pétrole en feu au Koweït.
Qu’elle le sera ensuite, dans l’attribution illicite du marché d’extinction des puits de pétrole en feu au Koweït à Horwell en lieu et place de l’équipe conduite par M. BASANO.

Que cette responsabilité sera enfin pleine et entière dans l’usurpation des identités qui finira toute la manœuvre frauduleuse et le détournement des fonds, dont celle de M. Christian BASANO pour ouvrir des comptes, sans avis des titulaires, où transiteront des sommes dont les concernés ne seront jamais les bénéficiaires.

4 – Attendu que ces sommes seront strictement conformes aux devis établis par M. Christian BASANO.
Que les comptes avaient pour titulaires exactement les partenaires de M. Christian BASANO.

Que l’exposant montrera qu’une société, dont M. Christian BASANO sera porté associé à son insu, déjà liquidée en France, sera utilisée pour signer le contrat de transfert des fonds dans les comptes à identités usurpées légalisés en pleine conscience par l’Ambassade de France au Koweït.

Qu’il ressort de tous ces éléments que l’État français a commis des fautes lourdes.

5 – Attendu que dès l’envoi de cette lettre précédemment reproduite, un mécanisme de nuisance et de répression contre M. BASANO s’est mis en place.

Qu’ainsi il fallait déstabiliser M. Christian BASANO, témoin gênant d’une vaste escroquerie financière internationale.

Il sentira la menace de mort peser sur lui et ses collaborateurs pendant tout leur séjour au Koweït. L’ambassadeur de France en poste, M. Jean BRESSOT, les recevra avec des menaces verbales.

Que quelques années plus tard, il sera radié du tableau de l’Ordre des Experts-Comptables sous le prétexte d’un retard de paiement de 1 913,12 € puis sera soumis à un contrôle fiscal injustifiable.

Qu’on se rappellera que la France a déjà maintes fois a été condamnée par la C.J.E. pour des radiations similaires et des pratiques semblables.

Qu’il est aussi à noter que sur le contrôle fiscal, la Direction Générale des Impôts refusera de donner des réponses attendues par les autorités administratives américaines et que la Banque Royale du Canada, qui s’est proposée en témoin de l’enquête, n’a eu de la D.G.I aucune interrogation.

Qu’ainsi ce contrôle fiscal n’avait d’autre but que de nuire à M. BASANO.

6 – Attendu qu’en sa qualité d’épouse de M. Dominique STRAUSS-KAHN, Mme Anne Sinclair, haute personnalité de TF1, a fait annuler le reportage sur l’extinction des puits de pétrole en feu au Koweït pré-enregistré dans l’émission « Sans aucun doute » du 12 mai 2000.

Que la journaliste Sophie COIGNARD dans son livre Le rapport OMERTA 2002 interroge le journaliste Bernard NICOLAS qui avait fait un reportage sur cette affaire et était présent sur le plateau de l’émission du 12 mai 2000.

Que celui-ci (page 261), à la question :

Vous avez été victime de censure dans l’exercice de votre métier ? répondra :

« Plusieurs fois. Dès qu’il était question de personnage politique de premier plan, les ennuis commençaient à TF1… Une fois, j’avais fait un reportage sur une histoire politico-financière compliquée qui devait passer dans l’émission de Julien COURBET.

Dans la journée une auto-publicité annonce le thème de mon enquête. La direction de TF1 s’inquiète : cette affaire peut-elle être gênante pour Dominique STRAUSS-KAHN ? [... ]

J’étais interloqué : rien n’indiquait dans mon enquête que DSK fut mêlé en quoi que ce soit à cette affaire.

Soit on se trompait en haut lieu, soit on en savait plus long que moi [...] Les téléspectateurs qui ont vu la bande-annonce n’ont jamais vu la suite [...] »

Que dans l’article de la revue Entrevues, ce reportage est visible.
(Pièce n° 5 : Entrevues : Reportage censuré Affaire étouffée)

Que M. Christian BASANO figurait dans ce reportage censuré.

Que de son côté M. Denis ROBERT, qui a dénoncé les mécanisme de corruption du système Clearstream écrira dans son deuxième livre sur l’affaire Clearstream, La boîte noire au chapitre 13 :

L’expert-comptable niçois, Christian BASANO, est un héros malheureux d’une histoire très complexe liée à l’affaire du Golfe. Au lendemain du conflit, des Koweitiens aidés par des complices occidentaux auraient détourné 16 milliards de dollars provenant de l’aide internationale (et donc des banques de plusieurs pays).

Ces fonds devaient en principe financer l’extinction des puits de pétrole koweïtiens, selon une méthode imaginée par un chercheur génial ayant déposé un brevet.

Christian BASANO était alors un proche de ce chercheur. Avec lui, il avait créé une société et envoyé des photocopies de son passeport pour obtenir un visa koweïtien.

L’affaire BASANO a commencé quand ce dernier s’est rendu compte, quelques années plus tard, qu’on s’était servi de son identité et de ses papiers pour transférer, via une banque hollandaise, des fonds provenant du Koweït.

Ces fonds sont investis en titres grâce à un compte non publié de Clearstream.

Christian BASANO se déplacera jusqu’à Luxembourg et livrera ses documents aux autorités grand-ducales.

On y trouve la liste des références précises de tous ces comptes.

7 – Attendu que tous ces éléments révèlent l’existence d’une affaire de nature dite « affaire d’État » dont M. BASANO est la victime malheureuse.

Qu’en effet, pour la bien comprendre, il suffit de revenir sur les faits qui ont leur source en 1991, quand M. Christian BASANO, alors expert-comptable, travaillait sur un projet avec le Koweït.

Qu’avec l’un de ses associés, il devait participer à l’opération d’extinction des puits de pétrole en feu, suite à la guerre du Golfe.

Qu’il s’est rendu au Koweït pour conclure un accord avec le gouvernement koweïtien.

Que durant leur séjour, les passeports seront retenus entre les mains des autorités koweïtiennes.

Qu’après plusieurs jours de rencontres et de discussions avec, notamment, le Ministre du Pétrole M. Hammoud Abdallah AL RAQBAH, auquel Dominique STRAUSS-KAHN avait écrit le 26 juillet 1991 pour recommander la société Horwell filiale de l’I.F.P., M. Christian BASANO et ses associés découvriront que c’est la société française Horwell qui a remporté le marché de l’extinction des puits de pétrole en feu, avec des brevets spoliés avec la complicité du Ministre de l’Industrie.
(Pièces n° 6: Entreprises : Horwell, contrat en Or)
(Pièce n° 7: Puits de Pétrole en feu au Koweït : premier contrat décroché par Horwell )Que de surcroît, Horwell a obtenu le prix immérité de l’environnement.
(Pièce n° 8: Horwell, remise du prix de puits de pétrole en feu)

Qu’en prologue, l’exposant a signalé que cette société française avait été chaudement recommandée par M. le Ministre Dominique STRAUSS-KAHN.

Que le 19 Août 1991, M. Mahmoud A. AL-RAHMANI, Chairman Non-Conventional Fire Fighting Committee, écrivait à M. COLONNA, président de la société Conira dont M. Christian BASANO était actionnaire avec M. FERRAYÉ, que leur offre était rejetée.

Tandis que Horwell était chaudement remercié le 31 octobre 2010 dans un courrier de la KUWAIT OIL COMPANY (K.S.C.).
(Pièce n° 9 : courrier de la Kuwait Petroleum Corporation à M. COLONNA)
(Pièce n° 10 : courrier de la KUWAIT Petroleum à Horwell)

Qu’ainsi, mis devant le fait accompli, M. Christian BASANO et ses associés sont rentrés en France.
(Pièces n° 11 : billet Lufthansa et visa au nom de BASANO, prouvant qu’il s’est bien rendu au Koweït du 29/7 au 12/8/1991)

8 – Attendu que 4 années plus tard, en août 1995, M. LEVAVASSEUR, ancien agent de la D.S.T., informera M. Christian BASANO qu’il est titulaire de plusieurs comptes bancaires ouverts dans des banques étrangères, sur lesquels ont transité plus de 8 milliards de dollars américains.

Que ce sont les passeports retenus par les autorités du pays qui ont servi à l’ouverture des comptes, par usurpation d’identité.

Que les associés de M. BASANO ont eu également leur identité usurpée. Ce fut le cas de M. François COLONNA et de M. TILLIE.

À chaque identité fut affectée une somme qui a transité par le ou les comptes ouverts avec cette identité.
( Pièce n° 12/1 :  liste des comptes )Que les notaires MOTTU (Genève) et DE LA HAYE SAINT-HILAIRE (Paris) sous les pressions et les menaces, ont eu en charge la régularisation des comptes pour la somme de 23 00 341 300 US $.

Que cette régularisation a été faite en faisant signer des lettres d’instruction bancaire qu’ils avaient préparées par les associés de M. BASANO.

Que seul M. Christian BASANO a refusé de signer ces lettres.

Que le devis M. Christian BASANO à l’origine de toute l’affaire était de 22 Milliards US $.
( Pièce n° 12/2 : devis )Qu’il est évident, que non seulement les identités ont été usurpées à partir des passeports pendant la durée du séjour, mais également, toute la transaction s’est servi des instruments commerciaux et comptables établis par M. Christian BASANO et ses associés.
 
Que lors de  cette réunion chez Maître MOTTU, en présence notamment de Maître Éric de la Haye de Saint-Hilaire, notaire à Paris, M. Christian BASANO prendra également connaissance du contrat signé entre la Société P.B.E.OIL SA et le ministre des Affaires Étrangères du Koweït.
(
Pièce n° 13 : contrat et retranscription )Que le nom de Christian BASANO y figurera comme shareholder de la SA P.B.E. OIL, alors que celui-ci n’a jamais eu connaissance de l’existence de cette société.

Que la signature du Ministère des Affaires Étrangères fut légalisée par M. PRATT, Attaché Commercial de l’Ambassade de France au Koweït
(Pièce n° 13/4).

Qu’il est évident que ce contrat a servi de support  au transfert des  23 005 341 300 US $ qui correspondent au montant du devis envoyé le 14 juin 1991 par M. Christian BASANO.

Que de ce même contrat découle l’ouverture des comptes A.D.E.R.

Que l’affaire prenait une tournure si complexe et grave que l’Attaché sectoriel de l’Ambassade de France au Koweït, M. Jihad ABICHAHER écrivait à M. BASANO :

Mon service a épuisé les moyens de vous aider dans cette affaire. Étant donné sa complexité, je vous suggère de vous adresser à un cabinet d’avocat.
( Pièce n° 14: courrier Attaché sectoriel Ambassade de France )9 – Attendu que pour tester l’existence véritable de ces comptes, M. Christian BASANO a eu l’idée d’honorer les dettes pour lesquelles il était poursuivi avec l’énorme somme d’argent qui se trouvait sur un compte soi-disant lui appartenant.

Qu’il a ainsi établi trois chèques de l’Union des Banques Suisses avec son numéro de compte : N° 231.215. Les chèques sont revenus impayés avec la mention compte clos.
(Pièces n° 15 : chèques et justification des rejets)

Qu’ainsi la preuve était établie que quelqu’un s’est chargé d’ouvrir les comptes et de les clôturer puisque M. Christian BASANO n’avait fait aucune démarche dans un sens comme dans l’autre.
Qu’a pourtant bien transité dans ce compte la somme de 38 987 200 US $.
(Pièce n° 16 : copie écran USB)

Attendu que depuis, M. Christian BASANO a saisi sans relâche les autorités administratives du ministère des Affaires Étrangères et du ministère de l’Économie et des Finances, ainsi que les instances judiciaires, en vain.

La dernière autorité administrative saisie fut Madame Christine LAGARDE, Ministre de l’Économie et des Finances, le 9 avril 2010.

Que sa plainte pour usurpation d’identité, faux et usages de faux, vol et recel, fut l’objet d’un classement sans suite le 27 février 2009.

Que le 18 décembre 2009, il saisit M. le Procureur Général des mêmes faits. Celui-ci, le 8 février 2010, lui notifia sa décision de classement sans suite.

Que c’est dans cet état que se présente l’affaire qui est soumise au Tribunal de céans.

Qu’il ressort de ces courriers et entretiens que plusieurs interlocuteurs de l’État français, au plus haut niveau, sont parfaitement informés du dossier, reconnaissent clairement le bien-fondé des démarches de M. Christian BASANO et démontrent ainsi qu’il y a bien eu dysfonctionnement des services de l’État (INPI, services du ministère de l’Industrie), sous la responsabilité du Ministre Dominique STRAUSS-KAHN, qui engage la responsabilité de l’État français envers M. BASANO, dont l’identité a été usurpée et les affaires ont été abusivement détournées par les suites de ce dysfonctionnement au profit de ceux qui l’ont volontairement organisé.

Que M. Christian BASANO est donc bien fondé à invoquer le dysfonctionnement des services de l’État devant le TGI de Paris et la faute lourde de l’État commise par son Ministre Délégué auprès du Ministre d’État chargé de l’Industrie et du Commerce Extérieur, qui engagent totalement la responsabilité de l’État français.

DISCUSSION

10 – Attendu que M. Christian BASANO a déposé une plainte pour usurpation d’identité.
(Pièce n° 17 : plainte de M. Christian BASANO)

Que cette plainte a déjà donné lieu à une enquête préliminaire de gendarmerie.
( Pièce n° 18 : Gendarmerie de Cannes, procédure d’enquête préliminaire )Qu’elle a été classée sans suite en première instance.
( Pièce n° 19 : avis de classement sans suite du 27 février 09, Procureur de la République )Qu’en appel, elle a subi le même sort.
(

Pièce n° 20 : courrier du 18 août 2009, Parquet de la Cour d’Appel de Paris )Qu’aucune des motivations à ces classements n’arrive à simplement convaincre M. Christian BASANO que le parquet a pris la peine d’examiner le bienfondé de sa plainte.

Que le simple examen de l’affaire dans son économie générale aurait permis de constater qu’il y a dysfonctionnement de l’Institut National de la Protection Industrielle, qui ne protège plus l’inventeur, qui se retrouve dans une véritable insécurité internationale puisque, malgré le dépôt, n’importe quel affairiste peut s’en emparer et faire impunément ses affaires avec la complicité active d’un ministre de la République.

Que la piraterie en mer internationalement condamnée laisse place alors à la piraterie dans la mer des brevets dans laquelle, en toute impunité, des requins comme Horwell, filiale de l’IFP – ce qui engage donc encore une fois l’État français – viennent faire leur chasse aux brevets sans craindre les sanctions de la loi.

Que l’INPI, comme Horwell, étant des offices de l’État français, leurs graves dysfonctionnements et leurs implications, couverts par un ministre illustre et présidentiable de la République française, ne sauraient autoriser un Procureur de la République, de surcroît un Procureur Général, au choix d’une réponse qui ne soit pas à la mesure de la gravité d’actes qui discréditent l’INPI et la protection des intelligences françaises et étrangères qui font confiance à la France et à son État.

Que Dominique STRAUSS-KAHN, en apportant son soutien en sa qualité de ministre à une entreprise de piraterie de brevet outrepasse ses compétences et confirme le dysfonctionnement qui caractérise la faute lourde de l’État et qui est passible des peines que la loi prévoit en de telles circonstances.

11 – Attendu que sur ce terrain du dysfonctionnement, le Parquet pouvait caractériser la faute de l’État français, car non seulement M. BASANO, chargé de mission par l’inventeur, est victime des effets et conséquences de plusieurs dysfonctionnements des services administratifs de l’État français, mais de plus se heurte au refus réitéré depuis bientôt dix ans des différentes autorités, notamment judiciaires, de lui accorder le droit légitime à un recours et à un procès équitable devant un tribunal impartial.

Que  le Tribunal de céans ne peut que constater l’incapacité des autorités administratives, politiques et judiciaires de l’État français à offrir concrètement un droit au recours et, tout particulièrement, constater une claire volonté de ne pas résoudre le problème posé par les erreurs manifeste et graves commises par l’administration dans la gestion des brevets.

12 – Attendu que si le Parquet de Paris s’en donnait la peine, il constaterait que l’entreprise mise en avant par Dominique STRAUSS-KAHN a gagné le marché koweïtien en volant un brevet dont elle n’avait aucune licence.

Que le devis sur lequel la transaction s’effectuera a bien été établi par M. BASANO et les comptes sur lesquels s’opéreront les transferts de fonds sont ceux des Français dont l’identité a été usurpée.

Qu’ainsi, le vol se caractérise bien ici par l’utilisation de tout cet ensemble de moyens frauduleux pour s’emparer des brevets qui ne sont ni ceux de l’INPI, ni ceux d’Horwell, ni ceux de Dominique STRAUSS-KAHN et pour gagner des fonds qui devraient normalement revenir à M. Christian BASANO et ses associés.

13 – Attendu que par ailleurs, une autre face de ces opérations a été que les usurpateurs d’identités ont utilisé le nom et le passeport de Christian BASANO pour effectuer une ou des transactions depuis 1991.

Que cette usurpation d’état-civil s’inscrit dans la définition générale que donne le législateur.

Elle consiste dans le fait, notamment pour une personne appelée à justifier de son identité, de prendre le nom d’un tiers. Ce qui a été fait par le ou les personnes citées ci-avant.

Que cet emprunt tombe sous le coup de la loi pénale lorsqu’il est commis dans des circonstances qui ont déterminé ou auraient pu déterminer contre l’intéressé des poursuites pénales (art. 434-23 C. pén., ancien art. 780 C. pr. pén.) le punissant de cinq ans d’emprisonnement et de 75 000 euros d’amende.

Que ce texte réprime ainsi toute usurpation d’identité – même partielle (Crim. 13 janvier 1955) – d’une personne réellement existante (Crim. 13 mai 1991).

Que l’existence des comptes frauduleux a bien été attestée : le 14 mars 2008,
le Crédit Lyonnais écrit que le chèque de 1 425,42 € que Christian BASANO a émis sur le compte N° 231.215 sur l’UBS est revenu impayé au motif : Compte clôturé.

De même, le 27 mars 2008, le Crédit du Nord écrit que le chèque de 1 116,28 € émis sur le compte N° 231.215 sur l’UBS est revenu impayé au motif : Paiement stoppé : compte clos.

Que ces deux réponses démontrent sans aucune équivoque que le compte UBS N° 231.215 a bien existé bien sous le nom de Christian Basano.

Qui alors a donné l’ordre de clôturer ce compte ?

Que le Tribunal de céans, à côté du dysfonctionnement des services de l’État français, constatera l’usurpation d’identité (ou vol d’identité) qui est ici bien caractérisée, car elle est le fait de prendre délibérément l’identité d’une autre personne, généralement dans le but d’une action frauduleuse, comme accéder aux finances de la personne usurpée ou de commettre un délit ou un crime anonyme.

14 – Attendu que la société SB Holding (SBH), cabinet d’audit en société anonyme de droit suisse, créée le 1er mai 1991, dotée d’un important fonds de placement en juin 1995, a son siège social au 56 rue du Stand, 1204 Genève.

Que des bureaux commerciaux et logements pour les cadres dirigeants de cette société sont également installés au 6 rue de Jean Gougeon, 75008 Paris.

Que cette société a pour banques de référence la SBS (Société de Banques Suisses)
et la SBA (Société des Banques Arabes). Pour les références, il peut être signalé que la société SB Holding conseille et assiste la société ELF.

Que cette société si prestigieuse a établi le 20 août 1999 un premier rapport d’activité sur les comptes de M. Christian BASANO.

Qu’elle conclut ainsi :

Que divers organismes bancaires ont travaillé directement avec le nom de M. BASANO pour la réception et le transfert des fonds.

Que des organismes financiers ou bancaires ont simplement servi de relais dans l’utilisation du nom de M. BASANO pour l’ouverture des comptes mais que souvent ces comptes n’ont servi que pour la seule transaction et qu’ils restent à ce jour, malgré tout, ouverts.

Que la plupart de ces comptes sont organisés avec plusieurs tiroirs, avec un compte principal qui réceptionne le virement et exécute immédiatement une répartition qui se fait automatiquement sur des comptes secondaires sous le même N°, avec des lettres ou des chiffres b, c, d : de ce fait la transaction semble être moins importante.

Attendu que l’usurpation ainsi établie de l’identité de Christian BASANO a précisément porté sur les comptes :

ABN AMRO (Basel) N° 1.068.635    1.420.000.000 US $
BMP (Genève) N° 7915    2.485.000.000 US $
ROYAL TRUST (Toronto) N° 436.543    1.811.000.000 US $
FIRST INTERSTATE Bank (New-York) N° 477.925    1.200.000.000 US $
FIRST HOME Bank (Grand Cayman) N° 392.857    1.122.000.000 US $
UBS (Genève) N° 231.215    381.987.200 US $

TOTAL :     8.419.987.200 US $

Que l’on peut expliquer que les banques ont utilisé la technique des comptes Banque écran dans le cadre du fonctionnement des comptes nostri :

procédé par lequel, un investisseur, par souci de discrétion, fait réaliser pour son compte, mais par une banque et au nom de celle-ci, une opération financière.

Ce système qui suppose un secret bancaire TOTAL, implique, si l’opération est importante, le risque qu’elle ne soit pas retrouvée dans  les bilans de la banque si ceux-si sont publiés.

Qu’il n’est pas étonnant que M. Guy BARBONI, Directeur Adjoint de l’Agence UBS – 8 rue du Rhône, qui a reçu Joseph FERRAYÉ, Christian BASANO et Marc Etienne BURDET le 31 janvier 2005, ait déclaré, concernant le compte N° 231215 que :

Ce compte n’existe pas « en la forme » sur les écrans de ses ordinateurs… ce qui ne veut donc en aucun cas dire que le compte N° 231215 n’existe pas en compte secret niveau (II)  ADER, c’est-à-dire :  Ayant Droit Économique Réel.

Que  parmi les documents  utiles à la compréhension, a été retrouvée la retranscription d’une image écran donnée en 1995 à Maître MOTTU, notaire à Genève, par un agent de la Drug Enforcement Administration – DEA.

Que ce document concerne précisément le compte N° 231215 UNION DES BANQUES SUISSES devenu par un subtil « Jeu de Banques » UNITED BANK Of SWITZERLAND.

Que  sur cet écran on peut lire que le 16 octobre 1991, l’UNION DES BANQUES SUISSES (UBS) a crédité le compte N° 231215 d’un montant de US $ 381.987.200 par virement en provenance de la Midland Bank International London dont le capital était détenu à cette époque majoritairement par les Koweïtiens – Transfer Account 35341139 – Value date 91.16.10 – ADER (Ayant Droit Economique Réel) Christian BASANO, c’est-à-dire BO (Beneficial Owner) pour la « New Generation » des banques suisses.

Qu’également la copie Télex – Code : C.340 indique qu’une somme de US $ 50.000.000 a été réceptionnée sur le compte N° 231215 – le compte de M. Christian BASANO à l’UBS -  par transfert électronique codé, SWIFT (Society for Worldwide Financial Telecommunications) dont l’accès est réservé aux seules banques centrales, banques et filiales.
( Pièce n° 21 : Télex Code C.340 )Que cette information peut se lire également dans le journal français Le Nouvel Observateur du 23 juin 2006.

15 – Attendu que les dysfonctionnements des services de l’État sont démontrés, que l’usurpation de l’identité est avérée, que le vol et le recel des produits financiers sont prouvés, le tribunal de céans ne saurait que s’étonner que, depuis lors, la cause de M. Christian BASANO n’ait jamais été entendue.

Que le Tribunal ne peut que constater que les droits fondamentaux de Christian BASANO, tels qu’ils sont exposés dans la Charte des Droits Fondamentaux de l’Union Européenne (2000/C 364/01, Journal Officiel des Communautés Européennes, 18 décembre 2000), prise notamment en ses articles :

8 : protection des données à caractère personnel ;
15 : liberté professionnelle et droit de travailler ;
17 : droit de propriété ;
22 : droit à une bonne administration ;
47 : droit à un recours effectif et à accéder à un tribunal impartial ;
sont constamment violés depuis 1991 par le fait initial des dysfonctionnements des services de l’État français, ses conséquences continuées jusqu’à ce jour et les faits exposés en détail ci-dessus.

Que le Tribunal saisi ne peut que qualifier cette affaire par application des textes suivants :

Charte des Droits Fondamentaux de l’Union Européenne en ses articles 8, 15, 17,  22, 47 ;
article 6-1 de la CEDH ;
article L141-1 du Code de l’Organisation Judiciaire.

Qu’au regard des faits exposés ci-dessus et développés en détail dans les pièces jointes et au vu des textes cités, il est parfaitement démontré que M. Christian BASANO est victime d’une violation répétée et continue jusqu’à ce jour de ses droits fondamentaux de citoyen européen et qu’aucune motivation liée à un intérêt supérieur de l’Union ne vient fonder ces viols de ses droits fondamentaux de citoyen d’une société démocratique.

Que ces faits, renforcés par l ’implication directe d’un Ministre de la République de premier plan constituent une faute lourde de l’État français, en ce qu’il s’est montré incapable, en bientôt dix années, de réparer les dommages causés par les erreurs commises par certains de ses agents administratifs et son Ministre Dominique STRAUSS-KAHN.

Que ces faits sont en sus constitutifs d’un déni de justice, en ce que les services judiciaires de l’État français n’ont pas été capables d’offrir à M. Christian BASANO, en bientôt  dix années, la possibilité effective d’exercer son droit à un recours devant un tribunal impartial aux fins de rétablir ses droits fondamentaux.

PRÉJUDICES

16 – Attendu que M. Christian BASANO a subi et continue de subir de graves préjudices : perte de ses titres d’Expert-Comptable et de Commissaire aux Comptes, perte de son cabinet d’Expert-Comptable, le tout constituant un bien patrimonial et négociable, lourdes atteintes à sa réputation et à son honneur professionnel, entraînant l’impossibilité d’exercer librement son métier pour lequel il a fait de longues études et a obtenu valablement des diplômes.

Que la société d’Expertise Comptable de M. BASANO réalisait en 1990/91 un chiffre d’affaires d’honoraires d’environ 500 000 euros.

Qu’au regard de la jurisprudence constante de la CEDH, il est bien-fondé à demander l’indemnisation des préjudices financiers et économiques subis à hauteur de 30 années de son chiffre d’affaires, soit la somme de 15 millions d’euros.

17 – Attendu que M. BASANO doit être rétabli dans son titre d’Expert-Comptable et dans sa fonction de Commissaire aux Comptes.

Que M. Christian BASANO est fondé à demander l’indemnisation de son préjudice moral à hauteur de 15 millions d’euros.

18 – Attendu qu’il est évident qu’il s’est produit un détournement d’affaires dont a bénéficié l’Agence de l’État français Horwell, affaires qui devaient normalement revenir à M. BASANO et consorts.

Qu’à ce titre, M. BASANO est fondé à demander 10% de la somme budgétée, selon le Magazine Entreprises, de 20 millions de dollars, soit 2 millions de dollars.

19 – Attendu que dans la mesure où l’usurpation est établie autant que le vol et le recel, M. Christian BASANO est fondé à réclamer à l’État français le dixième des sommes qui ont transité sur ce compte ayant usurpé son identité, soit : 841 998 720 US $.

20 – Attendu qu’il serait inéquitable de laisser à la seule charge de M. Christian BASANO les frais irrépétibles qu’il a engagés depuis bientôt dix ans pour tenter de faire valoir ses droits.

Que  le Tribunal condamnera l’État représenté par M. l’Agent Judiciaire du Trésor à payer au titre de l’article 700 du CPC la somme de 160 000 euros.

PAR CES MOTIFS

Vu l’article 6-1 de la Convention Européenne de sauvegarde des Droits de l’Homme.

Vu l’article L 141-1 du Code de l’Organisation Judiciaire.

Vu la Charte des Droits Fondamentaux de l’Union Européenne en ses articles 8, 15, 17,  22, 47.

Condamner l’Agent Judiciaire du Trésor à verser à M. Christian BASANO la somme de
15 000 000 € (quinze millions d’Euros) en réparation des préjudices financiers et économiques résultants de la faute lourde et du déni de justice dont il a été victime.

Condamner l’Agent Judiciaire du Trésor à verser à M. Christian BASANO la somme de 2 millions US $ en réparation du préjudice du détournement d’affaires par HORWEL.

Condamner l’Agent Judiciaire du Trésor à verser à M. Christian BASANO la somme de
841 998 720  US $  en réparation du préjudice lié à l’usurpation de son identité et au vol des fruits de son travail résultant de la faute lourde de l’État pour dysfonctionnement  de ses services et du déni de justice dont il a été victime.

Condamner l’Agent Judiciaire du Trésor à verser à M. Christian BASANO la somme de
160 000 € au titre de l’article 700 du Nouveau Code de Procédure Civile.

Le condamner aux entiers dépens avec distraction au profit de Maître Dominique Kounkou.

Ordonner l’exécution provisoire du jugement.

BORDEREAU DES PIÈCES ANNEXES

Pièces n°1 : notifications brevets (INPI1) (INPI2) (OMPI1) (OMPI2)
Pièce n° 2 :
décret pris par Michel ROCARD

Pièce n° 3 : relevé Infogreffe Horwell  (
Societe.com )
Pièce n° 4 :
courrier de Dominique STRAUSS-KAHN

Pièce n° 5 : Reportage censuré (voir vidéo N°1 ci-dessous)
Pièce n° 6 : Entreprises : Horwell, contrat en Or
Pièce n° 7 :
Premier contrat décroché par HORWELL
Pièce n° 8 :
Horwell , prix de remise en état de puits de pétrole en feu
Pièce n° 9 : courrier de la Kuwait Petroleum Corporation à M. COLONNA
Pièce n° 10 : courrier de la KUWAIT Petroleum à Horwel
Pièce n° 11 : billet  Lufthansa et visa au nom de BASANO
Pièce n° 12/1 : 
liste des comptes bancaires

Pièce n° 12/2 :
devis pour l’extinction des puits en feu
Pièce n° 13 :
le vrai faux contrat et sa retranscription
Pièce n° 14 :
courrier Attaché sectoriel Ambassade de France
Pièce n° 15 : chèques et justification des rejets
Pièce n° 16 : copie écran USB
Pièce n° 17 : plainte de M. Christian BASANO
Pièce n° 18 :
Gendarmerie de Cannes, procédure d’enquête
Pièce n° 19 :
classement sans suite, Procureur de la République
Pièce n° 20 :
courrier du 18/08/09, Cour d’Appel de Paris
Pièce n° 21 :
télex Code C. 340 Les 21 pièces ci-dessus vont-être ajoutées au fur et à mesure pour vous permettre de les visualiser et confirmer ainsi les dires de cette assignation.


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et aidez nous à la mettre cette affaire en lumière »


DERNIÈRES NOUVELLES de : « Assignation devant le TGI de Paris de Monsieur l’Agent Judiciaire du Trésor »

  • 16 mars 2011 : Nous apprenons ce jour que la mise en état de ce dossier devrait être faite rapidement et que la date prévue pour la prochaine étape juridique de cette affaire a été fixée au 27 avril 2011 par les magistrats de la 1ère chambre civile du TGI de Paris.


  • 8 mars 2011
    : Le quotidien de Fribourg « LA LIBERTE » a fait paraitre le 1er mars 2011 un article qui apporte une information claire sur cette fumeuse affaire du Koweit Gate ou Koweitgate.
    ( Voir la page 4 Internationale de LA LIBERTÉ )
  • La prochaine audience pour cette affaire est prévue le 16 mars 2011 au TGI 1ère chambre civile (1ère section) pour la « mise en état » par rapport au conclusion de l’Agent Judiciaire du Trésor et pour la fixation d’une date concernant l’étape juridique suivante.
    Il serait nécessaire qu’un grand nombre de personnes soient présentes lors de cette audience pour démontrer que cette affaire ne peut pas être enterrée une fois de plus comme elle l’a été depuis 20 ans maintenant.

  • DERNIÈRES NOUVELLES CI-DESSUS

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    Joseph Ferrayé à « Sans Aucun Doute » VISIONNER ABSOLUMENT LA VIDEO
    Images d’archives de l’émission « Sans Aucun Doute » de Julien COURBET durant laquelle Joseph FERRAYÉ et son avocat de l’époque, Me Gilbert COLLARD, exposent la gigantesque affaire d’escroquerie dont a été victime l’inventeur du système ayant permis l’extinction et la maitrise rapide des puits de pétrole mis à feu par l’armée iraquienne au Koweit en 1991. Ce reportage enregistré en mai 2000 n’est jamais passé à l’antenne. Plus de détails sur http://www.googleswiss.com/fr/geneve/jf/video.html
    (Le site googleswiss a été censuré par la justice Suisse car bien trop gênant de même que cette vidéo qui n’est jamais passé à l’émission « sans aucun doute » de Julien COURBET totalement censurée la veille de l’émission)
    http://mega-streaming.info/video/DSK-KUWAIT-GATE

    Koweit 1991 – L’affaire Joseph Ferrayé

    Regarder cette vidéo sur video.google.fr

    Marc-Etienne Burdet et Joseph Ferrayé expliquent comment ce dernier, inventeur du procédé révolutionnaire qui a permis la maîtrise rapide des puits de pétrole mis à feu par l’armée de Saddam Hussein au Koweit en 1991, s’est vu escroquer de plusieurs milliards de dollars de royalties par les plus hautes instances politiques de plusieurs États. Ce documentaire exclusif est un complément au dossier de 200 pages déjà disponible sur http://www.googleswiss.com/ferraye
    (Le site googleswiss.com a été censuré par la justice Suisse).
    ( http://video.google.fr/videoplay?id=ferraye )


    Entretien avec Christian Basano
    envoyé par Lartmement. – L’actualité du moment en vidéo.

    ATTENTION, LA QUALITÉ DU SON PEU ÊTRE MAUVAISE EN FIN DE VIDÉO
    « Pour le peuple irakien, Pour les générations futures, Pour tous les Opprimés … PROMIS, juré, Messieurs les Ripoux de la République, avec l’aide de Dieu, vous serez obligés de rendre tout l’argent que vous avez volé. » (1991) l’affaire des fréGATE$ devient (2006) l’affaire CLEARstream qui va devenir Le KUWAIT GATE
    ( http://www.dailymotion.com/video/entretien-avec-basano )

    Maître Kounkou veut entendre M. DSK devant la justice
    envoyé par Ouvertures. – L’info internationale vidéo.

    Pourquoi Maître Kounkou veut entendre M. Strauss-Kahn devant la justice
    par Jean-Luc Martin-Lagardette

    L´avocat Dominique Kounkou explique pourquoi, en septembre 2010, il a assigné l´Etat français et son ministre de l´économie de l´époque (1991), Dominique Strauss-Kahn,  devant la justice.
    Source : ouvertures.net
    http://www.ouvertures.net/portail/l_id.asp?doc_id=444



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    Liste expressions et mots clés
    :

    Christian Basano, Assignation TGI de Paris, Joseph Ferrayé, puits de pétrole en feu, extinction des puits de pétrole, visa pour le Koweït, Dominique Strauss-Kahn, Ministre délégué à l’industrie et au commerce extérieur, Hammoud Abdallah Al Raqbah, ministre du pétrole de l’Émirat du Koweït, gouvernement de madame Edith Cresson, brevet à l’INPI, IFP, Horwell, Kuwait Bank, Maitre Motu, Levavasseur agent DST, ADER, Ayant Droit Économique Réel, PBE OIL, Ambassade de France au Koweït,


    http://www.politiquedevie.net/pdf/ASSIGNATIONAJTDSKBASANO.pdf http://www.politiquedevie.net/pdf/ASSIGNATIONAJTDSKBASANO.pdf
    http://www.politiquedevie.net/Mafia-democratie/ClearstreamChristianBasano181206.htm http://www.politiquedevie.net/Mafia-democratie/ClearstreamChristianBasano181206.htm
    http://echosdesmontagnes.chez-alice.fr/Echo_des_Montagnes/Chistian_Basano/Koweit.htm http://echosdesmontagnes.chez-alice.fr/Echo_des_Montagnes/Chistian_Basano/Koweit.htm
    http://www.nationspresse.info/?p=124115 http://www.nationspresse.info/?p=124115
    http://ch.indymedia.org/fr/2006/04/40526.shtml http://ch.indymedia.org/fr/2006/04/40526.shtml
    http://news.stcom.net/modules.php?name=News&file=print&sid=3056 http://news.stcom.net/modules.php?name=News&file=print&sid=3056
    http://lavapeur.over-blog.fr/article-dominique-strauss-kahn-koweit-tempete-du-desert-petrole-christian-cotten-christian-basano-f-m-i-echo-des-montagnes-frederic-berger-67822243.html http://lavapeur.over-blog.fr/article-dominique-strauss-kahn-koweit-tempete-du-desert-petrole-christian-cotten-christian-basano-f-m-i-echo-des-montagnes-frederic-berger-67822243.html
    http://www.scribd.com/doc/49381935/Assignation-de-l-AJT-devant-le-TGI-de-Paris-par-Christian-Basano-sept-2010-mettant-en-cause-Dominique-Strauss-Kahn http://www.scribd.com/doc/49381935/Assignation-de-l-AJT-devant-le-TGI-de-Paris-par-Christian-Basano-sept-2010-mettant-en-cause-Dominique-Strauss-Kahn
    http://news.stcom.net/modules.php?name=News&file=article&thold=-1&mode=flat&order=0&sid=3056 http://news.stcom.net/modules.php?name=News&file=article&thold=-1&mode=flat&order=0&sid=3056
    http://www.leparisien.fr/faits-divers/julien-courbet-et-le-mystere-de-la-cassette-volee-11-09-2007-2008367744.php http://www.leparisien.fr/faits-divers/julien-courbet-et-le-mystere-de-la-cassette-volee-11-09-2007-2008367744.php
    http://have-it.com/denonciation/pages/otages/koweit_escroquerie_brevets_puits_petrole_feu_ferraye.html http://have-it.com/denonciation/pages/otages/koweit_escroquerie_brevets_puits_petrole_feu_ferraye.html
    http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=2634 http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=2634
    http://mega-streaming.info/video/MMO7W747W4W5/DSK-KUWAIT-GATE http://mega-streaming.info/video/MMO7W747W4W5/DSK-KUWAIT-GATE
    http://www.swissinfo.ch/fre/detail/content.html?cid=1945902 http://www.swissinfo.ch/fre/detail/content.html?cid=1945902
    http://www.gatsbyonline.com/main.aspx?page=text&id=395&cat=ataraxie http://www.gatsbyonline.com/main.aspx?page=text&id=395&cat=ataraxie
    http://censored31.skynetblogs.be/archive/2008/12/01/l-affaire-ferraye-classe-secrets-defence-est-un-dossier-qui.html http://censored31.skynetblogs.be/archive/2008/12/01/l-affaire-ferraye-classe-secrets-defence-est-un-dossier-qui.html


    Samedi 26 Février 2011

    Jean


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    Commentaires pour cet article

    1.Posté par Marie le 24/02/2011 06:56

    Pour avoir évité une pollution monstrueuse sur la terre entière pendant un minimum de 5 années, Joseph Ferrayé mérite qu’on lui érige une statue, qu’on lui donne la légion d’horreur et pourquoi pas un Prix Nobel, qu’en pensez vous ?
    http://www.2477news.com/_a793.html

    2.Posté par Nicolas le 25/02/2011 10:22

    Il va aussi falloir que Dominique STRAUSS-KAHN s’explique sur les XPF et autres monnaies de singe du pacifique, de même qu’il va devoir s’expliquer sur cette affaire de brevets détournés au profit d’on ne sait qui pour des milliers de milliards de dollars, n’est ce pas ?

    Remarquez la magouille des XPF associés à Clearstream ou à d’autres chambres de compensations ont peut-être permis de blanchir ces sommes énormes vers les banques asiatiques de Hong-Kong, de Tokyo ou de Vanuatu, qui sait ?
    http://www.2477news.com

    3.Posté par Jean-Luc LUMEN le 01/03/2011 23:18

    N’est il pas invraisemblable que plus ils volent, spolient, mentent…plus ils sont à l’abri des poursuites…pire ils peuvent impunément…avec la complicité des forces de l’ordres et autres … attenter à votre vie ou détruire votre famille.

    De nos jours, même sans les connaître …on les reconnaît à leur beau costume garni de toutes les breloques dont le pays dispose…genre légion d’honneur…

    Jean-Luc LUMEN
    victime de porteur de breloques véreux et ripoux

    4.Posté par Marie le 02/03/2011 06:12

    Vous parlez de légion d’horreur, n’est ce pas ?

    5.Posté par Jean-Luc LUMEN le 02/03/2011 06:35

    n’étant plus tout à fait à jour…cela change si rapidement…que cela pourrait bien être le cas… ou légion bonux…celle qui lave blanc et blanchie par la même les nouveaux décorés de Notre Guide Suprême …si je ne me trompe………..?

    6.Posté par michel le 05/03/2011 15:03

    Monsieur Kounkou parle de disfonctionnement de l’administration ,
    il se trompe car elle a parfaitement fonctionné ,elle a parfaitement joué son rôle , celui pour laquelle elle est en place .
    M’est avis qu’il faudrait renommer structure ; organisation au lieu de administration !

    7.Posté par Jean-Marie le 06/03/2011 06:52

    @ michel

    Si l’INPI est une ADMINISTRATION, elle a mal fonctionné puisque les brevets de monsieur Joseph FERRAYE auraient du passer par le filtre du « secret défense » et être bloqués en tant que « procédé stratégique d’intérêt mondial pour l’énergie » surtout à cette époque où le pétrole brullait au Koweït sur plus de 750 puits.

    Au lieu de cela :

    1. Le Ministre de l’Industrie obtient la possibilité de recevoir délégation de signature du ministre chargé de la propriété industrielle [...] du registre du commerce et des sociétés [...] par décret du premier ministre de l’époque en date du 13 mai 1991 (Les brevets de Joseph FERRAYE ont été enregistrés à l’INPI les 11 avril 1991, 16 avril 1991 et 2 mai 1991).

    2. L’ADMINISTRATION ou plutôt « La Défense Nationale » ne fait pas usage de son droit de “mise au secret” dans « l’intérêt de la nation » comme on aurait été en droit de l’attendre au vu des implications énergétiques mondiales de ces brevets.

    3. Ces brevets ont vraisemblablement été divulgués à certaines personnes, au mépris de la réglementation de la propriété industrielle qui tient au secret les brevets tant qu’ils ne sont pas officiellement publiés (ce qui peut prendre jusqu’à 18 mois)

    4. On voit arriver sur ce marché une coquille vide dénommée HORWELL qui serait une filiale de l’IFP (“Institut Français du Pétrole” n’est-il pas une émanation de l’ADMINISTRATION française en tant qu’Etablissement Public National ?)

    5. On découvre que l’ADMINISTRATION ou plutôt les Ambassades de France mais aussi les services secrets français sont impliqués dans toute cette affaire (ce qui démontre aussi que ces brevets auraient du bénéficier du « secret défense » dans l’intérêt de la nation).

    6. Les services anti-fraudes et anti-concurence de l’ADMINISTRATION (DCRI aujourd’hui) n’ont pas fonctionné au bénéfice de l’inventeur qui avait pourtant déposé des brevets en bonne et due forme, sachant qu’aucune société intervenant sur ces puits de pétrole en feu n’a jamais obtenue de licence d’exploitation avec la signature originale de monsieur Joseph FERRAYE.

    7. Durant plus de 20 ans l’ADMINISTRATION ou plutôt les magistrats ont tout fait pour entraver le bon déroulement de la justice, très certainement sur ordre, malgré les multiples plaintes déposées par les personnes spoliées dans cette affaire.

    Si pour vous il n’y a pas fautes multiples de l’ADMINISTRATION française dans le cas de cette affaire, que vous faut-il de plus pour vous en convaincre ?

    A moins que vous considériez que la spoliation des petits inventeurs soit une chose normale dans le système libéral que nous subissons actuellement, comme par exemple la célèbre affaire de l’inventeur américain du mouvement intermittent pour les essuies-glace à qui les juges ont concédés quelques centaines de millions de dollars pour éviter de mettre en faillite définitive tous les fabricants de voitures du monde (mais là, nous sommes aux USA pas en France !).

    http://www.2477news.com/Assignation-devant-le-TGI-de-Paris-de-Monsi…

    8.Posté par michel le 07/03/2011 03:48

    @ Jean Marie
    Je suis mille fois d’accord avec vous ,quand je dis que l’adminstration devrait s’appeler organisation j’ai pensé au sens MAFIEUX .En relisant mon post je reconnaît qu’il peut prêter à confusion ,et présente mes excuses à ceux qui ont pu être heurtés par mon texte. Bravo pour votre développement ,encore une fois je suis pour que la vérite sorte au grand jour , que justice soit rendue à M.Ferrayé , que les coupables soient punis et non pas encensés par nos médias au service de cette ORGANISATION .

    9.Posté par Jean-Luc LUMEN le 08/03/2011 20:45

    Bonjour,

    A Jean-Marie et Michel…Question administration, je pense que le texte ci-dessous répondra à la question

    1 panneaux

    Il n’y a pas de mauvaise administration
    Il n’y a que de bons ou mauvais et très mauvais fonctionnaires
    Ici peut être le futur siège de ceux qui savent
    dire non aux dictats des mauvais et
    très mauvais fonctionnaires qui se servent de
    l’administration pour assouvir leurs soif de
    pouvoirs et bas instincts pervers et autres.

    2 panneaux

    L’administration n’est pas mauvaise
    Il n’y a que quelques mauvais et bons à rien
    de fonctionnaires qui se servent de
    l’administration pour assouvir leurs
    penchants pervers de nuisances contre les
    citoyens et la nation
    de Jean-Luc LUMEN

    Maintenant que vous avez lu ou relu les textes …
    Je peux vous dire que lors d’une audience au TGI de Metz, un substitut du procureur a dit, que lui et des gendarmes se sentaient concernés et insultés par le texte de mes panneaux …

    Faut le faire…non… qu’un substitut du procureur reconnaisse en public …de plus dans une salle d’un palais de la justice que l’on fait parti ainsi que des gendarmes, des mauvais ou très mauvais fonctionnaires…le tout impunément…
    Je vous laisse méditer

    Texte de Jean-Luc LUMEN de Filstroff
    Toute personne pourra publier les textes de mes panneaux, à la seule condition que mon nom et adresse y soit attaché.

    M° Gilbert Collard, le très médiatique avocat, sur le plateau de l’émission Sans Aucun Doute de TF1 (pré-enregistrée et non diffusée), sur ordre, le 12 mai 2000, a notamment déclaré « on ne joue plus avec des rigolos, on joue avec de vrais tueurs, des hommes prêts à tout sous prétexte qu’un Etat a des intérêts  qui sont reliés par d’autres Etats »  «Je crois qu’on a le devoir d’aller plus loin par curiosité, par esprit de justice et puis finalement parce qu’il n’y a aucune raison que cet homme soit volé. » Julien Courbet après avoir déclaré « Cette affaire pourrait remonter très très très haut » termine le reportage « On vous donne rendez-vous prochainement Maître Collard pour cette affaire ». Nous sommes toujours en attente de ce rendez-vous.

      La preuve ci-dessous                                        

      Les milliards de la Première Guerre du Golfe dans Politique/Societe VOITURECB-2Aout1997LEMATIN-24Juillet2001-Page13_Page_1 dans Politique/Societe

    VOITURE Christian Basano-2.08.1997           

     

    LEMATIN-24Juillet2001-Page13_Page_2

    André Sanchez, Le gérant de la société suisse BCS Finances   

    TRIBUNEDEGENEVE-11Fevrier2003-LEVAVASSEUR  

    Daniel Lavavasseur avait notamment déclaré «  Il y avait effectivement un dossier et un système de manipulation financière dont ont profité des princes koweïtiens et d’autres…Par un savant mécanisme de comptes bancaires et de crédits imaginaires, des milliards de dollars ont circulé à la faveur de la juteuse après guerre ».

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